Category Archives: presse
• Boghé : Un mort, suite à des tirs de l’armée
Un véhicule transportant trois passagers a essuyé les tirs d’une unité militaire, stationnée à Boghé (Brakna). Bilan : un mort et deux blessés. L’incident s’est produit lorsque le véhicule, de retour de Boghé, a emprunté un chemin menant à une caserne militaire. Selon des sources journalistiques, les trois personnes ont été évacuées à Nouakchott dont l’une a succombé à ses blessures. La victime serait un homme qui était à Boghé pour les soins de son fils malade, ce dernier et le chauffeur du véhicule seraient en ce moment hospitalisés à Nouakchott.
Ce matin, un véhicule de type Toyota land Cruiser se serait approché de l’entrée du commandement de la 6° Région Militaire à Toujounine (banlieue-est de Nouakchott) et après des tirs de sommation, s’est volatilisé dans la nature. Des recherches intensives seraient actuellement menées pour le retrouver.
Il est à rappeler qu’une alerte rouge avait été déclenchée, hier, à Néma, suite à des informations faisant état de la présence de trois véhicules présumés d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), signalés à l’est de Djigueni.
Canalrim.info
Communiqué de l´IRA-Mauritanie
Nous avons appris avec stupeur la libération d’Oumoulmoumine mint BAKAR VALL, décision prise en flagrante violation du Droit mauritanien qui l’avait bien condamnée à six mois de prison ferme. En effet, sa condamnation pour exploitation de mineurs était déjà en soit une fuite en avant de la Justice mauritanienne qui continue à refuser d’instruire des dossiers pour des pratiques esclavagistes malgré le caractère évident des cas, jusque-là présentés par les organisations de défense de Droits humains.
Par ailleurs, IRA-Mauritanie dénonce avec force la complaisance de la Justice mauritanienne avec les groupes esclavagistes et lance un appel aux militants des Droits de l’Homme à rester soudés et vigilants pour une rupture totale avec la logique d’impunité des esclavagistes.
Fait, le 29 janvier 2011
Le Bureau Exécutif
مبادرة انبعاث الحركة الانعتاقية بموريتانيا
(إيرا موريتانيا)
بيـــــان
تلقينا بالأمس الخميس الموافق لــ28 يناير 2011 نبأ إطلاق صراح المدانة (أم المؤمنين منت بكار فال)، وذلك في تطور مفاجئ وبالغ الخطورة حيث كشف عن تلاعب فاضح بالعدالة، كما يثبت للجميع أن الحقوق لا زالت تتعرض للانتهاك بموريتانيا، ويتضح المثال على ذلك من خلال الافراج غير المتوقع عن هذه المدانة التي سبق وأن حكم عليها بالسجن ستة أشهر نافذة، منذ أقل من أسبوعين.
إن إدانة (أم المؤمنين منت بكار فال)، أصلا، بتهمة استغلال قاصرات، يكشف من جديد عن امتناع القضاء الموريتاني عن متابعة ملف المدانة المبلغ عنها من قبل مبادرتنا لأسباب ترتبط بقيامها باستعباد قاصرتين، لا زالتا رهينة حتى الآن لدى الأسياد كما هو مسجل لدى منظمات الدفاع عن حقوق الانسان.
وعلى الصعيد ذاته، يتأكد لنا ضلوع القضاء الموريتانية في التستر على مجموعات الاسترقاق، وبهذه المناسبة ندين بحزم الالتفاف الرسمي غير الأخلاقي على الإدانة السابقة الصادرة بحق المفرج عنها. كما نطلق نداء إلى نشطاء حقوق الانسان للبقاء منتبهين ويقظين لإحداث قطيعة تامة مع عقليات الافلات من العقاب في مجال الممارسات الاستعبادية.
نواذيبو في 29 يناير 2011
EGYPTE : La rue exige toujours le départ de Moubarak
Des milliers de manifestants affluent une nouvelle fois, ce dimanche 30 janvier 2011, dans le centre du Caire pour demander le départ du président Moubarak. Ce dernier a visité un centre opérationnel de l’armée. La retransmission d’al-Jazira par satellite est interrompue. Les Américains sont encouragés à partir. Le mot d’ordre est toujours le même depuis vendredi, c’est tout le pouvoir qui doit changer de mains. Samedi, les slogans étaient même encore plus explicites : Moubarak dehors, certains arboraient des affiches avec un portrait du président égyptien barré d’une croix. L’annonce d’un nouveau gouvernement n’a pas réussi à calmer les manifestants.
Mona brave déjà le couvre-feu depuis quatre heures de l’après-midi, elle continue à réclamer le départ du président : «Je veux que Hosni Moubarak s’en aille, On ne veut ni Omar Souleimane, ni personne d’autre du système. Il faut faire des élections et que le peuple choisisse son président ». « On a besoin d’une personnalité indépendante, comme par exemple Amr Moussa qui peut diriger un gouvernement transitoire et on pourrait avoir des élections indépendantes et transparentes. Quel est le problème ? On a vécu trente ans avec ce régime, moi j’ai 36 ans, j’ai vécu l’injustice, la discrimination, la corruption, pourquoi, pourquoi il reste aussi longtemps au pouvoir ? Ca suffit, ça suffit Moubarak ! », ajoute-elle .
Omar travaille dans le tourisme, malgré la chute de ses affaires ces derniers jours, il veut continuer à manifester : « Mon argent, il vient de l’extérieur, des touristes, pas du gouvernement. Je vends des souvenirs aux touristes. Donc mon argent, mon salaire, ma survie, je la dois aux étrangers, Français, Anglais, Américains, Allemands, Tunisiens, Australiens, peu importe. Tout cela pour dire que le gouvernement ne me donne aucune aide. Ce qu’on veut dire aux gens de l’extérieur, c’est qu’on peut attendre un an s’il le faut, et pas seulement un mois, dans la rue, mais après au moins il y aura le changement ».
Nadia n’a pas été payée depuis deux mois : « Ma mère est femme au foyer. Moi je travaille dans une administration, et j’ai toujours des retards de salaire. Je souffre beaucoup, mon frère aussi, tout le monde, toute la société, et c’est ça le problème en ce moment, c’est que tout le monde souffre. Je suis professeur dans l’éducation nationale, mais cela fait deux mois que je n’ai pas été payée, c’est un poids supplémentaire pour ma mère qui elle-même touche une toute petite retraite. Je ne vois pas d’issue. Je n’accepterai pas ce changement de gouvernement qu’on nous propose. Je n’accepterai qu’une seule chose, c’est que Moubarak dégage. On ne veut plus qu’il soit au pouvoir ».
Non loin d’elle, Omar crie « Moubarak, dégage ! on n’a pas besoin de lui, on ne l’aime pas, on le hait. Plus de 40% des Egyptiens vivent sous le seuil de pauvreté. On vit dans la misère (…) à cause de Hosni Moubarak . Nous voulons, dit-il, que vous soyez avec les Egyptiens, c’est ce que nous attendons de vous : les Français, les Anglais, les Américains, que vous soyez aux côtés du peuple égyptien et non pas du côté du gouvernement. L’armée est avec les Egyptiens (…). Elle est là pour protéger les gens, pas pour les tuer. Le gouvernement et Moubarak ont exercé des pressions sur l’armée pour qu’elle réprime le peuple, mais l’armée n’a pas accepté (…).
Le soir du 29 janvier, des bâtiments étaient en feu, la capitale était livrée aux casseurs et aux pillards. L’armée a appelé la population au respect du couvre-feu, notamment, pour lui permettre de faire face au phénomène de pillage. Des comités de quartier se sont formés pour résister aux pillards.
Dans la capitale, la police a tiré à balles réelles sur des manifestants qui tentaient hier d’investir le ministère de l’Intérieur faisant trois morts. Pour la seule journée du 29 janvier, 68 personnes ont été tuées au Caire, à Suez et à Alexandrie dont 17 personnes abattues par la police à Béni Youssef, au sud de la capitale.
Avec notre envoyée spéciale au Caire, Véronique Gaymard-RFI
Crise ivoirienne : l’Union africaine met en place un «panel» de chefs d’Etat en vue d’une solution
Le 16e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine commence véritablement le dimanche 30 janvier à Addis Abeba en Ethiopie. Et d’ici là, se succèdent les réunions préparatoires. Vendredi soir, s’est tenue celle du « conseil de paix et de sécurité » (l’organe chargé des conflits au sein de l’UA). Cette instance de l’UA présidée par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a décidé de la mise en place d’un « panel » de cinq chefs d’Etat sur la crise ivoirienne. Un panel dont les décisions seront rendues d’ici à un mois et seront « contraignantes »pour toutes les parties ivoiriennes.
C’est un panel de chefs d’Etat représentant toutes les régions africaines que le « conseil de paix et de sécurité » de l’Union a décidé de confier la lourde tâche de trouver une solution à la crise ivoirienne.
Dans un communiqué publié après cinq longues heures de débat à huis clos, les chefs d’Etat, membres du conseil, indiquent que ce panel sera chargé de mener des consultations avec les deux protagonistes. Ils disposeront d’un mois pour rendre leurs conclusions. Des conclusions qui toujours, selon le communiqué final, seront « contraignantes » tant pour Laurent Gbagbo que pour Alassane Ouattara.
Le « conseil de paix et de sécurité » précise que ce groupe de chefs d’Etat devra travailler sans remettre en cause les précédentes décisions de la Cédéao et de l’Union africaine. En clair, cela veut dire qu’ils continuent de considérer qu’Alassane Ouattara est le président élu de Côte d’Ivoire.
Il n’en reste pas moins que cette décision en forme de temporisation a fait grincer quelques dents du côté des pays les plus résolus à forcer le départ de Laurent Gbagbo.
Avec notre envoyée spéciale à Addis Abeba, Donaig Le Du- RFI
Qui veut enflammer les FLAM ?
Depuis quelques temps, il y’a un remue ménage au sein de l’organisation, FLAM (Force de Libération Africaines de Mauritanie).Le pouvoir et ses acolytes nous avaient habitués à des attaques contre les FLAM, mais cette fois-ci les attaques proviennent des personnes se présentant comme étant des membres ou anciens membres de l’organisation lui même. Ce sont les personnes les plus influentes au sein de l’organisation qui sont visées, par exemple le porte parole de l’organisation.
S’agit il d’un véritable mouvement d’humeur au sein de l’organisation ou bien une tentative de déstabiliser l’organisation qui, sans doute gène de plus en plus ?
Survivra, ne survivra pas mais une chose est claire les FLAM ont survécu à plusieurs dissidences mais aussi plusieurs années de diabolisation de la part du gouvernement de Taya.
S’il s’agit du retour de la campagne de diabolisation, ce n’est qu’une autre preuve que le régime d’Ould Abdel Aziz est la veritable réincarnation du régime d’Ould Taya.
Mahmoud Sy
pleinrim.info





