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Mauritanie : grosse polémique autour de la question identitaire
Une vive polémique se développe entre la mouvance du pouvoir et la Centrale Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)-une des trois plus importantes du pays- autour de la question identitaire, depuis
quelques jours.
Une affaire dont le point de départ est une rencontre entre le ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, Seydina Aly ould Mohamed Khouna, et les centrales
syndicales, organisée le 28 décembre dernier. Réunion au cours de laquelle le responsable gouvernemental leur demandait de participer massivement à une marche contre “la haine et l’extrémisme “, prévue au cours des prochains jours.
Cette manifestation sera organisée par l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité).
Jugée « partisane », la démarche ministérielle catégoriquement a ete rejetée par Samory ould Bey, Secrétaire Général de la Centre Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM), une organisation proche de la mouvance antiesclavagiste.
Les esprits commencent alors à s’échauffer et la tension monte. Dans la tourmente, le syndicaliste et opposant accuse « un proche » du ministre de l’avoir menacé avec une arme à feu, et évoque le «syndrome rwandais qui guette la Mauritanie » à travers une sortie sur
les réseaux sociaux.
A la suite de cette sortie, le Secrétaire Général de la CLTM a été interpellé par la police pour avoir évoqué le syndrome rwandais au sujet de la Mauritanie, et libéré au bout de quelques heures.
De nombreux syndicalistes présents lors de cette réunion, et dont les organisations sont considérées comme proches de la majorité, ont contesté la version de ould Bey au sujet de la menace avec une arme à
feu.
Depuis lors, les protagonistes de l’affaire se livrent à des sorties médiatiques pour dénoncer les agissements du camp adverse.
Illustration avec cette déclaration de la CLTM, rendue publique mercredi soir et à travers laquelle la centrale syndicale exprime « sa vive inquiétude au sujet de la dérive autoritaire » du régime du
président Mohamed ould Abdel Aziz.
Le document fustige «le mépris manifeste qui se développe vis-à-vis du peuple mauritanien à l’approche de l’échéance présidentielle de 2019 » dont l’organisation devrait se situer entre avril et juin, selon les limites définies par la constitution.
La déclaration syndicale cite « des provocations multiples visant toutes les voix discordantes, qui caractérisent le monolithisme des pouvoirs absolus, l’arbitraire, l’étouffement des libertés collectives et individuelles, la conduite de politiques tatillonnes et désastreuses pour la paix sociale ».
Face à cette situation, le Manifeste pour les Droits Politiques, Economiques et Sociaux des Haratines (MDPESH), un collectif regroupant les anciens esclaves, appelle à l’ouverture d’une enquête crédible pour établir la vérité des faits.
Côté officiel, maître Sidi Mohamed ould Maham, porte parole du gouvernement, qui reste à ce jour leader de l’Union Pour la République (UPR), appelle « les internautes à éviter un usage pernicieux des
réseaux sociaux, à travers une tentative d’instrumentalisation de la question des séquelles de l’esclavage, à des fins de déstabilisation de la Mauritanie».
Dans le même timing, le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-composé de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes) appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur les questions identitaires pour créer les conditions d’un climat social apaisé.
Cheikh Sidya, correspondant à Nouakchott
Source :360 Afrique
Biram face à la presse : « « En tout cas, je ne suis pas revenu sur mes propos. Je persiste et je signe ».
Ce mercredi 2 janvier 2019, Biram Dah Abeïd s’est livré à un véritable show médiatique devant des militants et sympathisants de son mouvement, à son domicile au PK10. Le député n’a pas perdu de sa verve malgré plus de quatre mois d’emprisonnement et une santé précaire. Pour son premier grand rendez vous avec la presse venue en nombre, le président de IRA a de nouveau déclaré sa candidature à l’élection présidentielle espérant rassembler plus de formations politiques autour de sa candidature et fédérer plus de mauritaniens.
Les priorités du programme politique du futur candidat seront axés sur la « réhabilitation, la reconstruction de l’unité nationale ». « Je pense que les mauritaniens sont trop divisés. Le régime les a trop divisés. Le régime continue encore à entretenir la division des mauritaniens (…).La communion nationale sera l’un des grands chantiers », a avancé le dirigeant abolitionniste.
Le président de IRA Mauritanie est revenu sur ses différentes rencontres avec son plaignant Deddeh Ould Abdellahi, lors de l’enregistrement du documentaire, les conditions de son arrestation et son jugement. D’emblée, Biram a réfuté les différentes assertions avancées ça et là concernant sa présence lors du jugement et son refus de céder à « toutes les tentatives du juge de le convaincre à assister à ladite audience en tant que député . il n’y a pas eu de présence de ma personne dans les tribunaux. Tout ce qui a été fait, ils l’ont fait eux-mêmes, pour leurs intérêts eux-mêmes”, a-t-il ajouté. Biram considère qu’il a été enjoint au plaignant de déposer une plainte et puis après de la retirer. Ce sont les services de renseignements, l’Etat, qui lui ont dit de déposer la plainte, puis sont revenus pour lui dire de la retirer. Pour quelles raisons ? s’interroge Biram. « En tout cas, je ne suis pas revenu sur mes propos. Je persiste et je signe. J’ai refusé, poursuit le leader abolitionniste, les différentes avances qu’ils ont tenté de me faire parvenir afin que j’accepte de discuter ne serait-ce que le minimum avec lui . J’ai toujours dit non. J’ai toujours refusé”, a fait savoir Biram .
Le député rend le gouvernement responsable de son arrestation : « le pouvoir a voulu m’arrêter pour empêcher le parti Sawab de rafler beaucoup de sièges de député. Ça allait être le cas. Mon emprisonnement a été un véritable handicap pour le déroulement de la campagne, pour l’exploitation du capital confiance et de charisme au sein des populations. Le pouvoir a gagné sur ce point parce qu’il a limité notre présence dans le parlement par cette arrestation arbitraire. Aussi le pouvoir tenait à ce que Adama Sy, veuve de l’un des militaires assassinés durant la tentative de génocide et représentative d’un échantillon important de notre société, de notre opinion publique, n’entre pas au parlement. Il voulait empêcher aussi Haby Mint Rabah, l’esclave que nous avons libérée n’accède au parlement. Parce que l’entrée de ces deux femmes dans le parlement a une très très forte charge symbolique qui allait éclabousser beaucoup de tabous, délier beaucoup de langues et déconstruire dans les esprits », a expliqué Biram.
Il n’a pas manqué de marteler que l’Union de l’aile politique de IRA, le RAG avec Sawab a dérouté le pronostic du pouvoir. Biram a livré un réquisitoire sans complaisance sur le système judiciaire mauritanien : « les juges, malheureusement, sont dressés dans une optique gravissime. Ils sont obligés de se conformer aux directives du pouvoir politique et ceci, en matière de règlement de compte contre les adversaires. Le régime mauritanien n’hésite pas trop à utiliser les juges… ».
Pour Biram, « quand les populations, les citoyens n’ont plus confiance au système judiciaire, c’est ça qui ouvre la porte au chaos ».
Relativement à la mollesse de l’opposition durant son arrestation et sa détention, Biram estime que les dirigeants de celle-ci ont fait ce qu’ils peuvent faire. Je pense que beaucoup de gens de IRA sont déçus de ce que l’opposition a pu faire et beaucoup de mauritaniens. Mais l’opposition n’est pas IRA. La combativité mais surtout le terrain d’action ne sont pas les mêmes. L’opposition n’a jamais choisi un terrain d’action de revendications populaires. L’opposition a toujours évité de l’endurance. Mais je pense que notre collaboration avec l’opposition est très importante pour ce qui va suivre pour l’intérêt de la Mauritanie », a-t-il prédit.
Enfin,pour le leader abolitionniste, il est indispensable d’administrer un remède de cheval à la Mauritanie et poser des « actes politiques virils pour sortir le pays du chaos ».
le calame
Mauritanie : 2019 une année décisive pour l’opposition
La nouvelle année est considérée par les observateurs comme un test de grandeur nature pour l’opposition. Les mauritaniens attendent beaucoup un changement. Autrement dit une alternance démocratique qui pourrait être qualifiée d’historique depuis l’indépendance.
Pour un début d’année 2019 l’opposition n’a pas manqué à l’appel en lançant cette semaine à Nouakchott une offensive citoyenne. Un dialogue national pour la première fois sur la cohabitation entre les différentes composantes nationales. Cette initiative contraste avec la récupération du pouvoir sur les appels à la haine diffusée sur les réseaux sociaux. Les observateurs sont loin des années où l’opposition était préoccupée par la critique permanente du régime de Ould Aziz. Aujourd’hui le FNDU semble retrouver l’unité pour un candidat unique en avril prochain. C’est dans cette perspective qu’elle initie cette concertation nationale qui apparaît aujourd’hui comme le talon d’Achille de tous les régimes successifs du père de l’indépendance Mokhtar Ould Daddah jusqu’à Ould Aziz le père du génocide biométrique.
L’opposition démocratique décide ainsi d’attaquer le mal à sa racine pour rétablir l’unité nationale et la cohésion sociale dans un contexte politique tendu par le tapage médiatique du parti au pouvoir en faveur d’un troisième mandat du président mauritanien. L’opposition entend ainsi conduire le pays vers la réconciliation nationale tant rêvée par les noirs et les Hratines, les exclus de la République. L’occasion de rassembler les mauritaniens dans leur diversité et d’ouvrir ainsi de nouvelles perspectives pour le pays contre l’autoritarisme de Ould Aziz dont le bilan lourd de deux quinquennats ne pèsera pas certainement sur les prochaines présidentielles. C’est un nouveau candidat de l’UPR qui affrontera le candidat unique de la coalition électorale démocratique. Et d’ores et déjà le président de l’IRA est le seul candidat déclaré puisqu’il maintient sa position après 5 mois derrière les barreaux
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
– Mali : 37 morts dans l’attaque d’un village peul
Jeune Afrique – Le Mali a entamé l’année 2019 avec une attaque meurtrière dans le centre. Trente-sept civils ont été tués mardi 1er janvier dans l’attaque d’un village peul du centre du Mali, menée par des chasseurs traditionnels dozos, a annoncé le gouvernement malien.
Le gouvernement « informe l’opinion nationale et internationale d’une attaque ayant fait 37 morts sur le village peul de Koulogon, commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass (région de Mopti, centre) », dans un communiqué officiel mardi soir.
Des « hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos » ont mené cette attaque. « Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées », selon ce communiqué.
Le chef du village tué
Un précédant bilan établi par Karim Keïta, fils du chef de l’Etat malien Ibrahima Boubacar Keïta, également député et président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, et une source de sécurité avait fait état de 33 Peuls tués lors de cette attaque.
L’assaut avait également été attribué à des chasseurs de la communauté Dogon par la même source de sécurité et un témoin. Les chasseurs traditionnels, dits « dozos », reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches, prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé, dans le contexte de la lutte contre les jihadistes.
« C’est une milice dozo qui nous a attaqués tôt ce matin. Ils étaient tous armés, habillés en tenue dozo. Notre chef de village Moussa Diallo a trouvé la mort dans cette attaque, ainsi que des membres de sa famille, dont une fillette et des vieilles femmes », a témoigné Allaye Yattara, un éleveur peul du village. « Nous avons eu la vie sauve parce que nous étions sortis très tôt pour conduire les animaux. Ce sont les coups de feu qui nous ont fait rebroussé chemin », a-t-il ajouté.
Une attaque après la visite du Premier ministre à Mopti
Dans son communiqué, le gouvernement a assuré que « les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi » et il a appelé « l’ensemble des communautés de la zone centre au calme ». D’après le gouvernement, cette attaque survient « alors que les plus hautes autorités du Mali ont entrepris de créer les conditions d’un dialogue intercommunautaire fécond, dans le but d’instaurer durablement la cohésion et la paix » dans la région.
Elle intervient aussi après la visite les 21 et 22 décembre du Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga à Mopti. M. Maïga avait ensuite annoncé que le gouvernement allait « renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité dans la région ».
« Seule l’enquête nous permettra de connaître les raisons (de cette attaque). Nous condamnons cet acte criminel », avait souligné Karim Keïta, qui a précisé avoir rendu visite mardi à des blessés dans un hôpital de Mopti, ville où il avait passé le réveillon en compagnie de militaires maliens.
« C’est vraiment consternant de débuter l’année par une telle attaque. Nous sommes venus nous réjouir aux côtés de nos forces de défense et de sécurité et voilà que cet événement tragique survient ce matin », a dénoncé Karim Keïta.
500 morts civils en 2018
Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture. Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.
Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement. Amadou Koufa a été tué fin novembre dans une opération militaire française soutenue par l’armée malienne, selon Paris et Bamako.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.
Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.
jeune afrique
Le Président de la République se voit décerner le Prix Mandéla pour la sécurité 2018
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a été choisi entre 3457 personnalités internationales candidates pour se voir décerner le prix Mandéla 2018 ‘’en considération de l’excellence africaine et de sa vision stratégique en matière de sécurité et en reconnaissance de son mérite et de son génie personnel’’.
Le Jury du Prix Mandéla pour la sécurité 2018 a, dans son procès verbal daté du 28 décembre 2018, indiqué que ”ce prix représente une manière d’honorer Son Excellence le Président de la République pour sa vision stratégique et une consécration de son action au service du continent, une action au demeurant digne d’éloge”.
Le communiqué de l’Institut Mandéla a ajouté que ‘’le jury a accordé un intérêt particulier à la stratégie et aux politiques sécuritaires efficientes ainsi qu’au bilan positif en matière de lutte contre le terrorisme de son Excellence le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, annonçant, de manière exceptionnellement unanime, primer le rôle de premier plan du Président mauritanien au niveau du continent et l’effort consenti dans la sécurisation de la Mauritanie et de la région du Sahel’’.
Le prix Mandéla pour la sécurité 2018 a été décerné au Président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz parmi 3457 personnalités internationales portées candidates à ce prix suite à la validation de la proposition par plus de 100 personnalités mondiales.
Le jury est composé de ministres, d’ambassadeurs, d’anciens officiers supérieurs, de personnalités de la société civile internationale, d’universitaires, d’intellectuels et d’experts de haut rang.
La présidence d’honneur de l’Institut Mandéla est occupée actuellement par l’ancien ministre français Olivier Stirn, ami personnel du leader Nelson Mandela, qui a défié le régime de l’apartheid en effectuant une visite historique au leader de l’ANC (African National Congress) dans sa prison.
L’Institut Mandéla, dont le siège se trouve dans la capitale française, Paris, est lié dans le cadre d’un partenariat stratégique avec le secrétariat d’Etat américain aux affaires étrangères, à l’Assemblée nationale française, à l’Observatoire international du terrorisme et aux associations et instances élues en France en plus d’Universités et d’écoles supérieures aux Etats Unis d’Amérique, en Europe et en Afrique ainsi que dans le monde arabe.
Son Excellence le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, est considéré comme porteur de l’initiative de la création du G 5 Sahel à Nouakchott en 2014 avec la participation des dirigeants tchadien, nigérien, malien, et du Burkina Faso.
L’approche sécuritaire du Président mauritanien, qui s’approprie la dualité sécurité – développement est l’objet de louange au plan international. De même, la création du Groupe dit du G 5 Sahel a été bien accueilli au niveau international, au plan africain en France et au sein de l’Union Européenne, des Nations Unies dont la plus haute instance, le Conseil de Sécurité a dépêché des responsables pour rencontrer le Président de la République, l’écouter parler se son approche et de sa vision sécuritaire ainsi que du développement de l’espace du Sahel et du Sahara.
Le G 5 Sahel s’est trouvé renforcé avec la création de sa force commune que les dirigeants du monde ont accepté et qui a bénéficié d’un important appui international marqué par une présence arabe forte notamment à travers le soutien de l’Arabie Saoudite et de l’Etat des Emirats Arabes Unis.
Afin que l’appui du G5 Sahel se poursuive et permettent l’atteinte de ses objectifs sécuritaires et de développement, Nouakchott a abrité récemment le Forum des partenaires de l’organisation et des donateurs afin de parvenir à financer les investissements prioritaires dans la région du Sahel. Les résultats de cette rencontre ont dépassé les prévisions.
AMI




