Category Archives: presse
Le communiqué de la COD
Au moment où le jeune Yacoub Ould Dahoud décide de s’immoler par le feu parce qu’excédé par l’injustice et les abus du pouvoir et qu’un autre jeune menace semble-t-il de recourir au même procédé pour protester contre le chômage et la paupérisation ;au moment où parviennent à des mères la nouvelle de la mort de leurs fils que le chômage, l’inefficacité du système éducatif et l’extrême pauvreté ont entraînés dans les camps de l’extrémisme et du terrorisme ;au moment où d’autres jeunes se tordent de faim dans les quartiers précaires ; des jeunes issues des franges démunies et même de fonctionnaires affamés par les politiques absurdes du gouvernement en place et où les élèves et étudiants manifestent quasi quotidiennement à Arafat, El Mina et Dar Naïm fustigeant la hausse des prix et la mauvaise gestion du pouvoir ;au moment où notre administration se trouve paralysée et gangrenée par le népotisme, le favoritisme et l’avidité des ténors corrompus du système ; au moment les ressources du pays sont dilapidées et sa souveraineté bradée ; où prévalent la corruption, le détournement de deniers publics et où les marchés publics sont monopolisés par les proches du pouvoir ;au moment où souffle le vent de réveil des peuples arabes de leur sommeil et où ceux-ci sont de plus en plus exigeants de réformes radicales et de déguerpissement des dictatures abjectes ;dans ces circonstances graves où le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz gagnerait à méditer et à reconsidérer ses méthodes et pratiques, le parti upr nous sort un communiqué trivial où il s’attaque à l’opposition et à ses leaders donnant, une nouvelle fois, la preuve de l’irresponsabilité des troubadours qui applaudissent le Président et se délectent des souffrances du peuple meurtri et des mères éplorées.
Affaire Biram : 6 mois de prison ferme contre la maîtresse esclavagiste
Le tribunal des mineurs de Nouakchott a requis hier, au cours du procès de la maîtresse esclavagiste Oumoulminine Mint Bakar Vall, repris dimanche après une première séance tenue jeudi dernier, une peine de prison ferme de 6 mois, pour motif d’exploitation sur la personne de deux enfants, âgées de 10 et 14 ans. Ces derniers avaient été présentées comme des “esclaves” par l’Ong non reconnue Ira-Mauritanie, dont le président et certaines de ses militants, à l’origine de la dénonciation de ce cas d’asservissement découvert dans la moughataa d’Arafat,.avaient écopé en décembre dernier des peines quasi-identiques.C’est donc dimanche dernier que le verdict du tribunal des mineurs, tant attendu est tombé, avec cette condamnation de 6 mois de prison ferme à l’encontre de Mme Oumoulminine Mint Bakar Vall, cadre à la BCM, dont certains analystes voyaient le dossier arboré par les pouvoirs publics pour les seules fins de montrer la force de la loi et l’équité de l’Etat. Réagissant à ce verdict, certains observateurs n’avaient pas manqué de le considérer comme très compromettant pour Mint Bakar, indiquant que c’est la preuve qu’elle exploitait ces filles comme esclaves, appelant les autorités à prendre très au sérieux ce phénomène criminalisé par la loi dont les auteurs doivent être selon eux directement envoyés à la prison
En Tunisie, au lendemain de leur nomination, trois ministres quittent le gouvernement
La situation est loin d’être stabilisée en Tunisie où à peine formé, lundi 17 janvier 2011, le gouvernement d’union nationale doit faire face à trois défections, celles de ministres issus de l’UGTT. Le principal syndicat du pays a fait savoir ce 18 janvier 2011 qu’il ne reconnaissait pas l’autorité de la nouvelle équipe mise en place par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. A peine nommé, le nouveau gouvernement tunisien est loin de recueillir l’assentiment général. Dès le lendemain de sa formation, trois ministres de l’UGTT ont déjà démissionné répondant ainsi à la demande de leur organisation qui réclamait leur départ.
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Et puis le mouvement islamique Ennhadha a lui aussi exprimé son mécontentement ce mardi 18 janvier quant à la présence d’autant de membres, huit au total, de l’ancien gouvernement de Ben Ali. Il a parlé d’un gouvernement d’exclusion nationale. Son parti, non reconnu en Tunisie, a d’ailleurs été exclu de ce gouvernement de transition mais un de ses dirigeants a annoncé qu’Ennhadha allait demander sa légalisation et qu’il comptait bien devenir un parti comme les autres.
Pendant ce temps, la rue continue de se mobiliser et de nouvelles manifestations ont eu lieu dans tout le pays aujourd’hui. D’abord à Tunis, un peu avant onze heures ce matin de nouveau, deux cents, peut-être trois cents personnes, ont tenté de se rassembler sur l’avenue Bourguiba, en plein centre-ville. « On peut vivre avec du pain et de l’eau, mais pas avec le RCD », scandaient-t-ils entre autres.
RFI
Appel à Manifester à Dakar
Suite à la décision du Gouvernement Mauritanien, d’arrêter les opérations de rapatriement des réfugies Mauritaniens du Sénégal, La Coordination des réfugiés mauritaniens au Sénégal convie la presse SENEGALAISE et INTERNATIONALE à la manifestation “sit in “, de protestation devant les portes de la représentation des NATIONS UNIES, HCR sise à l’IMMEUBLE FERDINAND COLY, Liberté 6 , le mercredi 19 Janvier 2011 à partir de 09heures 30.
La présence de tous nos compatriotes et sympathisants est vivement souhaitée.
Parti d´Opposition ou de contribution ? L´éternel dilemme des Hommes politiques
Les démocraties achevées de type occidentale se caractérisent par la vitalité du débat politique. Les idéologies, les courants de pensée, projets de societés …sont en perpétuelle confrontation les uns les autres et leurs lignes de démarcation ne prêtent à aucune confusion. Selon les cas on assiste à un antagonisme de type: Gauche/Droite; Labor/Conservateur; CDU/SPD; Démocrate/Républicain; Likoud/Travailliste .. .Il en découlent des visions, des stratégies et des programmes à contours précis. Le champ politique y est lisible et l’électeur opére le cas écheant un choix averti. Les formations politiques sont distribuées d’une facon cohérente sur l’échiquier politique. Celles qui ont rallié le plus de suffrage exercent le pouvoir, les autres sont dans l’opposition.
Dans les démocraties tropicales par contre c’est un véritable capharnaum. Les partis politiques font légion; plus d’une centaine dans la plupart des pays d’Afrique francophone.Ceux-ci ne sont que des agrégats d’individus mûs par les mêmes solidarités sociales. Les affiliations à ce genre de formations se font par affinité ethnique, tribale ou clanique. L’idéologie est floue, le programme vague et le projet de société inexistant.





