Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie: le président somme chaque ministre à présenter son bilan de 100 jours

Mauritanie: le président somme chaque ministre à présenter son bilan de 100 joursLe360 Afrique – Après 100 jours d’exercice, les ministres du premier gouvernement du président Mohamed ould Cheikh El Ghazouani sont sommés de présenter leur premier bilan le 10 novembre. Cela permet au moins d’avoir une idée sur la feuille de route de chaque département ministériel.

Le président mauritanien, Mohamed ould Cheikh El Ghazouani, entré en fonction le 1er août dernier et dont le gouvernement a été mis en place une semaine plus tard, a demandé à ses ministres de présenter un document-bilan de leurs actions à la tête des départements après 100 jours de service.

Ce message a été transmis aux ministres à l’occasion de la réunion hebdomadaire du gouvernement du jeudi 31 octobre 2019.

L’échéance évoquée par le président mauritanien tombe à la date du 10 novembre, qui marquera également la barre symbolique des 100 jours du pouvoir de Mohamed ould Cheikh El Ghazouani.

L’étape des 100 premiers jours des présidents, période scrutée, est une tradition de l’exercice du pouvoir dans le cadre de la conduite des affaires de la cinquième République en France. La raison: «en 100 jours, on imprime un style et on tente d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Certaines marques deviendront indélébiles. Histoires, petites et grandes».

Dans le cas de la Mauritanie, la formulation de l’exigence présidentielle répond à une volonté de présenter à l’opinion nationale, qui nourrit un nouvel espoir dans un contexte de crise multidimensionnelle, un bilan symbolique après trois mois de présence aux commandes de l’Etat.

Au cours du grand oral de sa Déclaration de politique générale (DPG), début septembre devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre mauritanien, Ismaël Bedde ould Cheikh Sidya, annonçait la volonté de créer les conditions d’un dialogue politique permanent et surtout une action du gouvernement visant «une amélioration des prestations dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la sécurité».

La moralisation de la vie publique avec une action plus rigoureuse des députés en matière de contrôle du gouvernement et la réforme de la justice sont également annoncées comme chantiers prioritaires du nouveau pouvoir, qui entend «renforcer l’indépendance du juge».

Sur cette voix, le gouvernement a récemment décliné un projet de politique sectorielle de réforme de la justice sur la période 2019/2029 et une Stratégie nationale d’accès à la justice, à travers une communication impliquant plusieurs départements au-delà du ministère éponyme.

Avec une école à l’agonie et un système de santé à terre, les chantiers du nouveau gouvernement dans les autres secteurs sont aussi herculéens, notent les observateurs.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

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Le remède du ministre de l’enseignement fondamental pour sauver l’école

Le remède du ministre de l’enseignement fondamental pour sauver l’écoleLe ministre de l’enseignement fondamental et de la réforme de l’éducation a dévoilé samedi le plan qu’il envisage d’appliquer pour réhabiliter ce secteur, insistant particulièrement sur ce qu’il a appelé la gestion des ressources humaines.

Le ministre s’exprimait lors d’une réunion à Kiffa à laquelle ont assisté les autorités locales, les élus et les cadres de la wilaya en plus des cadres de l’enseignement, les parents d’élèves et les organisations de la société civile.

Le ministre a déclaré que ce plan vise la création d’une école républicaine à même de consolider la cohésion sociale et consacrer la justice et l’égalité.

« L’école que nous voulons créer, a dit le ministre, garantira à nos enfants une éducation issue de nos valeurs religieuses et culturelles à même de leur permettre d’appréhender les sciences et les connaissances universelles ».

Le ministre a ajouté que la reforme que se fixe le gouvernement est basée sur des concertations tout azimut qui profitera des avis et des expériences de tous et vise par ailleurs la promulgation de lois d’orientation à même de consacrer l’école à laquelle nous aspirons.

Le ministre a dévoilé les mesures proposées et qui seront appliquées cette année.

● Dynamiser les mécanismes de contrôle et appliquer les textes secondaires relatifs à la gestion des ressources humaines

● Combler le déficit d’enseignants en contractant dans la transparence un nombre important de diplômés

● Entreprendre une évaluation de la rentrée scolaire en un court laps de temps afin de déterminer les points forts et les lacunes

● Une étude approfondie des dossiers du personnel afin de déterminer sa situation effective et prendre les décisions qu’exige le redressement des lacunes constatées

● Organiser la carte scolaire en encourageant le regroupement des établissements incomplets, ce qui constitue le premier handicap à la qualité de l’enseignement

● Augmentation des cantines scolaires dès 2020 pour appuyer le regroupement des écoles et les enfants des zones défavorisées

● application d’une politique partenariale à travers la création de comités de gestion qui permettent à toutes les parties de veiller aux intérêts de l’école

● Evaluer les enseignants pour déterminer leurs besoins dans le domaine de la formation et combler leurs insuffisances

● Augmenter les capacités des écoles en créant davantage de classes

● Augmenter l’indemnité d’éloignement dès janvier 2020

Le ministre, qui effectue actuellement une visite dans les wilayas de l’Assaba et les deux Hodh a appelé tous les mauritaniens à participer à cette entreprise.


saharamedias

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Senégal: Saisit par la gendarmerie des munitions destinées à des groupes armés en Mauritanie

saisit de munitions par la gendarmerie senegalaiseUne saisie de 3900 munitions de guerre a été opérée dans la nuit du 26 au 27 octobre à Pire dans le département de Tivaouane, par la gendarmerie. Le colis qui était destiné à la Mauritanie a été intercepté dans un véhicule particulier, lors d’un contrôle. Selon seneweb, l’affaire met en cause des chauffeurs sénégalais, un jeune militaire sénégalais et un Mauritanien. La saisie a été opérée par les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Tivaouane lors d’une opération de sécurisation dans la zone, informe L’observateur. Ces derniers effectuaient un contrôle de routine sur un véhicule particulier de type Mercedes, sur la Nationale 1, lorsqu’ils ont découvert l’arsenal guerre.

Interpellé, le chauffeur du véhicule, Macky Talla Ndiaye, 32 ans, dit ignorer le contenu du colis que lui-même était allé récupérer à Thiaroye pour le convoyer à Rosso. Il déclare avoir été sollicité, à Dakar, par un chauffeur, Ahmed Ndiaye qui était à Rosso-Sénégal. Ce dernier, interpellé et cuisiné, finit par balancer un certain Moustapha, établi en Mauritanie. Selon les informations du journal, « les munitions de guerre étaient destinées à des groupes armés établis en Mauritanie ». L’arsenal devait transiter par Ross-Sénégal.

Au cours de son audition, Ahmed Ndiaye apprend aux enquêteurs que les colis lui ont été pourvus par un certain B. Sangharé, un militaire en service au camp militaire de Lemonnier à Dakar, sur l’ancienne route de Rufisque. Informé de l’interpellation du convoyeur, le militaire de 25 ans se serait fondu dans la nature. Il est activement recherché par la gendarmerie.

Pourquoi fuir ? A-t-il volé des munitions à l’armée sénégalaise ? », s’interroge le journal. Qui renseigne que Macky Talla Ndiaye et Ahmed Ndiaye ont été déférés avant-hier au parquet de Thiès. Et l’affaire est désormais du ressort du procureur de la République à Dakar, compétent en la matière.

senalioune

 

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 Destitution de Donald Trump: le cadre formel de la procédure voté ce jeudi

RFI– C’est une étape formelle dans la procédure de destitution du président américain : la Chambre des représentants doit adopter ce jeudi 31 octobre une résolution qui fixe le cadre de la suite de l’instruction.

Le texte prévoit notamment de donner à Donald Trump les moyens de se défendre s’il accepte de coopérer à l’enquête. Mais la Maison Blanche dénonce une « arnaque ». Tous les témoins auditionnés dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre ont pour l’instant été entendus à huis clos, et les républicains dénonçaient une procédure opaque et secrète.

Si la résolution proposée au vote ce jeudi est adoptée, certaines dépositions pourront être publiques, et à condition que la Maison Blanche coopère aux demandes du Congrès, le camp républicain pourra convoquer ses propres témoins et soumettre ses objections.

Ce vote permettra aussi d’avoir une première idée sur le positionnement des élus des deux camps. La majorité des démocrates devraient évidemment voter en faveur du texte. Mais certains pourraient s’abstenir : notamment parmi les élus qui se représentent l’année prochaine dans des circonscriptions favorables à Donald Trump. Le vote permettra aussi de voir si certains républicains sont prêts à lâcher le président, ce qui est peu probable en l’état actuel des choses.

Rien n’obligeait la Chambre à voter cette résolution dès maintenant, mais elle marque une nouvelle étape dans la procédure que Mitch Mc Connell, dirigeant de la majorité républicaine au Sénat, accueille avec satisfaction :« Les démocrates répondent évidemment à la pression que nous avons exercée sur eux pour mener la procédure de manière plus transparente, en accord avec les normes que chaque Américain est en droit d’attendre ».

Mais la Maison Blanche ne semble pas prête à jouer le jeu de la transparence. Dans un communiqué, la présidence a qualifié d’« arnaque » le texte proposé par les démocrates. Donald Trump a interdit aux membres de son administration de répondre aux convocations du Congrès, et continue de qualifier la procédure engagée contre lui de « chasse aux sorcières ».

Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

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Tribune: Le passé est devant nous | Par Isselmou Ould Abdel Kader

Initiatives News– Les Mauritaniens, du moins ceux qui ont encore des yeux, savourent le plaisir d’observer la lueur d’un jour prometteur. Illusion ou vérité, cette lueur réconforte en attendant qu’elle s’avère légitime ou, qu’à Dieu ne plaise, s’éteigne dans l’amère réalité d’une fatale déception.

Dans le pays, les effets accumulés des erreurs du passé sont arrivés à un stade où la société, boiteuse au départ à cause de ses anachronismes, campe depuis quelques années aux abords de la dislocation.

Le fossé s’est notablement élargi entre le discours des acteurs politiques, y compris l’Etat et la réalité économique, culturelle et sociale, entre les riches et les pauvres, entre anciens maitres et anciens esclaves, entre le Nord et le Sud du pays, entre les hommes et les femmes, entre la génération du couscous et celle du hamburger.

Le sable mouvant menace à tout moment de dévoiler tant d’amertume et d’horreurs, de disparitions « arrangeantes » et mystérieuses, de privations et de pratiques indicibles que notre insouciance et notre naïve et pusillanime complaisance ont permis d’ensevelir.

40 ans de pillage…

Durant les quarante dernières années, les richesses du pays ont été pillées tantôt pour être rapatriées à l’extérieur par les gouvernants, les sociétés étrangères et leurs compradores, tantôt pour financer notre pseudo démocratie qui constitue désormais la source idéologique de la consécration de l’impunité et de l’usage du faux dans tous les domaines.

Les nouveaux gouvernants doivent avoir sous les yeux ce tableau sombre que personne ne doit, cependant, évoquer pour remuer le couteau dans la plaie. Ils se rendront ainsi à l’évidence que le pays est arrivé au seuil de l’intolérable et que le silence devant cet effroyable paysage n’est une bonne chose que lorsque derrière le rideau, une main sure se met à changer réellement l’essentiel.

Aussi, comprendront-ils que pour produire ce nécessaire changement, il est impérieux de créer les conditions d’une unanimité sans faille des Mauritaniens autour de principes cardinaux qui paraissent évidents et sans le respect desquels aucun obstacle ne sera surmonté sur le chemin du salut national.

Juste répartition des richesses, dissolution des écoles d’excellence…

Toute entreprise de refondation de l’Etat sur des bases pérennes doit commencer par une juste répartition des richesses nationales entre les citoyens et une mise en œuvre concertée de mécanismes concrets et efficaces garantissant, entre eux et sans aucune forme de discrimination, l’égalité absolue des chances.

C’est la condition la plus importante et, malheureusement, la plus difficile à réaliser, car elle suppose entre autres leviers, une politique d’aménagement du territoire pertinente, une maitrise de la politique de l’Emploi restaurant l’ancien service de placement, une suppression de l’enseignement privé fondamental et secondaire, une dissolution des écoles d’excellences qui sont devenues un instrument ségrégatif pour perpétuer la hiérarchie sociale et militaire et, enfin, une instauration d’un système assurant la gratuité de la santé pour tous.

Par le respect de ces options, on aura prévenu la plupart des conflits et comblé les schismes tant verticaux qu’horizontaux qui ont pour sources l’inégalité, la vénalité des charges publiques, la privatisation des services sociaux et le détournement de la rente du pouvoir à tous les niveaux.

« Une démocratie clonée consolide des pouvoirs millénaristes opposés à toute évolution sociale »

C’est, diront certains, un système socialiste que l’on nous propose ici et que Histoire aurait mis en cause. Mais qu’avons-nous d’autre à suggérer lorsque les privatisations au titre d’un ajustement structurel visant à instaurer un système soi-disant libéral aboutissent à enrichir ceux que la rente esclavagiste et féodale a déjà enrichis, lorsqu’au versant de ce système, une démocratie clonée consolide des pouvoirs millénaristes opposés à toute évolution sociale et lorsqu’il n’existe aucune cloison entre les entreprises privées et les institutions de gestion des ressources publiques ?

Restitution des biens pillés

La plus difficile des actions à entreprendre dans ce domaine sera l’indispensable restitution des biens pillés depuis l’indépendance par des personnes militaires et surtout civiles bien connues, dont il est facile d’établir la liste.

Pour assurer le succès de cette action plus que salutaire, il serait nécessaire de promulguer une loi qualifiant de crimes imprescriptibles les infractions de détournement des biens publics de toutes natures.

Il est également utile de créer une juridiction spéciale pour la restitution de ces biens suivant des instruments procéduraux et processuels s’appuyant sur une commission d’enquêté formée d’anciens commissaires de Police et officiers de Gendarmerie nationale.

Tous les anciens hauts responsables et leurs épouses, en l’occurrence les présidents, les premiers ministres, les ministres, les ambassadeurs, les gouverneurs de la Banque Centrale de Mauritanie et leurs adjoints, les Commissaires à la Sécurité Alimentaire, les Directeurs de cabinet du Président ou du Premier ministre, les Secrétaires généraux des ministères, les directeurs d’établissement publics, les chefs d’Etat major de l’Armée, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale, les directeurs des Douanes, du Budget, du Trésor, les walis, ainsi que les principaux hommes d’affaires, devront envoyer la liste de leurs biens et se tenir prêts à les justifier devant la commission d’enquête.

C’est une tâche immense et d’autant plus difficile qu’elle pourrait inquiéter de nombreuses personnes craignant d’être l’objet de règlement de comptes ou ayant créé une base sociale grâce au vol des biens publics, alors qu’elles sont sans racine dans leur propre milieu.

Elle est également difficile parce qu’elle semble contraire au tempérament d’un Président détestant le sensationnel et pouvant se réfugier derrière le proverbe guerrier selon lequel « la dignité est un mauvais sort ».

Mais Monsieur le Président devra interroger les derniers arbis d’une époque révolue où la magnanimité avait un sens, pour s’assurer que ce proverbe ne signifie nullement que la dignité doive voler au secours de l’ignominie, du vol au grand jour et du viol manifeste des consciences. Elle signifie qu’on doit se résigner parfois à perdre la vie au lieu d’abandonner un ami sur le champ de bataille.

Or, dans notre cas, il ne s’agit pas d’un ami qu’on abandonnerait, mais d’un peuple tout entier qu’on laisserait gésir sur le champ du mépris et de la famine, après avoir été spolié au grand jour de toutes ses richesses.

Peur de la déception

Les Mauritaniens dont une grande majorité se voit dans le miroir du nouveau régime après avoir perdu l’espoir d’un retour aux sources de leur pays, ont peur d’être déçus et surtout d’être obligés d’imposer par la force, comme d’autres peuples l’ont fait ailleurs, la restitution de leurs richesses spoliées.

Il est certes désagréable et douloureux de s’affronter à un régime dirigé par des hommes dignes d’estime et de confiance, mais hélas, on ne peut que choisir la survie de tout un peuple plutôt que celle d’un régime lorsqu’il s’entête à couvrir de son propre manteau, la trace des voleurs de grands chemins.

Faut-il alors oublier que notre passé est bien devant nous et qu’il demeure aussi incontournable qu’impitoyable ? Doit-on laisser aux assauts de la colère le soin de défoncer notre porte au lieu de l’ouvrir, nous-mêmes, sagement en nous mettant à l’abri des éclats imprévisibles de l’anarchie ? Faut-il continuer à se fier au repos des écumes, comme l’ont fait, en leur temps, les dirigeants algériens, tunisiens, iraquiens et libanais en pariant sur l’hypothétique insensibilité sans limite de leur peuple ?

Nous n’avons pas besoin de réponse à ces questions en laissant le soin de le faire au tsunami universel qui secoue déjà l’Amérique Latine, l’Afrique du Nord, l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.

Isselmou Ould Abdel Kader

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