Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Elections législatives et municipales : Début du compte-à-rebours ou bluff ?

Dans un récent communiqué, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de fixer la date du RAVEL (recensement administratif à vocation électorale) entre le 25 juillet et le 7 septembre 2013. Cela confirmerait quelque part la volonté maintes fois déclarée des autorités de Nouakchott de se conformer au calendrier pour les élections législatives et municipales fixé par la CENI en octobre prochain au plus tard. Un timing que beaucoup d’observateurs considèrent comme impossible à respecter ; l’opposition elle, a déjà signifié son intention de boycotter ces échéances si certains préalables ne sont pas satisfaits.


Elections législatives et municipales : Début du compte-à-rebours ou bluff ?
 

 

Le Comité directeur de la CENI, présidé par le Dr.Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, a décidé, jeudi 18 juillet 2013, lors d’une réunion à Nouakchott, que le RAVEL sera lancé le 25 juillet 2013 sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’à l’étranger, et s’achèvera le 7 septembre prochain. Toutes les commissions régionales, départementales et au niveau des arrondissements ont ainsi été sommées de rejoindre leurs lieux de supervisions respectifs. Quelques six-cent diplômés-chômeurs ont été également sélectionnés pour la collecte que l’ONS (office national de la Statistique) est chargé de piloter. Ce grand recensement administratif à vocation électoral viendrait ainsi confirmer, selon certaines sources, la volonté de la CENI à conduire des élections législatives et municipales dans la fourchette comprise entre mi-septembre et mi-octobre 2013.

L’organisation de ces élections dans les délais prescrits est ainsi devenue une constance qu’aucun membre du gouvernement ni de la majorité présidentielle n’ose mettre en doute. La plus récente profession de foi par rapport à cette question est cette affirmation sans ambages du ministre de l’Hydraulique, Mohamed Lemine Ould Aboye lors d’une réunion à Kiffa vendredi 19 juillet dernier que « les élections auront lieu à la date convenue et ne seront nullement reportées ».

Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz estime en effet qu’il est temps d’organiser les élections législatives et municipales pour sortir la Mauritanie de cette situation d’anticonstitutionnalité où elle se trouve depuis 2011. La majorité au pouvoir pense surtout que la crise actuelle, qu’elle nie pourtant, ne peut-être dépassé qu’avec la tenue de ces scrutins, ciblant sur le renouvellement de la classe politique et l’élimination systématique de la vieille garde au sein de l’opposition. L’objectif est d’utiliser les urnes, ou le boycott des opposants, pour déclassifier ceux qui animent la scène politique depuis quelques décennies, notamment dans les rangs de l’opposition.

Un calcul dangereux qui risque cependant de coûter cher au pays, selon d’autres analyses. En effet, pour beaucoup d’observateurs, il est matériellement, techniquement et politiquement impossible d’organiser des élections en octobre 2013. Ils citent l’enrôlement biométrique non achevé, avec le problème de ces milliers de Mauritaniens en bute encore à des problèmes pour se faire recenser, la lenteur dans les retraits des cartes d’identité nationale, l’impossibilité dans ces conditions de réaliser un audit obligatoire des registres sécurisés des populations. Matériellement, la CENI ne dispose pas encore de tous les moyens requis pour mener les opérations, et politiquement, aucun consensus ni dialogue sur les règles du jeu n’ont été obtenu. La COD qui exige des garanties pour participer n’a pas eu de réponse à ses doléances, tout comme l’Initiative de sortie de crise de Messaoud Ould Boulkheïr a été superbement ignorée par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz tout engagé à n’en faire qu’à sa tête.

Face à cet unilatéralisme du pouvoir, à l’absence de toute indépendance de la CENI et à la mise à l’écart des autres plans de classe politique, l’opposition menace de boycotter ensemble les prochaines élections. Ce qui augure d’une période de troubles sociaux et d’aggravation de la situation politique du pays.

Cheikh Aïdara
Source: lauthentic.info

 

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« libérez nos frères de Kaédi », scandait le SNEM devant l’Intérieur

alt“Oui à une Mauritanie unie” et ” Non au  racisme d’Etat ;  non à la gestion ethnique des conflits ; non aux arrestations arbitraires ; non à la torture ; non à l’injustice”.
Voilà les slogans que le syndicat estudiantin SNEM  a brandis ce matin devant le Ministère mauritaniens de l’Intérieurs, pour exiger la libération d’une dizaine de jeunes restés détenus après les affrontements interethniques survenus le 7 juillet à Kaédi (Sud Mauritanie).
Une bagarre au marché central de Kaédi entre un jeune commerçant maure et une vendeuse peul que le premier aurait giflé avait tourné en affrontements intercommunautaires suivis d’actes de vandalisme. Plusieurs personnes étaient légèrement blessées ou arrêtées.

Et “la Police continue sa traque d’une cinquantaine d’autres jeunes présumés participants aux affrontements“, ont dénoncé les participants.

«L’objectif du sit-in c’est d’inciter l’Etat raciste mauritanien à libérer nos frères de Kaédi, a expliqué le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam à Alakhbar. Nous considérons que ce qui s’est passé découle d’un sentiment  de frustration des jeunes que l’Etat a même créée. En effet, depuis 1960, l’Etat mauritanien cultive la  division communautaire en installant une seule communauté aux  postes de décision au niveau des ministères, des institutions publiques, des  écoles et universités et des commissariats.  Cela  a poussé nos frères à agir. Certes il y a eu des débordements, mais nous tenons L’Etat pour responsable de la situation”.

 

Quant à l’attachée de presse du SNEM, Salimata Bâ, elle a affirmé: « Les jeunes ne devaient pas faire justice par eux-mêmes. Mais ils ont été révoltés par l’attitude partiale des forces de sécurité et des autorités judiciaires  qui ont libéré l’auteur de la gifle pendant qu’une plainte était déposée contre lui».

 

Source: Alakhbar
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Evènements de Kaëdi; déclaration des FLAM

alt“Le rôle de l’intellectuel (ou du leader politique) n’etait  pas de séduire mais de mettre le doigt sur la plaie”!
En  Mauritanie il existe une plaie; plaie créée et entretenue par un Système, inique et discriminatoire, en vigueur depuis 1960, et  qui exacerbe, chaque jour , notre question cruciale de cohabitation ; Système que traduit cette politique qui  a conduit à la mise en place d’une Armée “nationale” mono-ethnique, une police “nationale” mono-ethnique, une administration régionale de la vallée du fleuve quasiment mono-ethnique et monolingue, pire que l’administration coloniale qui, au moins, s’entourait de traducteurs pour communiquer avec les populations locales .
 
Les évènements malheureux de Kaëdi sont le fruit d’une longue série d’injustices , une somme de frustrations accumulées au plan regional et national par les populations négro-africaines, que traduisent  la spoliation de leurs terres de culture, la négation de leur langue et culture, l’échec scolaire grandissant, cet enrôlement  à caractère ethniciste et raciste en cours et les vexations, au quotidien, de l’Administration. 
 

Le rôle du leader politique consiste, non pas à suivre le courant, mais à orienter les esprits dans la bonne direction. La raison nous indique que la bonne direction, en ce moment précis,  est de comprendre  l’urgence  de la  résolution correcte  de notre cohabitation qui ne peut plus souffrir  d’un retard, sans danger .

 

Les Flam, en conséquence, appellent les pouvoirs publics et les forces politiques  à s’atteler, sans plus tarder, à la solution  juste  et définitive de cette question lancinante  de cohabitation, pour en conjurer les dangers;

 

 

Elles condamnent fermement la politique répressive  contre des populations paisibles et pacifiques qui se poursuit  encore à kaëdi, contrairement à certaines dénégations, et exigent la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus.
 
La luttte continue.
 
 
Stockolm, le 10 Juillet 2013.
 
Le département de la communication.
 
 
 
 
 

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Affrontements à Kaédi : “Les autorités au cœur de la dégénération de l’événement” selon TPMN

Dans un communiqué dont Noorinfo a reçu copie, le collectif de touche pas à ma nationalité (TPMN), relate l’origine de l’incident qui a mené aux violents affrontements qui ont causé plusieurs blessés à Kaédi, ce dimanche matin.


Le marché de Kaédi où ont eu lieu les affrontements

Le marché de Kaédi où ont eu lieu les affrontements

 

 

Le comportement raciste et irresponsable des autorités régionales du Gorgol a engendré des émeutes interethniques  à  Kaédi. Tout est parti  d’un jeune commerçant maure qui s’en est violemment pris à une vendeuse peule d’un  certain âge. Non content d’humilier verbalement la dame, le commerçant qui, à l’image des représentants du pouvoir raciste, se comporte en pays conquis, est allé jusqu’à l’agresser physiquement. Interpellé, le jeune commerçant est libéré sans autre forme de procès, aussitôt que la plaignante et sa famille ont quitté les locaux du commissariat
 
C’est cette énième provocation de la police, ce mépris permanent des autorités locales envers les communautés autochtones qui a conduit aux émeutes interethniques qui ébranlent  la ville depuis ce matin.
 
Tout en condamnant toute forme de violence, Touche pas à ma nationalité fait porter l’entière responsabilité des évènements de Kaédi aux autorités locales.
 
Touche pas à ma nationalité :
 
– met en garde l’état contre la répression tous azimuts et disproportionnée qui ne fera qu’envenimer la situation.
 
– Exige la levée immédiate de l’état de siège imposé à Kaédi
 
Nous rappelons que tant que le racisme d’état continuera à s’ériger en ligne de conduite pour nos gouvernants Kaédi et toute la Mauritanie ne sont pas à l’abri de tels affrontements susceptibles de remettre en cause l’existence de notre chère patrie.
 
Nouakchott le 07/07/2013
Pour la coordination,
Alassane Dia
 
noorinfo
 

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Hissène Habré placé en garde à vue

Hissène Habré, l’ex-président tchadien vivant en exil au Sénégal, a été placé en garde à vue dimanche, a annoncé à l’APS le journaliste Marcel Mendy du ministère sénégalais de la Justice.
 
M. Habré “a été interpellé dans sa résidence située aux Mamelles de Dakar et placé en garde à vue, en attendant d’être entendu entendu par le procureur général de la des chambres africaines extraordinaires” instituées dans les juridictions sénégalaises en vue de la tenue de son procès, a dit Mendy dans un entretien téléphonique avec l’APS. 
 
Il annonce par ailleurs que le procureur général tient un point de presse, lundi à 16 heures, au siège des chambres africaines extraordinaires (derrière le ministère de l’Elevage, sur la VDN). 
 
“On vient de procéder à l’arrestation de M. Hissène Habré. On est en train de le conduire vers une destination inconnue. Je crois que les organisations de défense des droits ont l’occasion de montrer qu’elles se battent pour le respect scrupuleux des droits humains”, a annoncé El Hadji Diouf, avocat de l’ex-président tchadien. 
 
M. Habré, qui vit en exil à Dakar depuis sa chute après huit ans de pouvoir au Tchad (1982-1990), est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture. Selon des ONG, 40.000 personnes auraient été tuées durant sa présidence.
 
Pour son jugement, le gouvernement sénégalais et l’Union africaine (UA) ont signé un accord, en vue de la création, au Sénégal, d’un tribunal spécial. L’accord a été approuvé le 19 décembre par les députés sénégalais.
 
Des chambres africaines extraordinaires ont été créées au sein des juridictions sénégalaises pour juger M. Habré.
 
Elles ont été installées à la suite de la résolution 401 adoptée le 31 janvier 2012 par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA. Par cette résolution, l’UA a demandé au gouvernement du Sénégal d’examiner les modalités pratiques, ainsi que les implications juridiques et financières du procès de M. Habré.
 
Source: APS

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