Les élections législatives et municipales auront lieu le 12 octobre
Le conseil des ministres mauritaniens, réuni ce samedi trois août, a pris un décret portant convocation du collège électoral pour le premier tour des élections législatives et municipales le 12 octobre 2013 et en cas de second tour le 26 octobre 2013.
L’annonce a été faite par le ministre de la communication et des relations avec le parlement, Mohamed Ould Yahya Ould Horma, cet après midi à Nouakchott. Le décret pris en conseil des ministres reste donc dans la fourchette fixée par la CENI qui avait annoncé la tenue de ces élections législatives et municipales entre le 15 septembre et le 15 octobre 2013.
Après l’annonce de la date des élections, il a été, entre autres, posé la question suivante au ministre de la communication : « L’opposition mauritanienne juge la date fixée par la CENI unilatérale ; En la maintenant, ne risquez-vous pas d’organiser des élections avec seulement le pouvoir et ses partisans ? »
Réponse du ministre de la communication : Il faut rester collé au cadre institutionnel qui régit les élections. Ce n’est malheureusement pas l’opposition qui fixe la date des élections, c’est la CENI et c’est le gouvernement qui convoque le collège électoral ; Chacun est dans son rôle.
Ensuite, cette convocation est le fruit d’un dialogue national qui a duré un mois, un dialogue qui s’est voulu inclusif. Chacun doit donc assumer la responsabilité des positions qu’il prend. L’opposition avance des arguments qui, pour nous et pour l’ensemble des citoyens ne sont pas convaincants, cela se traduira à travers la participation à ces élections.
D’ailleurs, il y a de petits signes parus dans la presse, l’opposition a appelé ses militants à s’inscrire sur le fichier électoral, c’est quand même un bon petit présage. La situation est dynamique, les contacts sont menés à tous les niveaux.
Il faut noter aussi que nous somme tenus de respecter la loi. Les mandats de l’assemblée nationale et des conseillers municipaux, dans un souci de recherche de consensus, ont été prorogés de presque deux ans, c’est quand même excessif… Les formations politiques désireuses de s’engager dans ce processus crédible, transparent et indépendant ont une fenêtre de titre qui n’a jamais existé en Mauritanie.
Avec une offre électorale comprenant un nouveau code électoral, une ceni consensuelle, un fichier électoral biométrique… je me demande comment quelqu’un peut prendre la responsabilité de ne pas s’engager dans ces élections ? »
Source:cridem




