Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Des blessés dans une violente manifestation à Nouakchott

altPlusieurs manifestants ainsi que des policiers ont été blessés au cours des violentes manifestations organisées le 8 mars à Nouakchott. Des blessés (au nombre encore indéterminé) ont été transportés aux urgences de l’hôpital national. La police a également procédé à plusieurs interpellations au sein des manifestants. Les escarmouches se poursuivaient après la prière du crépuscule entre des groupes de manifestants et des policiers aux abords de la place des Blocs au centre de Nouakchott. Selon divers témoignages les policiers ont été particulièrement violents  faisant craindre une radicalisation du mouvement de la jeunesse du 25 février? pacfique jusqu’ici . Les partis RFD, Tawassoul ainsi qu’un des dirigeants de l’UFP ont denoncé la violence de la repression policiere menée contre la jeunesse. Certains des correspondants de la Presse étrangere accredités en Mauritanie(al-Jazeera, AFP et d’autres, suspectés de “bosser” avec le regime en place, ont passé sous silence la manifestation du 8 mars et sa repression.

 TAHALIL-HEBDO

 Communiqué de la coordination de la jeunesse du 25 février

La coordination de la jeunesse du 25 février se déclare stupéfaite et choquée de la répression barbare par laquelle le système a fait face à la jeunesse mauritanienne en l’empêchant ce mardi 08 mars d’exprimer ses opinions et ses aspirations à la réforme, au changement et à la lutte contre la gabegie.Elle considère par ailleurs que le Régime est seul responsable et doit assumer les conséquences de sa répression contraire à l’esprit et à la lettre de la constitution Mauritanienne et aux principes des droits humains. La coordination se déclare aussi profondément choquée par le déchiquetage public du drapeau national par des éléments de la Sureté Nationale.

Il est apparu aujourd’hui qu’aux yeux du système, la vie, la sécurité, les aspirations et les espoirs de la jeunesse Mauritanienne revêtent moins d’importance que l’encerclement de la Place des Blocs qui n’abrite pourtant pas le moindre bâtiment ou bien et qui a été bradée dans des circonstances douteuses et suivant des procédures contestées. Une telle Place a bénéficié de plus de protection que les maisons de paisibles citoyens, le marché centrale ne Nouakchott et les institutions bancaires vers lesquels, d’ailleurs, la police n’a cessé de repousser les manifestants espérant ainsi que des détériorations y seraient portées afin de justifier encore plus de répression. Ce que les manifestants ont très vite compris et se sont refusé à tomber dans ce piège.

La coordination avait l’intention de rendre publique, une plateforme revendicative avant le jeudi prochain mais suite à l’usage démesuré de la violence par le système, elle décide de suspendre la publication de ladite Plateforme jusqu’à satisfaction des conditions suivantes :

La sanction des responsables sécuritaires de l’agression violente des manifestants pacifiques ;

La formulation officielle d’excuses claires à la jeunesse mauritanienne ;

La non-répression du meeting du vendredi 11 Mars prochain qui a été annoncé précédemment dans notre programme hebdomadaire et qui se reste maintenu pour ce vendredi après la prière du vendredi à la place des blocs et jusqu’à 8 h du soir.

La coordination exprime, enfin, ses meilleurs considérations à la jeunesse pacifique, civilisée et porteuse de revendications légitimes et nobles.

 Le 8 mars 2011 Coordination de la jeunesse du 25 février

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Affrontements entre police et manifestants sur la Place des Blocs Rouges

altSelon le reporter de l’ANI, des affrontements ont eu lieu, mardi après-midi, entre manifestants et police antiémeute , sur la Place des Bloc Rouges en plein centre de la capitale. La police a occupé, depuis le matin, cet espace sur lequel la « Jeunesse du 2 février » comptait organiser un meeting de revendication de réformes interdisant tout attroupement. Les premiers groupes ayant investi la place, bravant les menaces de la police, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène. Ils ont alors riposté par des jets de pierres en direction des policiers. Des renforts de police antiémeutes ont afflué vers la place des blocs où les manifestants, arborant des banderoles portant des slogans en faveur de reformes urgentes, continuent encore à harceler les forces de l’ordre. Ces dernières tiennent, apparemment, à l’interdiction ferme de toute présence de manifestants.

ANI

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Rapatriés mauritaniens: Déclaration de la Fonadh

altDepuis quelques jours, une tension est nettement perceptible au sein des sites des rapatriés au Brakna. Cette situation est imputable à la façon pour le moins incorrecte avec laquelle la Direction régionale de l’Education Nationale ( DREN) a procédé pour le recrutement des enseignants à affecter dans les écoles des sites de rapatriés. Il convient tout d’abord de rappeler que depuis 2008, année des premiers convois de rapatriement des anciens déportés mauritaniens au Sénégal, l’ANAIR a entrepris des actions non négligeables pour suppléer les carences des services compétents de l’Etat, en matière d’éducation des enfants rapatriés : constructions de salles de classe provisoires, construction de salles de classe aux normes, livraison de matériel et d’équipements, recrutement d’enseignants, etc. Au cours de l’année scolaire 2009 – 2010, l’ANAIR a effectivement recruté des enseignants (25 au Brakna et 6 au Trarza), en collaboration étroite avec les DREN (tests organisés par ces dernières), en privilégiant les rapatriés qui répondaient aux critères. Et, les différentes évaluations ont donné des résultats satisfaisants, d’après les rapports des inspecteurs eux-mêmes. Or, pour la présente année scolaire, au moment de procéder au recrutement, les autorités de l’éducation nationale ont déclaré que tout candidat devra soit être titulaire du baccalauréat, soit d’une attestation professionnelle. La DREN a organisé en catimini le test à Aleg, avec une publicité très restreinte. Au résultat, les enseignants rapatriés de 2009-2010, qui avaient donné pleine satisfaction, non seulement n’ont pas été reconduits à leurs postes (dans les sites où ils vivent), mais n’ont même pas pu participer au test.

Une semaine après le test, on note  déjà une demi-douzaine d’absences, sans parler des enseignants recrutés sans qualification ou aptitude physique (enseignant bègue). Il est certain que les pratiques mafieuses ont encore prévalu, puisque parmi les personnes recrutées, on compte une étudiante à Nouakchott, l’épouse d’un responsable des forces de sécurité, etc.

Au lieu de contribuer à favoriser l’insertion sociale des rapatriés par le recrutement, même pour une période très limitée, d’enseignants qualifiés et surtout motivés en leur sein, on se plait encore à recourir aux pratiques malsaines, plusieurs fois décriées, mais toujours présentes au sein d’une administration qui continue d’exhiber ses tares sans retenue. Le FONADH, demande le maintien à leurs postes de tous les enseignants qui ont obtenu des résultats satisfaisants lors des inspections (rapatriés et autres) dans l’intérêt des enfants rapatriés.

 Nouakchott, le 08 mars 2010

 Le Secrétaire Exécutif  du FORUM DES ORGANISATIONS NATIONALES  DES DROITS HUMAINS EN MAURITANIE (FONADH)

Mamadou Moctar Sarr

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Communication de l´IRA-Mauritanie

altAccompagnés de plusieurs membres de son organisation, Monsieur Biram Ould Dah Ould Abeïd, Président de IRA –Mauritanie a saisi en bonne et due forme, ce Dimanche 06 Février, le Hakem de la Moughata de Toujounine de deux cas d’esclavage pratiqués sur les deux sœurs Oueïchita et Loueïla par, respectivement, Koueïla et sa grand-mère Fatma El Ghaliya Mint Lahreïtani. Etait aussi présente la mère des mineures qui affirme avoir également subi les mêmes sévices de  part de la dite famille, depuis l’âge de cinq ans jusqu’à son mariage il y a seulement quelques mois. Et d’ajouter avoir connu aussi bien le viol que toutes les autres formes de tortures  Le Hakem( préfet) a réquisitionné illico le Commissaire de la police de Toujounine ( quartier de Nouakchott) M. N’Diouk pour se rendre chez Mint Lahreïtani et faire l’état des lieux. Après avoir embarqué les esclavagistes et les mineurs, il s’est rendu au commissariat de Toujounine avant de les conduire au commissariat des mineurs conformément aux dispositions des textes.

A la présence de l’avocate des mineurs, Maître Mme Fatimata M’Baye, la mère et ses fillettes avaient été écoutées. Ce fut la même chose pour Koueïla et sa grand-mère, Fatma El Ghaliya Mint Lahreïtani. Les deux esclavagistes ont, en effet, reconnu les faits qui leur sont reprochés. C’est en conséquence que Monsieur Biram demande au Commissaire de police Madame Mekfoula mint Cheikh Elhadrami l’engagement des procédures légales. Sa réponse fut immédiate et sans appel : « Nous avons reçu de la haut l’ordre de ne plus engager les procédures relatives aux pratiques de l’esclavage qu’on nous soumet. Aucun procès-verbal n’est autorisé d’être établi depuis le problème de Mounimnie Mint Bacar( responsable de la banque centrale de Mauritanie, dénoncée par IRA le 13 décembre 2010 pour pratiques d’esclavage sur deux mineures, elle fut libérée et le président et autres militants de IRA furent agressés par la police, tabassée, torturés, emprisonnés et condamnés). On nous dit qu’il s’est avéré que de tels cas d’esclavage existent en grand nombre si bien qu’en poursuivant tous les auteurs c’est tout le monde qui risque de se retrouver en prison. Après tout, l’esclavage est un problème qui oppose Haratines(populations serviles) et Bidhane(minorité arabo-berbère dominante en Mauritanie) et risque de les diviser davantage. »

Ces propos tenus par Mme le commissaire Mekfoula sont les preuves que désormais l’arsenal juridique, entre autres, la loi d’incrimination et de criminalisation de l’esclavage sont enterrées. Cela inaugure légalisation de ces pratiques et la protection pure et simple de leurs auteurs et donc d’un déni de justice sans nom et sans précédant.

Les militants de IRA qui se sont fortement rassemblés devant le commissariat des mineurs entendent continuer leur mobilisation jusqu’à l’engagement des procédures légales devant ouvrir la voie à la poursuite juridique des auteurs de ce forfait ignominieux. A noter que les deux esclavagistes sont les proches du Président Mohamed Ould Abdel Aziz et les cousines du Colonel Mohamed Ould Lahraïtani, l’actuel Chef d’Etat-major de l’armée de l’air.

Dans un point de presse organisé à l’occasion par IRA –Mauritanie devant le commissariat des mineurs, Monsieur Biram a mis en garde face à ce nouvel épisode synonyme d’absence totale de l’autorité de l’Etat. Car a-t-il dit « l’impunité dont jouissent les maîtres d’esclaves poussent les Haratines, esclaves et anciens esclaves, à se révolter contre l’autorité et à s’engager d’arrache pieds sur le chemin de la révolution à l’instar des autres pays de la sous région » Une nation, ajoute-t-il à la presse nationale et internationale, ne peut se bâtir sur l’iniquité sous la quelle ploient aujourd’hui plus d’un million et demi de Haratines à travers le pays.

Commission de communication de IRA- Mauritanie

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Non à lʼexpropriation de nos terres: une autre manifestation du racisme dʼEtat

altLa Mauritanie est un pays habité par des populations arabo-berbères au nord et une écrasante majorité de noirs au sud. Cette région est traversée par le fleuve Sénégal qui inonde le Walo, le Fouta et le Guidimakha.

Depuis 1983, par lʼordonnance 83-127 du 5 juin, lʼEtat raciste a jeté son dévolu sur les immenses terres agricoles appartenant aux populations noires depuis plusieurs siècles. Cʼ est une volonté manifeste dʼarracher aux negro-mauritaniens la plus importante partie de leur histoire.

Suivant la même ligne dictée par lʼidéologie raciste de ould Taya, le régime de Mouhamed ould Abdel Aziz veut arracher ce qui reste encore des terres des populations du sud pour les donner à des beydan afin de les louer à des investisseurs étrangers. Ces décisions injustes, discriminatoires et racistes sont prises sans la moindre consultation avec les populations concernées.

Devant ce cynique projet, plusieurs villages seront dépossédés. Les départements de Boghé et Bababé à eux seuls vont être dépossédés de plus de 10500 hectares. De ces spoliations vont découler des conséquences économiques et sociales extrêmement graves. Devant cette situation, lʼInitiative Mauritanienne pour lʼEgalité et la Justice rappelle aux autorités mauritaniennes que ces terres sont des propriétés des familles Negros mauritaniennes avant même lʼarrivée des Arabes dans le Sahara mauritanien.

LʼInitiative Mauritanienne pour lʼEgalité et la Justice (IMEJ) met le régime en garde contre une telle décision devant laquelle les populations du sud en toute légitimité ne reculeront jamais.

LʼIMEJ exhorte les communautés Negro mauritaniennes victimes à comprendre que seule une mobilisation courageuse peut freiner cette injustice. Elles doivent entreprendre des actions de protestation sous forme de marches surtout dans les préfectures concernées.

 

Nouakchott le 04 mars 2011

INITIATIVE MAURITANIENNE POUR L EGALITE ET LA JUSTICE

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