Mouvement TPMN : L’occupation de la rue continuera…
La Coordination du Mouvement TPMN a organisé- hie matin, au siège du FONADH- une conférence de presse au cours de laquelle le coordinateur de ce mouvement, Wane Abdoul Birane et ses compagnons de lutte notamment Dia Alassane ont pris la parole pour tirer le bilan de leur marche pacifique, qui a été violemment dispersée par la police anti-émeute, mais surtout dire qu’ils sont déterminés à poursuivre le combat pour faire tomber le régime, qui est en train de vaciller depuis un certain temps sous le poids…
Plantant le décor de cette sortie médiatique, Dia Alassane, le porte-parole du TPMN, a dit d’emblée que nous sommes-là pour vous faire le bilan de notre dernière marche pacifique, qui a été violemment réprimée par une police formée pour «mâter» les noirs. C’est le lieu de dire que le jeune manifestant Abou Fall a été amputé de deux doigts lors de cette marche. Ensuite, il a évoqué la situation de deux femmes d’origines étrangères, mais mariées à des Mauritaniens depuis belle lurette, qui ont été rejetées pour cause de nationalité douteuse au bureau d’enrôlement de la Moughataâ d’El Mina. Pour sa part, Wane Abdoul Birane a dit de vives voix que le Mouvement TPMN «Touche pas à ma nationalité» va continuer son combat en occupant les rues jusqu’au jour où le régime «raciste», «discriminatoire» et «corrompu» tombera sous le poids des revendications des Mauritaniens. Sur la même lancée, il a ajouté que la violence de la police formée pour «mater» les noirs n’entamera pas du tout leur détermination de continuer à occuper les rues des différentes villes du pays. Il en veut pour preuve la présence effective du jeune Bathily a été «torturé» à Kaédi et qui est toujours dans la rue pour dénoncer l’enrôlement «raciste» et «discriminatoire». Revenant derechef sur la répression de leur marche pacifique par les éléments de la police anti-émeute, Birane a informé que le jeune Abou Fall, qui est présentement couché dans son lit de malade à l’hôpital national, a été amputé de deux doigts tout en déclarant que c’est la police qui endosse la responsabilité de cette blessure.
«Les femmes sont des Mauritaniennes par des liens…»
Evoquant le cas des deux femmes qu’il a appelé Mme Bâ, mariée depuis 1975 à un Mauritanien. Cette femme est de nationalité mauritanienne par les liens du mariage. Cela est valable pour Mme Diop, qui est mariée en 1994 à l’un de nos compatriotes mauritaniens. Et de s’interroger : «Nous ne comprenons pourquoi ce sont toujours les noirs qui sont rejetés ? Pourtant il y a d’autres personnes qui ont acquis la nationalité mauritanienne par les liens du mariage!»
Camara Mamady –Le Rénovateur




