Sit-in devant le commissariat de Ksar 1 : Les mamans réclament la libération de leurs filles étudiantes
” Nous ne voudrions pas que nos filles s’éternisent et dorment dans le commissariat de police”.Les alentours du Commissariat de Ksar 1 ont été envahis, mercredi 15 février 2012 par des groupes de femmes qui y ont organisé un sit-in pour réclamer la libération de leurs filles dont certains sont détenues depuis six jours suite à la série d’arrestations des étudiants de l’Université de Nouakchott. Elles étaient près d’une centaine de femmes à brandir des pancartes sur lesquelles étaient inscrits les mots ” LIBEREZ NOS FILLES devant le Commissariat de Ksar1 dans la journée du mercredi. Interrogée sur l’objet de leur sit-in, Mme Lalla Aîcha, Militante des droits de l’homme a affirmé : ” je suis là avec les mères des étudiantes arrêtées lors des manifestations pacifiques à l’Université de Nouakchott. Ces dernières ont arrêtées il y a plusieurs jours sans qu’aucune nouvelle d’elles ne soit parvenue à leurs familles “.
Nous sommes des mères, des sœurs, dira-t-elle, en substance ajoutant ” nous voulons leur libration même si ça doit s’effectuer sous caution ou sous garantie pour qu’elles rentrent chez elles et au moment venu ils pourront les rappeler et continuer leurs enquêtes “. Et de poursuivre : “ nous ne voudrions pas que nos filles s’éternisent et dorment dans le commissariat parce que nous n’avons pas confiance “.
Pour Mme Aissata Diary Sall, mère d’une détenue, ” organiser une manifestation pacifique dans l’enceinte de l’Université est un droit connu, mais arrêter des filles et les faire dormir dans des commissariats pendant plusieurs jours, ça sort de l’ordinaire “.
” Si on interroge le commissaire ou l’inspecteur, sur les raisons d’un tel état de fait, ils nous répondent que les ordres viennent d’en haut. Nous voudrons bien savoir où se trouve de là-haut “ ajoute Coumba, une autre mère de fille détenue qui fera ensuite remarquer que tant que els filles sont détenues, ses camarades et elles resteront dans la rue. Et Ramatoulaye, mère d’une détenue d’ajouter : ” nous sommes des femmes et nous savons les problèmes des femmes… Alors qu’ils laissent nos filles dormir à coté de leurs mamans même se elles doivent se presenter chaque jour au Commissariat “.
Cheikh Oumar N’Diaye.L´AUTHENTIQUE




