Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Paris: Appel à manifester le dimanche 02 octobre

altLe mouvement citoyen “TOUCHE PAS A MA ANATIONALITE” de France invite toutes mauritaniennes, tous les mauritaniens et les bonnes volontés amies de la Mauritanie à venir massivement assister à la  grande manifestation citoyenne qu’il organise le dimanche 02/10/2011 à la memoire de nos martyrs de Maghama.

Une marche de protestation allant de la place du Trocadéro à l’ambassade de la Mauritanie à partir de 14 heures pour dire non aux opérations d’enrôlement visant à exclure les franges importantes de la population mauritanienne en l’occurrence les noirs (haratine, haalpoular, soninké, wolof, et bambara), et la répression féroce de la police  contre les manifestants à l’intérieur de la Mauritanie ou il y a eu des morts   et des centaines de blessés grâves.

Un appel solennel à la mobilisation est donc lancé à toutes les personnes physiques, les organisations des droits humains, aux mouvements politiques, aux partis politiques et acteurs de la société civile préoccupés par l’inquiétante question de l’enrôlement et à tous les mauritaniens sans exception.

Nos slogans :

1- Touche pas à ma nationalité.

2- Je ne négocie avec personne ma mauritanité.

3- Arrêtez ce recensement dans ces conditions.

Pour La coordination “Touche Pas à ma Nationalité” de France,

Mohamed Abdoul SOH.

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Recensement en Mauritanie: les violences s’amplifient, heurts à Nouakchott

altAFP- NOUAKCHOTT — La contestation d’un recensement en cours en Mauritanie, jugé “raciste” par les Noirs du pays, a été marquée jeudi par des heurts entre manifestants et policiers à Nouakchott, après des violences qui ont fait ces derniers jours un mort et plusieurs blessés dans le Sud.Les heurts ont éclaté dans la capitale lorsque des jeunes ont été empêchés par la police de se rendre à l’Assemblée nationale où ils entendaient demander aux députés de favoriser l’annulation du recensement, lancé en mai pour une durée indéterminée.Les manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police qui a affirmé que la marche n’était pas autorisée. De petits groupes ont alors engagé des courses-poursuites avec les policiers, leur lançant des pierres. Des pneus ont été brûlés, des véhicules incendiés, des commerces saccagés. Un grand nombre de personnes” ont été arrêtées, selon Alassane Dia, un des porte-parole de “Touche pas à ma  nationalité”, mouvement en pointe contre le recensement. Il a précisé que les responsables de son organisation n’avaient pas été interpellées.

Un haut responsable de la police, parlant sous couvert d’anonymat, a affirmé que “16 personnes ont été interpellées” parmi lesquelles “sept étrangers” dont il n’a pas dévoilé la nationalité. Avec “trois autres étrangers, arrêtés lors de précédentes manifestations à Nouakchott, ils seront jugés et expulsés vers leurs pays”, a-t-il dit.

Il a affirmé que “des armes blanches” ont été trouvées sur les perssonnes arrêtées.

Les policiers “nous ont attaqués avec violence, ils n’ont pas laissé le choix aux jeunes qui ont accumulé beaucoup de frustrations et qui ont réagi avec force”, a expliqué Wane Abdoul Birane, autre responsable de “Touche pas à ma nationalité”.

Ces heurts surviennent deux jours après la mort à Maghama (sud) d’un manifestant tué par balle lors de la dispersion par la gendarmerie d’une manifestation contre le recensement.

Depuis le 24 septembre, les violences liées aux manifestations contre ce recensement ont fait à Kaédi (sud) et Maghama plusieurs blessés – au moins une quinzaine selon des ONG – et conduit à des arrestations.

Le 17 septembre, huit personnes avaient déjà été blessées lors de la dispersion violente d’une de ces manifestations à Nouakchott, selon “Touche pas à ma nationalité”.

Des mouvements de protestation plus pacifiques ont été organisés ces dernières semaines dans la capitale et d’autres villes de ce pays à la population multiethnique qui est en train de revoir le système d’identification de ses citoyens après avoir promulgué un nouveau Code civil en décembre 2010.

Les opposants au recensement en cours jugent qu’il est “discriminatoire”, “raciste” et réclament qu’on l’arrête, ce qu’a exclu le gouvernement.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme ont dénoncé les violences, et invité les autorités au dialogue.

Pour la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), basée à Dakar, “cette violence policière aveugle” rappelle “les mauvais souvenirs du régime (de Maaouiya) Ould Taya”, président renversé en 2005 après 21 ans de pouvoir et accusé d’exactions contre les populations non arabes du pays (environ 20% des trois millions de Mauritaniens).

L’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) estime qu’il y a dans le pays “la persistance de discriminations en tous genres à l’encontre des populations noires”, et qu'”il est urgent de mettre un terme à ces pratiques”.

Les Noirs du pays craignent une remise en question de leur nationalité qu’il leur est demandé de prouver par des pièces “souvent impossible à réunir (pièces d’identité ou actes de décès des arrière-grands-parents, etc.)”, selon ces ONG.

Beaucoup de Mauritaniens sont hantés par les affrontements entre Noirs et Maures arabo-bérbères qui s’étaient produits en 1989 et 1990, occasionnant l’exode de milliers de Noirs vers le Sénégal et le Mali, dont une grande partie a aujourd’hui été rapatriée.

AFP

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COMMUNIQUE DE TOUCHE PAS A MA NATIONALITÉ

altDans le cadre de la protestation contre les recensements racistes et discriminatoires, le mouvement “Touche pas à ma nationalité” a organisé des marches pacifiques dans les villes de Nouakchott, Rosso et Kaëdi le 24 septembre, ces marches ont été sauvagement réprimées par la police.

Dans le sillage de ces villes, les jeunes de Maghama organisent une marche pacifique le 26 septembre, ils sont dispersés par des éléments de la police et de la gendarmerie. Dans la journée du 27, pendant que les jeunes manifestaient pacifiquement ,la police et la gendarmerie ouvrent le feu à balles réelles, on dénombre deux (2)morts :LAMINE MANGANE(16 ans) et MOUSSA BASSEL, désormais des martyrs sont tombés en défendant leur patrie, le nombre de blessés par balles s’élève à six(6), ils sont évacués sur Kaëdi.

Devant une telle situation, le mouvement dénonce une fois de plus l’attitude des autorités racistes qui s’appuient sur une armées désormais à nos yeux une milice formée pour tuer et réprimer les noirs.

Devant une telle injustice, le mouvement appelle tous les citoyens épris de justice à s’unir pour résister à l’oppression et exhorte les leaders politiques, les chefs coutumiers et religieux et les élus politiques à prendre leurs responsabilités, car l’Histoire nous jugera.

Notre lutte continue et elle sera renforcée par le sang de nos martyrs.

 

Nouakchott le 28 septembre 2011.

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Le gouvernement mauritanien signe, persiste, accuse et menace

altLe ministre de l’intérieur et de la décentralisation M. Mohamed Ould Boilil a fait mardi en fin d’après midi une déclaration à la presse nationale dans laquelle il souligné, par rapport aux récents évènements dans certaines villes du pays, que le recensement se poursuivra et qu’il ne sera permis à personne de troubler la quiétude des citoyens ni de perturber l’ordre public”. Voici le texte intégral de cette déclaration:

 “Depuis quelques jours, certaines villes du pays ont connu des manifestations mettant en cause l’opération d’enrôlement des citoyens sur le registre national des populations.  Ces manifestations ont, malheureusement, causé la mort d’un citoyen à Maghama, que Dieu l’accueille dans son Saint Paradis (Inna Lillahi We Inna Ilehi Rajioun). Elles ont été, également, l’occasion pour saccager et brûler les édifices publics et porter atteinte aux biens de l’Etat et des citoyens. Les manifestants, sous prétexte d’arguments fallacieux, véhiculent, inconsciemment, par rapport à l’opération d’enrôlement, des slogans sans fondements qui, au-delà de l’intoxication, sont l’oeuvre d’acteurs politiques malveillants et peu soucieux de l’intérêt national.

 Les opérations d’enrôlement engagées depuis le mois de mai 2011 visent l’instauration dans notre pays d’un système d’état civil biométrique moderne et fiable. A ce jour, 101.860 citoyens ont été enrôlés sur l’ensemble du territoire national.

 L’Etat mettra les moyens et prendra le temps qu’il faut pour permettre à tous les Mauritaniens de s’enrôler et de disposer de titres sécurisés.

 L’Etat, convaincu qu’il y va de l’intérêt national, est résolument engagé à mener cette opération stratégique pour l’avenir du pays.

 Autant l’Etat est attentif aux préoccupations des citoyens, autant il reste ferme pour garantir l’intérêt suprême de la Nation.

 En conséquence, il ne sera permis à quiconque de troubler la quiétude des citoyens ou de perturber l’ordre public.

 Aussi, je demande aux citoyens de respecter la loi et de préserver l’ordre public.

Je vous remercie. 

Wassalamou Aleykoum Wa rahmatoullahi Taala Wa Barakatouh”.

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Diaspora mauritanienne aux USA: Manifestation et Campagne Publique contre les Violations des Droits de l’Homme

altDix ans après la Conférence Mondiale Contre le Racisme, la Xénophobie et l’Intolérance qui y est Associée, la situation des droits de l’homme en Mauritanie demeure sombre. Malheureusement,  l’esclavage, la discrimination raciale et le nettoyage éthnique continuent à faire partie de la réalité quotidienne des Mauritaniens noirs. Nous sommes ici pour déclarer que la Mauritanie a failli dans ses engagements à se conformer aux normes internationales des droits de l’homme. Nous saisissons cette occasion pour attirer l’attention de l’Assemblée Générale de l’ONU sur le malheureux sort des Négro-mauritaniens. Après les violations flagrantes des droits de l’homme par le régime dictatorial de Ould Taya qui a fait deporter plus de 80.000 personnes  au Sénégal et au Mali, et fait tuer environ 500 officiers noirs durant leur détention, la prise du pouvoir par le premier président Mauritanien démocratiquement élu avait suscité de l’espoir en 2007.  Mais cet espoir a été vite anéanti par le coup d’Etat militaire organisé par le général Mohamed Ould Abdoul Aziz en 2008, mettant ainsi fin à l’Etat de droit émergent.

 
Le président auto-imposé a ramené le pays à l’ère des arrestations arbitraires, des détentions abusives et la persécution des militants des droits humains. En réponse à son discours à la nation du 5 Septembre 2011, où il a catégoriquement nié l’existence de l’esclavage et vilipendé les militants des droits de l’homme, le Sénateur Youssouf Sylla l’a fortement exhorté à reconnaître les défis auxquels le pays est confronté. Dans une lettre ouverte datée du 7 Septembre 2011, il a dit :
«Mr. le Président, vous devriez comprendre que les militants des droits humains ne sont ni vos ennemis ni des ennemis de la nation mauritanienne. » Contrairement au président, il a décrit leurs actions comme un combat noble pour une Mauritanie plus démocratique.

altLe régne du Général Aziz est une simple continuation du régime dictatorial du Colonel Maaouya Ould Sid’ Ahmed Taya. Il a montré son mépris des droits de l’homme en persécutant les défenseurs des droits humains tout en protégeant les propriétaires d’esclaves. Par ailleurs, son gouvernement s’est engagé dans une politique ouvertement discriminatoire envers les Mauritaniens Noirs. Depuis le mois de Mai 2011, le gouvernement procède à un recensement à caractère raciste dans le but évident d’exclusion  des Mauritaniens Noirs du registre électoral. Malgré les protestations de la société civile et les appels des dirigeants politiques et des militants des droits humains, les opérations du recensement restent inchangées. Si le gouvernement réussit, il y a un risque sérieux qu’une partie importante des Mauritaniens Noirs  perdent leur citoyenneté. Ce sera une grave violation de leurs droits fondamentaux. Les frustrations qui en découleront vont inévitablement créer une situation potentiellement explosive, avec des conséquences imprévisibles sur la paix et la sécurité dans la sous-région. Comme l’a souligné le Président Jimmy Carter lors de l’Assemblée Publique de Viennes sur les Droits de l’homme, “les violations des droits de l’homme conduisent souvent aux guerres civiles.”


Considérant la gravité de la situation, nous appelons  la communauté internationale à faire des pressions sur le gouvernement Mauritanien afin qu’il respecte ses obligations conformément au droit international, en cessant le recensement discriminatoire, en
mettant en application la loi 0048-2007 criminalisant l’esclavage et en mettant fin à la persécution des activistes. Par ailleurs, nous sommes sérieusement préoccupés par les efforts de lobbying du gouvernement Mauritanien pour devenir un membre du Conseil de Sécurité. Cela encouragerait le gouvernement à persister dans sa politique de violation des droits humains.

 

altLundi, le 26 septembre 2011/Coordination/La Diaspora Mauritanienne-USA.

Sponsors: La Societe civile Mauritanienne-US, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), l’Alliance pour la Justice et la Démocratie-Mouvement pour la Rénovation (AJD-MR), L’Institut Haratine pour la Recherche et le Développement, Comité pour la Défense de la Défense des Droits de l’Homme en Mauritanie, Africa Peace Tour.

Bakary Tandia, Coordinator               Amadou Thiam, Communications Officer     Moctar Ba dit Cherif, Communications Officer
Bektange@aol.com                            amadoumt@hotmail.com                               flamssn@hotmail.com

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