Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La Mauritanie, un pays très spécifique!

altLa Mauritanie n’est pas un pays isolé du reste du monde, ni un petit îlot au milieu d’un vaste univers s’étendant à l’infini. Elle est certes un pays vaste mais à moitié vide,car sa population est disséminée à travers son territoire, estimée à peine à trois millions d’âmes.Mais ce n’est pas la une caractéristique unique à ce pays, à cheval entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche.Qu’il soit un pays sahélo-saharien, n’est pas non plus une spécificité qu’il a par rapport aux autres Etats arabo-africains dans une certaine et relative mesure.
En revanche étant pays à 100% musulman lui donne une certaine image homogène du point de vue de la croyance spirituelle. Mais la spécificité de la Mauritanie tient surtout au fait que c’est un pays exposé à tous les vents de changements qui secouent le monde et dont les répercussions se font vite sentir. Il suffit qu’à des milliers de Km une nation éternue pour que chez nous on s’enrhume. Il suffit qu’un incident se produise à nos frontières pour que nous sonnions l’alerte. Normal tout ça. Mais c’est surtout la célérité avec laquelle se font les choses qui semble faire une certaine spécificité de ce pays où la révolution numérique n’est pas un vain mot. Où chaque famille possède son petit écran et son antenne parabolique pour suivre ce qui se passe dans tous les coins du globe.

Alors que plus de la moitié de la population ne mange pas à sa faim, les chaînes satellitaires déversent l’information en continue. Les mauritaniens sont très informés aujourd’hui même si le niveau d’instruction n’est pas le même et l’analphabétisme encore présent parmi les couches défavorisées du pays. Voyez comment au fil des années comment les grandes villes du pays se sont développées sur le plan urbanistique.

Nouakchott qui n’a que 50 ans voit chaque jour sa population augmenter. Ses villas pousser comme des champignons, le parc auto connaître un essor exponentiel, les hôtels, auberges et appartements envahir tous les quartiers de la ville.

Mais avec tous ces changements, les mauritaniens n’arrivent pas à se départir de certaines formes d’archaïsmes politiques, sociologiques et économiques. Notre penchant pour le modernisme n’arrive pas à changer notre modus vivendi. Nous pensons être au centre du monde alors que nous sommes encore à sa périphérie. Nous croyons tout savoir, tout détenir comme trésor alors que nous ne profitons pas de ce que cette nature nous a dotés.

Du pays le plus poissonneux au monde nous sommes passés au rang du pays le moins consommateur de cette denrée qui ne nous est pas destinée directement. Pays multiculturel, nous avons du mal à assumer cette diversité qui au lieu de nous unir nous divise. Pays arabe nous versons dans le narcissisme excessif.

Africains nous ne voulons pas adhérer aux ensembles d’intégrations sous –régionales. Notre refus de nous regarder dans la glace nous donne chaque jour un visage hideux. Pauvre de nous !

Cheikh Tidiane Dia- LE RÉNOVATEUR QUOTIDIEN 

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Mauritanie : Haro sur les militants anti esclavagistes

altLe réseau de lutte contre l’esclavage par ascendance salue la condamnation par la justice mauritanienne d’Oumoulimnine Mint Bakar Vall pour « exploitation de mineurs » avec la complicité des mères des victimes, à 6 mois d’emprisonnement ferme assorti d’une amende de 200.000 UM. Le réseau constate qu’une fois de plus la justice mauritanienne préfère traiter les cas d’esclavage par ascendance comme de simple affaire relevant de la loi sur l’exploitation des mineurs, évitant soigneusement d’appliquer la loi 2007-048 criminalisant l’esclavage et prévue pour des cas d’esclavage.

Le réseau déplore cette fuite en avant de la justice mauritanienne qui comme d’habitude recourt à des artifices pour ne pas créer de cas de jurisprudence avec la nouvelle loi incriminant l’esclavage. Pourtant l’application de loi 2007-048 incriminant l’esclavage pourrait constituer un signal fort pour les auteurs de pratiques d’esclavage.

La décision de justice constitue tout de même une victoire mitigée; grâce à  la mobilisation de l’opinion nationale et internationale, une personne coupable d’actes esclavagistes, issue d’une famille de haut rang dans le système de caste, se retrouve ainsi condamnée à l’emprisonnement ferme, pour exploitation de mineures.

Mais à quel prix ? Des militants antis esclavagistes en Mauritanie dont Biram Ould Dah Ould Abeid membre de SOS-Esclaves et fondateurs de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste qui ont été à l’ origine cette affaire ont été maltraités traduits en justice pour 4 semaines et condamnés à un an ferme dont 6 mois en sursis.

S’il y a lieu de se réjouir de cette percée de taille dans le mur de la dénégation et de l’occultation, il importe de dénoncer les stratégies d’intimidation et d’harcèlement des militants dans leur lutte contre cette pratique criminelle et anachronique qu’est l’esclavage par ascendance.

Ces tentatives traduisent la connivence étroite, entre le système judiciaire, et le système de domination, pour maintenir, impuni, le fait social de l’esclavage et des discriminations ethno-raciales en Mauritanie.

Le Réseau de lutte contre l’esclavage condamne avec la dernière énergie, la condamnation de Mr Biram et de ses collègues et recommande :

·         Au gouvernement mauritanien, à donner des instructions fermes aux forces de l’ordre afin que les militants de droits humains puissent faire leur travail sans provocation et obstacle aucuns conformément à l’Article 15 de la nouvelle loi qui permet à toute association des droits de l’homme légalement reconnue de dénoncer les pratiques d’esclavage et d’assister les victimes de celles – ci.

·         Aux autorités judiciaires mauritanienne d’appliquer la loi dans toute sa rigueur afin de mettre fin à l’esclavage par ascendance qui est une injustice inconcevable et qui sape sérieusement les efforts consentis depuis 2007 par le gouvernement mauritanien pour l’instauration d’un Etat de droit.

Afin le Réseau réaffirme sa solidarité sans faille aux membres de SOS-Esclaves et à tous les militants anti-esclavagistes en Mauritanie et les exhorte à ne faire aucune concession dans la lutte contre l’esclavage dans les limites de la légalité.

 

 Réseau de lutte contre l’esclavage par ascendance

Ont signé :

SOS-Esclaves,  Mauritanie

Association Femmes Chef de Familles, Mauritanie

Association Mauritanien des Droits de l’Homme, Mauritanie

Association TEMEDT, Mali

GARI, Mali

Association Timidria, Niger

Anti-Slavery International, Grand Bretagne

International Senior Lawyers Project, Etats Unis d’Amérique

 

 

Pour plus d’informations contacter

Boubacar Messaoud,

Président,

SOS-Esclaves
Tél :  +222 46 40 83 97   /   +222 22 16 00 16                                             
203, rue 42-156,

NOUAKCHOTT, BP:4302

MAURITANIE

 

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Quelle vie après le retour pour les exilés négro-mauritaniens ?

deportes mauritaniensMalgré l’aide d’organisations mauritaniennes et du HCR, le retour des exilés négro-mauritaniens, ces “gitans de la Mauritanie”, continue à soulever de nombreux problèmes. Souleymane* soulève un rideau qui sert de porte. Sa maisonnette ne compte qu’une seule pièce. Des chiffons et des matelas en mousse traînent sur le sol, recouvert de nattes. Il n’y a pas d’électricité. De petites fenêtres laissent entrer la lumière. Depuis deux ans, Souleymane partage cette bicoque blanche avec sa mère, son épouse et leurs cinq enfants. Tandis qu’il parle, sa marmaille prend le petit-déjeuner, assise par terre autour d’une nappe, devant la maison. Au menu : pain et lait. Un coq hurle derrière la grille du poulailler, à laquelle s’accrochent de vieux sacs en plastique. Fonctionnaire, Souleymane fait partie des quelque 21 000 Négro-Mauritaniens qui ont  regagné la Mauritanie depuis 2008, après l’avoir quitté à la fin des années 1980. À l’époque, un incident frontalier avec le Sénégal fait éclater le racisme rampant entre Arabo-Berbères et Noirs. Parmi ces derniers, certains sont exécutés, d’autres privés de leur état civil et chassés. Près de 60 000 Négro-Mauritaniens se retrouvent alors au Sénégal et au Mali.

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Mauritanie: des opposants aux obsèques d’un homme immolé par le feu.

CODUn Mauritanien décédé au Maroc après s’être immolé par le feu à Nouakchott a été inhumé lundi dans la capitale mauritanienne en présence de plusieurs dirigeants de l’opposition, a constaté un journaliste de l’AFP. Le corps de Yacoub Ould Dahoud, un homme d’affaires de 43 ans, dont la dépouille est arrivée dimanche soir de Casablanca où il était décédé la veille des suites de ses blessures, a été conduit dans un cimetière de Nouakchott par un cortège motorisé après une prière dite dans une mosquée de la ville. Dans la foule nombreuse qui a assisté aux obsèques figurait le chef de l’opposition Ahmed Ould Daddah, ainsi qu’un autre opposant, Mohamed Ould Mawloud, qui avait dénoncé “la pression des injustices” ayant conduit cet homme à s’immoler par le feu. Dimanche soir, le leader du parti islamiste modéré Tewassoul, Jemil Ould Mansour, a présenté ses condoléances à la famille et exigé une “amélioration urgente du niveau de vie des populations pour éviter d’autres actes de dépit“.

 

 

 

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Les nouvelles des militants abolitionnistes détenus arbitraires en Mauritanie sont alarmantes

diko hanouneIl y a urgence de dénoncer la situation extrêmement grave surtout critique dans laquelle se trouve nos camarades détenus arbitrairement depuis le 13 décembre 2010 sur du faux et usage de faux de la police Mauritanienne. Malgré le recul et l’aggravation des violations des droits de l’homme en Mauritanie, nous lisons et écoutons les délires inégalés certaines personnalités de mauvaises haleines par-ci, par-là disant tout ce passe à merveille dans ce pays. Il n’y aura pas plus choquant et cruel au monde de priver des hommes la liberté arbitrairement, encore moins on ne pouvait imaginer qu’il se passait la pire atrocité de l’autre côté des barrières de la prison loin des regards curieux. Nos camarades sont privés de soins, la nourriture, des visites familiales et les balades. Ils sont confinés entre quatre petits murs, l’état Mauritanien attend qu’ils meurent de faim où par manque de soins. L’Allemagne nazie avait mené des cherches très poussées sur l’extermination des juifs, la même chose se passe en Mauritanien pour exterminer les noirs depuis une quarantaine d’années sous la supervision de la puissance coloniale qui est la France et les autres pays occidentaux en général particulièrement l’Europe. Des assassinats sont programmés, étudiés en avance depuis la présidence de la « république islamique de Mauritanie », pas une réaction, on attend apparemment l’annonce des décès aux parents et amis pour inonder les fleuves africains des larmes de crocodile. Nos camarades sont nourris en fonction de la bonne humeur du directeur de la prison et les gardes qui sont chargés de les faire souffrir à bloc.

Les autorités pénitentiaires refusent de fournir toutes nourritures aux militants des droits de l’homme détenus, ce sont les parents qui ont cette lourde charge quotidiennement en plus ils ont l’interdiction formelle de voir nos camarades. En réalité, personne ne sait pas si les gardiens dégustent les repas des détenus où s’ils les versent dans la poubelle directement. Plusieurs plaintes ont été formulées dans ce sens pour dénoncer les mauvais traitements mais rien n’a été fait. Des indiscrétions commencent à rompre le silence surtout à s’indigner, ils nous informent que nos camarades peuvent rester plusieurs jours sans être alimentés sous un rythme soutenu d’interrogations musclées pour les faire craqué. Les autorités administratives et judiciaires chercheraient coûte que coûte leur coopération avec le pouvoir du général Mohamed Ould Abdel Aziz. Quand on essaye de parler aux autorités pénitentiaires, elles nous répondent sèchement que les ordres viennent d’en haut, qu’elles n’ont rien à expliquer, c’est tout. Les avocats de la défense se battent comme des lions depuis plusieurs jours pour obtenir un suivi médical et le droit aux soins, curieusement ce ne sont pas les juges qui ont le pouvoir de décision mais le procureur de la « république » Cheikh Ould Baba Ahmed qui avait promis une réponse rapide dans les meilleurs délais aux sollicitations des avocats mais il semble disparaitre dans la nature sinon il a décidé tout bonnement comme d’habitude dans ce pays de faire courir la défense. Il y a encore plus grave, nos camarades n’ont été condamnés que verbalement, la notification de la décision ne leur est parvenue depuis le 06 janvier 2011.

Donc ils ne peuvent se voir en cassation que si le trébuchant système judiciaire inféodé avec les esclavagistes accepte au moins l’envoi de la décision écrite. L’attitude des intellectuels et partis politiques mauritaniens est révoltante, en les lisant et écoutant ils sont tous des militants abolitionnistes mais sur les faits, c’est l’arbre du cache la forêt. Aucune solidarité ne s’est réellement manifestée, il y a eu énormément des communiqués de condamnations des arrestations des militants abolitionnistes par principe sans aucun suivi. L’appel à la générosité lancé par le FLERE n’a pas recueilli ne reste qu’une seule contribution ni des partis politiques ni du particulier Mauritanien lambda. On se demande comment peut on imposer la justice dans notre pays si nous ne sommes pas prêts à faire le moindre effort où sacrifice ? Les tunisiens et d’autres sont y arrivés pas en se résignant sur le sort scellé du langage fataliste MEKTOUB.

L’humoriste Coluche disait dans un sublime sketch tant que je gagne, je joue. Malheureusement c’est à ce jeu les officiers de l’armée mauritanienne jouent actuellement avec le peuple meurtri par la dictature depuis leur coup de force en 1978. Il faudra absolument dire haut et fort à ces officiers de pacotilles du luxe qu’ils déguerpissent, ils ne gagneront pas tous les jeux. Disons halte, ça suffit, assez d’injustice et y a en marre. Une pensée unique aux familles de nos camarades détenus arbitrairement depuis le 13 décembre 2010 qui souffrent beaucoup.

Solidarité et soutien total aux femmes, enfants en bas âges etc……………… des militants abolitionnistes en prison, si vous lisez ces lignes, faites un geste humanitaire Mesdames et Messieurs.

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