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Le président Aziz menace le parti islamiste de “mesures” en Mauritanie
VOA Afrique – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a menacé de prendre des “mesures” contre le principal parti islamiste du pays et affirmé qu’il ne modifierait pas la Constitution qui l’empêche de briguer un troisième mandat, tout en restant vague sur son avenir politique.
“Il n’est pas normal qu’un seul parti utilise et s’accapare l’islam, ce n’est pas acceptable et ce ne sera plus accepté dans l’avenir”, a déclaré M. Aziz en commentant tard jeudi les résultats des élections législatives, régionales et communales des 1er et 15 septembre, largement remportées par sa coalition devant les islamistes de Tewassoul.
Interrogé lors d’une longue conférence de presse retransmise en toute fin de soirée à la télévision, le chef de l’Etat a fait allusion à des “mesures qui seront prises le moment venu”, sans plus de précisions.
“L’islam politique est dangereux”, a jugé le chef de la République islamique de Mauritanie, alors que Tewassoul a remporté 14 sièges sur 157 à l’Assemblée nationale, loin derrière l’UPR de M. Aziz et ses alliés (120 députés).
L’islam politique “a détruit des nations entières et rendu les meilleurs services aux Israéliens qui, au regard des conséquences de son activisme, sont d’ailleurs plus cléments que lui vis-à-vis du monde arabe”, a ajouté Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014.
“Personnellement, je ne toucherai pas à la Constitution, je l’ai dit et répété à plusieurs reprises”, a-t-il par ailleurs affirmé, alors qu’il n’a jusqu’ici jamais apaisé les soupçons de l’opposition sur ses intentions pour la présidentielle de 2019, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.
“Comme partout dans le monde, toute la Constitution, non pas seulement un article du texte fondamental, peut être changée”, a-t-il toutefois ajouté. “Si je quittais le pouvoir, je ne baliserai pas une autoroute pour les gens qui ont détruit la Mauritanie et qui l’ont déstabilisée”, a-t-il prévenu.
Refusant de “dévoiler” plus précisément ses plans pour l’avenir, M. Aziz a estimé que la victoire de son camp aux élections avait “montré l’attachement des Mauritaniens aux options et choix de (son) régime, qui donc sont assurés de continuité”.
Avec AFP
CRIDEM
Conférence de presse du président de la République: 3e mandat : Le flou est-il totalement dissipé ?
C’est un président de la République décontracté, souriant qui a fait face à la presse ce jeudi 20 septembre, quelques jours après la publication par la CENI des résultats provisoires du 2e tour des élections municipales, régionales et législatives dont le 1er tour s’est tenu le 1er septembre.
A cette occasion, le président a d’abord remercié les mauritaniens pour leur maturité politique, leur attachement à la démocratie, mais surtout pour avoir donné une majorité écrasante au principal parti de la majorité présidentielle. Une occasion pour poursuivre le travail d’ici 2019, et peut-être au-delà.
Mais la question sur laquelle était très attendu le président Mohamed Ould Abdel Aziz était ce fameux 3e mandat qu’on suspecte de lorgner, à la fin de son 2e et dernier mandat, en 2019. En effet, depuis que l’UPR a obtenu une majorité écrasante, ou disons, mécanique, de 89 députés sur 157, acquise il faut le dire, grâce surtout à l’implication personnelle du président dans la campagne, l’opinion mauritanienne ne cesse de se demander ce que le président Aziz va en faire. Ses déclarations maintes fois répétées et selon lesquelles, il ne ferait pas modifier la constitution en son article 26 qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels, n’ont pas pu dissiper les doutes. L’opposition démocratique, les observateurs, même certains de la majorité et les partenaires étrangers continuent de douter des intentions réelles du président sur cette question du 3e mandat. Les réponses apportées par le président Aziz aux questions des journalistes sur cette question qui taraude l’opinion publique et internationale ne sont pas de nature à clore définitivement le débat. En effet, le président a déclaré qu’il ne briguera pas un 3e mandat, mais que le parlement est libre de voter tout texte qu’il jugera approprié. Y compris peut-être celui qui pourrait autoriser de faire sauter la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, à savoir l’article 26 de la constitution. Une éventualité redoutée par l’opposition. Suffisant pour faire sortir certains leaders de l’opposition de leur silence. Pour Yahya Ould El Waghf, il ne fait aucun doute que le président Aziz est dans l’optique d’un 3e mandat.
Auréolé de la victoire de son UPR, le président a écarté tout dialogue avec l’opposition avant la prochaine présidentielle, ce qui devrait, pourtant, être l’occasion de recomposer la CENI qui a prouvé ses limites et lacunes que son président a d’ailleurs ouvertement reconnues lors de proclamation des résultats. Une occasion également de décrisper la tension politique entre le pouvoir et l’opposition, quelques mois avant la présidentielle de 2019. Pour le Rais, le débat doit se dérouler au Parlement.
le calame
Audition de Biram Dah ABEID : “Il a gardé la même ligne de défense”(avocat)
Biram Dah Abeïd. poursuivi pour «menaces, appel au meurtre », suite à une plainte de Deddeh Ould Abdellahi, journaliste, a comparu pour la seconde fois, ce mercredi 19 septembre, devant le juge d’instruction du tribunal régional de Nouakchott Sud. « L’audience s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Notre client était serein», a d’emblée lâché au micro du Le Calame, Me El Id Mohameden. « Biram s’est bien défendu suivant un argumentaire très clair. Il a réitéré sa demande à ce que la procédure soit juste et équitable. Mais aussi à ce que les arguments qu’il a soulevés soient étudiés de la façon la plus diligente. Cela est plus que nécessaire et important », a avancé Me El Id.
Quant à la défense, elle est sereine et consciente de l’importance et de la gravité de la situation, a fait savoir Me El Id. « En effet, elle est consciente de l’importance à ce que dans ce pays la justice soit indépendante et qu’elle ne soit pas utilisée comme le bras armé du pouvoir exécutif qui l’utilise contre ses adversaires, les partis politiques et les militants des droits de l’homme. Il est plus que nécessaire qu’il y ait une justice équitable et indépendante dans laquelle tout le monde se retrouvera », a plaidé Me El Id.
L es conseils du leader abolitionniste , arrêté depuis le 7 aout, profitant de cette comparution, ont demandé aux autorités de ne pas s’ingérer dans les affaires en justice mais aussi de ne pas exercer des pressions sur le pouvoir judiciaire. « C’est important! Sans une justice indépendante, on ne peut pas construire un Etat de droit », note Me El Id.
Ayant pu se défaire de l’étau des policiers, Biram s’est adressé, sous les vivats, dès sa sortie du palais de justice, à ses militants les remerciant pour leur forte mobilisation signe d’un militantisme et d’un engagement sans faille. Son compagnon de cellule, Abdellahi Houssein Messaoud s’était contenté de lever le poing affichant un sourire, avant de s’engouffrer dans le véhicule de la police.
Les deux prisonniers abolitionnistes, placés le 13 aout en détention provisoire puis préventive un mois plus tard, ont rejoint la prison civile sous une forte escorte policière et sous de fortes ovations des militants de IRA. Aucun incident n’a été noté.
Dès les premières heures de la matinée, les militants et sympathisants de IRA ont pris d’assaut le palais de justice scandant des slogans réclamant la libération de leur leader et la fin des poursuites injustes, selon eux, engagées à son encontre. Les forces de l’ordre en grand nombre avaient érigé un périmètre de sécurité aux alentours du palais. Comme à l’accoutumée, le comité de la paix de IRA avait érigé un bouclier pour canaliser ses militants et éviter tout débordement ou toute infiltration de délinquants.
Pour rappel, plusieurs organisations de défense de droits de l’homme ont exigé la libération du dirigeant de IRA Mauritanie, élu le 1 er septembre dernier, député sur la liste nationale Sawab/RAG.
le calame
Quant à la défense, elle est sereine et consciente de l’importance et de la gravité de la situation, a fait savoir Me El Id. « En effet, elle est consciente de l’importance à ce que dans ce pays la justice soit indépendante et qu’elle ne soit pas utilisée comme le bras armé du pouvoir exécutif qui l’utilise contre ses adversaires, les partis politiques et les militants des droits de l’homme. Il est plus que nécessaire qu’il y ait une justice équitable et indépendante dans laquelle tout le monde se retrouvera », a plaidé Me El Id.
L es conseils du leader abolitionniste , arrêté depuis le 7 aout, profitant de cette comparution, ont demandé aux autorités de ne pas s’ingérer dans les affaires en justice mais aussi de ne pas exercer des pressions sur le pouvoir judiciaire. « C’est important! Sans une justice indépendante, on ne peut pas construire un Etat de droit », note Me El Id.
Ayant pu se défaire de l’étau des policiers, Biram s’est adressé, sous les vivats, dès sa sortie du palais de justice, à ses militants les remerciant pour leur forte mobilisation signe d’un militantisme et d’un engagement sans faille. Son compagnon de cellule, Abdellahi Houssein Messaoud s’était contenté de lever le poing affichant un sourire, avant de s’engouffrer dans le véhicule de la police.
Les deux prisonniers abolitionnistes, placés le 13 aout en détention provisoire puis préventive un mois plus tard, ont rejoint la prison civile sous une forte escorte policière et sous de fortes ovations des militants de IRA. Aucun incident n’a été noté.
Dès les premières heures de la matinée, les militants et sympathisants de IRA ont pris d’assaut le palais de justice scandant des slogans réclamant la libération de leur leader et la fin des poursuites injustes, selon eux, engagées à son encontre. Les forces de l’ordre en grand nombre avaient érigé un périmètre de sécurité aux alentours du palais. Comme à l’accoutumée, le comité de la paix de IRA avait érigé un bouclier pour canaliser ses militants et éviter tout débordement ou toute infiltration de délinquants.
Pour rappel, plusieurs organisations de défense de droits de l’homme ont exigé la libération du dirigeant de IRA Mauritanie, élu le 1 er septembre dernier, député sur la liste nationale Sawab/RAG.
L’Editorial du Calame: Un pas vers 2019
La situation se répète à chaque élection. Invariablement. Le peuple est appelé à voter ; on lui fait miroiter l’espoir que sa volonté sera respectée ; la campagne électorale prend, chaque fois, des allures de fête foraine ; les portraits des candidats sont affichés partout ; les logos et les slogans foisonnent ; les media publics sont, une fois n’est pas coutume, ouverts à tous, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité ; tout a l’allure d’une démocratie réelle où un homme égal une voix…. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.
Car, entre l’une et les autres, il y a un chef d’orchestre. Plus précisément, le président en exercice de la République, auto-promu directeur effectif de campagne du parti au pouvoir. Il sillonne le pays, tient meeting sur meeting, reçoit, promet, menace, tempête et sort même, parfois, de ses gonds.
Les généraux sont mobilisés. Les hommes d’affaires et les banquiers obligés de débourser et de battre campagne. Un redressement fiscal plane sur leurs têtes, comme une épée de Damoclès. Leur préférence doit aller au parti du chef. Interdit de s’afficher ailleurs ou de donner la moindre ouguiya à un autre parti ! Les notables et autres gabegistes recyclés sont appelés à la rescousse, pour monter la « bonne » voie aux électeurs.
L’opposition est diabolisée, vouée aux gémonies et nul n’a le droit de lui manifester la moindre sympathie, s’il veut conserver ou prétendre à la moindre petite fonction dans un État mafieux qui classe ses ressortissants selon leur appartenance politique. L’armée, comme d’habitude, est appelée en renfort.
Des régiments entiers, encadrés par leurs chefs, votent un peu partout, souvent sans être inscrits sur les listes électorales. Ils feront pencher la balance en faveur des candidats du pouvoir. Les représentants de la Commission électorale, jugés peu dociles face aux injonctions des notabilités, sont mutés sans autre forme de procès.
Ajoutez, à ce sombre tableau, les pressions en tous genres exercées sur les électeurs, l’achat des consciences, le bourrage des urnes par des gens sans scrupules ; les votes multiples, le déplacement en masse des électeurs pour voter dans des zones où ils n’ont aucune attache et l’utilisation de l’argent sale.
Comment parler d’élections honnêtes et transparentes, dans ces conditions ? Comme toutes celles que le pays organise, depuis l’avènement de cette pseudo-démocratie octroyée par les militaires en 1991. Aucune n’a dérogé à la règle. Toutes étaient des simulacres de consultation électorale, des pièges à cons, des pièces de goût où le recyclage, parfois, même, l’acharnement thérapeutique, sont de règle.
Où même les apparences ne sont plus sauves. Où la forme n’est pas respectée. Où la commission chargée de les organiser n’a pas fait l’objet d’un consensus et dont les membres sont choisis sur des critères paternalistes. Où l’administration affiche un parti-pris flagrant.
Un système bâti de la sorte ne peut que générer fraude, dévoiement de la volonté des uns et des autres et profond sentiment d’injustice. Mais à quelque chose malheur est bon. Malgré tous les moyens mis en œuvre, l’omnipotent parti au pouvoir a tremblé. Ses plans sont tombés à l’eau.
Des citadelles, jusqu’ici imprenables, sont tombées. Des gros bonnets ont sué, jusqu’à la dernière minute. Un pas vient d’être franchi dans la déconstruction du système. Petit, diront les uns. Mais un pas tout de même, rétorqueront les autres. 2019 tranchera-t-il ?
Ahmed Ould Cheikh
le calame
LA VOLONTE POPULAIRE FUT CONFISQUEE
Nous sommes le 16 juillet 2018. A Boghe et dans la majorité des circonscriptions administratives, l’UPR via sa CENI dit avoir remporte des élections organisées, gérées et administrées unilatéralement par un état qui a fini par faire de l’establishment arabe la matrice de son fonctionnement. Si le propre d’une démocratie est d’instaurer la LIBERTE, nous pouvons dire sans risque que nous, mauritaniens, sommes loin de la démocratie….Dans une analyse holistique, magnifier ou se féliciter du déroulement de cette élection relève du manque de foi et revient à adhérer au discours et pratiques negrophobes de l’UPR. En effet ce parti dont la vision nationale et décentralisée est contraire aux valeurs de paix et de développement, a connu une “ascension” dans toutes nos villes, ce qui, a notre humble avis, va consacrer une amplification de la coercition, du totalitarisme mais aussi de la dégradation de nos conditions de vie socio-économiques. Le danger de l’arrivée dans nos villes de “maires”, “députés” et “conseillers régionaux” UPR réside dans un FAIT unique celui de donner a la dictature azizenne, au racisme et à l’aristocratie locales toutes les armes pour nous finir et pour achever l’agenda cynique du régime actuel (3eme mandat, création d’une monarchie, enracinement de l’hégémonie arabe, oubli de tous les passifs….). Décidemment la corruption par les statuts, l’achat des consciences, la manipulation des valeurs mesquines telles la famille, les castes, l’autochtonie des uns ou l’allochtonie des autres, la dictature de l’argent pourtant subtilise aux mauritaniens ont encore la peau dure…….dans un walo, un foutaa et un Guidimaxa meurtri par plus d’un 1/2 siècle d’ignominie, de racisme et de violations innommables de droits humains. Toute cette immondice, Toutes ces insalubrités n’ont point suffit pour convaincre un terroir qui ne fait que reculer et/ou subir les corollaires de politiques éloquemment racistes conçues par l’UPR. C’est ce parti qui a organise toutes les élections avec, en appoint, une administration corrompue et partisane composée de gouverneurs, préfets, adjoint-préfets, adjoints gouverneurs, commissaires tous acquis a la cause du parti présidentiel. Le comble est devoir un président sortant donc ayant épuisé ses cartouches, descendre dans l’arène avec comme mot d’ordre de voter massivement pour permettre un 3eme, un 4eme ou une monarchie alors que la constitution qu’il s’est taillée sur mesure le prohibe. Quand on agrège ces quelques scandales, on se rend a l’évidence que les élections n’ont pas été transparentes encore moins libre. L’argent, les familles et les autres factions créent par les ennemis de ce pays que sont les décideurs du système et leurs larbins, ont eu raison sur le camp de l’opposition. A cette dernière nous disons BRAVO pour avoir non seulement présenté des candidats crédibles et des programmes fiables mais aussi pour leur engagement respectif pour barrer la route a l’UPR. Leurs tentatives loin d’être vaines correspondent à un refus et à un rejet du chaos dans lequel nous entraine le système politique actuel. Un examen profond de nos responsabilités dans la formation, l’information et l’éducation des mauritaniens se pose. Un travail énorme est a faire pour arriver a sortir beaucoup de nos compatriotes du microcosme social qui les dicte a “Voter” a cause de l’argent, de la famille, la caste et d’autres raisons renversantes et immorales que les larbins du régime n’hésitent jamais a faire valoir comme argument. Sans élections libres et transparentes, le pays n’avancera jamais. Sans état de droit, le pays sera rattrape et il ne sert a rien d’acheter les consciences ou d’utiliser la famille et de créer des factions pour gouverner. Ces pratiques honteuses nous rattrapent et sont, par ailleurs, le soubassement même de toute la crise existentielle dans laquelle ce pays patauge. Vous croyez avoir gagne? Au contraire vous avez TOUT perdu. Ni Bele, ni Ba Adama encore moins Ould Aziz ne sont une REFERENCE pour faire face a la crise existentielle……….a laquelle nous faisons face….
ADAMA NGAIDE. USA
C’est un président de la République décontracté, souriant qui a fait face à la presse ce jeudi 20 septembre, quelques jours après la publication par la CENI des résultats provisoires du 2e tour des élections municipales, régionales et législatives dont le 1er tour s’est tenu le 1er septembre.


