Category Archives: Actualités
Mauritanie : L’alternance ne se décrète pas, elle se prépare
Elhourriya – A l’issu du scrutin du 22 juin 2019, le président sera celui que le camp de la majorité actuelle aura choisi. Ce qui importait quand Ghazouani a été choisi comme « successeur » d’Aziz c’est d’avoir le « profil » le plus proche possible de ce que recherchent ceux qui pensent que les « acquis » doivent être préservés. Il fallait surtout que l’armée voit en lui l’homme qui peut tenir la barre dans une mer agitée à très agitée. Je ne dis pas que toutes ces raisons sont suffisantes pour décréter l’échec de l’opposition. Le miracle existe mais il se produit dans des conditions où les éléments politiques que je qualifierais de « perturbateurs » poussent à l’optimisme. Notre opposition porte en elle-même le germe de l’échec. Trop divisée. Sans moyens et – presque – sans idées autres que celles qui lui permettraient de s’emparer du pouvoir. La rue, un moment. Les urnes, quand on la pousse dans ses derniers retranchements, et en rangs dispersés. Mais son plus grand tort est de penser aux choses à réaliser en aval avant celles qu’il faut penser en amont. « Je ferais ceci si je gagne » mais jamais la question du « comment » vaincre un pouvoir qu’on accuse d’utiliser des armes (politiques) non conventionnelles comme la tribu, l’administration, l’argent et le savoir? L’Union pour la République (UPR), comme tout parti au pouvoir dans une démocratie « en construction », tire sa force du rôle fédérateur que joue le président de la République. Une discipline spartiate que ne perturbe que de rares « mouvements de troupes », quand un chef de clan estime qu’il a été délaissé, lors d’élections locales, au profit d’un frère ennemi. Rien de grave donc pour perturber la solidité d’un Système éprouvé – et approuvé – par la majorité d’une élite politique qui vous dit, sans gêne, « eddewla maa toua’ned » (quelque chose comme : on ne s’oppose pas à l’État). En face de la machine de guerre de la majorité, l’opposition repose toute sa force sur le sentimentalisme. Le pouvoir doit « dégager ». Le peuple souffre. L’armée fait toujours la politique. L’économie nationale est au bord de la faillite. Tout cela est vrai peut-être, mais suffit-il de le dire pour que la transformation devienne possible ? Il manque à l’opposition cette capacité de fixer des objectifs communs et de les prioriser. Il lui manque surtout cet élan de dépassement pour venir à bout de ses égoïsmes. L’alternance ne doit pas être vue comme l’Objectif d’un parti ou l’assouvissement de l’ambition d’un individu. Cette perception des choses est tout aussi condamnable que l’appel à un troisième mandat heureusement rejeté par le président Aziz. La question du candidat unique ne se discute pas à cinq mois d’une présidentielle vue comme la fin d’un cycle politique où l’opposition a pratiquement tout raté, par sa faute ou celle du pouvoir : le dialogue, la réforme (ou tripatouillage) de la constitution, la composition de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante). Elle est surtout une menace quand des parti(e)s prennent les devants et exhibent leur candidat, objet de controverse sur le plan national, ou font du marketing politique pour un autre que la justice pourrait facilement « éliminer », comme celle du Sénégal vient de le faire pour le duo Karim Wade/Khalifa Sall. Donc, si l’opposition perd ce sera parce que rien n’a été fait pour qu’elle gagne. C’est aussi simple que cela. Je ne me rappelle pas avoir vu – ou entendu – ces derniers mois, que l’opposition regroupée au sein du FNDU (Forum national pour la démocratie et l’unité), où d’un cadre plus large impliquant le Rfd et l’Unad, a entrepris une descente sur le terrain pour mobiliser ses troupes et tenter de chasser, à l’Est et au Centre du pays, sur les « terres » fertiles (en électeurs) de la majorité. Mission impossible donc, serais-je tenté de dire. Parce que dans un pays comme la Mauritanie, les changements ne répondent pas aux normes classiques de la persuasion. L’idée d’une récupération ne découle pas d’un sopi, à la sénégalaise, ou d’un changement à la burkinabé. Si l’on accepte cette vérité, il faudrait bien que l’opposition trouve quelque chose capable de provoquer le miracle dont j’ai parlé tantôt. Un deus ex machina au 21ème siècle ne peut prendre la forme envisagée aujourd’hui par l’opposition sous forme du surgissement d’un candidat providentiel. Ni même des pulsions et « répulsions » qui remuent une majorité encore sous le choc du départ annoncé du Chef.
Sneiba Mohamed
CRIDEM
Le Candidat de la CVE à Arafat: « Les maures seuls, comme les négros africains seuls ne peuvent bâtir la Mauritanie ; nous refusons le fameux partage de l’hyène»

« Les maures seuls, comme les négro-africains seuls ne peuvent bâtir la Mauritanie ; nous refusons le fameux partage de l’hyène», a déclaré, devant un public acquis de femmes et de jeunes de Arafat Mesjid Ennour, Dr Kane Hamidou Baba, candidat de la coalition vivre ensemble lors d’un meeting organisé, dans la nuit du 2 juin, au niveau du quartier Mesjid Ennour de d’Arafat. Et de préciser, à l’endroit des oiseaux de mauvais augure: « nous nous battons pour des droits spoliés, contre l’exclusion d’importantes franges sociales du pays, non pour exacerber les tensions. Ils sont ailleurs ceux qui dressent les uns contre les autres, ceux qui créent des frustrations… » Devant l’espace située devant l’école Bakaar, le candidat arrivé sur les lieux vers les coups de 1 heure du matin a déroulé les grands axes de son programme électoral. Un programme axé sur une véritable refondation de l’état Mauritanien. L’ambition de la CVE est de reconstruire la Mauritanie sur des bases justes et égalitaires, et cela ne peut se faire que dans le respect des droits de tout un chacun, non dans l’exclusion des uns ou des autres, a-t-il mar. Évoquant les autres axes de son programme, le candidat de la CVE a ajouté que la Mauritanie dont rêve sa coalition est un état de respectueux des droits de tous, un état d’où sont bannies l’injustice, la corruption, l’exclusion, le racisme d’état…Poursuivant son propos , le candidat de la CVE, entouré des leaders de la coalition et de son staff de campagne a réitéré sa détermination à organiser des assises sur la question nationale afin de mettre en place une charte de l’unité nationale, de rendre le vivre ensemble possible en Mauritanie. S’adressant aux jeunes, fers de lance de la campagne et espoir de demain, HBK promis la création de 5000 emplois par an en direction des jeunes diplômés, des opportunités d’émancipations pour les autres dans leur propre pays. Enfin, HBK, qui s’était félicité de la mise en place de la CVE, a invité les jeunes, en particulier à se mobiliser et à descendre sur le terrain pour mener une campagne de proximité, du porte à porte sans exclusive. « Entrez dans toutes les maisons, parlez à tous les citoyens qu’ils soient avec ou contre nous, ils auront quand même entendu notre discours.»
le calame .
No future ?

Une nouvelle fois, le régime fait parler de lui. En mal. Une opération de bradage d’une partie du patrimoine minier de la SNIM serait en cours. Si elle n’est pas déjà conclue, en catimini. La nouvelle fait sensation depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux et les organes de presse. Le dernier bastion, qui échappait encore à la boulimie du clan (même si une grande partie de ses recettes, lors des années fastes, a déjà pris des chemins détournés), est en train de tomber. Après la pêche, cédée à une holding chinoise, dans une totale opacité ; l’aéroport de Nouakchott, dont la gestion est désormais confiée à une obscure société émiratie ; le port de l’Amitié qui tombera, dans quelques années, en l’escarcelle d’une entreprise singapourienne, le tout pour 25 ans. Après les permis de recherche minière dont les plus prometteurs ne sont cédés qu’aux proches ; les quotas de poulpe dont une nouvelle vague vient d’être attribuée ; des zones entières de Nouakchott et de Nouadhibou, nouvellement loties et sur lesquelles « on » a fait main basse ; les marchés en tout genre, dans les domaines de l’électricité, de l’eau ou du BTP : le pays est désormais en coupe réglée. A son départ, dans quelques mois, Ould Abdel Aziz n’aura pas accompli deux mais six mandats successifs, puisque il a engagé le pays pour les vingt prochaines années, dans des opérations dont la rentabilité est pour le moins douteuse. Sauf pour certains. Mais, pour le pays, plus qu’hypothétique, hasardeuse. Il y a quelques jours, raconte-t-on, le directeur d’un centre de recherches du Golfe rendait visite à un recteur d’une université maghrébine, pour le renouvellement d’un mémorandum d’entente sur la coopération académique entre les deux institutions, sans aucun engagement financier de l’université en question. Poliment, le directeur s’excuse, au motif que son mandat finissait dans quatre mois et qu’en conséquence, il ne pouvait, pour des raisons d’éthique, signer un document qui engagerait son successeur. Aurions-nous donc si peu d’éthique pour avoir l’outrecuidance d’engager, non seulement, un futur président mais tout un pays, pour 20 à 25 ans, alors que le présent mandat présidentiel touche à sa fin ? En Mauritanie, l’insolence n’a plus de limite, sitôt que le gain est à portée de main. A quelle fin ? Qu’a récolté le pays, de cette décennie dont on nous chante les résultats ? Jugez par vous-mêmes : dette, 105 % du PIB ; 68% de la population vivant avec moins de 2 dollars par jour ; qualité de l’enseignement, 128ème sur 130 pays ; services de santé, 133ème sur 136 pays ; taux de chômage des jeunes, 35% ; armée, 129ème sur 131 pays ; sociétés d’Etat, en faillite ; poids des taxes, 3ème pays au monde ; etc., etc. La culture du bout du nez, de l’immédiateté du profit, de l’opportunité reine était peut-être inscrite dans nos gènes, travaillés par tout un passé de précarité bédouine. Mais, par son avidité insatiable, le régime en a fait une autrement plus implacable loi d’existence, en détruisant, non plus seulement, notre présent mais, aussi, notre avenir.
Ahmed Ould Cheikh
le calame
Evenements du 29 Mai 1968 à Zouerate : Ce qui s’est réellement passé
Dans leur livre « La montagne de fer: la SNIM, Mauritanie : une entreprise minière saharienne à l’heure de la mondialisation… »,les anthropologues Pierre Bonte et Abdel Wedoud Ould Cheikh écrivaient à propos de ce qui s’est réellement passé à zouerate ce mercredi 29 Mai 1968.« …….Les principales revendications du personnel Mauritanien de la Miferma ont déjà été exposées : Des augmentations de salaires par le biais principalement de revendications catégorielles et la question des logements pour les agents recrutés localement qui n’a pas été envisagée initialement et qui va contribuer à la constitution des bidonvilles. Si la première grève éclate à Nouadhibou dés la phase de construction, avec des objectifs assez confus mais qui portent sur une exigence d’emploi en priorité pour les nationaux et se traduiront par le départ de centaines de Sénégalais ,c’est à Zouerate que le mouvement social débute initialement .La première grève éclate en janvier 1964 et met déjà en avant la question des salaires et du logement, d’autres se succèdent chaque année ou presque : En septembre 1965, les mineurs cessent le travail puis l’ensemble du personnel en juin 1967. Ces mouvements annoncent la grève de 1968 dont nous analyserons par la suite le déroulement.
……Un acteur Ouvrier
Je n’étais plus délégué et pas encore syndicaliste. Il y’avait beaucoup d’accidents de travail. Il n’y’avait pas de convention mine. on fonctionnait sur la base de la convention des travaux publics. On voulait une nouvelle convention avec des primes prenant en compte le travail de la mine ( santé) ..Logements. un texte en dix points a été élaboré dont le premier était l’établissement d’une convention spécifique. Ces points ont été définis lors de la grève qui a déjà démarré. Les expatriés voulaient travailler et ne la soutenaient pas. Laurent le chef du personnel était particulièrement hostile et méprisant à l’égard de nos revendications.les choses ont pris de l’ampleur jusqu’ a l’arrivée des militaires qui ont fini par tirer. Moi même je n’ai pas participé à la grève pour des raisons de sécurité (alimentation en eau et électricité), à la demande du syndicat, mais j’ai été dénoncé « pro-marocain » et emprisonné trois mois à Nouadhibou. J’ai été libéré mais je ne voulais pas quitter la prison. Le wali m’a convoqué et m’a demandé pourquoi je restais là.je lui ai dis que je ne savais pas pourquoi j’étais là. Pour fait de grève m’a-t-il répondu. Mais je n’ai pas fait de grève. Les 18 personnes emprisonnées doivent être libérées et réglées par la Miferma. J’ai obtenu gain de cause et on a fait un papier à Miferma. Les 18 ont été réintégrés. L’UTM a joué un rôle ambigu : favorable au début puis dénonçant les mineurs irresponsables ».
Un témoin ouvrier.
« J’étais à Atar et j’ai trouvé les gens en greve quand je suis rentré. Ceux qui voulaient travailler ne pouvaient pas le faire. Je suis resté chez moi et j’allais parfois discuter vers le goudron Au bout de deux ou trois jours tout le monde était mécontent. Certains ont commencé à fermer les boutiques ce qui n’est pas le rôle d’une grève. L’Etat a envoyé des militaires et des gendarmes pour rétablir l’ordre. Le colonel a demandé aux gens de rester chez eux jusqu’à onze heures du matin .Ils ont obéi. Vers seize heures je revenais de la mosquée et j’allais vers une maison proche du four ( boulangerie ) que les gendarmes voulaient remettre en route. Je suis donc retourné vers la mosquée et j’ai entendu des tirs de grenades lacrymogènes. Au même moment les femmes sont allées chercher les enfants à l’école et les hommes sont venus les rejoindre pour les protéger. Ils se sont trouvés face aux militaires qui ont tiré. Il y’a eu des morts puis le couvre feu. La grève s’est terminée après un ou deux jours. Les autorités ont réuni tout le monde et ont fait un « tri »,arrêtant les « meneurs » qu’ils ont enfermés dans un logement cadre vide. Elles ont envoyées 40 ou 50 personnes à Nouadhibou pour les juger. Beaucoup de gens ont été licenciés.
Un acteur officiel
En 1968, j’exerçais des fonctions à Zouerate . l’histoire est partie d’ un forgeron R’Gueiby, delegué du personnel , qui voulait remplacer un cadre expatrié parti en congé. Il était agent de maitrise mais voulait assumer l’intérim cadre . Il a chauffé les gens autour de lui..Et certaines autorités en contact avec les R’Guibatt qu’il avait contacté pour qu’elles le soutiennent nous ont alertés. Ahmed Ould Bah a été nommé délégué du gouvernement pour la baie du lévrier et du Tiris Zemmour. La grève a éclaté et Grosjean (Responsable de la sécurité de Miferma ) est venu m’alerter. On a réquisitionné le peloton de gendarmerie de F’Dérick et comme cela ne suffisait pas on a demandé des renforts de Nouakchott. Ils ont envoyé Viya Ould Mayouv. Les troupes ont ét déployées entre le quartier Français et la pagaie pour éviter une intervention des troupes Françaises. J’ai rencontré le Directeur de Miferma à Zouerate qui acceptait le départ du conseiller juridique de l’entreprise qui s’en tenait à une application trop rigide de la convention. Le Directeur délégué Richardson était d’accord. L’inspection du travail avait accepté les revendications et tout semblait réglé. Un accord a été lu devant une partie de la population sur la ligne de démarcation (entre cité et bidonville). Certains sont partis , les autres n’avaient pas entendu et nous nous proposions de nous adresser à eux.
Viya voulait une réquisition spéciale pour intervenir. On a demandé au délégué du gouvernement de venir. Il est arrivé et a réclamé la fermeté. Les gens se rassemblaient à nouveau. Nous avons repris alors les méthodes du « tribalisme » et demandé aux représentants des grandes tribus d’intervenir. Ils l’ont fait avec un certain succès. Pendant ce temps les gardes essayaient de repousser la population. Ils ont tiré en l’air, les gens ont répliqué avec des pierres. Les militaires ont commencé à reculer. Quand ils sont arrivés au niveau des autorités, le Délégué a donné l’ordre de tirer.On a mis en barrière un FM avec 25 cartouches. Il y’a eu 8 morts et 23 blessés. Les choses se sont calmées tout de suite. Les gens savaient qu’ils étaient en tort car il y’avait eu beaucoup de destruction avant. Les accords ont été appliqués.
Le Directeur de Miferma Jean Audibert
A l’origine, il y’’eu 8 jours plus tot, le report unilatéral et sans explication de la réunion hebdomadaire avec les délégués par un membre du service du personnel. Cette réunion ,me dit-on a été prise en raison d’un travail urgent concernant l’informatique…Peut aprés une menace de sanction est transmise à un délégué par le service du personnel ; Puis vient un meeting où les onze délégués se font réprimander et démissionnent…Tout cela me parait classique encore que je note ,dans mon enquête, l’empressement du petit encadrement européen à designer comme bouc émissaire le service du personnel et sa volonté systématique de bloquer les informations, qu’elles viennent d’en haut ou d’en bas. C’est vraisemblement le délégué mécontent qui, lundi a déclenché la greve des chauffeurs chargés de conduire le personnel au travail, sans doute dans l’idée de paralyser toute activité. Mais pourquoi, le mercredi, le bidonville qui côtoie la cité s’est-il mis en mouvement ? On n’avait jamais vu cela. Dans ce bidonville vivent maintenant 7.000 personnes venues de partout, la plupart oisives. Malgré nos demandes, l’administration ne s’y est pas implantée et a laissé la situation se dégrader ? Mercredi, les femmes sont sorties de leur ghetto et en rangs serrés, ont proféré des menaces à l’encontre des agents Européens. Ceux-ci s’étaient enfermés dans leurs maisons. Ils ont eu très peur. Jeudi, après sommation, la troupe tirait dans la foule. Résultat : huit tués -dont six travaillaient pour la Miferma- et vingt deux blessés qui sont soignés dans notre clinique. Vendredi un vote était organisé et samedi le travail reprenait ».
Extrait du livre : La montagne de fer: la SNIM, Mauritanie : une entreprise minière saharienne à l’heure de la mondialisation… par Pierre Bonte,et Abdel Wedoud Ould Cheikh …KARTHALA Editions .page 144 à 151
Ely Salem Khayar
Adrar-info
Chbih Cheikh Mélaïnine et le Front Populaire rejoignent Kane Hamidou Baba et le CVE
L’Authentique – L’ancien président du Front Populaire, Chbih Cheikh Mélaïnine, devenu membre symbole de cette formation politique qu’il a fondé et qui a marqué la vie politique dans les années 90, a rejoint, avec toute la direction du parti, le candidat de la Coalition du Vivre Ensemble (CVE), Dr.Kane Hamidou Baba.
C’était au cours d’un meeting populaire organisé par la section de Tevragh-Zeina, mardi 28 mai 2019 à « La Case » à Nouakchott.
« Vous avez devant vous le petit-fils de Cheikh Mélaïnine et de Souleymane Bal, un homme de principe qui a toujours honoré son double héritage et dont l’aura dépasse le Front Populaire et les frontières de la Mauritanie » a déclaré Dr.Kane Hamidou Baba, soulevant un tollé d’applaudissement qui doublera d’intensité lorsqu’il annonça, « ce soir, le Front Populaire a décidé de rejoindre la CVE.
Il s’agit d’un choix réfléchi et personnel pris par Chbih Ould Cheikh Mélaïnine et le Front Populaire, sans aucune démarche de la part de la Coalition », a-t-il ajouté, dans une ferveur qui emporta celle des nombreux militants et sympathisants du candidat qui avaient empli l’enceinte de « La Case ».
Prenant la parole pour s’adresser à l’assistance, Chbih dans une déclaration interrompue par la forte émotion qui l’avait envahi, devait regretter le fait que « nous avons tous été absents de la Mauritanie » avant de lancer, « ce soir, je vois la Mauritanie ».
Auparavant, c’est Samba Thiam, président des FPC, qui avait fait un hommage appuyé à Chbih Cheikh Mélaïne qu’il avait rencontré en France dans les années 90. « Vous avez en la personne de Chbih Cheikh Mélaïnie, un homme de principe, qui m’avait dit lors de cette rencontre, comme vous avez eu le culot d’aller en prison pour avoir plaidé pour l’unité des Mauritaniens, j’aurais moi aussi le culot d’aller en prison » a-t-il cité.
Et de poursuivre, « de retour en Mauritanie, Chbih a réuni la classe politique autour de la plateforme des FLAM, ce qui lui vaudra la foudre de Ould Taya, comme Sidi Ould Cheikh Abdallahi dont la démarche dans cette même cause d’unité des Mauritaniens, lui vaudra d’être destitué ».
La direction de campagne du candidat Kane Hamidou Baba au grand complet était présente lors de cette soirée, en l’occurrence son directeur de campagne national, Thierno Barro, le Coordinateur de la section de Tevragh-Zeina, Sadio Tandia, le directeur de la campagne pour la zone Nouakchott-Est, Mamadou Tall, la responsable des femmes, Sawadatou Wane, ancienne député.
Les responsables des partis de la coalition étaient également présents, à l’image de Samba Thiam, Diop Amadou Tijane du FRUD, Bâ Mamadou Bocar, vice-président de AJD/MR, Bâ Hamady Soma dit Balas Arc-en-ciel, ainsi que d’autres acteurs de la société civile.
Les discours se sont voulu tous rassembleurs pour une Mauritanie égalitaire en droit et en dignité.
Cheikh Aïdara



