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Urgent-Mauritanie-Arrestation d’un sénateur qui veut «fouiner » dans les avoirs de l’association du fils du président
La gendarmerie a arrêté vendredi à son domicile le sénateur Mohamed Ould Ghadda, opposé au régime, et qui avait appelé ses pairs à remonter les comptes de l’association « Rahma » dirigé par le fils du président Mohamed Ould Abdelaziz.
Arrêté une première fois, il y a un près d’un mois, à l’issue d’un accident de la circulation, le sénateur connu pour sa verve contre le régime en place, avait été libéré à la suite de la demande des ses collègues du Sénat.
Mais depuis son retour sur scène, le sénateur n’a pas perdu de sa détermination et exhortait ses pairs qui l’avaient accepté de mettre une commission d’enquête sénatoriale pour éplucher les comptes de la fondation «Rahma ».
Le sénateur avait aussi plaidé pour juger le président pour « haute trahison » à la suite du maintien du référendum que le Sénat avait rejeté alors que l’Assemblée l’avait adopté, en première lecture.
Un référendum, rappelle-t-on, boycotté par toute l’opposition mauritanienne.
Mauriweb
RESISTANCE “NATIONALE” ? PAR MARIEM MINT DERWICH
Pour revenir sur ce concept, rabâché jusqu’à la nausée, de résistance “nationale” : pour qu’il y ait ” résistance NATIONALE” il faut qu’il y ait Nation, c’est à dire ensemble politique et sociologique. Avant 1960 y a t’il eu une Nation mauritanienne? Un modèle politique, quelque qu’il soit, centralisé? Nous n’étions, pour les émirats, que mini “formes” politiques, chacun évoluant à sa manière, soit dans une sorte “d’indépendance” toute relative, soit dans une allégeance au Makhzen marocain. Nous n’avons pas une mémoire de pouvoir centralisé. Nous n’étions pas un seul et monolithique bloc appartenant à telle ou telle entité politique de la région ou de la sous région. De ce vide politique, politique entendu au sens contemporain du terme, c’est à dire un ensemble de règles, une appartenance commune, un appareil politique supra national, la colonisation française a décidé, pour X et X raisons, de créer une Nation. C’est bien à Coppolani que nous devons notre pays actuel, notre Nation actuelle. Il y a eu des actes de résistance épars, très vite victimes des guerres inter tribales et des alliances avec les Français, ces derniers devenus alliés et moyens et buts au gré des stratégies tribales. Mais ces actes là, dont les derniers furent ceux des tribus du Nord coincées entre la colonisation espagnole et la colonisation française et, plus important, ostracisés et craints par les tribus plus au Sud qui ont vu dans des alliances avec les Francais un moyen de faire plier ces gens là, ne font pas une “Résistance Nationale”. Les mots ont leur importance en Histoire. Ils ne se suffisent pas à eux mêmes. Falsifier l’Histoire au profit de l’écriture d’un roman National est un crime. Un crime contre la vérité. Un crime contre notre Nation actuelle. Un crime contre nos mémoires. Nous avons fait l’économie d’une vraie pensée de ” Qui sommes-nous? Comment créer une Nation et une citoyenneté? Comment, de ce passé chaotique, pouvons-nous nous vivre, nous entendre, nous penser?” Voilà le résultat de l’inculture généralisée, de la captation de la mémoire par des groupes politiques qui ne se pensent qu’en termes politiques venus de milliers de kilomètres et d’un autre débat important qui fut ” Qu’est-ce que la Nation Arabe?” et dont de brillants théoriciens ont débattus, intellectuels qui n’existent pas chez nous. Voilà le résultat : toute cette pathétique et mensongère agitation autour d’une résistance pseudo nationale. Et ces mêmes faiseurs d’histoire falsifiée devraient donc, soyez logiques messieurs, donner à nos rues, toutes nos rues le nom de nos fameux résistants… Ils ne le feront pas car ils déclencheraient ainsi, des “guerres” tribales. Car,, Messieurs, la mémoire est toujours là. ET vous le savez bien. De plus, cette vision tronquée et mensongère de notre passé, laisse de côté les groupes ethniques de la Vallée. Comme d’habitude. Elle ne parle pas de la vraie résistance, celle qui a vu tomber, à la falaise de Bandiagara par exemple, des hommes issus de toutes nos composantes… La falaise de Bandiagara. Là bas, au Mali actuel. Pas en Mauritanie. Vous insultez, Messieurs, les résistances ailleurs en Afrique. Vous insultez la mémoire. Vous n’êtes que des sculpteurs de nuages politisés. Pas des historiens.
Mariem Mint Derwich
Facebook – Le 5 juillet 2017
kassataya
Emmanuel Macron sur le Franc CFA: «Si on ne se sent pas heureux dans la zone franc, on la quitte et on crée sa propre monnaie»
Invité au Sommet du G5 Sahel qui s’est tenu à Bamako au Mali le week-end dernier, le président français n’a pas caché son courroux devant l’attitude des dirigeants de plusieurs pays de la zone Franc qui voient en cette monnaie, la cause de leurs malheurs.
De plus en plus des voix s’élèvent pour demander le retrait des pays africains francophones de la zone Franc. Un mouvement qui prend de l’ampleur non sans irriter visiblement, le tout nouveau président français Emmanuel Macron. Invité au Sommet du G5 Sahel la semaine dernière à Bamako au Mali, ce dernier n’a pas caché son courroux face à tout ce vacarme. «Si on se sent pas heureux dans la zone franc, on la quitte et on crée sa propre monnaie comme l’ont fait la Mauritanie et le Madagascar», a-t-il recommandé à ceux qui pensent que cette monnaie est à l’origine des malheurs des pays qui l’utilisent.
Pour le président français, au lieu de passer le temps à alimenter des polémiques inutiles autour du Franc CFA, les leaders des pays africains de la zone Franc gagneraient plutôt à poser des actes. « Si on y reste (dans la zone franc-NDLR), il faut arrêter les déclarations démagogiques, faisant du franc cfa le bouc émissaire de vos échecs politiques et économiques, et de la France la source de vos problèmes », a-t-il assené aux Chefs d’Etats du G5. Dans un entretien accordé au journal Jeune Afrique peu avant le premier tour des élections présidentielles en France, Macron indiquait déjà au sujet de la sortie du Franc Cfa que « c’est un choix qui appartient d’abord aux africains eux-mêmes. Je note avec raison que les gouvernements africains restent, avec raison attachés aux deux espaces monétaires (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale ) qui constituent la zone Franc CFA et qui contribue à la stabilité économique et à l’intégration régionale » Les militants pour un retrait des pays africains francophones du Francs CFA ont souvent accusé la France de manœuvrer pour rendre ce dessein impossible. Mais avec cette sortie d’Emmanuel Macron, il est clair que la balle est désormais dans le camp des leaders des pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest, utilisateurs de cette monnaie coloniale.
Source : Cameroon-Info.Net
Afriquemidi
Les sénateurs adoptent une loi interdisant le recours à l’article 38
Taqadoumy – Le sénat aurait adopté une loi, afin d’interdire tout recours à l’article 38 de la Loi Fondamentale, dont le pouvoir mauritanien s’est servi pour soumettre à l’approbation du parlement des amendements constitutionnels, rapportent des sources.
Un projet de révision constitutionnelle qui, rappelle-t-on, porte sur le changement du drapeau, la suppression de la chambre haute du parlement et de la Haute Cour de justice.
Les sénateurs sont entrés en confrontation avec le Chef de l’Etat mauritanien, surtout après leur accusation du Président de la République, au cours d’une conférence de presse de « trahison » et de « manque de moralité. »
De leur côté, les sénateurs ont accusé les autorités d’entraver le travail législatif, à travers le refus de membres du gouvernement, de collaborer avec les commissions d’enquête mises en place par le sénat et de répondre aux questions posées à certains ministres.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Taqadoumy (Mauritanie)
Scandale foncier : Le Fouta vendu aux marocain
Il y a un véritable scandale foncier dans la commune de Dodel et de Demette , dans le département de Podor (nord du Sénégal) sur la frontière avec la Mauritanie dont malheureusement personne ne parle. En effet, par délibération numéro 03 /CD/CM, le conseil municipal de la commune de Dodel a affecté dix mille ha au groupe Afri-Partners, une société privée marocaine.
Mais cette affectation des terres aux privés étrangers pour un bail de 40 ans renouvelable est décriée la population riveraine (voir documents). Des intellectuels, cadres de cette localité, ayant compris que leur patrimoine foncier est bazardée par des hommes politiques de connivence avec des hommes d’affaires venus de l’extérieur, ont saisi des spécialistes des questions foncières.
Ils ont décidé d’attaquer cet abus de pouvoir devant les tribunaux. Des huissiers sont envoyés sur place pour constater cette expropriation et les risques que comporte le projet.
Des terres affectées auparavant ont à nouveau été réaffectés au projet. En regardant la cartographie de ces terres affectées, le constat est amer. Des villages risquent de disparaitre ainsi que les cimetières de certaines localités. Selon les ressortissants de cette contrée, la délibération s’est faite sous la pression de l’administration territoriale dirigée par le gouverneur de la région de Saint-Louis qui s’est contenté d’appliquer, semble-t-il, les instructions des plus hautes autorités du pays.
Les Marocains vont verser deux milliards de francs Cfa aux communes de Dodel et de Demette. Seulement, 2000 ha seront redistribués à la population locale qui servira de main-d’œuvre dans le cadre de la mise en œuvre du projet. Il est prévu 1000 emplois non qualifiés proposés par les marocains.
Au début, les responsables du projet ont annoncé vouloir exploiter uniquement le Kolongal (terre de décrue) de Bandia. Mais, l’on se rendra compte par la suite que tous les villages sont menacés.
Des manifestations contre l’occupation des terres sont prévues le 03 juillet à Dodel. Les ressortissants des villages des communes de Demeth et de Dodel basés en France et aux Usa vont prendre le relais pour éviter un ‘’Fanaye bis’’, avec mort d’homme, dans le Fouta.
De Balerou, à l’Est, Marda et Pathé galo à l’ouest, du Douyé au sud et Dara halaybé et Ndormboss au nord, il ne reste aucune terre qui n’a pas été engloutie par le projet marocain. Des bornes de délimitation sont juste plantées derrière chaque village. Conséquence, des parcs à bestiaux menacés et il ne reste plus rien à la population de cette contrée de l’ile-à-morphil dans le Fouta. Sur l’autre rive du fleuve, en Mauritanie, les habitants de Boghé souffrent eux aussi de l’occupation des saoudiens.
[Documents à consulter]
Lettre au Président de la République_signée PV réunion de concertation des villages impactés par le projet Afri-partners_vfinale
A suivre……
Source: http://www.afriquemidi.com



