Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Youssouf Silla, sénateur de Mbout: “Je suis des FLAM…”

altALAKHBAR (Nouakchott) – «Nous étions partis à Inal réclamer justice pour les 500 personnes tuées sans procès, entre 1987 et 1991, à qui on n’a pas donné l’opportunité de se défendre », a déclaré Youssouf Silla, sénateur de Mbout, qui assistait à une conférence de presse d’IRA-Mauritanie, ce matin à Nouakchott. «Cependant, certains nous accusent d’aller là-bas pour déterrer les morts et de cultiver la division entre les mauritaniens. Le problème ne s’agit pas de noirs et de blancs. Nous étions une seule nation, une seule famille avant le débarquement des militaires en 78. Ce n’est non plus un problème de racisme. Le racisme, en revanche, c’est de faire fi à la justice. Il ne faut pas encore en mêler le Sénégal et le Mali même si nous avions eu avant des contentieux », a précisé le sénateur. Il expliqué que «nous demandons simplement la composition d’une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les événements de 1987 à 1991. Des mauritaniens ont tué d’autres mauritaniens. Nous demandons, donc, que les auteurs soient indexés et sanctionnés. La sanction existe dans la charia et c’est tout ce que nous réclamons»

Et sur la «tentative d’assassiner Birame Ould Abdeid», président de IRA-Mauritanien, le sénateur a dit que «ceux qui veulent tuer Birame doivent savoir que nous sommes tous des Birame. Je suis d’ailleurs des FLAM tant qu’ils défend le droit. Je pense qu’il est plus facile de constituer une commission d’enquête que d’éliminer Birame ».

«En Mauritanie, il ne manque pas de lois en conformité au droit international. Mais nous sommes loin à leur application. Je vous donne un exemple sur la loi interdisant l’importation de véhicules de plus de 8 ans. Le président de la République l’a suspendu par dire « arrêtez-moi cette loi, elle n’a pas de valeur», a conclu le sénateur.

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