Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: Actualités

Des communautés juives enracinées en Afrique noire depuis plus de 2000 ans

Des communautés juives enracinées en Afrique noire depuis plus de 2000 ansFrancetvinfo – Ils s’appellent Lemba, Abayuda, Falasha, Balouba, Zakhor, Tutsi Hebrews of Havila, Ibo-Benesi-Israël ou Jews of Rusape. Ils ont en commun d’être noirs, africains et de se revendiquer comme juifs.

On connaissait les falasha, ces milliers de juifs éthiopiens, affirmant leur filiation avec le roi Salomon et la reine de Saba. Moins connus sont en revanche les Lembas du Zimbabwe, les Igbo du Nigeria ou les Abayudaya d’Ouganda… qui se réclament eux aussi du judaïsme. Juifs par leur origine, juifs par conversion, ou encore par identification au peuple de la Bible, ces différents cas existent sur le continent africain.

Certains se disent descendants des “tribus perdues d’Israël” comme les falasha éthiopiens, d’autres se sont convertis plus récemment à la religion de Moïse, d’autres encore, nourris aux textes bibliques, observent des rituels très proches du judaïsme.

Cette présence juive au sud du Sahara reste une énigme qu’historiens et archéologues commencent seulement à explorer.

Juifs par leur origine

Dans son livre Black Jews (Albin Michel 2014), Edith Bruder, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies à l’Université de Londres, recense une dizaine de groupes ou d’ethnies qui se revendiquent comme juifs. “Les Lemba, présents au Zimbabwe et en Afrique du Sud, pratiquent des rituels très proches du judaïsme antique.” L’analyse ADN de leur patrimoine génétique a révélé qu’ils étaient d’ascendance non-africaine en lignée paternelle. Ce qui signifie que des hommes de ce groupe seraient probablement des sémites venus d’ailleurs et qui auraient épousé des femmes africaines.

D’est…

Le président de la Lemba Cultural Organisation, le professeur Mathiha, affirme que leur origine remonte, en l’an 600 de notre ère, à une tribu juive venue de Sanaa, capitale du Yemen actuel. Rien d’étonnant à cela: il est bien connu que depuis l’époque préislamique, des Hébreux et des marchands arabes judaïsés émigrèrent vers les côtes d’Afrique de l’Est pour des raisons commerciales, ou pour fuir les persécutions.

Déjà, le mythe d’Ophir, relaté dans l’Ancien Testament, situe les mines d’or du roi Salomon sur les côtes orientales africaines, où l’on a retrouvé les vestiges d’une cité antique, nommée Great Zimbabwe. Dans les temps anciens, il a pu y avoir des liens importants entre l’Arabie du sud et la côte sud-est de l’Afrique.

… en ouest

On trouve également des juifs en Afrique de l’Ouest. A Tombouctou, un groupe de musulmans s’est autoproclamé juif dans les années 1980. Ils ont fondé un mouvement qui s’appelle Zakhor, ce qui signifie “se souvenir” en hébreu. Ils disent descendre des Juifs du Touat, une région à la limite du Sahara, dans l’ouest de l’Algérie.

Les Juifs du Touat furent exterminés par le Cheikh el Meghili en 1492. Certains des rescapés purent sans doute s’enfuir vers le Mali actuel. C’est pourquoi l’affirmation, par les membres de Zakhor, qu’ils sont des descendants des Juifs du Touat n’a rien d’invraisemblable.

Il existe les traces (et les témoignages de voyageurs) d’une présence juive sur les routes caravanières transsahariennes et de l’existence de petites communautés juives notamment dans la région de Tombouctou jusqu’au 14ème siècle. Sans tirer de conclusions, le scientifique Théodore Monod a lui aussi été frappé par tout un faisceau d’éléments concordants. Du symbole de l’étoile de David au sceau de Salomon placé au-dessus d’une porte à Ouadane (Mauritanie), ou d’une pierre de Ghormali (Mauritanie), gravée en hébreu.

Juifs par conversion

Selon Edith Bruder, “les Abayudaya d’Ouganda ont adhéré à la religion juive à la suite de la décision d’un de leurs chefs charismatiques, qui aurait découvert les origines juives de sa communauté en lisant la Bible. Dans les années 1910, Samei Lwakilenzi Kakunguku s’est orienté vers le judaïsme après avoir pratiqué le protestantisme. Il entraînera une partie des membres de sa tribu derrière lui, exigeant d’eux une foi absolue en l’Ancien Testament et dans ses commandements, y compris la circoncision.” Cette adhésion se transformera en une conversion collective, lorsqu’en 2002 des rabbins israéliens et américains viendront les convertir officiellement au judaïsme.

Au Nigeria, les Igbo revendiquent également une identité juive depuis des décennies. Une trentaine de synagogues existent entre Abuja et Port Harcourt, et on peut considérer que plusieurs dizaines de milliers d’Igbo pratiquent le judaïsme. Ces derniers, qui s’appellent les Hebrewits, se considèrent d’ailleurs comme des juifs prétalmudiques, sur la base des traditions hébraïques de leurs ancêtres. Selon les différentes versions de leur tradition orale, les Igbo affirment que leurs ancêtres sont venus de la Palestine antique par les anciennes routes caravanières africaines et se désignent comme un fragment de la diaspora juive, voire comme une tribu perdue d’Israël. A ne pas confondre avec les Sabbatherians, qui sont plus deux millions à pratiquer une forme de judaïsme, tout en respectant également le Nouveau Testament.

De même, il existe au Ghana une communauté beaucoup plus ancienne, connue sous le nom de House of Israel qui adhère au judaïsme avec un engagement spirituel proche de la ferveur. Il y a une centaine d’années, un prophète s’est révélé au sein de ce groupe. A la suite d’une vision, il a décrété que son peuple était juif, et a établi des paralèlles entre des coutumes des religions traditionnelles africaines et les rites de l’Ancien Testament.

Prières rabbiniques traditionnelles

Pour Edith Bruder, l’adhésion au judaïsme des Jews of Rusape remonte aux années 1900. “Ces communautés, qui ont fait souche dans le nord-est du Zimbabwe, récitent les prières rabbiniques traditionnelles, pratiquent la circoncision, les interdictions alimentaires et les rites quotidiens.” Ils sont affiliés à la congrégation prophétique américaine Beth El en Virginie. “A l’occasion du shabbat, ils lisent la Torah et chantent une version de leur cru du Shema Israel où se mêlent l’hébreu, l’anglais et le shona.”

Toujours selon Edith Bruder, “le judaïsme syncrétique, pratiqué par ses membres, associe la théologie du judaïsme à celle du christianisme, dans la veine des mouvements black jews afro-américains.”

Au Rwanda comme au Burundi, des Tutsi affirment également descendre des Hébreux. Leur apparence physique et le génocide des Tutsi a renforcé cette identification aux juifs. Mais cette revendication est loin de convaincre historiens et spécialistes.

L’histoire des Beth Yeshorun au Cameroun est plus originale et plus récente. Elle date des années 2007-2008. Ils présentent la caractéristique de s’être formés au judaïsme en utilisant internet. Il est vrai que l’histoire étonnante des falasha a réveillé un peu partout en Afrique le “mythe” des tribus perdues d’Israël.

Falasha, descendants de la reine de Saba

Dans le récit fondateur de la royauté éthiopienne, le Kebra Naast (ou Gloire des rois), qui remonte au XIVe siècle, ce cycle de légende écrit en ge’ez (la langue ancienne des Ethiopiens), relate la conversion au judaïsme de la reine de Saba qui, de retour dans son pays, donna naissance à Ménélik 1er, fils de Salomon et fondateur de la lignée royale éthiopienne, dont l’éducation fut assurée par des religieux dépêchés par son père.

Lorsque Ménélik devint “roi des rois”, il fonda la dynastie salomonique qui régna sur le pays durant trois mille ans. Le judaïsme fut instauré comme religion de la famille royale et de l’aristocratie d’Ethiopie jusqu’à leur conversion au christianisme au début de l’ère chrétienne. Il n’aurait persisté par la suite que dans la communauté des Falasha.

Une histoire juive, enracinée en Afrique noire depuis plus de 2000 ans, c’est tout à fait crédible. Cette histoire côtoie nombre de légendes, tant les personnages de la Bible hébraïque ont fortement influencé la spiritualité africaine.

Michel Lachkar

Partagez

Ely Abdellah : Le paysage politique auquel on était habitué s’est remodelé

Ely Abdellah : Le paysage politique auquel on était habitué s’est remodeléAdrar-Info – Sans avoir officiellement commencé, la campagne électorale a déjà atteint sa vitesse de croisière. Dans ses aspects formels, du moins. Voyages à l’intérieur et à l’étranger, promesses, nomination de staffs, banderoles, portraits, pièces d’identité, en un mot, tous les ingredients pour développer tout ce vacarme qui pollue la quiétude des uns et des autres et alimente toutes sortes de folles rumeurs, d’échanges d’accusations et même parfois d’invectives et de menaces.

Le paysage politique auquel on était habitué s’est remodelé à souhait: on a largement, voire exagérément, fait preuve du nomadisme politique qui nous est connu.

Il n’y a qu’à voir les anciens de l’opposition se bousculer au portillon de la campagne Ghazouani pour voir qu’une redistribution de cartes est en train de s’opérer. L’opposition a subi de graves hémorragies qui lui font perdre une grande partie de ses cadres et militants, visiblement exténués par une décennie de brimades, de sevrage et d’exclusion.

L’un des transfuges des partis d’opposition m’a avoué qu’en “excluant systématiquement ses opposants et en ameutant les services du fisc contre les hommes d’affaires de l’autre bord, Ould Abdel Aziz interdit de facto aux formations opposantes d’aligner des militants dans leurs rangs”.
Donc cette élection a été une opportunité toute indiquée pour bien certains de changer leur fusil d’épaule et vraisemblablement, ils n’y sont pas allés de main morte.

Il y a donc eu tout ce branle-bas auquel nous avons assisté et qui a fortement secoué la scène politique.

Mais en dehors de ça, les différents protagonistes n’ont fait que du “sur place”. Côté camp présidentiel, les transfuges de l’opposition et les autres membres de la majorité continuent à se regarder en chien de faïence. En réalité, la méfiance n’a pas disparu même si les deux ensembles appartiennent désormais au même camp.

Côté opposition, les candidats à l’élection présidentielle courent derrière beaucoup de retard. Ils accusent l’Administration de ne pas être neutre et se plaignent d’être absents de la CENI où il n’y a que les représentants de la majorité.

Ils dénoncent l’achat de conscience et l’utilisation des moyens de l’Etat par celui qu’ils appellent “le candidat du pouvoir”. Certains parmi eux regrettent qu’il n’y ait aucune place au débat d’idées dans cette échéance où seuls ceux qui disposent de sous sont ceux avec lesquels il faut savoir compter.

D’autres pensent que, les choses étant ce qu’elles sont, il y a à regretter que les discours de haine et les messages à relent communautaire ne viennent combler le vide occasionné par l’absence de débats d’idées.

Qu’est-ce qui peut encore être fait pour que cette échéance se déroule dans l’entente? Est-il encore possible de faire en sorte que l’élection envisagée n’accentue pas les clivages? Qu’est-ce qui peut être fait pour préserver la paix sociale qui, sommes toutes, est beaucoup plus importante qu’une élection présidentielle.

Je crois que les hauts cadres de ce pays et tous ceux qui sont mus par l’intérêt supérieur de la Nation doivent réfléchir à cela. Car il faut tout faire dès à présent pour ne pas avoir à regretter quand il n’y aura plus à faire que ça.

Ely Abdellah

Partagez

Lettre du Président du Cadre de Concertation des Rescapés (CCR EUROPE), Mr Soumaré Abdoul Aziz

ettre du Président du Cadre de Concertation des Rescapés (CCR EUROPE), Mr Soumaré Abdoul Aziz– Ensemble, nous avons écrit une belle page de l’histoire de la lutte commune en ce dimanche 19 Mai 2019. Ne boudons pas notre joie.

Une aube nouvelle se lève. Rien ni personne n’empêchera l’éclairage de la vérité sur les pages ignominieuses du génocide. La justice des hommes passera. Inéluctablement. En attendant celle de ALLAH S.W.T.

Nous devons cette étape à des initiatives individuelles et collective liées à la noble cause de défense des droits de l’Homme, Reconnaissance et gratitude à eux.

Trois décennies d’âpres combats, de refus de la fatalité, de la compromission se sont écoulées. Trente longues années à compter et à pleurer nos Martyrs, à évoquer une jeunesse fauchée par des êtres devenus du jour au lendemain des loups pour eux.

On se posera la question–à juste raison–du pourquoi de l’insuccès à nous rassembler, à parler d’une même voix, à agir dans un élan victorieux. A cela, plusieurs explications certainement mais une seule, majeure, retiendra notre intérêt : l’absence cruelle d’unité. !

Plus de trois millie de soldats, parqués en des camps de la mort, au-delà d’un semestre, de Azlat à Bir Moghreïn en déviant par Inal. Humiliés, avilis, torturés et assassinés à grande échelle dans la sombre nuit du génocide voulu par Maouya Ould Sid’Ahmed Taya, ses âmes damnées et encore aujourd’hui perpétuée par le système négationniste de Mohamed Ould Abdel Aziz et dont les miraculés ne parvenaient à s’entendre autour de l’essentiel

Nous , Rescapés des bagnes du racisme d’état vivants en Europe, avons, en ce jour historique, scellé une unité désormais indéfectible.

Nous en faisons serment sur la mémoire impérissable de nos Martyrs tombés,victimes INNOCENTES de la haine raciste et fratricide.

Seuls le triomphe de la Vérité, la rigueur de la Justice et le devoir de Réparation éteindront la lutte.

Ceci n’est pas une prière. Non plus une demande. Mais une exigence fondamentale.

Les organisations de défense des droits de victimes parlent désormais d’une même voix. Un corps commun portera le combat contre ce pouvoir de sinistre réputation jusqu’à la reconquête absolue des droits engloutis.

Il se nomme Cadre de concertation des Rescapés en Europe. Il oeuvrera sans concession et sans relâche pour une totale citoyenneté.

Le soleil de Mauritanie brillera à nouveau pour tous ses enfants, sans exclusive.

Un appel fraternel est lancé aux organisations de l’Intérieur pour reprendre le flambeau de la noble bataille qu’elles ont engagé depuis tant d’années avec courage, constance et détermination.

Livrons en commun la mère des engagements contre le seul adversaire qui soit, qui vaille, les tenants du système raciste et criminel, attachés à nous reléguer en des combats d’arrière garde

Pour que nos Martyrs reposent dans la paix éternelle de Firdaws. Que les Veuves fassent enfin leur deuil et que les Orphelins portent avec fierté le souvenir de Héros partis à la fleur de l’âge.

Bon Ramadan à vos familles et à la Umah Islamiyaa et que le SEIGNEUR agrée nos dévotions.

Aamiin

Ensemble, nous terrasserons la bête immonde.

Paris, le 23 Mai 2019
Pour le CCR EUROPE
Le Président,

Abdoul Aziz SOUMARÉ      

Lettre du Président du Cadre de Concertation des Rescapés (CCR EUROPE), Mr Soumaré Abdoul Aziz

Partagez

La Coordination Vivre Ensemble USA – DECLARATION

Coordination Vivre Ensemble USA : Déclaration Le 23 mai 2019

DECLARATION

 

La Coordination Fédérale de la Coalition Vivre Ensemble – USA qui réunit des membres de la Diaspora Mauritanienne résidant aux Etats-Unis se réjouit de porter à la connaissance de toutes les Mauritaniennes et tous les Mauritaniens, d’abord, de sa création et ensuite, de son engagement ferme et agissant en faveur de la candidature de Dr Kane Hamidou Baba à l’élection présidentielle 2019. La tournée de proximité qu’entreprend notre candidat à travers la Mauritanie de toutes les attentes, à la suite de l’investiture historique du Vendredi 6 Avril 2019, qui a prouvé la solidité du rassemblement solidaire de partis  politiques, d’organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, de par l’engouement populaire et les adhésions de masse partout suscités, trace la voie royale vers la victoire de notre coalition qui constitue un creuset pour  toutes les victimes d’oppression, d’exclusion, de marginalisation  et qui aspirent fortement au changement, à l’alternance  démocratique et à la justice.

 

Motivée par un désir ardent de rupture avec un système d’oppression raciste et esclavagiste, la CVE-USA invite tous les compatriotes Mauritaniens établis au pays et partout ailleurs à se mobiliser pour exercer, en toute liberté, leur devoir civique de citoyens, en choisissant celui qui est le plus à même de porter leurs aspirations, en qui ils se reconnaissent et qui représente le vrai changement. Pour la CVE-USA, Dr Kane Hamidou Baba constitue sans aucun doute le meilleur choix, le choix de l’inclusion, de l’unité dans la diversité, celui d’un avenir meilleur pour notre pays. La ferveur populaire et l’enthousiasme patriotique qui se renforcent chaque jour davantage en faveur de la candidature de Dr Kane Hamidou Baba, sont une incarnation tangible de l’irrépressible détermination de notre peuple à prendre en charge par lui-même, et à travers ses légitimes représentants son destin en main. Notre victoire éclatante est au bout de notre persévérance.

 

Par ailleurs, la CVE-USA accueille à bras ouverts la désignation du Directoire National de la Campagne du candidat de la coalition Vivre Ensemble dirigé par M. Thierno Baro et son équipe. La CVE-USA remplira pleinement et avec enthousiasme la part d’efforts et de mobilisation qui lui est impartie. Elle entend entretenir une collaboration déterminante avec le Directoire à travers le responsable dûment mandaté pour la Diaspora. Aussi, la CVE-USA s’engage-t-elle à coordonner et optimiser des actions pour contribuer au succès électoral. Ces actions sont, entre autres, la mobilisation des ressources de toutes sortes, la sensibilisation et l’orientation des militants, la coordination par l’amplification des messages via les médias et les réseaux sociaux, la conscientisation des membres de nos familles, quartiers, villages et villes et par l’application d’une pression sans faille à l’endroit de nos ambassades et nos gouvernants pour que les prochaines inscriptions sur les listes électorales touchent toutes nos diasporas.

 

Vive notre candidat, celui de la CVE, le Dr Kane Hamidou Baba.  La bonne heure a sonné. Yonti! Yonti! Akigne ! Akigne ! Jotna ! Jotna ! haana ! haana !

 

La Coordination Vivre Ensemble USA

Commission Politique

 

 

 

 

 

Le Dimanche 12 Mai 2019 s’est tenue une réunion, par Telephone-conference entre le bureau de la coalition de la diaspora Mauritanienne et des membres représentants les partis politiques et des organisations de la société civile aux USA, pour décider :

  1. 1.De formaliser la Coalition Vivre Ensemble aux USA
  2. 2.De designer le directoire de campagne suivant

 

Directeur de Campagne et Coordinateur General

Abou Hamidou Sy

 

1er Adjoint:  Cheikh Fall

2e Adjoint :  Elhadj Ba

3e Adjoint :  Abdarahmane Diallo

4e Adjoint :  Zeinabou Sall

5e Adjoint :   Mamadou Ba

 

Porte-Parole

Oumar Ball

 

  1. 1. Commission Politique :

Président :

– Mamadou Barry

 

Membres :

– Alioune Ly

– Houleye Sall

– Khaly Thiam

– Hamidou Diallo

 

  1. 2.Commission Organisation:

President

– Ibrahima Guisset

 

Membres:

– Amadou Hamath Sow

– Amadou Ba

– Hapsa Dia

– Ibrahima Thiam

– Kane Abdoul Karim (Commandant)

– Amadou Sall

 

 

 

 

  1. 3.Commission sensibilisation:

President

– Mamadou Sall

 

 

Membres

– Khaly Thiam

– Ibrahima Wone

– Malick Ba

– Alassane Elhadji Ba

 

  1. 4.Commission-Communication et Médias Sociaux :

Président

–  Houleye Thiam

 

Membres :

-Ibrahima Thiam

– Alioune Ly

– Mamadou Ngaide

– Amadou Sow

– Amadou Dia

– Maimouna Dia

– Ibrahima Guisset

 

  1. 5.Finances:

President

   –    Adama Datt

Adjoint

       Dia Alassane

 

  1. 6. Commissaire aux comptes

       Amadou Sadio Sow

 

 

 

 

Partagez

Objection mon ami Me Gourmo Abdoul Lo et salut mon ami Hacen Lebatt!

Objection mon ami Me Gourmo Abdoul Lo et salut mon ami Hacen Lebatt!Sans esprit polémique, je veux juste apporter quelques éclaircissements à mon cher ami et compagnon de lutte Gourmo Abdoul LO sur cette période des « lettres ouvertes » où il écrit sur sa page : “…la toute première publication ouverte qui dénonce la terreur que faisait subir le régime de Maawiya contre les négro-africains avait été signée par les intellectuels et cadres arabes suivants, à côté de leurs pairs négro-africains, à Paris, le 24 décembre 1990”.

A la vérité historique cette lettre ouverte de quelques personnalités mauritaniennes au CMSN n’a pas été la première à dénoncer les exactions commises contre les négro-mauritaniens pendant ces années de braise.

En tant qu´un des membres et principaux responsables du département de la presse et à l’information des Flam à l’époque avec mon ami et camarade Ciré Ba qui dirigeait le département, je peux dire, des archives de presse à l´appui, que les FLAM furent les premières à dénoncer l´épuration ethnique au sein de l´armée et la terreur dans la vallée du fleuve.

C´est suite à notre déclaration reprise par la presse internationale que le ministre mauritanien de l´information de l´époque feu Mohamed Lemine Ould Ahmed (ancien militant du mouvement abolitionniste d’El horr) fut obligé de reconnaitre les faits et d´annoncer la découverte d´un soit-disant « complot » fomenté par des militaires et des civils noirs dont des anciens prisonniers flamistes et rescapés la prison mouroir de Oualata.

Nous avons été les premiers à saisir Amnesty International par son responsable de la zone Afrique de l´Ouest de l époque notre ami Tiébilé Dramé l´ancien et le tout nouveau ministre des affaires étrangère du Mali et Rakia OMAR de Human Rights watch.

C´est d´ailleurs l´annonce, à partir de Londres , par Amnesty International de la mort de plus de 200 militaires négro-africains et la confirmation de ces atrocités par différents témoignages qui ont provoqué un véritable choc dans l´opinion publique.

Comme sonnés par la révélation de ces horreurs, différentes personnalités et organisations ont tenu à exprimer leur stupeur et leur indignation. L´UTM parlait d´un véritable génocide et estime que « les traitements inhumains et dégradants infligés à la majorité des citoyens arrêtés constituent une menace pour tous et pour chacun et peuvent conduire le pays à la dérive ».

Le groupe des « 50 » réclamait la constitution d´une commission d´enquête sur ces massacres. Sans oublier la lettre ouverte des 125 du 17 mai, la lettre ouverte des femmes des disparus.

En France, même le P.S s´est vigoureusement élevé contre ces exactions. Cependant que les citoyens mauritaniens se mobilisaient pour dire leur dégoût, comme en témoigne l´historique manifestation organisée à Paris le 13 avril 1991 par les FLAM, le FRUIDEM, Le CSMD entre autres.

Pour la petite histoire nous avons été derrière la courageuse déclaration de notre frère déserteur Cheikh Fall dans les colonnes de Libération avec S- Smith et sur les ondes de RFI avec Carmen Bader et cette sortie a sauvé plus d´un prisonnier survivant encore dans les geôles de Taya.

Mon ami et frère Mahamadou Sy l´auteur et rescapé de l´Enfer d´Inal peut le confirmer aussi. Ce sont nos camarades de la section FLAM-Europe qui ont accompagné Cheikh Fall dans les différentes rédactions de la presse hexagone pour alerter l´opinion internationale sur les crimes contre l´humanité qui s´opéraient dans les geôles du régime sanguinaire du colonel Ould Taya.

Les lecteurs de BILAL, notre organe d´information de l´époque , ont certainement toujours en mémoire son émouvante interview avec les détails de tous les massacres, les circonstances d´exécution de nombreux détenus, impliqués arbitrairement dans la prétendue tentative de coup d´état de décembre 1990.

Mais il y a mieux : on est passé de la simple indignation à la formation des revendications qui tournent toutes autour de l´instauration d´une démocratie pluraliste et d´un véritable état de droit. Les FLAM ne pouvaient que se réjouir de telles initiatives. Et pour cause !

Dans toutes nos déclarations et notamment dans celle du 8 mai 1989 consécutive à ce qu´on appelle pudiquement “les évènements”, nous n´avons eu de cesse de réclamer l´avènement d´une réelle démocratie.

En 1986 déjà, nous avions dénoncé, dans le manifeste du négro-mauritanien opprimé, l´existence d´une discrimination raciale dont la poursuite et l´aggravation ne pouvaient qu´hypothéquer l´existence de notre pays.

A l´époque cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous, la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens.

Que les évènements, plus douloureux, les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis cette date, aient cruellement confirmés nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs : il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´ETAT mauritanien.

Pendant ces années de braise les FLAM qui étaient relativement au début seules sur ce terrain de la dénonciation du régime raciste et militaire, avec l´arrestation et la détention de nos camarades à Oualata et l´exil forcé des autres, n´ont pas manqué d´apprécier à sa juste valeur la dénonciation par les jeunes Maures mauritaniens appelés “Mouvement des démocrates indépendants” des excès du régime ainsi que l´appréciation de la question nationale comme problème à résoudre nécessairement.

En d´autres circonstances, nous avions loué le courage de ces compatriotes et comme mes amis Jemal Ould El Yessa et Abdallah Ould Kebd qui, émergeant du troupeau ont eu l´audace de reconnaitre et les posant, les graves problèmes de cohabitation que connait toujours notre pays et nous avions exprimé notre disponibilité à collaborer avec eux pour le triomphe de nos justes positions.

Cette preuve palpable de disponibilité à travailler avec ces compatriotes arabo-berbères ne nous a pourtant pas dispensé des critiques malveillantes des vieux chevaux chauvins du Système.

Mais heureusement que chaque jour qui se lève apporte son lot d´éclairage au drame mauritanien, permettant ainsi le recentrage des débats autour des vrais problèmes que les mentors du régime et nationalistes panarabistes ont essayé de brouiller tant bien que mal.

La vérité par delà les passions, les errements et aveuglements qui peuvent la brouiller momentanément, finit toujours par s´imposer en se frayant son chemin. « Le Vivre ensemble » est une nécessité aujourd’hui pour éviter à notre pays le démembrement. Il est temps de se ressaisir pour un sursaut patriotique et citoyen.

La lutte continue!

Kaaw Touré

Partagez