« libérez nos frères de Kaédi », scandait le SNEM devant l’Intérieur
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“Oui à une Mauritanie unie” et ” Non au racisme d’Etat ; non à la gestion ethnique des conflits ; non aux arrestations arbitraires ; non à la torture ; non à l’injustice”.
Voilà les slogans que le syndicat estudiantin SNEM a brandis ce matin devant le Ministère mauritaniens de l’Intérieurs, pour exiger la libération d’une dizaine de jeunes restés détenus après les affrontements interethniques survenus le 7 juillet à Kaédi (Sud Mauritanie).
Une bagarre au marché central de Kaédi entre un jeune commerçant maure et une vendeuse peul que le premier aurait giflé avait tourné en affrontements intercommunautaires suivis d’actes de vandalisme. Plusieurs personnes étaient légèrement blessées ou arrêtées.
Et “la Police continue sa traque d’une cinquantaine d’autres jeunes présumés participants aux affrontements“, ont dénoncé les participants.
«L’objectif du sit-in c’est d’inciter l’Etat raciste mauritanien à libérer nos frères de Kaédi, a expliqué le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam à Alakhbar. Nous considérons que ce qui s’est passé découle d’un sentiment de frustration des jeunes que l’Etat a même créée. En effet, depuis 1960, l’Etat mauritanien cultive la division communautaire en installant une seule communauté aux postes de décision au niveau des ministères, des institutions publiques, des écoles et universités et des commissariats. Cela a poussé nos frères à agir. Certes il y a eu des débordements, mais nous tenons L’Etat pour responsable de la situation”.
Quant à l’attachée de presse du SNEM, Salimata Bâ, elle a affirmé: « Les jeunes ne devaient pas faire justice par eux-mêmes. Mais ils ont été révoltés par l’attitude partiale des forces de sécurité et des autorités judiciaires qui ont libéré l’auteur de la gifle pendant qu’une plainte était déposée contre lui».




