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Mauritanie : remaniement ministériel
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a procédé ce soir à un léger remaniement de son gouvernement, changeant à nouveau de ministre des Finances, deux mois seulement après la nomination du précédent, selon un décret lu à la télévision nationale. Le ministère des Finances est confié à Thiam Dioumbar, précédemment trésorier général. Il remplace à ce poste Amadi Camara, qui avait été nommé le 15 décembre 2010. Ce dernier hérite du ministère de l’Environnement. Le ministère du Pétrole et de l’Energie revient, dans la nouvelle équipe, à Taleb Ould Abdi Vall, ancien directeur de la Société nationale industrielle et minière (SNIM). Le précédent titulaire de ce portefeuille, Wane Ibrahima Lamine, quitte le gouvernement.
Le ministère de l’Industrie et des Mines a disparu de la nouvelle nomenclature et son titulaire, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa a été évincé du gouvernement. Les Mines sont à présent rattachées au ministère du Pétrole et de l’énergie. L’Industrie est rattachée au ministère du Commerce.
Le changement concerne par ailleurs le ministère de la Santé, qui revient à Ba Husseinou Hamadi, en remplacement de Cheikh Ould Horma, qui n’a plus de fonctions ministérielles.
AFP
Mauritanie : remaniement ministériel
Le Président de la République, Mohamed Ould Abdelaziz, a procédé, ce samedi 12 février 2011 à un remaniement ministériel, qui a concerné, les départements des Finances, de la Santé, de l’Industrie, du Pétrole et de l’Environnement. Par ce mouvement, l’ex-ministre trésorier général de la République, Thiam Diombar, devient Ministre des Finances à la place de Camara Amadi, qui a été relégué ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Environnement. L’ancien titulaire de l’Environnement, Ba Housseinou Hamadi, devient Ministre de la Santé à la place du Docteur Cheikh El Mokhtar Ould Ould Horma Ould Babana, qui aurait été impliqué dans plusieurs « affaires » épinglées par l’Inspection Générale des Finances. Le nouveau Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines est l’actuel Administrateur Directeur Général de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), Taleb Ould AbdiVall qui hérite du ministère de Wane Ibrahima Lamine (Pétrole et Energie) en plus des Mines. L’autre « morceau » de l’ancien Ministère des Mines et de l’Industrie atterrit au Commerce où l’actuel titulaire, Bamba Ould Darmane, devient Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme. L’ancien ministre des Mines et de l’Industrie, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, serait lui aussi impliqué dans des scandales de mauvaise gestion. Ce remaniement a surpris les observateurs qui s’attendaient à un grand chambardement gouvernemental.
Mauritanie 24
Respect au peuple égyptien !Par Jean-Baptiste Placca
Feux d’artifice sur la place Tahrir. La célèbre et désormais historique place de la Libération a eu raison du raïs. Hosni Moubarak a donc quitté le Caire – et le pouvoir – en milieu de journée, ce 11 février, déclenchant chez les Egyptiens une exultation qui irradie la terre entière. Sur tous les fronts rayonne un sublime bonheur, comme une huile vivifiante.
Ben Ali en janvier, Moubarak en février : deux autocrates défaits, en l’espace d’un mois, par des populations aux mains nues ! Il faut croire que le dieu des dictateurs a choisi 2011 pour partir en congés. Une année sabbatique ! Pour les peuples écrasés par des despotes plus ou moins éclairés, une fenêtre de tir s’ouvre vers la liberté. La peur a changé de camp.
Jusqu’au bout, Hosni Moubarak a rusé pour survivre politiquement. Il a testé, de diverses manières, la détermination des manifestants. En vain. Le général a rappelé ses campagnes victorieuses, excité le patriotisme des Egyptiens, sans plus de succès. En désespoir de cause, il a lâché l’essentiel de ses prérogatives, mais c’était trop peu, et déjà trop tard. Ainsi s’achève la carrière d’un vieux dictateur, qui rêvait de transmettre le pouvoir à son fils. En dix-huit jours, les Egyptiens auront donc réglé, proprement, deux problèmes majeurs de la vie politique nationale.
L’impressionnante capacité d’organisation et de mobilisation de ce peuple sera, à jamais, un sujet de méditation pour toutes les nations confrontées à des régimes forts, durs, répressifs.
Durant la courte agonie du régime Moubarak, l’on a beaucoup disserté sur les hésitations, l’extrême prudence de l’administration américaine. Et pourtant, vous ne pouvez imaginer tous les peuples du monde arabe – et d’Afrique – qui voudraient voir Obama se mêler de la démocratisation de leur pays, comme il l’a fait pour la Tunisie, et plus encore pour l’Egypte.
Si ce que viennent de vivre ces deux peuples est une maladie, alors, que vienne la contagion ! L’épidémie ! A chaque peuple de comprendre ce qu’il est en droit d’exiger désormais de ses dirigeants, ce qu’il ne peut plus accepter d’eux. Pour le reste, les Tunisiens et les Egyptiens nous enseignent que lorsqu’une nation désire réellement la liberté, rien ne peut l’arrêter. Obama, pour dire cela, a cité, ce 11 février 2011, le Dr Martin Luther King, s’exprimant à Accra, lors de l’indépendance du Ghana, en avril 1957 : « il y a quelque chose de particulier dans l’âme qui crie pour la liberté ».
Communiqué de la Coordination de l´Opposition Démocratique
La situation politique en République Arabe d’Egypte a connu aujourd’hui un développement historique ; son grand peuple ayant renversé le régime autoritaire qui gouverne le pays depuis trois décennies.
Par cet exploit historique, le peuple égyptien prouve que la volonté des peuples ne peut être vaincue et que ces derniers n’acceptent plus d’être gouvernés contre leur gré. Il a prouvé aussi que face à l’élan intrépide de nos peuples et leur détermination à se débarrasser de la tyrannie, l’obstination des régimes absolutistes dans notre monde arabe et leur espoir de se pérenniser sont désormais vains.
A cette occasion dont se réjouissent tous les peuples arabes, la Coordination de l’Opposition Démocratique :
– félicite le vaillant peuple égyptien pour le succès de sa glorieuse révolution et souhaite qu’il réalise le changement démocratique payé par les martyrs au prix de leur sang ;
– appelle tous les régimes arabes, et surtout, celui de Mohamed Ould Abdel Aziz, à tirer les leçons de ce qui est arrivé en Egypte et avant elle en Tunisie et se plier aux exigences de démocratie et d’émancipation exprimées par leurs peuples.
Nouakchott, le 11 Février 2011
La Commission de communication
Après 30 ans au pouvoir, Moubarak chassé par la rue
Le président Hosni Moubarak, chassé vendredi par la rue après dix-huit jours d’une contestation populaire sans précédent, a gouverné l’Egypte sans partage pendant trois décennies.M. Moubarak quitte la présidence de l’Egypte et remet le pouvoir à l’armée, a annoncé en fin de journée le vice-président Omar Souleimane lors d’une brève intervention télévisée. Cette annonce est intervenue peu après celle du départ du raïs et de sa famille pour Charm el-Cheikh, dans le Sinaï égyptien.
Cet homme de 82 ans, qui avait érigé la stabilité de son régime autoritaire en dogme, s’était accroché au pouvoir ces deux dernières semaines malgré un mouvement populaire d’une ampleur croissante lancé pour dénoncer les maux de son règne: chômage, pauvreté, corruption, libertés étouffées, violences policières.
Mais ses multiples annonces pour tenter de calmer la rue, dont celle qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la présidentielle de septembre, ont été vaines: ses détracteurs ont continué de réclamer son départ immédiat.
Durant ses années au pouvoir, aux multiples appels -y compris des Etats-Unis- en faveur d’une ouverture du système, il a opposé régulièrement le spectre d’une déstabilisation catastrophique du plus peuplé des pays arabes (plus de 80 millions d’habitants).
Cet homme sans grand charisme a succédé en 1981 au président Anouar al-Sadate qui a été assassiné par des islamistes, deux ans après avoir été le premier dirigeant arabe à signer la paix avec Israël.
Pragmatique, volontiers patelin, aimant les tournées à travers le pays, M. Moubarak, l’un des dirigeants les plus anciens du monde arabe, a maintenu contre vents et marées l’ancrage de son pays dans le camp pro-américain et préservé les accords de paix avec Israël.
Ancien commandant de l’armée de l’air, il a réussi à maintenir jusqu’au 25 janvier la stabilité de l’Egypte -et la sienne propre- en s’appuyant sur un redoutable appareil policier et un système politique dominé par un parti à sa dévotion.
Il s’est aussi montré un adversaire résolu de l’islamisme radical façon Al-Qaïda. Mais il n’a pas réussi à enrayer la montée d’un islam traditionaliste, inspiré par le mouvement des Frères musulmans toujours puissant malgré de récents revers électoraux.
Avec sa silhouette trapue, sa chevelure toujours drue malgré l’âge et son regard souvent caché par des lunettes de soleil, M. Moubarak est devenu au fil des ans une figure familière des réunions internationales, imposant l’Egypte comme un pilier modéré au sein du monde arabe.
Né le 4 mai 1928 dans une famille de la petite bourgeoisie rurale du delta du Nil, Mohammed Hosni Moubarak a fait ses preuves dans l’armée, jusqu’à devenir commandant en chef des forces aériennes puis vice-président en avril 1975.
Au cours de sa longue carrière, il a échappé à au moins six tentatives d’attentat, et n’a jamais levé l’état d’urgence mis en place depuis son accession au pouvoir.
La montée en puissance de son fils cadet, Gamal, proche des milieux d’affaires, avait nourri les suspicions d’une transmission “héréditaire” du pouvoir lors de la présidentielle de septembre 2011, provoquant les protestations de l’opposition.
Malgré l’ouverture de l’économie qui a permis ces dernières années d’amorcer un décollage économique et l’émergence de “champions” égyptiens dans le domaine des télécoms ou du bâtiment, quelque 40% des Egyptiens continuent de vivre avec moins de deux dollars par jour, selon des statistiques internationales, alors que le pays est mis en cause pour des affaires de corruption.
M. Moubarak, opéré de la vésicule biliaire et d’un polype du duodénum en 2010, a un autre fils, Alaa, de son mariage avec Suzanne Thabet, “première dame” d’Egypte réputée influente auprès de son mari.
© 2011 AFP
Yarba ould Sghair, un hartani comme il faut…
Ne connaissant pas le monsieur mais ayant constaté que très vite, il sortit de l’anonymat pour arriver aux oreilles et à la vue du citoyen lambda, je me suis dit « qu’a-t-il donc fait pour mériter autant de promotions ? ». En pleine affaire Birame, le voilà nommé Secrétaire exécutif chargé de la Promotion sociale et des Droits de l’Homme, puis aujourd’hui le voilà à la tête de l’AMI.
J’ai donc navigué sur le net pour savoir ce que son profil a d’exceptionnel et là en un click, j’ai trouvé ! Son nom et son numéro de téléphone figurent en tête de la liste d’un groupe de haratines formé le 5 avril dernier proclamant leur attachement à un certain nombre d’allégeances dont l’attachement à l’arabité, de seconde main ou de seconde chaîne, des haratines comme si l’identité pouvait ainsi être proclamée sous forme d’attachement ! (sic )
Quand vous proclamez « votre attachement à » c’est que cet attachement ne va pas de soi c’est reconnaître de fait que l’arabité des Haratines est une affaire d’allégeance tout comme une sorte de double nationalité prise pour divers intérêts et autres conforts qui permettent de ne pas subir le poids des frontières de l’exclusion dans son propre pays.
Chacun a le droit de faire comme il l’entend mais à moins de renier leur sang nègre, celui de leurs ancêtres qui ont été réduits à l’esclavage sous d’atroces souffrances et d’innommables malheurs, faisant ainsi aux leurs un double crime celui de l’histoire et celui de la mémoire, il faudrait aussi à l’instar de notre constitution que tout hartani qui se proclamerait attaché à son identité arabe ajoute qu’elle est indissociable de son identité noire africaine sinon cela signifie renier son sang.
Pour le reste, le groupe de cadres haratines d’où le nom de Yarba est sorti comme si le pouvoir avait pris, sans regarder de près, le premier nom de la liste, ce groupe proclame ceci pour se différencier des autres haratines, ceux qui font appel à l’étranger pour les aider à alléger la misère des leurs , je cite « – le refus du recours à toute partie extérieure, quelle qu’elle soit, pour résoudre les problèmes de marginalisation et de pauvreté dont souffrent certaines franges sociales. »
Pourquoi refuser de demander de l’aide à l’extérieur pour les haratines, n’est-ce pas ce que fait le gouvernement en mendiant partout chez tous les pays arabes et du monde ? Que fait le pouvoir sinon demander jour et nuit de l’aide partout mais les haratines ne devraient pas ! même pour pouvoir « résoudre les problèmes de marginalisation et de pauvreté dont souffrent certaines franges sociales »
C’est tout simplement scandaleux ! voici le reste des attachements qui font le hartani comme il faut sauf que promouvoir quelqu’un qui signe pareil pacte cela n’apporte rien à la cause des haratines vu qu’appartenir à cette liste signifie quasiment non pas voir son identité intégrée mais assimilée voire diluée. Les seuls postes qui peuvent servir la cause des haratines c’est au moins un général Hartani, de nombreux officiers haratines bien formés, leur carrière respectée sans injustice et en finir avec ce genre de statistiques :
« Sur 29 ministres il y a 20 Maures et trois Harratines (et quels Haratines ?) et c’est là où les derniers sont le mieux représenté, les SGs des ministère sont 28 dont 26 Maures et 0 hartani, les directeur centraux plus de 500, presque tous des maures et les haratines ne dépassent pas 5, les ambassadeurs sont tous des maures sauf un. Au niveau des walis, pas de haratines et quand on regarde du côté des hakems, on découvre un sur 54. Etc. »
Ce n’est certainement pas en faisant la promotion des haratines comme il faut aux yeux d’un système raciste pour lequel un bon hartani est un hartani qui fait profil bas face aux malheurs de sa communauté qu’il ne reconnaît pas distincte des deux autres communautés négro-mauritanienne et arabo-berbère.
Voyez comment le pouvoir promeut en flèche le premier nom de cette liste des « haratines s’organisent » comme si le pouvoir s’était dit « par les temps qui courent, il nous faut marquer les esprits par une promotion d’un H, qu’avons-nous sous la main ? Et là, un chauvin répond : excellence nous avons là sous la main un panel de haratines comme il faut qui nous l’ont fait remarquer comme il fallait, ne ratons pas cette chance de montrer aux autres le chemin des faveurs. » Très bien ! répond l’excellence, montrez-moi cette liste ! la voilà ! Ah ! prenez le premier car s’il est en tête c’est qu’il a tout compris… »
Extrait
« – leur attachement à l’unité nationale et à la cohésion sociale du peuple mauritanien ;
– leur attachement à l’identité arabe des Haratines ;
– le traitement des problèmes dans un cadre national global, sauf si la gravité de certaines situations appelle une discrimination positive ;
– l’appui au programme du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et à la politique de son Gouvernement ;
– l’adhésion à L’union Pour la République (UPR);
– le refus du recours à toute partie extérieure, quelle qu’elle soit, pour résoudre les problèmes de marginalisation et de pauvreté dont souffrent certaines franges sociales. »
CHEZVLANE





