Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Communiqué de presse de la CVE/VR

CVE/VR– La CVE/VR qui se veut à l´avant-garde de la lutte contre la propagation de la pandémie dite du Covid-19 dans notre pays invite de nouveau les populations à observer le respect le plus scrupuleux des recommandations relatives aux règles d´hygiène et de se conformer aux instructions sécuritaires restreignant notamment notre liberté de mouvement.

Cet élan patriotique ne doit cependant pas servir de prétexte pour ouvrir la porte aux excès et aux exactions à l´encontre de nos populations, en particulier celles de la vallée qui ont vécu un contact traumatique avec l´armée pendant événements de 1989.

D´ores et déjà l´on a vu une mise en quarantaine dans des conditions inacceptables à Kaëdi où les personnes censées être isolées se retrouvent à trois dans une même chambre.

A Dolol, dans le département de Maghama, ce sont des paysans partis chercher pitance dans leurs champs situés dans une île qui ont été bloqués pendant près d´une journée sans possibilité de rentrer chez eux.

La loi doit-être appliquée avec compréhension et pédagogie par les forces armées et de sécurité pour éviter de réveiller le traumatisme subi par ces populations au service desquelles elles sont censées agir.

Par ailleurs, le défi du Covid-19 ne pourrait-être relevé que dans la transparence et non dans l´opacité qui caractérise depuis quelques temps la gestion de la pandémie dans notre pays tant dans la communication du ministère de la santé que dans le choix arbitraire du nombre de familles devant bénéficier de l´assistance de l´Etat et encore plus dans les critères retenus pour l´identification de ces familles.

On ne peut confiner les populations et leur refuser toute assistance. Il est primordial que chaque Mauritanien se sente pleinement respecté dans sa dignité y compris dans son droit à l´information. C´est à ce prix que nous pourrons triompher de cette pandémie.

Nouakchott, le 5 avril 2020

La Cellule de Communication

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Mauritanie : la Coronacensure, souche mutante du Covid-19

altMise au point

Oumar Ould Yali, ancien ministre, Président du parti Radical pour une action globale (Rag)

Biram Dah Abeid, parlementaire et leader de l’association non-autorisée Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) a été choisi, par la chaîne de télévision privée Alwataniya, pour animer le 2 avril 2020 à 22h30 mn, l’émission de débat, Tada’iyate. Auparavant, bien au fait des manipulations d’usage dans le milieu, l’invité réitéra, à mainte reprise, ses conditions ; à cet égard, il reçut, en réponse, quelques assurances, des plus explicites.  Or, 3 heures avant le début de la diffusion, prévue en direct grâce à la messagerie Skype, le journaliste se démenait à la convocation de mille prétextes ; il s’échinait, alors, à justifier l’annulation du rendez-vous. Devant l’évidence de la dérobade de dernière minute, Biram Dah Abeid suggérait, à Alwataniya, de produire un message d’explication à l’endroit de son public. Là aussi, l’engagement fut pris, sans suite, comme de bien entendu.

Il s’agit d’une entorse supplémentaire au pluralisme, laquelle vient confirmer nos multiples alarmes sur la concentration ethnique des pouvoirs. Il en résulte la partialité intrinsèque de l’audiovisuel de Mauritanie, d’ailleurs produit des ententes exclusives que confère la consanguinité. A l’image de tous les leviers d’influence, y compris l’Etat, l’ensemble des radio et télévisions privées appartient à la communauté des Bidhanes, soudée par la défense d’une hégémonie de quelques siècles. In fine, dans un tel univers, priver, de parole, le détracteur du système, s’avère aussi aisé que prévisible. Ainsi, l’objet de la présente communication tient-il moins de l’étonnement que de l’indignation.

Biram Dah Abeid, député et candidat au scrutin présidentiel de juin 2019, représente, par le nombre des suffrages issu des chiffres du tripatouillage, l’unique alternative à la médiocratie des tribus. Il fallait donc le faire taire, encore et toujours, sans donner l’impression de lui appliquer le musellement frontal.

Il convient de le souligner, ici, Biram Dah Abeid, en visite à Bruxelles où il suivait des soins, y a été surpris par la pandémie du Cocid-19, sujet de l’entretien avec Alwataniya. Retenu donc malgré lui hors du pays, il acceptait, néanmoins, de se prononcer sur le degré d’efficience de la riposte du gouvernement, ses dysfonctionnements éventuels et la pertinence de la mieux adapter aux enjeux multidimensionnels de la crise. Le propos attendu de Biram Dah Abeid s’inscrit en droite ligne des deux notes d’alertes de l’Ira-M, dont les liens s’affichent dessous. Chacune, au moment où les autorités cédaient à l’improvisation, portait des propositions, pressentait les failles et avertissait contre le laxisme ambiant. Peu de jours après, le gouvernement démontrait l’ampleur de son incompétence, ponctuée de fraude et de désinformation. Si l’on devait se souvenir des précédents toujours impunis, les mesures d’exception humanitaire en faveur des pauvres, risquent de se dissoudre entre détournement, surfacturation et revente parallèle. Depuis des décennies, l’histoire de la corruption en Mauritanie renseigne, assez, quant au désastre d’une gouvernance de la prédation.

L’occasion nous commande d’inviter le gouvernement mauritanien à protéger la liberté d’expression et la diversité des opinions ; l’exhortation s’adresse, d’abord à la Haute autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa), que nous saisissons, ici, d’une requête, pour obtenir, de Alwataniya, la reprise du programme différé. D’autres média violent, allègrement, la déontologie et l’éthique, souvent aux motifs inavoués de racisme.

Enfin, l’Ira-M réitère son appel à raffermir le front intérieur, la solidarité et la concorde des mauritaniens, face à une vague de mort sans thérapie probante, qui défie le privilège de naissance, la préséance linguistique, la nationalité, les frontières et la religiosité.

Nouakchott, le 04 avril 2020

18 mars : http://biramdahabeid.org/archives/6532

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Coronavirus : Donald Trump veut réouvrir les États-Unis

Coronavirus : Donald Trump veut réouvrir les États-UnisLe Figaro – L’État de New York qui a enregistré 630 décès liés au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit la journée la plus sombre depuis le début de l’épidémie de Covid-19 pour l’État le plus touché aux États-Unis devrait continuer à payer un lourd tribut.

« Il va y avoir beaucoup de morts. Les deux prochaines semaines vont être les pires», a déclaré ce samedi Donald Trump, en annonçant l’envoi de milliers de militaires supplémentaires dans les États les plus touchés, dont un millier à New York.

“On doit réouvrir notre pays”, cela ne peut durer ainsi “pendant des mois et des mois”, a martelé le président des États-Unis lors d’un point presse. “On paye les gens et ici les gens doivent retourner travailler”, a-t-il ajouté. “Les fans de sports veulent aller voir leurs matchs de base ball, de football, de golf”, a-t-il également déclaré.

Le président américain a répété qu’il n’ordonnerait pas le confinement général dans les 50 États américains, et ce en vertu de la Constitution. Donald Trump, enfin, a assuré que la Convention républicaine devrait être maintenue en août prochain.

Le président américain a apporté son soutien envers le traitement à base de chloroquine – sujet à de nombreux débats en France : «ça va être dans les réserves stratégiques gouvernementales», a-t-il dit, ajoutant qu’il prévoyait «29 millions de doses» de ce traitement dans les stocks nationaux.

Le Figaro avec Reuters

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Mali/Mauritanie: Ce qui s’est passé à Gogui

Jeudi 2 mars, un groupe de cultivateurs maliens essaie d’aménager une superficie cultivable qu’il exploitait depuis quelques années suite à un accord tacite entre les deux communautés de part et d’autre d’une frontière male définie et dont le bornage est toujours reporté.
Il s’agit d’une zone frontalière sur laquelle chaque Etat revendique sa souveraineté.
L’accord tacite en question ou l’entente fut parrainé officieusement côté mauritanien par le grand notable et ancien maire de Gogui, le defunt Hsseini Ould Elkowry très célèbre pour son courage et son dévouement pour les causes nationales d’après ceux qui l’ont connu de son vivant.
Ses fils ont décidé unilatéralement de rompre la rétrocession, dont les clauses ne sont pas connues ou ne sont pas rendues publiques, que leur père a faite dans sa vie.
C’était la goutte qui a fait déborder le vase ou l’étincelle qui a failli allumer le feu…..mais jusqu’à quand?
Dans ce genre de situations, des investigations par les autorités compétentes s’imposent pour faire la lumière sur ce rebondissement et éviter toute escalade.
Les sages, qui réglaient à l’amiable ce genre de problèmes, ne sont plus de ce monde.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, un calme precaire règne dans la zone sous haute surveillance. Mais la situation peut dégénérer à tout moment. Les mauvaises langues et les esprits sataniques sont entrés sur la ligne et tirent déjà sur la fibre très sensible du communautarisme. Ce qu’il faut justement éviter. Mais comment et à quel prix? En tout cas, c’est dans cette zone située sur la frontière litigieuse
qu’un malien chef d’arrondissement a trouvé la mort il y a de celà quelques années.

le calame

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M. Brahim Bilal Ramdhane, Président de la Fondation Sahel : ‘’J’ai toujours pensé, avec constance et sans calcul politique qu’en Mauritanie, il y a bien un semblant d’Apartheid qui n’en dit pas le nom’’

altLe Calame: Notre pays vient d’enregistrer un 3e cas de COVID-19. Un mauritanien venu de France dans le vol d’Air France du 15 mars dont les passagers n’avaient pas été confinés. Ne s’agit-il pas là d’une faute lourde de conséquences de nos autorités?

Brahim B. Ramdhane : Je ne saurais commencer ces propos dont vous m’offrez l’occasion sans exprimer la solidarité des cadres et militants de la Fondation avec nos chers concitoyens et par-delà avec le gouvernement dans ses efforts visant à circonscrire les dangers et les incidences de cette pandémie sur les populations. En effet, le moment est grave et exige de chacune et de chacun de faire montre de dépassement mais aussi d’altruisme, tant étant entendu qu’aujourd’hui la situation nécessite plus que jamais, la conjugaison des efforts de toutes les forces vives du pays.

Pour en revenir à votre question, le défilement du mauritanien venu de France au confinement est inadmissible. C’est une faute grave, certes. Mais je ne pense pas qu’elle soit celles des autorités,lesquelles travaillent, comme nous le voyons, d’arrache-pied pour nous prémunir des conséquences catastrophiques de cette pandémie et éviter au pays la psychose et les horreurs qui en découlent.

A cet effet, j’estime que les mesures jusqu’ici prise sont tout à fait adéquates; même si d’ailleurs, et cela le président de la République l’a dit à juste titre dans sa première sortie: les actions engagées ne donneraient les résultats escomptés que si seulement les populations suivent à la lettre les consignes et directives données par les services compétents ! Et ici je ne saurais m’empêcher de dire avec amertume que ce 3ème cas auxquels viennent s’ajouter deux autres sont des faits de négligence, j’allais dire de la malhonnêteté intellectuelle de nos compatriotes fuyant de gré les exigences du confinement requis. Sans doute que ces citoyens quelque peu inconscients jouissent quelque part d’une certaine complicité dans les maillons des structures sanitaires et sécuritaires, complicité devant être identifiée et sévèrement condamnée !

Bref, il y a des responsabilités quelque peu partagées. Cela n’est pas cependant surprenant, eu égard à notre faible niveau de civisme et de prise de conscience par rapport à ces dangers. C’est pourquoi il va falloir éviter le pire avec le risque de propagation à l’intérieur du pays… Le 5ème cas découvert à Kaédi tout comme les rumeurs de plus en plus persistante faisant état de personnes fuyant le confinement exposant les leurs… Dieu ne nous dit-il pas que ce qui nous arrive de mal c’est toujours de nous-mêmes? Je crains fort que la culture de l’impunité soit en train de porter ses fruits?

Je profite de votre créneau pour demander aux populations plus de vigilance et de méfiance et aux autorités plus d’intransigeance voire de mesures draconiennes pour éradiquer les prémices d’un désastre imminent.

Je pense aussi que le ministre de la Santé ne doit pas puiser ses informations de l’administration territoriale mais des sources médicales qui sont présentement les seules crédibles. C’est si vrai que les docteurs, on le sait, sont sous le serment d’Hippocrate. Ils sont donc assermentés et dignes de foi.

Cette révélation a été faite au lendemain de l’annonce par le président de la République de la création d’un fonds de lutte contre le COVID -19. Avez-vous le sentiment qu’il s’agit là d’une bonne décision?

Oui …Mais …! C’est effectivement mon sentiment. C’est une très bonne décision. Cependant ma préoccupation majeure, c’est comment ces mesures peuvent être exécutées pour que les soutiens puissent arriver à bon port. En matière de programmes socio-économiques prises par nos gouvernants, elles sont souvent bonnes, mais ce sont les mesures d’applications qui laissent souvent à désirer. Les décideurs publics pêchent à chaque fois par maladresse dans le choix des personnes qu’il faut précisément dans de pareils cas ! Nelson Mandela disait: «Ce que tu fais pour moi, si tu le fais sans moi, tu le fais contre moi».

Au vu des expériences passées, ne craignez-vous que cette manne profite plus aux gros bonnets qu’aux véritables nécessiteux ? Que faudrait-il faire pour sa mise en œuvre?

Effectivement c’est bien cela notre crainte majeure. C’est aussi la même crainte que nous avons formulée lors de la création de TAAZOUR dont on a éloigné les victimes tant au niveau de la gestion que de la planification. Pour tous ces cas, nous avons tendu la main et exprimé notre volonté d’y participer dans le suivi et le contrôle des programmes afin d’en assurer la transparence et l’efficacité… L’espoir d’être entendu est toujours là, présent.

A la veille de la décision de créer le fonds spécial Covid-19, le président de la République s’est entretenu avec les acteurs politiques du pays. Et la société civile?

La société civile n’a pas été consultée ni contactée par le président de la République avant sa dernière sortie. Mais nous estimons qu’elle a été interpellée en filigrane à travers l’appel inclusif à la participation tous azimuts à la conjugaison des efforts pour venir à bout de cette pandémie. Et ici, nous disons haut et fort nous sommes disposés à y participer. Mieux nous sommes même demandeurs de cette coopération gage de bonne gestion des ressources en question pour que seuls les pauvres puissent en bénéficier.

La déclaration du président d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid, traitant la Mauritanie de pays d’Apartheid a suscité une levée de boucliers. Il a subi des tirs croisés des proches du pouvoir mais aussi de ses détracteurs. Comprenez-vous ses réactions? Les partagez-vous?

Je pense que cette levée de boucliers est une preuve suffisante pour dire qu’il y a effectivement anguille sous roche… J’ai toujours pensé, avec constance et sans calcul politique qu’il y a bien un semblant d’Apartheid qui n’en dit pas le nom. C’est vrai que ce n’est pas un Apartheid réglementé, légiféré, déclaré. Mais il est tacite. Vous pouvez voir ses manifestations partout présentes dans les comportements de tous les jours, et ce depuis 1960. On les trouve dans le traitement sélectif des soumissionnaires, les recrutements militaires et prémilitaires surtout dans les corps des officiers, les promotions et nominations dans les postes de haute responsabilité, l’’attribution de toutes les sortes de licences ou agréments de banques et la liste est longue. Il y a discrimination même dans l’enseignement!

Ceci dit, ce n’est pas la première fois que ce sujet de discrimination et de racisme revient en surface. On en parlait dans les années quatre-vingt-dix. Certains l’appelaient racisme d’Etat. Et cela suscita à l’époque autant de colère que maintenant. Mais qui s’en offusqua? Exactement les mêmes qu’aujourd’hui. C’est le système avec ses ramifications, ces sangsues qui sucent les victimes et tiennent à leur privilèges indus aux dépens de leurs prochains.

Peu importe cependant le qualificatif, encore moins le nom! Il y a bel et bien inégalité criante et donc une véritable injustice sur la base de la race et de la naissance. Il y a bien un mal aux relents racistes qui exige une solution sans délai, une prise de décision juste. Face à cette situation de non-droits, il faudra un traitement de choc pour mettre fin aux dysfonctionnements structurels et multidimensionnels qui minent les rouages publics et privés de l’Etat. La solution n’est pas le déni. Loin s’en faut. La solution, c’est la reconnaissance et accepter de s’engager immédiatement dans une politique d’ouverture immédiate aux fins d’établir un équilibre au sommet de l’Etat de nature à rassurer chaque Mauritanienne et chaque Mauritanien et les convaincre du contraire de ce que nous disons.

Cette sortie remet sur le tapis la question de l’unité nationale que l’on rabâche tout le temps. Avez-vous le sentiment que le président Ghazwani est dans la disposition d’y apporter des solutions?

J’ai beaucoup d’estime et de considération pour le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani avec lequel j’ai discuté tout récemment. Je reconnais qu’il est plein de volonté. Il me semble aussi très sincère et honnête. Mais son défaut majeur c’est qu’il ne veut pas appeler un chat le chat. Il veut soigner un mal sans dire c’est quoi exactement ce mal ! Il y va par métaphores. L’expérience a montré, hélas que cela n’est pas payant tout comme LES GRANDES DECISIONS N’ONT JAMAIS ETE POPULAIRES! Ainsi il doit oser …!

Et si on vous demandait de proposer des solutions à la problématique de l’unité nationale, que préconiseriez-vous?

Alors je suggérerai les mesures suivantes:

  1. Régler définitivement la question du passif humanitaire et réparer les dégâts que continue à causer le racisme d’Etat dans notre pays; en organisant un débat national, en créant une commission vérité et réconciliation et en appelant au retour de tous les déportés mauritaniens encore en exil.
  2. Créer d’une véritable Agence Nationale pour l’Eradication de l’Esclavage dotée de moyens autonomes, directement rattachée à la Présidence avec un mandat clair et bien défini ;
  3. Proclamer une réforme du foncier agricole devant permettre aux victimes de l’esclavage d’accéder à la propriété de terres et mettre en place un fonds spécial aux fins de leur assurer une aide financière et technique ;
  4. Créer des commissariats pour la lutte contre l’esclavage chargés de traquer et débusquer les infractions à la loi criminalisant l’esclavage, loi N° 31/2015;

Une commission d’enquête parlementaire travaille depuis quelques mois sur la gestion de l’ancien président Aziz. Que pensez-vous d’abord de sa création, de son mandat et sa méthodologie de travail?

l’idée est très bonne. Les dossiers à contrôler ne devaient pas être limités. Il fallait donner à la commission carte blanche d’enquêter sur tout ce qui a trait à cette décennie et qui soit suspect !

Ainsi faite, je ne pense pas que la commission apportera de grands résultats. Surtout que certains membres de ladite commission ne sont pas en odeur de sainteté! Malgré tout cela, j’ai beaucoup d’estime et de considération pour Dane Ould Ethmane et le jeune député Ould Sidi Mouloud!

La question que l’opinion mauritanienne se pose est de savoir si la commission est suffisamment indépendante, si elle pourra éclairer l’opinion et si ses recommandations seront transmises à la justice. Et pour cause, les révélations de la Cour des Comptes, rendues publiques, il y a quelques mois dorment encore dans les tiroirs.

Tout cela est vrai. C’est d’ailleurs notre souci à nous tous! Mais s’il y a une volonté politique de faciliter le travail de cette commission, le travail aboutira sûrement à des résultats qui peuvent être le début de quelque chose.

Pouvez-vous nous dresser succinctement des activités de votre Fondation depuis création?

La Fondation Sahel pour la Défense des Droits de l’Homme, l’Appui à l’Education et à la Paix Sociale (agrément numéro 082 du 7 mars 2017) est née de la volonté de quelques militants chevronnés de la cause antiesclavagiste et pour la défense des droits humains qui. Après avoir expérimenté les méthodes d’agitation et de mobilisation sur le terrain des victimes de l’esclavage, nous en sommes arrivés à la conviction que, maintenant, il convient de passer à la vitesse supérieure et de changer de braquet.

La vitesse supérieure et le changement de braquet consisteront à s’attaquer aux racines du mal et à l’éradiquer. Pour la Fondation Sahel, les racines du mal sont symbolisées dans le maintien des fils et filles des victimes dans l’assujettissement, l’exclusion, la marginalisation et l’ignorance; cette camisole de force que se transmettent des générations en générations et qui les briment en leur bouchant tout espoir de s’en sortir.

Les victimes de l’esclavage, de ses séquelles, de la discrimination raciale, l’exclusion sociale et celles de la marginalisation sont maintenant conscientes de leurs droits. Elles les revendiquent avec une impatience de plus en plus tenace risque, une fois méprisée ou ignorée, de mettre à mal la cohésion sociale et la paix civile dans notre pays.

Sans attendre une quelconque aide, notre Fondation a pu, sur ses propres moyens, scolariser, pour l’année scolaire en cours, plus de 700 enfants issus des milieux les plus défavorisés qui étaient destinés à la rue. Elle a initié à ces fins des campagnes de porte-à-porte de recherches et de rencontre avec leurs familles pour les identifier, résoudre leurs problèmes d’Etat-civil. Nous leur avons proposé des schémas éducatifs, du reste, nombreux et variés, allant des places accordés gracieusement par des écoles privées ou octroyées moyennant des frais de scolarité réduits ou bien aux parrainages par tierces personnes en passant par les écoles d’é, les cours de soutiens en faveur des écoliers en classes d’examen (BACCALAUREAT ET BREVET).

Propos recueillis par DL

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