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L’ambiguïté entoure la première réunion du parlement mauritanien
Les Mauritaniens semblent préoccupés par la tenue de la première réunion du parlement, après son élection, le mois dernier.
Beaucoup se demandent pourquoi une invitation officielle n’a pas été formellement, à ce jour, adressée aux députés pour assister à la réunion prévue par la constitution se tenir le lundi 1er octobre.
Selon, en effet, le texte de l’article 52 de la constitution : (le Parlement se réunit Obligatoirement , en deux sessions ordinaires chaque année. La première s’ouvre le premier jour ouvrable du mois d’octobre et la deuxième le premier jour ouvrable du mois d’avril, chaque session ne dépassant pas quatre mois).
Source : https://www.anbaa.info/?p=43647
Traduit par adrar-info.net
Ould Mansour critique les défenseurs de la haine et rejette l’insulte (Tweet)
J’ai suivi de nombreuses discussions et commentaires dans cet espace (des réseaux sociaux) qui ont nécessité de ma part, certaines observations:
1- Il est entendu que nous pouvons etre en désaccord et qu’on s’éclaircisse, chacun critiquant tel parti ou remarquant telle tendance , dans le cadre d’une multiplicité de pensées politiques souhaitées, mais pousser à l’incitation contre un parti politique ou à un choix idéologique avec l’intention d’exclusion , est une autre chose.
Cela rentre dans l’apanage de l’intimidation par la force du pouvoir , afin de régler le compte d’un détenteur de point de vue intellectuel ou politique différent .
2- Il ressort clairement des déclarations du porte-parole du gouvernement et de ce que certains ont écrit , pour justifier la fermeture du Centre pour la formation des Oulémas et de l’Université privée Abdullah bin Yassi, que leurs arguments – s’il peut s’agir d’arguments – ne sont pas motivants , ni convaincants, ni cohérents, mais que la fermeture de ces établissements et le retrait de leurs agréments légaux , résultent de troubles et de procédures précipitées et contradictoires
3- Il est clair que coller l’accusation d’extrémisme au mouvement islamiste en général et le parti Tawassoul en particulier, ne convainquent pas ceux qui disent et écrivent ces propos à plus forte raison les autres. Il n’y a ni antécédents , ni discours, ni pratique, ni partenaires ni personne qui accréditent ce coup de main.
4- Il n’est pas acceptable pour certains écrivains et blogueurs d’adopter des positions incendiaires contre les libertés ou contre les islamistes contre certaines mouvements déterminés ou certaines tendances connues – comme les nationalistes arabes, par exemple – parce qu’ils avaient un historique ou affiliation par le passé!
On trouve dans les partisans de l’ inégalité tous les courants comme on trouve dans ceux qui rejettent l’arbitraire et l’injustice tous les courants. Il est temps pour nous d’aller au-delà de l’alignement idéologique traditionnel qui n’est pas en fait utile, qui est dépassé par le temps et que l’objectivité et l’évolution ne permettent plus.
5- Je me rends compte qu’il est normal que la victime de l’injustice fasse entendue sa voix et qu’elle réagisse tout comme , je comprends le droit de celui qui est agressé de répondre avec force et agilité mais tout cela ne justifie pas l’exagération ni l’insulte ….Un peu de grâce et de clairvoyances , chers frères et amis .
6 – Il est clair , depuis quelques jours – et cela a déjà été démontré – que le charisme de Cheikh Mohamed Hassen Ould Deddew trouve place dans le cœur des gens et dans l’esprit des Mauritaniens. Personne ne peut empêcher cette bénédiction ou limiter cette vertu dAllah . Autant tente t-on de l’affecter ,autant sa popularité augmente et se renforce.
Malheureusement, certains ont accepté pour eux-mêmes d’être un outil de propagande pour saper l’intégrité de cette icône du savoir et grande stature scientifique
Ces gens ne font mal qu’à leur réputation et le cheikh ne semble pas s’intéresser à ce qu’elles disent ou écrivent pour le commenter ou y répondre.
Mohamed Jemil Ould Mansour
Source : http://zahraa.mr/node/17991
Traduit par adrar-info.net
EL Moustaqbel & Ould R’Zeizim « Moustaqbel n’a pas perdu parce que le peuple n’a pas voté pour lui, mais parce que sa volonté a été détournée et confisquée par le pouvoir »
« La décision du conseil Constitutionnel déboutant El Moustaqbel n’est pas fondée en droit, elle est partisane et donc nulle et non avenue», a déclaré, au cours d’une conférence de presse tenue, ce samedi, au siège de ce parti situé, non loin du carrefour Madrid, Saloum Vall Ould Valoumou, tête liste de Nouakchott à la députation.
Cette rencontre du staff de ce parti avec la presse intervient au lendemain du verdict rendu par le Conseil Constitutionnel suite à un recours introduit par le candidat Mohamed ould R’Zeizim à la députation de Nouakchott contre le candidat de Moustaqbel. Le conseil Constitutionnel a donné raison au plaignant, « pas en se fondant sur le droit, parce qu’il n’a pas statué sur les PV de la CENI, mais sur ceux présentés par la partie plaignante, et qui n’ont rien à avoir avec les nôtres, conformes à ceux de la CENI. Se faisant, il n’a fait qu’obtempérer aux injonctions du pouvoir dont le but est de priver notre parti de représentation au Parlement», a indiqué Saloum Vall. Dans son exposé, il a passé en revue l’ensemble des griefs contre la CENI laquelle a refusé, affirme-t-il, de nous fournir des PV originaux que nous devrions présenter au conseil Constitutionnel pour étayer notre défense. Ce dernier est accusé de n’avoir pas réclamé les originaux avant de trancher le différend . Et d’enfoncer le clou, Si les 45 voix que revendique Ould R’Zeizim au niveau du bureau 19 d’Arafat et qui ont dû faire la différence ne nous appartiennent pas, elles ne lui appartiennent pas non plus, mais appartiennent, selon le PV, au parti PLEJ. On ne peut pas les lui attribuer. Le candidat de Moustaqbel a cité plusieurs cas semblables avant de se poser la question de savoir pourquoi, comme dans le cas d’El Mina, le Conseil Constitutionnel n’a pas réclamé à la CENI des PV originaux avant de trancher. Une attitude suspecte selon Moustaqbel qui démontre combien les organes de contrôle étaient aux ordres du pouvoir.
Face à cette situation, le candidat de Moustaqbel a demandé aux militants et sympathisants du parti de garder toute leur sérénité ; Moustaqbel n’a pas perdu parce que le peuple n’a pas voté pour lui, mais parce que a volonté a été détournée et confisquée.
Auparavant, le président du parti avait retracé l’ensemble des obstacles que le pouvoir avait placés sur son chemin et qui ont conduit à l’élimination de ses têtes nationales et des femmes, Samory Ould Beye et Malouma Mint Bilal. « Nous savions que nous étions visés par le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, mais cela n’entamera en rien notre combat pour une Mauritanie plurielle, une Mauritanie égalitaire et juste ; le temps de Aziz est derrière nous», a martelé Moctar Sidi Maouloud.
Prenant la parole, la députée Maoulouma Mint Bilal dit n’avoir pas été surprise par ce qui vient de passer, car dans des dictatures, il faut s’attendre à tout si on s’y oppose. S’estimant victime de manœuvres ayant visé à l’écarter de la députation, Malouma a raconté le parcours du combattant qu’elle a eu à effectuer entre la CENI et le Conseil constitutionnel. Je ne m’attendais pas à grand-chose, mais je voulais tout simplement placer ces responsables devant leur responsabilités, voir comment ils pouvaient réagir devant des réclamations que je venais leur présenter. Je me suis rendu compte, qu’en fait, ils ne pouvaient pas faire grand-chose, ce dont je ne m’en doutais point. et de conclure: nous savions à quoi nous en tenir, Ould Abdel a clairement dit que tout Hartani dirigeant d’un parti opposé à lui ne passera pas.Le ver était donc dans le fruit.
Signalons que la conférence de presse a vu la présence du président du FNDU, Mohamed Maouloud et du président du parti Tewassoul, Ould Seyidi et de nombreux militants et sympathisants de Moustaqbel.
le calame
Boubacar Messaoud à l’ouverture du 3e congrès ordinaire de SOS Esclaves
« SOS –Esclaves adopte une approche pacifique basée sur la légalité et le respect des textes et lois en vigueurs dans le pays, sans jamais accepter ni la moindre concession, ni la moindre compromission »
C’est sous ce thème que s’est ouvert, hier vendredi 28 septembre 18, à son siège central de Nouakchott, le 3e congrès ordinaire de l’Ong SOS Esclaves. La petite cour du siège a refusé du monde : des responsables des organisations de défense des droits de l’homme, de la société civile, des présidents de partis politiques, des syndicalistes, des partenaires au développement et la presse ont tous honoré de leur présence cette cérémonie d’ouverture.
Ce fut l’occasion pour le président de SOS Esclaves, M. Boubacar Ould Messaoud de renouveler, d’abord l’engagement de son organisation de demeurer, comme toujours, une organisation de lutte pour la promotion et pour l’éradication de l’esclavage en Mauritanie, en particulier, à travers, un soutien inconditionnel à toutes les victimes de violation, quelles que soient leur origine sociale, contre toutes les oppresseurs de quelques communautés qu’ils soient. Il a ensuite dressé un bilan d’étape de l’une des organisations de défense des droits de l’homme, les plus dynamiques du pays en particulier dans la lutte pour l’éradication de l’esclavage dans toutes ses formes, au sein de toutes les communautés en Mauritanie. Un processus enclenché, rappelle Boubacar Ould Messaoud bien avant la création, en 1995 de SOS dont l’objectif est de contribuer à l’édification d’une Mauritanie réconciliée avec elle-même, départie de toutes les formes d’injustice. C’est donc, une affaire de tous, a-t-il martelé. En dépit des difficultés, pour ne pas dire des hostilités rencontrées, SOS poursuit son combat, bon an mal an et a réussi, contre vents et marées, a entretenir l’espoir chez des victimes de cette pratique abjecte, mais aussi d’autres violations des droits humains, ceci grâce à l’appui des partenaires au développement et au dynamisme de son équipe dirigeante et de ses démembrements, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Boubacar Messaoud a profité de l’occasion pour adresser ses remerciements à l’ensemble des partenaires, qui, sans eux, SOS n’aurait pas pu prospérer.
Au chapitre des réalisations et donc des acquis, le président a indiqué la mise en en œuvre de 18 projets dans 8 régions du pays, grâce à l’appui de ses partenaires, notamment Anti Salaverry International ou Minority Rights Group. Ces projets ont permis de prendre en charge , l’assistance juridique, la libération et le convoyage des victimes, la mise en place d’un fonds d’urgence contribuant à leur réinsertion, le renforcement des capacités de groupes d’aide et de soutien , la mise d’un plaidoyer pour les communautés autour de la législation etc.
Au plan judiciaire, SOS a, à son actif, plusieurs procès opposant des victimes d’esclavage à leur maître, comme elle a réussi à sortir d’esclavage de nombreuses personnes. Dans ce cadre, Boubacar Messaoud a cité de nombreux cas dont celui de Said et Yarg, tenus en esclavage par Mme Oumelmounine Mint Ahmed Vall, celui de Salma Mint Ahmed kory et Oumou el Id mint Salem Teyvour , de Rabi’a et de ses sœurs … SOS dispose aujourd’hui d’expertise en matière de questions liées à l’esclavage par ascendance, d’une importante banque de données sur la question, se réjouit son président. Le président de SOS a affirmé que SOS entretient 132 personnes bénéficiant de rémunérations, d’indemnités ou de contribution au transport et communication.
Au chapitre des difficultés, le président Boubacar Messaoud a relevé les réticences du pouvoir à nouer un dialogue constructif avec son organisation, déplorant au passage, l’absence à la cérémonie de ses représentants pourtant officiellement invités, excepté celui du ministère de la justice. Autre obstacle, les difficultés à acquérir le statut de partie civile, la non-indépendance de la justice, la requalification des cas d’esclavage soumis en conflit de travail, la complicité implicite ou explicite de nombreux responsables de l’administration, de la sécurité, de la justice face aux pratiques esclavagistes, l’absence de fonds d’insertion, de centre d’écoute….
Boubacar Messaoud a enfin saisi l’occasion pour rendre un hommage appuyé à ceux qui ont contribué à la création de SOS, à son expansion, et qui, héla, ont tiré leur révérence. Il a cité, entre autres, l’ambassadeur Said Hammody, Niang Abdoul Aziz, mais aussi le juge du tribunal pour esclavage de Néma, Me Bâ Aliou, rappelé à Dieu, la veille du congrès.
Le 3e congrès de SOS s’étale sur 3 jours pendant lesquels, les participants venus d’un peu partout, plancheront sur différentes thématiques et procéderont au renouvellement des instances de l’organisation.
le calame
Mauritanie : le quatrième anniversaire des FPC à Nouakchott
Le 24 septembre 2013.Une date.Une histoire de deux des militants des FPC les plus célèbres le chef historique Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Bilbassi Touré regagnaient la terre natale après 23 années d’exil aux Etats -Unis et en Suède.Les deux hommes entendent poursuivre la longue marche vers la liberté qui a commencé en 86 avec la publication du manifeste du négro-mauritanien qui leur valu avec les autres dirigeants du mouvement la prison et la mort pour quatre d’entre eux. Ce retour marque la fin d’une époque la lutte armée et le début d’une autre l’espoir d’une réconciliation nationale.Le redéploiement dans le pays commence à porter ses fruits nonobstant la non reconnaissance du parti par les autorités de Nouakchott.
4 ans déjà. Figure de l’opposition mauritanienne hors système le président des FPC peut regarder ses 23 années d’exil aux Etats-Unis comme une expérience du passé et les quatre années depuis son retour comme la deuxième étape de la longue marche vers la liberté à construire notamment avec son fidèle porte-parole Kaaw Bilbassi Touré et le plus jeune prisonnier politique du régime de Ould Taya en 86 suite à la publication du manifeste du négro-mauritanien. Les deux hommes ont réussi le redéploiement des forces en se dotant d’abord d’un siège dans le quartier périphérique de la Sebkha dans la capitale mauritanienne pour former les militants et faire vivre le parti tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Cette implantation a porté ses fruits en faisant des FPC un parti crédible et plus près des préoccupations des populations les plus démunies. Une reconnaissance au sein de la classe politique qui fait du leader négro mauritanien un incontournable dans le dialogue politique.Ses idées forces sur la cohabitation en particulier ses propositions sur l’autonomie des régions du Sud font l’unanimité des observateurs.Le président Samba Thiam et son porte-parole ont réussi en quatre ans à dédiaboliser le mouvement flamiste et apporter une fraîcheur à la lutte contre le racisme d’Etat et un nouveau souffle à l’opposition démocratique mauritanienne grâce à des prises de position justes sur la question nationale aujourd’hui complètement abandonnée par le président Ould Aziz.En soufflant ces quatre bougies les deux combattants de la liberté entendent montrer qu’ils sont sur le bon chemin pour amener les mauritaniens à la réconciliation nationale. Et que la non reconnaissance des FPC n’est pas un handicap mais au contraire une force pour surmonter toutes les épreuves.Les FPC font partie aujourd’hui du paysage politique et leur crédibilité en tant qu’opposition hors système est reconnu par tous les mauritaniens.
Source: Yaya Cherif Kane via Facebook



