Médias privés en Mauritanie pourront-ils mieux faire ?
A ce jour, les spectateurs et les auditeurs n’ont guère apprécié le fonctionnement des médias publics en Mauritanie : TVM et Radios. Preuve pour laquelle, la majorité des mauritaniens ne suit que les chaînes étrangères. Normal, puisque les Radios mauritaniennes et les télévisions (Chaine Une et deux) n’ont jamais été à l’hauteur, à l’instar d’autres stations sous régionales. Pas de débats contradictoires, pas d’enquête, manque de reportage, bref une situation qui ne permet même pas à un journaliste de s’exprimer, de s’épanouir et de travailler pleinement en tant que journaliste. A la Radio les présentateurs des journaux Français notamment, ne réalisent jamais des reportages, et n’invitent presque pas des personnalités autour des débats. Et qu’est-ce que le journalisme si les éléments les plus élémentaires en matière de communication, ne sont pas appliqués ?
Aujourd’hui les journalistes des médias publics passent largement leur temps à consulter les informations aux prés de l’AFP (agence France presse), pour enrichir leurs journaux parlés, au bien reprendre les mêmes nouvelles qui se trouvent dans l’AMI (agence mauritanienne d’information). Partant, un journaliste formé à ce moule, peut-il progresser ?
Donc c’est due un journaliste qui est habitué à ces genres d’informations peut-il progresser ? Je ne pense pas. Cette situation ne se rencontre pas dans la presse indépendante où très souvent, les journalistes sont mieux formés et prennent plus de temps et de soin dans leurs tâches. Le produit est ici hautement apprécié puisqu’il découle généralement d’un travail de recherches et d’enquête. C’est dire que les médias publics doivent faire mieux, pour permettre au citoyen mauritanien de suivre convenablement ce qui se passe chez eux.
Devant la situation d’aujourd’hui, que peuvent nous offrir les Radios et Les télévisions privées ?
S’ils veulent exister longtemps de manière professionnelle, les responsables de ces chaines ont intérêt à trouver d’abord des journalistes et ensuite les former à l’étranger pour qu’en fin les citoyens mauritaniens se sentent plus préoccupés par ce qui se passe chez eux qu’ailleurs. Les nouvelles nationales développées doivent surtout tenir compte de la diversité culturelle, sans cela c’est l’échec total qui en suivra.
En attendant, les citoyens s’interrogent sur l’efficacité de ces chaines privées qu’ils attendent de pied ferme, par rapport aux médias publics, les radios et les télévisions de Mauritanie ?
Abou Mamadou Sow.– l´Authentique





