Réponse à la réponse d´Ahmed Jiddou Ould Aly sur le putsch de 1987
que l’exécution des principaux auteurs de la tentative de putsch de 1987 n’est pas « la seule fois où des Mauritaniens sont tués pour une tentative de coup d’Etat, sans doute parce qu’ils étaient noirs ». En 1981, les principaux auteurs de la tentative de prise de pouvoir des Colonels Ahmed Salem et Kader le 16 Mars, s’est terminée par leur exécution en compagnie de Niang. Et seul Niang était noir ! “
2. En revanche, les opérations du Pustsh manqué du 16 mars a bel et bien été exécuté par le groupe de Kader et Ahmed Salem ould Sidi. Notre ami Soumaré Abdoul Aziz president de L’ODH a failli y laisser sa vie en poursuivant Kader dans les escaliers au CQG de l’État Major National. Une balle dans la jambe la jambe de Soumaré Abdoul Aziz a interrompu la poursuite contre Kader. Pour la petite histoire, Kader avait fini par prendre le chef d’Etat Major en Otage. La poule mouillée a failli faire réussir le Putsh en coopérant avec son agresseur pour sauver sa vie. La poule mouillée s’appelait Maaouya ould Sid Ahmed Taya futur président de Mauritanie et futur auteur de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité Bref, s’il faut s’en tenir aux faits, retenons plutôt le constat de Bâ Mamadou Kalidou: Sarr Amadou, Sy Saïdou et Bâ Seydi ont été exécutés le 6 décembre 1987 sur la base d’un projet de putsh… Sans doute parce qu’ils étaient noirs?
1987. Un autre texte riche et profond dans la lignée de celui de Bâ Mamadou Kalidou.
Taya, voulu mettre fin au racisme d’État et instaurer une égalité communautaire
dans le pays, plusieurs dizaines d’officiers et sous-officiers négro-africains
sont jugés par une cour spéciale de justice. Le 3 décembre 1987, à l’issue
d’une audience de 16 jours, la cour spéciale rend son verdict. Il est sans
appel ; de très lourdes condamnations sont prononcées ; trois peines capitales
sont retenues contre les
Seydi. Tous les efforts déployés par diverses personnalités étrangères pour
surseoir à leur exécution, ou obtenir la commutation de leurs peines, ayant
rencontré une fin de non recevoir du Colonel Taya, ils furent passés par les
armes le 06 décembre 1987, à l’aube, à quelques mètres au sud-ouest de la base
militaire de Jreïda.
eux, ils auraient pu, à pas feutrés, «construire leur carrière »… Mais entre
les deux termes de l’alternative qui se présentait à eux : la satisfaction du
«Moi » et l’avènement d’une cohabitation sur des bases égalitaires entre Noirs
et Arabo-berbères, ils avaient choisi le second terme. Car ils avaient
conscience que l’épanouissement de leur « Moi » ne pouvait pas être réel,
effectif et durable, dans la négation de fait, de l’ensemble que constitue la
communauté négro-africaine dont leur « Moi » faisait justement partie
intégrante. Les dangers auxquels leur vie était exposée dans l’éventualité d’un
échec du putsch, ils en parlaient en septembre 1987 ; soit un mois avant les
arrestations, et seulement deux mois avant leur exécution. Ces dangers, ils en
avaient donc pleinement conscience ; et ils les assumaient avec une sérénité
toute éblouissante.
juridique, et en dehors de tout constat objectif d’un début d’exécution, la
seule réalité incontestable du coup d’État et l’implication certaine dans sa
conception, des lieutenants Sarr Amadou, Sy Saïdou et Bâ Seydi, ne justifiaient
pas qu’ils fussent exécutés. Pour autant, était-il possible, dans le contexte
historique de l’époque, que le peloton d’exécution leur fût épargné par le
Colonel Taya ? Quelle est la signification politico-historique du coup d’État
négro-africains ? En quoi fut-il, par rapport à l’exercice du pouvoir politique
et à la coexistence entre Arabo-berbères et Négro-africains, un facteur
générateur d’une révolution des mentalités ? En quoi, et dans quel sens peut-on
dire que l’ « ouverture démocratique » amorcée en 1991/1992, on la doit aussi à
nos trois premiers martyrs (Sarr Amoudou, Sy Saïdou, Bâ Seydi) tombés sous les
balles du peloton d’exécution, et au sang de toutes les victimes
négro-africaines de 1989 à 1991 ?
premiers martyrs, nous tenterons, en guise de commémoration, et pour leur
rendre un ultime hommage, d’apporter quelques éléments de réponse à ces
questions et à certaines autres qui leur sont connexes.
mauritanien. De cette date à nos jours, les statistiques dont nous disposons
révèlent pas moins de douze coups d’État conduits avec succès ou déjoués avant
ou en cours d’exécution ; connus ou inconnus du grand public ; opérés avec
force ou en douceur sous forme de révolution de palais. De ces douze putschs,
retenons-en les cinq qui ont été conduits jusqu’au bout, et qui ont abouti à un
changement à la direction de l’État mauritanien. Il s’agit de ceux qui ont vu
l’accession au pouvoir des Colonels Salek, Louly, Bouceïf, Haïdallah et Taya.
Excepté le Colonel Moustapha ould Salek (qui ne conserva pas longtemps le
pouvoir), aucun de ces hommes portés au pouvoir par un putsch n’était
véritablement porteur ni d’un projet de société ni d’un programme politique
nouveau. Les véritables mobiles de leur putsch, ne se posaient donc pas en
termes de rupture avec une orientation politique de leur prédécesseur. Il ne
s’agissait ni plus ni moins que d’un changement dans la continuité. Changement
? Changement d’hommes – très souvent accompagné d’un changement de leur
identité tribale ou régionale – à la direction de l’État. Continuité ? Dans le
sens du maintien, dans ce qu’elles avaient de fondamental, des options
politiques du prédécesseur ; de ses pratiques et méthodes de gouvernement.
rupture significative avec le passé qu’en 1978, avec la prise du pouvoir du
colonel Salek. Son programme politique proclamé et mis en œuvre, même s’il ne
s’attaquait pas au racisme d’État, avait le mérite d’exister. On s’en souvient,
il s’articulait autour de trois points dont les deux principaux étaient : «
Arrêt de la guerre » contre le Front Polisario, (Guerre absurde à laquelle ni
l’armée ni le pays
l’économie » (qui était à genoux au bout de trois années de guerre).
tribale ou régionale du nouveau maître du pays s’opéraient et s’inscrivaient
dans une logique de continuité absolue par rapport au monopole du pouvoir
politique par les Arabo-berbères. Autrement dit, il restait maintenu et
sauvegardé, ce statu quo qui consacre de fait la domination écrasante des
Arabo-berbères et l’exclusion des Négro-africains. Telles étaient les
caractéristiques principales des coups d’État qui eurent lieu dans le pays. Le
coup d’État des militaires noirs, déjoué en octobre 1987, met fin à cette
tradition de changement dans la continuité. Lui, se présentait en termes de
rupture absolue avec tout ce que, en matière de coup d’État, le pays avait connu
jusque là. L’expression de cette rupture se définissait par
et opérationnelle, mais aussi et surtout par son contenu politique dont ses
auteurs étaient porteurs. En effet, pour la première fois dans l’histoire politique
du pays, par le biais d’un putsch, l’alternance au sommet de l’État était
envisagée, et en voie d’être réalisée. Il va sans dire qu’il ne s’agissait
point d’une alternance au sens d’un renouvellement des hommes à la tête de
l’État ; renouvellement toujours confiné au sein de la communauté
arabo-berbères ; il s’agissait plutôt, disons-le clairement, d’une alternance
perçue sous forme d’un transfert du contrôle politique de l’État, de la
communauté arabo-berbère vers la communauté négro-africaine. Ne s’agissait-il
pas alors, pourrait-on dire, d’instaurer un nouveau monopole du pouvoir
politique, qui, cette fois, serait au profit des Négro-africains ?Non, parce
que ce serait substituer une aberration politique à une autre ; une
une fin en soi. Elle devait tout naturellement constituer une transition devant
aboutir à un exercice conjoint, et non unidimensionnel du pouvoir politique en
Mauritanie. Dès lors, il apparaît clairement que ce qui était mis en cause et
ciblé, c’était bien le statu quo politique patiemment élaboré et établi depuis
l’indépendance ; c’était le caractère raciste de l’État mauritanien. C’est en
cela, nous semble-t-il, que réside la véritable dimension politique du coup
d’État du 22 octobre 1987. Et c’est parce que les lieutenants Sarr Amadou, Sy
Saïdou, et Bâ Seïdy symbolisaient cette dimension politique du coup d’État
d’octobre 1987, qu’il était difficile que Taya leur épargnât le peloton
d’exécution. Il eut fallu, pour qu’il en fût autrement, qu’il fût animé par la
double volonté politique suivante : remettre en
politique par les Arabo-berbères. Mettre en perspective une cohabitation des
deux communautés sur la base d’un partage du pouvoir politique
une histoire. Son processus a connu trois phases majeures.
s’élèvent, au sein de certaines organisations négro-africaines, pour exprimer
des appréhensions quant à une cohabitation entre Arabo-berbères et
Négro-africains dans le cadre d’un État unitaire.
devenir de l’entité négro-africaine en Mauritanie, et comme pour leur donner
raison a posteriori, 19 cadres négro-africains publient un document historique.
Ils y dénoncent systématiquement la discrimination raciale déjà en œuvre, notamment
dans l’enseignement.
Négro-mauritanien opprimé. Il actualise et approfondit la dénonciation du
système politique raciste, à la lumière des données nouvelles nées de la
généralisation et de l’accentuation de l’exclusion des Négro-africains.
peut donc pas être perçu comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Il
n’est pas un phénomène fortuit. Il est le produit de la généralisation et de
l’enracinement du racisme d’État. Aussi s’inscrit-il tout naturellement dans
une continuité historique de la campagne de dénonciation et de lutte contre le
système politique raciste, lancée 21 ans plus tôt. Il en constitue à la fois
l’aboutissement et le prolongement. Il en est l’Acte IV. C’est tout cela qui
lui confère sa dimension historique.
tant que vecteur d’une révolution des mentalités…
amplement attesté par l’histoire. Dans le contexte mauritanien, cette loi s’est
vérifiée aussi. D’abord pressenti, le racisme d’État fut aussitôt dénoncé, dès
son instauration ; ainsi que nous venons de le voir plus haut. Mais le paradoxe
dans le cas mauritanien fut que la résistance est restée longtemps sans être,
en termes d’intensité et de continuité, à la mesure de l’ampleur de la
discrimination raciale. En d’autres termes, tandis que le racisme d’État
s’installait, se généralisait, s’enracinait, la résistance qu’il appelait,
elle, quand elle n’était pas absente (de 1967 à la fin des années 1970), ne se
manifestait que sporadiquement (1966 et 1986) à travers le document des «19» et
le Manifeste des Flam. Ponctuée par des moments de silence, d’éclipse, la lutte
contre le racisme d’État a revêtu, jusqu’en 1986, un caractère à la fois «
pacifique » et « défensif ». Son caractère « pacifique » consistait en ce
qu’elle ne s’exprimait que sous la forme de stigmatisation du racisme d’État à
travers des documents. Son caractère « défensif » consistait en ce qu’elle
réagissait beaucoup plus à l’enracinement du racisme d’État qu’elle
n’anticipait son évolution.
ne les empêchait pas pour autant de dormir ; le contrôle de l’État restait
entre leurs mains ; il assurait la pérennité du racisme d’État. Les choses, sur
ce plan, changent en 1987. La lutte contre le racisme monte d’un cran. Elle
enregistre un bon qualitatif. Elle se présente en termes « violents », étant
entendu que même mené en douceur, sans effusion de sang, un coup d’État
comporte toujours un aspect contraignant, coercitif. Dès lors, nous n’avons plus, ici, affaire à une dénonciation
du racisme d’État. Il s’agit de conquérir le Pouvoir, pour débarrasser l’État
de son caractère raciste… Ce passage inattendu, « brusque », de l’étape de
dénonciation du racisme, à la volonté affichée de prendre le pouvoir, fut la
nouvelle donnée qui, soudainement, bouleversa la perception que les uns et les
autres, au sein des deux communautés, avaient du droit à l’exercice du Pouvoir
en Mauritanie.
nombre de Mauritaniens (y compris l’élite) des deux communautés, présentait
l’État comme la propriété exclusive des Arabo-berbères, auxquels revenait le «
droit » de le diriger. Dans les faits, nous l’avons vu, l’exercice du pouvoir
politique s’est toujours effectué conformément à cette loi non écrite. A cet
égard la réflexion qui, en 1992, échappe de la bouche du chef d’un parti
politique, est fort édifiante : « Les Négro-africains, disait-il, ne
représentent que 20 % de la population, par conséquent, ils ne doivent pas
diriger le pays. » Par ces propos, ce responsable politique obtus montre qu’il
n’a rien compris à la signification politique du coup d’État d’octobre 1987 ;
en même temps, il confirme la réalité de cette loi non écrite qui fait du
Négro-africain un citoyen dépossédé du droit d’accéder à la plus haute charge
de l’État. C’est précisément cette loi tacite que le coup d’État des militaires
noirs d’octobre 1987 a tuée. En effet, par rapport à cette loi tacite, le
putsch du 22 octobre 1987, même déjoué, constituait un message clair. Il
signifiait aux uns que l’État devait être au service de tous les mauritaniens ;
que sa direction devait être, soit légalement ouverte à tous les Mauritaniens
quelle que fût leur appartenance communautaire, soit conquise par la force. Aux
autres, il signifiait qu’en
avait pas de fatalité ; qu’en Mauritanie, il ne devait pas y avoir une
communauté faite pour gouverner et une autre née pour être gouvernée. C’est le
contenu de ce message qui, passé les moments d’effroi, d’émoi et de stupeur,
s’est incrusté dans les esprits, au lendemain du coup d’État du 22 octobre
1987.
nouvel état d’esprit aussi… même si on ne l’avouait pas. Les lieutenants Sarr
Amadou, Sy Saïdou et Bâ Seydi furent crucifiés, et leurs compagnons damnés,
parce que le coup d’État du 22 octobre 1987, dont ils étaient les auteurs,
marquait la naissance d’un processus qui tuait brutalement ce qui, dans le
système politique raciste, faisait de l’État en Mauritanie, la « chose
héréditaire » au sein de la communauté arabo-berbère ; c’est-à-dire cette idée,
cette mentalité selon laquelle, seul
Mauritanie… Et ce processus-là, il fallait l’arrêter. Il ne fallait pas qu’il
eût des continuateurs.
contexte fertilisé par le sang de nos martyrs et arrosé par les larmes de la
communauté négro-africaine. À partir du 22 octobre 1987, le régime du colonel
Taya s’employa farouchement à dissuader, à décourager toute tentative
d’éradication du racisme d’État. La logique macabre d’extermination des
Négro-africains est mise en marche. Elle ne s’arrêtera plus, pendant quatre
ans. 6 décembre 1987. Les lieutenants Sarr, Sy et Bâ sont exécutés. À Oualata,
entre le 26 août et le 13 septembre 1988, Bâ Alassane Oumar, Ten Youssouf
Guéye, Bâ Abdoul Khoudouss et Djigo Tabssirou meurent dans des conditions de
détention inhumaines. 1989. Le conflit sénégalo-mauritanien, s’il na pas été
délibérément provoqué par le
profit pour déporter des milliers négro-africains au Sénégal et au Mali.
1990/1991. Accusés de complot, des centaines de militaires noirs sont arrêtés,
torturés, écartelés, tués froidement. Au sein des forces armées et de
l’administration, les Noirs sont épiés, traqués, ciblés. Pendant quatre ans,
les Noirs subiront le martyre du fait de la logique d’extermination du colonel
Taya. Or, cette politique d’extermination impliquait nécessairement des
violations des droits humains à une grande échelle. Elles eurent lieu, et
furent si massives et graves qu’elles suscitèrent la ferme condamnation de la
communauté internationale. En effet, les violations des droits humains,
l’environnement international ne les supportait plus. Les temps avaient changé.
Il n’y avait que les despotes tournés vers le passé qui ne l’avaient pas
compris… L’empire soviétique s’engageait dans l’éclatement, entraînant la fin
de la guerre froide et le déclin des autres régimes totalitaires. Le principe
de non-ingérence dans les affaires intérieures des États cédait peu à peu la
place à la notion naissante du devoir d’ingérence. Le vent de la
démocratisation balayait tous les continents. Tout, tant sur le plan intérieur,
qu’international, était réuni, pour isoler, étouffer le régime raciste et
tyrannique du colonel Taya. Pour desserrer l’étau, il n’avait d’autres choix
que celui de se mettre à la « mode » du temps : amorcer une « ouverture
démocratique ». C’est ce qu’il fit. Pas par conviction ni par adhésion aux
valeurs de la démocratie. Il le fit pour préserver son trône, pour reculer
l’échéance de sa chute.
Bâ Seydi intervient juste après les élections législatives et municipales. Avec
plus de dix sièges, l’opposition fait une entrée remarquée à l’assemblée nationale. Elle gagne aussi
plusieurs communes importantes. Ces victoires de l’opposition (une partie de
l’opposition) , sont-elles le fait d’un dysfonctionnement du mécanisme de la
fraude ? Ont-elles été programmées par le régime pour crédibiliser les
élections et justifier la stratégie de participation de l’opposition à ces
élections. Il est encore trop tôt pour apporter des réponses à ces questions.
En tout état de cause, le régime du colonel Taya reste fondamentalement
raciste, esclavagiste et despotique. Il ne peut pas conduire une véritable
démocratisation du pays. La preuve : dix ans après sa mise en œuvre, l’ «
ouverture démocratique » balbutie toujours…Et les problèmes majeurs, à
l’origine de cette « ouverture démocratique » restent entiers : le racisme
d’État ; la cohabitation entre Arabo-berbères et Négro-africains ; le partage
du pouvoir ; l’État unitaire, ou l’autonomie dans le cadre d’un État fédéral ;
l’enquête sur les violations des droits de l’homme ; le sort des auteurs de ces
violations des droits de l’homme…
Seydi, et le massacre de plusieurs centaines de Noirs, civils et militaires,
entre 1989 et 1991, ont actualisé certaines de ces questions et posé d’autres.
Il nous appartient, à défaut de les résoudre, de nous prononcer clairement sur
ces questions. Nous devons le faire par devoir de mémoire. Nous devons le faire
par amour pour la Mauritanie et pour son devenir. Car tant que ces questions ne
sont pas résolues sur des bases justes, le pays est en danger…Qu’Allah
accueille dans son paradis tous ceux qui, de 1987 à 199, sont morts à cause de
ces problèmes.
coutume, dans nos sociétés négro-africaines, de prononcer de façon appuyée et
répétitive son nom de famille.
! Sy Saïdou, «seydi» Sy ! Bâ Seydi, «seydi» Bâ ! Que vos âmes reposent en paix.




