Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Interview : Khadijetou Ngaïdé du SNEM: «Pas d’examen sans nos camarades expulsés»

altALAKHBAR (Nouakchott)- «Le président de l’Université a menacé les étudiants et dit qu’il n’a peur de rien, comme s’il parlait à des gens de la rue», a précisé Khadijetou Ngaïdé. La vice-secrétaire générale du syndicat national des étudiants mauritaniens s’exprime, dans cette interview, à la place de son SG «recherché par la police», affirme-elle.

ALKHBAR : Pourquoi avez-boycotté l’examen partiel ?

Khadijetou Ngaïdé : Nous ne pouvons pas commencer les examens, du fait que certains étudiants sont exclus (08 définitivement et trois autres pour un an) de l’université alors qu’ils n’ont rien fait, sauf réclamer leur droit. En plus, d’autres étudiants qui étaient détenus suite à la récente grève n’ont pas eu le temps de préparer l’examen. Et à la faculté des sciences juridiques et économique, il y a deux matières et les TD que nous n’avons pas encore faits.  Ce, sans compter les devoirs qui ne sont pas finis et des professeurs qu’on ne voit pas.  

ALKHBAR : L’administration universitaire est-elle au courant de vos craintes?

Khadijetou Ngaïdé : Le président de l’Université, en personne, était venu ici, (l’Annexe de la faculté des lettres et des sciences humaines-FLSH), menacer les étudiants et nous dire qu’il n’a peur de rien, comme s’il parlait à des gens de la rue et non à des étudiants ! Il a d’ailleurs autorisé la police à violer l’enceinte de l’université et à nous lancer des bombes lacrymogènes.

ALKHBAR : Mais, pourquoi certains étudiants refusent, alors que d’autres ont accepté de faire l’examen?

Khadijetou Ngaïdé : Les étudiants qui ont fait l’examen ne l’ont pas fait de leur propre gré ; par contre, ils ont été contraints par la police qui a menacé, dans le cas contraire, de les conduire au commissaire.

ALKHBAR : Pensez-vous qu’en affrontant la police vous serez satisfaits?

Khadijetou Ngaïdé : Nous ne voulons ni brûler ni casser, tout ce que nous demandons, c’est que l’administration de l’université prenne des décisions en urgence pour régler le problème, sinon les étudiants sont cafouillés, ils ne savent plus quoi faire.

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