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Le RFD s’en prend à Ould Abdel Aziz et accuse le parti au pouvoir de « stupidité » et « d’hypocrisie »
Le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), parti d’opposition que dirige Ahmed Ould Daddah, a qualifié le président Mohamed Ould Abdel Aziz de « gouvernant grandiloquent » qui gère le pays « et ses intérêts comme s’il s’agissait de sa propre boutique ». Dans une attaque frontale et un style au vitriol sans précédent, dans le langage du parti et de son président, un communiqué du Rfd a qualifié ceux qu’il a qualifié de « gens du parti au pouvoir » de stupidité, de lâcheté et d’hypocrisie ayant accordé leur suffrage à tous les régimes qui se sont succédé en Mauritanie, ajoutant que le « flot d’insultes adressées aux leaders de l’opposition ne fait que traduite l’anxiété face à l’avenir sombre » qui attend le régime au moment où tous les dictateurs se sont mis à trembler ».
Dans ce communiqué publié en guise de réponse à un autre du parti au pouvoir dans lequel il a qualifié les leaders de l’opposition de « vieux retraités de la politique » qui refusent de passer le témoin à de nouvelles générations, le RFD se demande « de quelles réalisations parlent-ils, alors qu’ils savent, plus que l’opposition, que le pays traverse les pires moments de son histoire dans leur régime dictatorial et gabégiste, dans une économie paralysée, sans pouvoir volonté autre que celle d’assister en spectateurs au pillage des ressources du pays, tout comme ils savent que la famine et la maladie sont à nos portes ainsi que le chômage alors que le gouvernant grandiloquent agit avec les intérêts de la Nation comme s’il s’agissait de sa propre boutique ».
Et le Rfd de poursuivre, en affirmant que les « gens du parti au pouvoir sont des hypocrites et des applaudisseurs qui rallient sans scrupules tous les pouvoirs qui se succèdent en Mauritanie, depuis la période postindépendance à nos jours et qu’il en sera ainsi demain et après demain. Le RFD conclut en disant que, comme leurs amis du parti national égyptien, les « gens du parti au pouvoir » descendront dans la rue pour manifester contre le régime en place, s’ils se rendent compte que le vent tourne en sa défaveur ; chose qui ne saurait tarder, ajoute le communiqué du RFD qui termine par cette adresse à l’UPR : « soyez sûrs que le vent de la liberté et du changement qui a emporté Ben Ali et s’apprête à en faire de même avec Moubarak arrivera inéluctablement et, en ce moment, ils ne sauront plus où aller ».
SAHARA MEDIAS
Affaire Mint Bacar Vall : les dessous d’un épisode judiciaire…entretien avec Me Ebety
Oumoulmounine Mint Bacar Vall, a été finalement remise en liberté jeudi dernier.Condamnée à six mois de réclusion, elle aura séjourné moins deux semaines en prison. À en croire des sources qui ont suivi l’affaire de près, sa défense aura profitée d’une faille dont la responsabilité incombe au juge du tribunal correctionnel….Evoquant cette affaire, Me Ebety affirme dans une interview au Rénovateur que « l’arrêt de la cour d’appel rendu aux fins d’annulation d’un mandat de dépôt délivré irrégulièrement est bien fondé…
Normalement un mandat de dépôt devait être décerné contre elle, au moment où le juge prononçait sa sentence. Mais celui-ci n’a délivré de mandat de dépôt que bien plus tard. Du coup la défense a fait appel, le mandat délivré irrégulièrement fut annulé, et Mint Bacar Vall s’est retrouvée libre. Cet épisode est l’ultime étape d’une longue mise en scène destinée à tirer l’accusée d’affaire.
Tout a commencé le 13 décembre 2010. Ce jour-là, Birane Ould Dah Abeid, à la tête d’un groupe de militants de Droits de l’Homme, porte plainte contre Mint Bacar Vall pour esclavagisme. Il s’attendait à ce que la lumière soit faite sur le cas de deux fillettes qui vivaient dans le domicile d’Oumoulmounine, situé à Arafat. Mais contre toute attente, Birane s’est retrouvé, avec un certain nombre de ses compagnons, dans les cellules du commissariat d’Arafat. Motifs invoqués : la police parle pelle- mêle de participation à une manifestation improvisée devant le domicile de Mint Bacar Vall, incitation à la violence, insultes racistes et assaut contre la police. Dès cet instant certains militants qui accompagnaient Birane en date du 13 décembre 2010, tirent sur la sonnette d’alarme. «Birane n’a pris part à aucune manifestation», dit Ithmane Ould Bidiel. «En fait, lorsque nous sommes arrivés au commissariat d’Arafat, on a trouvé une forte mobilisation des policiers devant nous, lesquels ont procédé à des arrestations ciblées. La machination consistait à nous empêcher d’assister à la déposition de deux fillettes, à isoler ces fillettes en vue de les influencer dans leur déposition et les amener à déclarer qu’elles n’étaient esclaves», poursuit-il. Aurait-il vu juste ? Quoiqu’il en soit Birane et six de ses compagnons seront bientôt condamnés à six mois de prison et l’affaire dite d’esclavage orientée vers le tribunal des mineures.
Le 16 janvier 2011, Mint Bacar Vall est condamnée à six (6) de prison ferme par le tribunal pour mineurs. Certains trouvent là que c’est un début timide de répression de l’exploitation des mineurs, d’autres par contre soutiennent que par la sentence prononcée, la justice cherche à couvrir Mint Bacar Vall et la soustraire à une condamnation pour esclaves. «Pour nous à S.O.S esclaves, les cas signalés à Arafat relève bien de l’esclavage», dira Boubacar Messaoud. «Puisque Birane a été envoyé en prison, il faillait poussé la mise en scène jusqu’à bout. Voilà pourquoi Mint Bacar a été condamnée», poursuit-il en substance. Eh ! bien la mise en scène est arrivée à son terme, jeudi dernier, date de la remise en liberté de Mint Bacar Vall qui a profité du fait qu’aucun mandat de dépôt n’a été délivré contre elle.
Interview avec Me Brahim Ould Ebety
Libération de Mint Bacar Vall : « L’arrêt de la cour d’appel confirmé par la cour suprême rendu aux fins d’annulation d’un mandat de dépôt délivré irrégulièrement est bien fondé… ».
Condamnée à six mois de réclusion ferme, Mint Bacar a séjourné un peu moins de deux semaines en prison. L’arrêt de la cour d’appel qui a permis sa libération a-t-il une valeur au regard de la loi ? Le Rénovateur a posé la question à un spécialiste, en l’occurrence Me Brahim Ould Ebety.
Le Rénovateur Quotidien : Alors qu’il portait plainte Birame Ould Dah Ould Abeïd s’est retrouvé en prison, que vous inspire cet épisode ?
Brahim Ould Ebety : il s’agit d’un épisode regrettable à plus d’un titre parce qu’il constitue une offense d’une part à l’ensemble des conventions internationales auxquelles la Mauritanie a adhéré et d’autre part à l’état de la législation nationale où le pays a inscrit son action et par l’ensemble de ses institutions dans la lutte pour l’éradication de l’esclavage sous toutes ses formes. En fait Birame Ould Dah Abeïd, dans le cadre de l’action de son initiative pour l’éradication de l’esclavage, après avoir découvert deux jeunes fillettes mineures d’origine harratine qui travaillent au domicile d’autrui, a porté les cas à la connaissance des autorités administratives et policières qui l’ont accompagné dans les lieux pour finir par la reconstitution de toutes les données relatives au type de pratique. En se référant alors aux données du dossier, il est difficile de distinguer la pratique esclavagiste de l’exploitation de mineurs dès lors où il s’agit de fillettes mineurs et d’origine harratine. Il se dégage des deux cas et de leurs caractéristiques telles qu’elles apparaissent nettement que sa poursuite et par voie de conséquence sa condamnation tend plutôt à couvrir ou à atténuer la gravité des pratiques découvertes, eu égard aux données des deux cas qui ne peuvent être qualifiés, conformément à l’état de notre législation, que de pratiques esclavagistes.
Le Rénovateur Quotidien : Mint Bacar Vall devait être jugée pour esclavage et non pour exploitation des mineures, soutiennent les militants de Droits de l’Homme, êtes-vous de cet avis, Me? Si oui quelles sont les raisons ?
B.O.E : Dès lors où les cas sont ainsi définis, il s‘en suit que le régime de leur poursuite est régi par la loi portant répression des pratiques esclavagistes.
Le Rénovateur Quotidien : L’arrêt de la chambre correctionnelle de la cour d’appel qui a remis Mint Bacar Vall en liberté, a-t-il une valeur au regard de la loi?
B.O.E : j’estime que l’arrêt de la cour d’appel statuant en chambre de conseil sur appel contre le mandat de dépôt, sans préjudicier au fond, et tel que confirmé par la cour suprême est bien fondé aux motifs que la femme était en liberté et que le juge de premier degré (tribunal correctionnel) en la condamnant sans décerner mandat au moment du prononcé de sa décision et après appel de sa défense du jugement au fond ne peut plus en délivrer parce que dessaisi du dossier par l’acte d’appel. Il s’en suit que l’arrêt de la cour d’appel confirmé par la cour suprême rendu aux fins d’annulation d’un mandat de dépôt délivré irrégulièrement est bien fondé, eu égard à l’état de notre législation où nous devons nous efforcer à tous les niveaux d’imprimer, au moins dans les formes, la rigueur de la légalité aux décisions judiciaires.
Dossier réalisé par Samba Camara –LE RÉNOVATEUR
Egypte : une journée décisive
Au huitième jour de la contestation en Egypte, la pression de la rue de fléchit pas. Plus de 5 000 personnes sont déjà rassemblées dans le centre du Caire pour les « marches d’un million» ce mardi 2 février 2011 en début de matinée. Une manifestation géante malgré l’annonce la veille d’un nouveau gouvernement et de l’ouverture d’un dialogue,réclamant le départ de Hosni Moubarak. La veille, l’armée a déclaré que les revendications du peuple étaient «légitimes» et s’est engagée à ne pas faire usage de la force contre les manifestants.
Cette révolte est d’une ampleur sans précédent. Le mouvement de contestation a lancé lundi un appel à la grève générale et à des «marches d’un million» de personnes ce 1er février au Caire et à Alexandrie. Déjà, des milliers de manifestants sont réunis sur la grande place Tahrir (Libération), épicentre des rassemblements. Ils brandissent des slogans hostiles au président égyptien comme « dehors Moubarak», et des affiches représentant le président pendu, ou sa photo avec la mention « ta tête va tomber ». De nombreuses personnes ont passé même la nuit, sur place, rejointes progressivement par d’autres manifestants, ce matin.Des hélicoptères survolent régulièrement le centre du Caire, et l’armée contrôle de nombreux accès au centre-ville. Pour empêcher les mouvements vers la capitale, le trafic ferroviaire a été suspendu. Depuis ce matin, internet est bloqué et le service de messagerie mobile, très perturbé. Pas de quoi décourager cependant les manifestants. Un rassemblement géant est également attendu à Alexandrie, la deuxième ville du pays, sur la côte méditerranéenne.
Face à l’évolution de cette situation, le nouveau vice-président, Omar Souleimane, a été chargé lundi par le président d’ouvrir un dialogue immédiat avec l’opposition.« J’ai été chargé par le président de la République d’entreprendre des contacts immédiats avec toutes les forces politiques pour discuter de toutes les questions et notamment des réformes constitutionnelles et législatives », a déclaré le général Omar Souleimane.
Le fait que le vice-président mentionne toutes les formations signifient que ces contacts concernent aussi les jeunes de Facebook qui ont lancé le mouvement de contestation. La déclaration d’ouverture de Omar Souleimane arrive après une série de développements rapides.
Dans un communiqué à la télévision d’Etat, le porte-parole du ministère de la Défense a affirmé que « l’armée est consciente de la légitimité des demandes des citoyens et qu’elle n’utilisera pas la force contre le peuple ». Une déclaration qui exprime une certaine prise de distance à l’égard du chef de l’Etat, puisque la principale revendication des contestataires est le départ de Hosni Moubarak. Si l’armée se dit favorable à la liberté d’expression, elle a toutefois mis en garde contre toute violation de la loi, c’est-à-dire les casseurs et les pilleurs notamment en perspective de la marche du 1er février dont l’objectif est de rassembler un million de personnes.
Le plus grand rassemblement de l’histoire
Ce million de manifestants annoncé est surtout un symbole. Du fait du couvre-feu, il est actuellement difficile de se déplacer au Caire et à Alexandrie. Il s’agit en fait d’organiser le plus grand rassemblement de l’histoire du pays.
Cette marche d’un million comme on l’appelle ne fait pas l’unanimité. Une partie des manifestants y est opposée. Marcher en direction du siège de la télévision étatique comporte des risques estiment des manifestants. On craint notamment l’infiltration de casseurs et de pilleurs qui pourraient faire perdre l’aspect pacifique du mouvement et braquer l’armée qui jusqu’à présent a fait preuve de bienveillance.
Autre sujet de discorde, la tentative de récupération de la part de forces politiques du mouvement des jeunes. A Alexandrie et à Mahallah dans le delta, c’est la confrérie des Frères musulmans qui s’est placée au premier rang et les jeunes manifestants au Caire ne le souhaitent pas.
Parallèlement, les premières affiches religieuses apparaissent sur la place Tahrir avec ce slogan : « L’islam est la seule solution ». Les Frères musulmans s’apprêtent aussi à participer massivement aux manifestations de mardi au Caire et d’Alexandrie.
RFI
Réfugiés mauritaniens:visas humanitaires pour l´Australie
La famille Sow d’origine mauritanienne a bénéficié d’un visa humanitaire pour s’établir en Australie. Cinq de ses 6 enfants sont déjà à Eddystone, une école primaire d’anglais intensif à Heathridge où étudient 100 élèves de 31 nationalités. Leur père Amadou Sow qui était agriculteur et taximan au Sénégal va, lui aussi, à des cours de langue. Il ne cesse de louer Allah pour avoir bénie sa famille en lui permettant de quitter un camp de réfugiés au Sénégal pour s’installer en Australie. Mister Sow et son épouse Yassin ont vécu 19 ans dans un camp de réfugiés où tous leurs enfants sont nés. Depuis, ils se battent de toutes leurs forces pour trouver un meilleur sort à leurs angelots.
En Australie ces petits bouts d’homme vont apprendre, grandir et vivre plus dignement.
La fille ainée, Fatimata, 13 ans, fera son entrée à Greenwood Senior High School tandis que quatre autres iront à la maternelle. Joueur de football en herbe, Ibrahim rêve d’être un champion dans son sport favori.
rim24.inf0
Wade, Colonel Ely à Auschwitz
Une délégation de quelque 200 personnalités de tous horizons, dont plusieurs président africains, se rend mardi 1er février dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau (Pologne) pour commémorer l’Holocauste.Le président sénégalais, Abdoulaye Wade ; les anciens présidents Ely Ould Mohamed Vall (Mauritanie) et béninois (Nicéphore Soglo) ; les maires de Rabat (Fathallah Oualalou), Casablanca (Mohamed Sajid), Fès (Abdelhamid Chabat), Libreville (Jean-François Ntoutoume Emane), Bamako (Adama Sangare) et Ouagadougou (Simon Compaoré) ; mais aussi Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger ; Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie et député d’Alger ; Rama Yade, la déléguée permanente de la France auprès de l’Unesco, et la Tanzanienne Asha-Rose Migiro, vice-secrétaire générale des Nations unies, figureront parmi les quelque cent cinquante personnalités qui se rendront à Auschwitz-Birkenau, le 1er février, à l’occasion de la commémoration de la libération du camp de concentration et d’extermination nazi. Cette délégation de quelque 200 personnalités sera conduite par, notamment, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, et Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco. Elle sera composée de survivants du camp, ainsi que de personnalités du monde politique, religieux et intellectuel venues d’une quarantaine de pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient.
La journée commencera à 11h50 par la visite du camp d’extermination Auschwitz II Birkenau où la délégation sera répartie en quatre groupes en compagnie d’un guide et d’anciens déportés. Il y aura ensuite des prières oecuméniques, un dépôt des gerbes à la mémoire des victimes de la Shoah, une minute de silence, puis l’après-midi une visite du camp de concentration Auschwitz I, selon le programme.
JEUNE AFRIQUE





