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Le Royaume-Uni est impatient de nouer des relations étroites avec la Mauritanie ( Ministre britannique )
Le Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu en audience, vendredi au palais présidentiel à Nouakchott, M. Alistair Burt, ministre délégué auprès du ministre britannique chargé du Moyen- Orient et de l’Afrique du Nord, en visite actuellement dans notre pays.
A sa sortie d’audience, le ministre britannique a fait la déclaration suivante : “J’ai eu l’honneur de rencontrer le président ce matin à l’occasion de ma visite en Mauritanie pour superviser l’ouverture de la nouvelle ambassade de Grande-Bretagne avec l’ambassadeur Samuel Thomas.
J’ai découvert, au cours de la rencontre, la profondeur de la compréhension du président et son ambitieuse vision de l’avenir dans le but de nouer des relations étroites avec le Royaume-Uni, dans le respect des intérêts communs des deux pays, dans les domaines de sécurité, de commerce, de développement de la langue anglaise et d’éducation.
Le Royaume-Uni est impatient de nouer des relations étroites avec la Mauritanie, c’est pourquoi le nouvel ambassadeur est arrivé à Nouakchott, aux côtés de Shell et de BP, afin de créer une nouvelle relation commerciale offrant des emplois et des opportunités aux citoyens mauritaniens et contribuant au développement de l’économie. Nous sommes convaincus que nos relations se développeront et se renforceront davantage.
Je suis très satisfait de mes discussions à Nouakchott, je tiens à saluer le rôle joué par la Mauritanie dans le Groupe G5 du Sahel grâce à l’engagement de Son Excellence le Président de la République pour la sécurité et la stabilité de la région. Le Royaume-Uni peut apporter son soutien dans ce domaine, en plus des domaines commercial et culturel. Je suis également heureux de cette visite et de ma rencontre avec le Président de la République.”
L’audience s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du Président de la République, M. Ahmed Ould Bahya, du conseiller à la présidence, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, du chargé de mission à la présidence, M. Zeydane Ould H’meida et de l’ambassadeur britannique accrédité en Mauritanie SEM. Samuel Thomas.
AMI
Eléction d’Ould Baya au perchoir : rupture d’un “équilibre” ?
Les députés ont porté Cheikh Ould Baya, leur homologue de Zouerate à la présidence de l’Assemblée nationale. Une élection sans suspens et avec un score plus qu’honorable: 118 sur 149 votants. Il a fait le plein des voix face à un concurrent du parti islamiste, Tawassoul. On s’y attendait depuis que le nom de cet officier supérieur de l’armée, très proche du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz dont il serait l’un des confidents, a circulé peu avant son accident suivi d’un voyage en France pour des soins.
Mais la question que l’on se pose, avec cette élection est de savoir pourquoi Ould Baya a été envoyé à l’Assemblée Nationale alors qu’il était, jusqu’ici, cité par les dauphins du locataire du palais brun. Peut-être parce que le pouvoir a besoin d’un homme de poigne et de confiance pour faire face aux assauts des députés de l’opposition ? Ould Baya est rompu en la matière lui qui a fait ses preuves avec les partenaires de l’UE, pour les accords de pêches avec la Mauritanie. Mais, pour certains observateurs et quelques cadres de l’UPR, l’élection d’Ould Baya entrerait dans les calculs du président Aziz qui voudrait faire de lui un intérimaire fidèle, en cas de démission ou de vacances du pouvoir. Le dauphin que celui-ci aura choisi n’aurait pas beaucoup de soucis à se faire lors de la prochaine présidentielle. Enfin, est-ce à dire que le boulevard est désormais grand ouvert pour l’autre dauphin probable, à savoir le général Ghazwani qui s’apprête dit-on, à faire valoir ses droits à la retraite de l’armée?
Mais côté jardin, l’élection d’Ould Baya à la tête de l’Assemblée Nationale vient remettre en cause un certain « équilibre » établi depuis quelques années. Jusqu’ici, la Chambre basse du Parlement était comme réservée à un Hartani. Et le Sénat, avant sa dissolution, en août dernier, octroyé, quant à lui, aux négro-africains. Chacun y trouvait son compte. Ce modus vivendi vient de sauter avec l’arrivée d’Ould Baya au perchoir. Depuis cette élection, des supputations vont bon train. Certains croient dur comme fer que le prochain premier ministre sera un black. Un Hartani, dit-on. Une nouvelle donne dans la représentativité des composantes du pays? On attend donc la suite du feuilleton dont le prochain acte sera la constitution d’un nouveau gouvernement. Les manœuvres seraient déjà en cours.
le calame
Protection de la jeune fille : objectif 2021, une Mauritanie sans mariage d’enfants [PhotoReportage]
On ne doit plus accepter de voir une fille de 13 ans venir accoucher, c’est vraiment choquant, a déclaré jeudi Mme Aissata Ba, gynécologue et directrice générale du Centre Hospitalier Mère et Enfant (CHME).
Mme Ba alertait sur les conséquences dramatiques du mariage des filles sur leur santé, en citant à titre d’exemple, la fistule obstétricale “qui empoisonne la vie” de centaines de femmes mauritaniennes. “Vivre avec la fistule, c’est terrible. Le pire des cas, c’est la mort”, affirme-t-elle à l’occasion de la journée internationale de la fille, organisée par World Vision Mauritanie, en partenariat avec le ministère mauritanien des affaires sociales, de l’enfance et de la famille.
Selon des statistiques, 37% des femmes mauritaniennes se sont mariées avant 18 ans et 14% d’entre elles sont mariées avant 14 ans. “Ces chiffres montrent la gravité de la situation”, souligne Abdallahi Diakité, président de la commission multisectorielle de lutte contre les mariages des enfants.
Depuis 2011, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque le 11 octobre. En Mauritanie, Word Vision Mauritanie a saisi cette occasion pour lancer officiellement la campagne “Une Mauritanie sans mariage d’enfants”. Elle vise à réduire le taux de 35, 2% de mariage d’enfants mauritaniens à zéro.
Saluant les efforts du Gouvernement mauritanien en matière de protection de l’enfance, Mme Lilian Dodzo, directrice nationale de World Vision Mali-Mauritanie a indiqué à l’occasion de cette journée, qui a réuni religieux, ONGs et partenaires techniques et financiers de la Mauritanie, que “la protection des enfants contre les abus constitue un défi majeur et une préoccupation pour tous”.
Il s’agit de lever les obstacles liés à l’éducation, à la santé, aux violences, à la pauvreté ou encore au dividende démographique, tout en mobilisant des ressources financières pour renforcer le système de l’enfance en Mauritanie.
En Mauritanie, on retrouve la prévalence la plus forte en matière de mariages d’enfants dans les régions de Guidimakha (25,8%), Hodh El Chargui (19,5%), Hodh el Gharbi (17,1%), Gorgol (19,5%). La wilaya de l’Assaba ferme la marche avec 17,8%. Et pourtant, sur le plan juridique, il est pénalisé le mariage des enfants avant 18 ans.
Face à cette situation, World Vision Mauritanie a invité entre autres le Gouvernement à appeler les chefs religieux à ne plus sceller les mariages des couples dont l’un des conjoints est âgé de moins de 18 ans et des couples qui ne présentent pas d’actes de naissances.
Par Babacar Baye NDIAYE
©CRIDEM / (11 Octobre 2018)
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cridem
Région du Sahel : la CIA « a posé ses valises » selon une chercheuse en relations internationales
Radio Algérie – Les USA sont les « seuls maîtres à bord » dans le Sahel et, grâce à l’installation d’une base de drones au Niger, la CIA « a posé ses valises » dans la bande sahélo-sahélienne, a estimé la chercheuse Leslie Varenne dans une analyse.
Pour cette ancienne journaliste d’investigation pendant 20 ans, co-fondatrice et directrice de l’IVERIS (Institut de veille et d’étude des relations internationales et stratégiques), qui se réfère à des informations publiées par le New York Times, l’installation d’une base de drones n’est pas une « bonne nouvelle » pour les peuples du Sahel.
Elle estime, dans son analyse publiée par l’IVERIS, que ces peuples pourraient connaître les « mêmes malheurs » que les Afghans et les Pakistanais « confrontés à la guerre des drones avec sa cohorte de victimes civiles, appelées pudiquement « dégâts collatéraux » ».
En effet, le quotidien américain avait révélé en septembre dernier l’existence d’une base de drones secrète non loin de la commune de Dirkou, dans le nord-est du Niger.
« Cette localité, enclavée, la première grande ville la plus proche est Agadez située à 570 km, est le terrain de tir parfait. Elle est éloignée de tous les regards, y compris des autres forces armées étrangères : France, Allemagne, Italie, présentes sur le sol nigérien », a expliqué Leslie Varenne qui confirme que, contrairement à une déclaration d’un responsable américain, ces drones ont mené des opérations à partir de cette base, d’après des renseignements recueillis par l’IVERIS.
Citant deux sources militaires de pays d’Afrique de l’Ouest, les drones américains ont déjà réalisé des frappes à partir de la base de Dirkou. « Ces bombardements ont eu lieu en Libye. Il paraît important de préciser que le chaos existant dans ce pays depuis la guerre de 2011, ne rend pas ces frappes plus légales », a-t-elle ajouté.
Elle indique à cet effet que ces informations apportent un « nouvel éclairage » et expliquent le refus « catégorique et systématique » de l’administration américaine de placer la force conjointe du G5 Sahel (Tchad, Mauritanie, Burkina-Faso, Niger, Mali), initiée par la France, sous le chapitre VII de la charte des Nations unies.
Pour cette spécialiste de l’Afrique, la CIA dispose, à partir de cette base, d’un « terrain de tir » étendu qui va de la Libye, au sud de l’Algérie, en passant par le Tchad, jusqu’au centre du Mali, au Nord du Burkina, du Nigéria et au-delà.
Les mêmes sources militaires de pays d‘Afrique de l’Ouest suspectent, selon Leslie Varenne, la CIA d’utiliser Dirkou comme une « prison secrète », suggérant que « rien n’empêche (les Américains) de transporter des terroristes de Libye exfiltrés » et que Dirkou devienne « un Guantanamo bis ».
Un officier gardant l’anonymat a confié à la chercheuse que cette base est « irrégulière, illégale » et que la CIA « peut faire absolument tout ce qu’elle veut là-bas ».
Elle estime que le véto catégorique des Etats-Unis de placer la force G5 Sahel sous chapitre VII « se comprend mieux », expliquant qu’il s’agit de « mener une guerre non-officielle sans mandat international des Nations unies et sans se soucier du droit international ».
Placer le G5 Sahel sous chapitre VII des Nations unies est « l’unique solution pour que cette force obtienne un financement pérenne », a-t-elle expliqué, estimant que l’administration Trump « joue coup double ».
« Non seulement elle ne s’embarrasse pas avec le Conseil de sécurité et le droit international mais sous couvert de lutte antiterroriste, elle incruste ses bottes dans ce qui est, (ce qui fut ?), la zone d’influence française », a-t-déduit.
APS
L’Assemblée nationale élit ses vice-présidents et son questeur
L’Assemblée nationale a élu, mercredi, ses vice-présidents et son questeur, au cours d’une séance plénière présidée par son président, le député Cheikh Ould Baya.
Les candidats du groupe parlementaire de l’Union pour la République (UPR) ont remporté les postes de 1er, 4ème et 5ème vice-présidents de l’assemblée nationale qui sont revenus respectivement aux députés Boidiel Ould Houmeid (président du parti El Wiam démocratique et social), Mariem Ba et Hamadi Ould Tibari.
L’UPR a également remporté le poste de questeur de l’Assemblée nationale qui est revenu au député Mohamed Yahya Ould Taleb Ahmed.
Le groupe parlementaire de l’opposition s’est adjugé le poste de 2ème vice-président de l’assemblée nationale en la personne du député Cheikhany Ould Beiba, tandis que le groupe des partis de la majorité représentés à l’Assemblée nationale ont remporté le poste du 3ème vice-président en la personne du député Mohamed Ould R’Zeizim.



