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Douze organisations des droits de l’Homme et partis politiques signent une déclaration de soutien à Samba Thiam
Nous, membres des partis politiques et organisations des droits de l’Homme établies aux USA, exprimons notre grande inquiétude par rapport à la recrudescence d’actes de violence en Mauritanie depuis quelques temps.
Après le meurtre d’ Abbass Diallo à Winding, meurtre commis par un élément de l’ armée Mauritanienne le mois dernier, la police a fait subir un traitement inhumain et dégradant á Mr. Diop, devenu le “George Floyd” Mauritanien. Deux policiers l’ont brutalement immobilisé au sol avec leurs genoux énergétiquement appuyés sur son cou.
Cette violence en Mauritanie devient de plus en plus préoccupante car la nouvelle victime est une personnalité et non des moindres, en l’occurrence le Président Samba Thiam qui a fait l’ objet d’une attaque á son domicile.
En effet, dans la nuit du 10 au 11 Juillet 2020 à Nouakchott, le domicile du président des Forces Progressistes du Changement (FPC) a été ciblé. Des nervis ont arraché les câbles électriques alimentant son domicile, avant de prendre la fuite. Ce qui aurait pu créer un court circuit dans la maison et causer des pertes de vies humaines.
Selon le président Thiam, dans une déclaration faite le lendemain et diffusée largement dans la presse et les réseaux sociaux, l’incident qui s’est déroulé aux environs de minuit trente ressemble plus à un acte d’intimidation contre sa personne du fait de ses positions souvent tranchées sur le mode de gouvernance en Mauritanie et qui agaceraient certains milieux proches du pouvoir.
Pour preuve, la police n’a même pas jugé nécessaire de venir constater les dégâts commis après que Mr Thiam se soit rendu au commissariat pour porter plainte.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que le leader des FPC se voit intimidé. En effet, lors des dernières élections présidentielles de 2019, le président Thiam fût simplement enlevé par les autorités Mauritaniennes et arbitrairement détenu pendant plusieurs jours, sans raison apparente.
À travers la présente déclaration, les organisations signataires:
-Expriment leur solidarité avec le président Thiam et exigent l’ouverture immédiate d’une enquête pour retrouver les auteurs de tels actes et leurs commanditaires, et l’application de la loi dans toute sa vigueur.
-Rappellent au gouvernement Mauritanien son devoir régalien d’assurer la protection de tous les citoyens y compris les leaders de l’opposition.
– S’ engagent à suivre avec toute la diligence requise l’évolution de la plainte déposée afin que la justice soit rendue à la victime, conformément à ses droits garantis par la constitution.
Organizations signataires :
-MNHRUS (Mauritanian Network for Human Rights in The US)
-AIR (African Immigrants Reliefs)
-OHIO Immigrant Alliance
-FPC-AMERIQUE DU NORD (Forces Progressistes du Changement)
-AJD-MR-USA-CANADA
-MURTANI MIN NJEJJITTAA (Justice et Responsabilité contre l’Impunité)
-CVE/VR- USA
-AL OTRO LADO
-MOUVEMENT TURBAN ROUGE
-IRA OHIO
TABITAL PULAAKU AMERICAS
MAURITANIA CARE-Columbus OH
YOUTH AND HOPE INC
L’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz rentre à Nouakchott
Tawary – Selon une source bien informée, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz est rentré ce dimanche 12 juillet 2020, en fin d’après-midi, à Nouakchott, en provenance de Bénichaab, où, il s’était retiré depuis quelques mois.
Il est prévu qu’il séjournera pendant quelques semaines à Nouakchott, dit-on. Les raisons de cette arrivée de l’ancien président Aziz à la capitale dans cette atmosphère demeurent encore inconnues.
L’arrivée de l’ex-chef d’Etat vient après son refus catégorique de répondre à la convocation de la Commission d’enquête parlementaire le jeudi dernier dans le cadre de ses enquêtes sur plusieurs dossiers relatifs à sa gestion des affaires du pays durant ses 12 ans au pouvoir.
Le refus de l’ancien président de se présenter devant la CEP a aussi coïncidé avec la suspension de la commission justice intérieur et défense de l’assemblée nationale de ses travaux de discussion sur le projet de loi relative à la création de la haute cour de justice.
Une suspension que le président de ladite commission a justifiée pour des raisons techniques lors de la conférence de la presse qu’il animée, hier, (samedi 11 juillet).
Alors que bon nombre de députés de la majorité comme de l’opposition l’ont qualifiée d’une affaire qui tend à entraver la mise en place de la HCJ et que les trois principaux pôles de l’opposition demandent à la commission de lui fournir des explications convaincantes.
cridem
Déclaration conjointe : IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam
Déclaration conjointe IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam Dans la soirée du 10 au 11 juillet, le président des Forces Progressistes du Changement (FPC) Monsieur Samba Thiam, a été victime d’une agression. Sa résidence a été attaquée avec une violence inouïe dont l’objectif apparent était d’intimider. Les malfrats se sont attaqués au câble électrique reliant sa maison au réseau SOMELEC ce qui a endommagé le mur de l’édifice et pouvait provoquer un incendie dans le domicile par un court-circuit électrique. Une attaque qui a tout d’une opération commanditée et téléguidée. Qu’est-ce que les promoteurs d’une telle violence reprocheraient-ils au camarade Samba Thiam ? Le courage de ses idées ? Son refus du compromis et de la compromission dans son combat pour toutes les causes justes ? IRA – Mauritanie et le Parti Radical pour une Action Globale, attachés aux valeurs universelles des droits humains : – Expriment, en ce moment difficile, leur solidarité avec le Président Samba Thiam, – Condamnent avec vigueur l’agression honteuse dont il a été victime, – Exigent des autorités nationales l’ouverture d’une enquête pour trouver les responsables de cet acte gravissime, tant les simples exécutants que les possibles commanditaires, – Et enfin, exigent du pouvoir d’assurer, tel qu’il se doit, la sécurité des mauritaniens en générale et en particulier, celle des opposants.
Nouakchott, le 12 juillet 2020
– IRA – Mauritanie
– Parti Radical pour une Action Globale
Mauritanie: le leader des FPC, Samba Thiam victime d’intimidation
La nuit dernière juste après minuit, la maison du leader des FPC samba Thiam a été ciblée par des individus inconnus. ils ont réussi à arracher le cable électrique causant des dégâts au bâtiment de son domicile.
“Ce qui m’est arrivé hier nuit, après 00h 30, est un acte d’intimidation et de menace pour les propos que je tiens, pour mes positions politiques. Je ne suis pas prêt à me taire, parce que je crois que ce que j’exprime est dans l’interêt de la Mauritanie”. Souligne Samba Thiam.
Le leader des Forces Progressistes du Changement a porté plainte à la police qui ne s’est pas déplacée pour constater les dégâts. “Je suis déterminé à porter plainte, je suis déterminé à poursuivre cette plainte, j’ai informé certaines autorités des droits de l’Homme… la lecture que j’en fait c’es t simplement une sorte de message, d’intimidation, de menace… ma sécurité est menacée.” Ajoute t’il.
Samba Thiam, ancien président des FLAM exilé pendant 28 ans aux Etats unis, est connu comme un opposant farouche du système. Il a toujours dénoncé le racisme d’Etat et la discrimination des noirs en Mauritanie.
Mali: au moins quatre morts et des arrestations en marge de la manifestation contre IBK
Au Mali, le dernier bilan de la manifestation du vendredi 10 juillet fait état d’au moins quatre morts et 70 blessés.
Le Premier ministre malien, Boubou Cissé, s’est rendu, dans l’après-midi de ce samedi 11 juillet, à l’hôpital Gabriel Touré, pour rendre visite aux personnes blessées dans les manifestations de vendredi, et a annoncé que le bilan s’élevait à quatre personnes tuées.
Des bâtiments administratifs ont également été pris d’assaut, comme le siège de la Télévision nationale, l’ORTM, et l’Assemblée nationale. Plusieurs personnes ont été interpellées.
Le Premier ministre malien Boubou Cissé qui s’est rendu cet après-midi à l’hôpital Gabriel Touré pour rendre visite aux personnes blessées dans les manifestations de vendredi a annoncé que le bilan s’élevait désormais à quatre personnes tuées. Au lendemain d’un vendredi émaillé de violences, le chef du gouvernement a également déclaré à RFI que lui et le président restent ouverts au dialogue. « Très rapidement, je mettrai en place un exécutif avec l’intention d’ouverture pour faire face aux défis de l’heure », a-t-il affirmé.
Au lendemain de cette houleuse manisfestation à Bamako, selon les proches de Issa Kaou Djim, et de Clément Dembélé, deux des principales figures de la contestation, ils ont été interpelés. D’autres leaders de la contestation, à la mi-journée de ce samedi, ne répondaient pas au téléphone. Difficile de savoir ce qui se passe. Ajoutons que le siège du Mouvement du 5 juin (M5) serait assiégé par les forces de l’ordre, selon un responsable.
L’imam Mahmoud Dicko, a été arrêté vendredi soir, selon le Mouvement du 5 juin. Son organisation avait appelé à la désobéissance civile, une réponse aux propositions du chef de l’État, cette semaine, pour sortir de la crise politique. Ce vendredi 10 juillet, dans les rues, le M5 a renouvelé son appel à la démission du président IBK.
Clément Dembélé, de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC), a lui été arrêté pour insurrection et tentative de déstabilisation du pays, avant d’être relâché, puis de nouveau arrêté cette nuit, selon un communiqué publié sur sa page Facebook.
Les réseaux sociaux, ce samedi matin, continuent à fonctionner au ralenti et la télévision nationale, elle, a repris sa diffusion. Vendredi, l’ORTM avait cessé d’émettre dans l’après-midi, après l’occupation de la cour et l’occupation du bâtiment par des manifestants.
Avant la mi-journée de ce samedi, des jeunes ont tenté à nouveau de prendre le contrôle d’un des trois ponts de Bamako. Il y a eu de gros embouteillages et puis finalement, tout est revenu à la normale. RFI a pu constater que les deux ponts occupés, vendredi, par les manifestants étaient ouverts à la circulation. Des restes de pneus étaient également visibles dans les rues que les services de la voirie ont commencé à nettoyer. Des voitures incendiées étaient également visibles.
Par ailleurs, au grand marché de la capitale Bamako, par mesure de précaution, des boutiques sont restées fermées. Ajoutons que devant l’Assemblée nationale, en partie saccagée, nous avons vu les Forces de l’ordre.
L’Assemblée nationale «saccagée»
Vendredi, l’Assemblée nationale a également été investie par la foule, du matériel a été emporté et des documents ont été détruits, avant l’arrivée des forces de l’ordre.
Joint par RFI, Moussa Timbiné, président de l’Assemblé nationale faisant partie des députés dont l’élection est contestée, déplore ce débordement.
La police et la gendarmerie n’ont quasiment pas été aperçues dans le sud de la ville et au niveau des deux ponts bloqués par des barricades, au nord de la ville, des tirs ont été entendus. Ce samedi 11 juillet, le dernier bilan fait état d’au moins deux morts et 55 blessés.
Le Mouvement du 5 juin, à l’origine de cette nouvelle journée de protestation, réclame la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.
Dans un communiqué diffusé vendredi soir, il a tenu le pouvoir pour responsable des violences et exhorté les forces de l’ordre à protéger « les manifestants aux mains nues qui ne défendent que les valeurs démocratiques, laïques et républicaines ».
RFI



