Mauritanie, Génération facebook : Attention aux effets collatéraux
Le réseau social le plus important sur la toile (Facebook) a fait une entrée fracassante également en Mauritanie où ses utilisateurs se comptent désormais par dizaines de milliers à grande dominante jeune.Chacun y trouve son compte entre dragueurs d’une soirée, personnes à la recherche d’amis ou parents perdus de vue, politiciens faisant passer des messages, malades en convalescence cherchant compagnie, jeunes musiciens en herbe scrutant des contacts, services de renseignement escaladant les murs de quelques « agitateurs politiques » gênants…Dans ce monde virtuel passionnant, il n y a pas toutefois que du bien.
Même s’il n’existe pas de statistiques exactes sur le nombre d’internautes et d’utilisateurs en particuliers du réseau facebook, on peut avancer qu’ils sont des dizaines de milliers les facebookeurs en Mauritanie. La manie de facebook a gagné en l’espace deux ou trois années les internautes mauritaniens qu’ils soient à Nouakchott, Nouadhibou, Kaédi, Rosso, Néma ou autres. Les jeunes semblent être les plus rompus de cette nouvelle tendance. A la maison, entre deux cours ou chez le copain, toute occasion est bonne de se brancher. On échange entre amis des photos, des vidéos et si le temps le permet on discute instantanément. C’est l’endroit idéal également pour les jeunes timides qui oseront déclarer leur flamme à l’élue du cœur dont on ose à peine croiser le regard en classe. Ces jeunes constituent une bonne clientèle des cybercafés qui se frottent les mains aux heures creuses des écoles. Ces jeunes peuvent être tout petits (à peine 7 ou 8 ans) commençant déjà à goûter aux « délices » de facebook avant d’en être des accoutumés.
Outre ces jeunes, de nombreux fonctionnaires et autres adultes exerçant dans fonctions libérales ont également leurs pages facebook. Certains y passent des matinées entières à discuter et à concocter des plans B de sorties alors que d’autres y jettent un regard de temps à autre, voir ce qu’ils peuvent y trouver d’intéressant concernant une sœur, un parent ou un ami. C’est souvent le lieu où s’échange des informations utiles (baptêmes, mariages, décès et autres) pour des gens qui se trouvent des fois à des milliers de kilomètres.
Facebook est également le coin de quelques intellectuels qui y créent des groupes de discussions sur différents sujets touchant l’actualité, la littérature, le sport, la philosophie, la politique…
A propos de politique justement ses différents courants voyant l’audience de ce réseau social, se disputent des pages pour faire passer leurs messages. Les échanges peuvent être acerbes entre tenant de causes différentes mais au moins facebook permet le dialogue entre des gens qui ne se seraient sans doute jamais vus.
Les renseignements également voyant ce fourmillement social gagné de l’ampleur y trouvent leurs comptes car désormais ils peuvent mettre la main (virtuellement) sur des têtes recherchées (se trouvant à l’étranger) et pénétrer dans leurs secrets en voyant par exemple qui sont les amis t’un tel, qui échange avec lui des informations, son audience au sein de tel groupe etc.
Par ailleurs facebook est également l’endroit idéal pour les femmes de se montrer et d’exposer leurs dernières tenues ou coiffures dans l’attente de commentaires flatteurs. Certaines peuvent même y dénicher l’oiseau rare qui mordra à l’hameçon. Enfin il y a lieu de noter que des pervers et autres femmes de légères mœurs pénètrent également cet environnement social à la recherche de coups foirés ou de clients. En tout état de cause gare à la dépendance et à certains profiles trompeurs.
Seydi –LE RENOVATEUR




