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Sénégal. Présidentielle: le président mauritanien en “soutien” à Macky Sall
Le360 – Le président mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz, se trouvait à Dakar ce samedi en vue de prendre part au congrès extraordinaire d’investiture du candidat Macky Sall à l’élection présidentielle de 2019, organisé par l’Alliance Pour la République/Yaakar (APR).
Le chef de l’Etat mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, s’est rendu ce samedi à Dakar en compagnie d’une délégation comprenant certains responsables, parmi lesquels le ministre de la Culture, de l’artisanat, et porte-parole du gouvernement, maître Sidi Mohamed ould Maham, rapporte la presse officielle.
Le président Mohamed ould Abdel Aziz «va prendre part à la conférence sur la candidature de son excellence Macky Sall, président de la République sœur du Sénégal, en vue de l’élection présidentielle prévue dans ce pays le 24 février 2019», explique l’Agence mauritanienne d’information (AMI), un organe du gouvernement.
L’événement auquel fait allusion l’agence gouvernementale mauritanienne est un Conseil national de l’Alliance pour la république/Yaakar, transformé en congrès extraordinaire d’investiture de Macky Sall en sa qualité de candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019.
Cette cérémonie est organisée au «Dakar Arena», un complexe sportif récemment réalisé dans la nouvelle ville de Diamniadio, en présence d’une quinzaine de milliers de délégués venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, selon les responsables de l’APR.
Fait significatif, au cours de ce voyage, le président mauritanien est accompagné par maître Sidi Mohamed ould Maham, qui conserve la présidence de l’Union pour la république (UPR), principal parti de la majorité présidentielle mauritanienne, en attendant un congrès de cette formation prévu pour début décembre.
Ce déplacement d’Aziz à Dakar est le dernier exemple en date illustrant les bonnes relations entre les chefs de l’Etat de Mauritanie et du Sénégal, après la tension et les incompréhensions nées de l’affaire Yaya Jammeh, ex-président de la Gambie.
Une nouvelle détente s’est installée depuis, illustrée par la signature de l’accord sur le partage de gaz du champ offshore transfrontalier Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), en février dernier, suivie de la validation de l’accord de pêche entre les deux pays, même si celui-ci rencontre encore quelques obstacles pratiques par rapport à sa mise en œuvre.
Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Le Cameroun n’organisera pas la CAN 2019
L’info vient de tomber. La CAF a retiré l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun et ouvrira ce samedi la porte à de nouvelles candidatures.
Le Cameroun n’a plus accueilli la Coupe d’Afrique des nations depuis 1972, et quand la CAF a validé sa candidature pour organiser l’édition 2014, la compétition se jouait à seize, avec un cahier des charges spécifique. En 2017, Ahmad Ahmad a succédé au Camerounais Issa Hayatou à la tête de l’instance, et en juillet de la même année, l’élargissement à vingt-quatre équipes, comme en Europe et en Asie, a été voté, avec, comme conséquence immédiate, des exigences organisationnelles revues à la hausse. Depuis la réforme de la compétition, des déclarations d’Ahmad ont plusieurs fois semé le trouble au Cameroun.
Le dirigeant a plusieurs fois invité le pays organisateur à s’activer pour que toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil des équipes, des officiels, des supporters et des médias soient prêtes à temps.
la CAF lancera un nouvel appel à candidatures. Le Maroc, qui avait organisé le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018 après le retrait du Kenya en septembre 2017, fait figure de grand favori.
Ce ne sera pas la première fois que la CAN serait délocalisée tardivement. En 2015, le Maroc s’était désisté pour cause de virus Ebola. Et la CAF avait trouvé avec la Guinée équatoriale du délicieux Teodoro Obiang Nguema un nouveau point de chute…
seneweb
Mauritanie: Justice et imputabilité contre le crime et l’impunité
US-Mauritanian Diaspora – A l’instar de toutes les organisations Mauritaniennes au niveau national et dans la Diaspora, Muritanie Min Njejitta avec l’appui de US-Mauritanian Diaspora a organisé une cérémonie pour honorer la MÉMOIRE des Martyrs du 28 Novembre au siège des Nations Unis à New York.
Les organisateurs ont adressé une lettre signée par Madame Aissata Niang, Présidente de Muritanie Min Njejitta au Secrétaire Général des Nations Unies. Ils ont également dénoncé le traitement inhumain que le gouvernement a infligé à l’honorable Biram Dah Abeid qui souffrait de malaise cardiaque en prison où il est illégalement détenu.
La cérémonie a été couverte par la Voix de l’Amérique que nous remercions vivement.
New York, le 28 novembre 2018
À Son Excellence M. António Guterres
Secrétaire général des Nations Unies
Siège des Nations-Unis
New York, NY 10017
USA
Objet: Mauritanie: Justice et imputabilité contre le crime et l’impunité
Monsieur le Secrétaire général Guterres,
Nous vous écrivons avec une profonde préoccupation pour attirer respectueusement votre haute attention sur les exécutions extrajudiciaires des Mauritaniens Noirs perpétrées pour des motifs racistes entre 1989 et 1991. Malgré les efforts inlassables des veuves, des orphelins et des mères des victimes, leur appel persistant à la justice est ignoré par les gouvernements mauritaniens successifs.
Au cours des années 1990, le gouvernement a arrêté et assassiné (en détention) plus de 500 officiers noirs en raison de la couleur de leur peau. Cette action sinistre bien planifiée a eu lieu à travers le pays, notamment à Azlat, Jreida, Aleg, Inal, Nouadhibou et Nouakchott. Pour soit disant glorifier la fête de l’indépendance nationale, célébrée le 28 novembre, 28 officiers et soldats noirs furent choisis au hasard et pendus le 28 novembre 1990 à Inal.
Pour ajouter l’insulte à ces crimes abominables, le gouvernement a fait adopter en 1993 une loi amnistie scélérate pour protéger les auteurs de ces crimes de toute poursuite judiciaire. Jusqu’à présent, le gouvernement continue à opposer une fin de non recevoir aux demandes légitimes des orphelins et des veuves pour que justice leur soit rendue.
Les familles n’ont aucune information sur les lieux où les victimes sont enterrées. Comme l’exige l’Islam, les membres de la famille doivent organiser une sépulture décente pour leurs proches. Mais ils ne peuvent pas le faire sans les restes des victimes. Malheureusement, leur demande de justice s’est toujours heurtée à la répression et au harcèlement des forces de sécurité.
En réaction à cette tragédie, depuis le 28 novembre 1990, le jour de l’indépendance nationale est devenu une journée de larmes et de sombres souvenirs pour les Mauritaniens Noirs. Au lieu de célébrer l’indépendance, nous organisons une cérémonie de prières et de commémoration pour honorer leur Mémoire et renouveler notre demande de justice.
Alors que nous pleurons nos proches sur la place Dag Hammarskjöld, en faisant face à votre illustre bureau, nous vous demandons d’utiliser tous les pouvoirs diplomatiques et institutionnels à votre disposition pour aider les veuves et les orphelins de Mauritanie à obtenir justice pour leurs proches. Cela est d’autant plus critique que la Mauritanie est partie à la Convention internationale sur les personnes disparues de force qui oblige les États à enquêter sur les cas de disparition forcée.
En plus, le protocole de Minnesota sur la mort potentiellement illégale stipule sans équivoque que les membres de la famille des victimes de mort potentiellement illégale ont le droit de demander justice en leur nom.
La toute première étape devrait être l’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 qui met les auteurs de ces crimes à l’abri de toute poursuite. Ensuite, afin de garantir la responsabilité et la transparence, nous demandons la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur cette page sombre de l’histoire de notre pays. Par la même occasion nous exhortons la nouvelle Assemblée Nationale qui vient qui a ouvert sa première session le Lundi 08, Octobre 2018 de répondre à l’ appel de justice des veuves et orphelins des victimes en une loi mettant fin à la loi l’amnistie de 1993.
Outre la lettre, vous trouverez ci-joint une lettre adressée aux chefs d’États et de gouvernements réunis au sommet de l’Union africaine à Nouakchott (Mauritanie) le 30 juin 2018, pour attirer leur attention sur la situation potentiellement explosive des droits humains, et la liste des victimes documentée par Amnistie Internationale.
Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer l’expression de notre profonde gratitude.
Salutations respectueuses,
A. N.
Mme Aissata Niang, Présidente Muritanie Min Njejitta/ US-Mauritanian Diaspora
Mauritanie : 28 novembre sous le signe de la lutte contre l’islamisme politique et le radicalisme des noirs
Le président mauritanien a réitéré son engagement à poursuivre la lutte contre ceux qui utilisent l’islamisme politique pour propager l’anarchie dans le pays et également ceux qui s’attellent à des conflits ethniques et raciaux faisant allusion ainsi au parti islamiste Tawassoul, l’IRA et les deux partis négro-africains réconciliés AJD-MR et les FPC ex-FLAM. Les observateurs ne sont pas surpris de ce dénigrement devenu son cheval de bataille pour combattre l’extrémisme et les dérapages selon ses propres termes dans un discours à la veille de la fête de l’indépendance. Au de-là de cette épine dans son pied Ould Aziz est revenu sur ses propres réalisations économiques sociales et politiques durant ce deuxième quinquennat. Un véritable condensé du discours de politique générale du premier ministre devant l’assemblée nationale cette semaine à Nouakchott.
En rendant hommage à l’armée pour son sacrifice et son dévouement au peuple mauritanien à l’occasion de la fête de l’indépendance le président mauritanien est dans son rôle de chef des armées et chef d’Etat. Il n’a failli à la tradition républicaine mais cette attention particulière n’a de sens que s’il avait pensé aux veuves et orphelins des 28 soldats noirs assassinés le 27 novembre 90 à Inal. C’est son dernier souci depuis qu’il a coulé ses dernières larmes de crocodile à Kaédi pour tourner le dos à la réconciliation et de continuer à protéger ses frères d’armes qui ont commis ce crime sous le régime de Ould Taya. 28 ans de silence pour briser l’unité nationale et la cohésion sociale. Et les observateurs ne sont pas surpris s’il est revenu sur ce qu’il appelle l’extrémisme et les dérapages du parti islamiste, la première force de l’opposition sans le nommer qu’il accuse d’exploiter l’islamisme politique à des fins personnelles de pouvoir.
Il a également pointé du doigt le racisme de certains groupuscules noirs qui s’attèlent à des conflits ethniques qu’il accuse de propager des discours de haine et de violence faisant allusion ainsi à l’IRA et aux forces démocratiques négro-africaines AJD-MR et FPC ex-FLAM. Ces dénigrements ne datent pas d’aujourd’hui. Ils remontent à son discours d’investiture pour le second mandat en 2014 dans lequel il avait déjà tracé une feuille de route pour leur élimination. A 5 mois de quitter le pouvoir Ould Aziz a presque gagné son pari.Le président de l’IRA Ould Abeid élu député est en prison jusqu’à certainement après les présidentielles. Le centre de formation des Oulémas et l’université islamique sont fermés. Mais le parti islamiste TAWASSOUL sort plus ou moins vainqueur de ce bras de fer avec le pouvoir en confirmant sa première place au sein de l’opposition après les dernières élections. Seul l’AJD-MR s’est un peu affaibli et les FPC ne sont toujours pas reconnues officiellement. En dehors de cette parenthèse sur la mal cohabitation le talon d’Achille de ses deux quinquennats, le président Ould Aziz souffle les 58 bougies dans l’espoir qu’il a réalisé tout ce qu’il avait promis notamment dans la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. Le survol rapide des réalisations dans les domaines de l’éducation nationale, de la santé, de l’énergie, des infrastructures de l’agriculture et de l’élevage témoigne de la mal gouvernance du pays confronté à une impasse économique et politique. 58 ans de dépendance et 10 ans d’autoritarisme du régime de Ould Aziz les mauritaniens veulent le changement que les forces démocratiques appellent de leurs vœux en 2019
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Communiqué des veuves et orphelins à l’occasion de la commémoration des massacres d’Inal
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, l’Etat mauritanien a pendu à Inal 28 militaires négro-mauritaniens pour célébrer le trentième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance.
Depuis cette date, le 28 novembre a perdu de son lustre pour devenir un jour de deuil pour la communauté noire touchée dans sa chair et dans son existence. Cette nuit d’horreur marque le point d’orgue d’un génocide savamment orchestré par l’Etat mauritanien contre la communauté noire du pays.
L’épuration ethnique systématique, entamée quelques années auparavant, touchera tous les secteurs de la vie nationale et en particulier les forces armées et de sécurité dont plus de 520 membres seront assassinées dans les camps mouroirs d’Inal, Azlatt, Nbeika, Jreida, Benamira, Aleg, Tiguint et autres camps et garnisons militaires à travers le pays (environ 32 sites de torture connus).
Vingt-huit ans ont passé depuis mais jusqu’ici les veuves, les orphelins et les ayant-droits des victimes de ce génocide perpétré par le régime du sanguinaire colonel Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya ignorent encore où sont enterrés leurs proches et n’ont donc pas pu avoir accès à leurs dépouilles (ou ce qu’il en reste) pour leur offrir des sépultures dignes et conformes aux recommandations de notre sainte religion l’islam. Pourtant l’Etat mauritanien avait annoncé en mai 2011, l’ouverture d’une enquête pour localiser les tombes de tous les militaires disparus mais cela n’a jamais connu le moindre début d’exécution.
Depuis 28 ans, les veuves, les orphelins et les ayant-droits de ces victimes réclament en vain que justice soit rendue. Au contraire les commanditaires et les exécutants du génocide se pavanent aujourd’hui dans les rues et ruelles de Nouakchott et de toutes les villes du pays sans la moindre crainte, protégés par l’Etat à travers une scélérate loi d’amnistie votée en 1993 qui empêche toute poursuite à leur encontre. Pire, certains d’entre eux sont promus aux plus hautes fonctions dans l’appareil de l’Etat.
Les organisations signataires de la présente déclaration exigent :
– L’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie pleine et entière des crimes commis entre le 1er janvier 1989 et et le 18 avril 1992.
– L’ouverture d’une enquête afin que toute la lumière soit faite sur cette page la plus sombre de l’histoire de notre pays pour que les responsabilités soient situées et les criminels traduits en justice
Nous rappelons à l’Etat mauritanien que le pardon et la réconciliation ne se décrètent pas et qu’ils ne peuvent intervenir tant que ce dernier ne se sera pas acquitté des devoirs de vérité, de justice ,de mémoire et de réparation dans le cadre d’une justice transitionnelle.
Alors et seulement alors, le 28 novembre pourra à nouveau représenter pour tous les Mauritaniens la date symbolique de l’indépendance nationale et cesser d’être le symbole de la discorde.
Ci-jointe la liste des 28 Noirs pendus dans la nuit du 27 au 28 novembre par le régime de Ould Taya
01 – Sergent-chef Diallo Abdoulaye Demba
02 – Adjudant-chef Abdoulaye DJIGO
03 – 1ère classe Samba Oumar NDIAYE
04 – 1ère classe Ibrahima Demba DIALLO
05 – 1ère classe Mamadou Hamadi SY
06 – Sergent Mbodj Abdel Kader SY
07 – 1ère classe Samba Baba NDIAYE
08 – 2ème classe Oumar Demba DIALLO
09 – 1ère classe Amadou Saïdou THIAM
10 – 1ère classe Mamadou Oumar SY
11 – 1ère classe Abdarahmane DIALLO
12 – Sergent DIALLO Demba Baba
13 – Soldat Mamadou Demba SY
14 – Soldat Alassane Yéro SARR
15 – Caporal Amadou Mamadou BAH
16 – Sergent-chef Lam Toro CAMARA
17 – Sergent chef Souleymane Moussa BAH
18 – 2ème classe Oumar Kalidou THIAM
20 – Sergent Samba SALL
21 – 2ème classe Abdoulaye Beye DIALLO
22 – 1ère classe Cheikh Tidiane DIA
23 – 2ème classe Samba Bocar SOUMARE
24 – 1ère classe Moussa NGAÏDE
25 – 1ère classe Siradio LÔ
26 – 1ère classe Demba Oumar SY
27 – Sergent Adama Yero LY
28 – 2ème classe Samba Demba Coulibaly.
Les organisations signataires
Collectif des Veuves
Covicim (Collectif des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires de 1986 à 1991)
Afrique Renaissance
AMDH (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme)
CADRE (Coalition Action contre la Discrimination Raciale et l’Exclusion)
Club Unesco pour le dialogue des cultures)
Covire (Coordination des Organisations des Victimes de la Répression)
Cradpocit (Collectif des Rescapés Anciens Détenus Civils Torturés)
CSVVDH (Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits de l’Homme)
FONADH (Forum des Organisations Nationales de Droits Humains en Mauritanie)
IRA Mauritanie (Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste)
Kawtal Ngam Ƴellitaare
Maprom (Mouvement Autonome pour le Progrès en Mauritanie)
REVE 1989
SOS Esclaves
TPMN (Touche pas à ma nationalité)



