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Paris : le gendre de l’ex-président Ould Msamboue botté en touche au bureau de la SNIM
Al-akhbar – La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) a ramèné le gendre de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, en l’occurrence Mohamed Ould Msemboue de son bureau dans la capitale française Paris à son ancien poste à son siège à Nouadhibou.
La Direction Générale de la SNIM a adressé pour la circonstance une circulaire à toutes ses directions, faisant état de l’annulation du titre de responsable de tous ses fonctionnaires qui n’assurent pas un travail régulier à leur lieu de travail, dont le gendre de l’ex-président permuté dans la capitale économique.
La SNIM avait recruté il y a quelques années, dans des conditions qualifiées d’illégales, Ould Msamboue, avant de le désigner à son bureau à Paris, juste après son embauche.
Par Al-akhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem
Conseil inter-ministériel chargé de l’Enseignement : Mesures urgentes
Le comité inter-ministériel chargé de l’Enseignement, présidé par le premier ministre Ismaël Bodda Cheikh Sidiya, a pris trois décisions au cours d’une réunion organisée jeudi 16 janvier 2020. La première est le lancement d’un programme d’urgence en 2020 pour élargir la demande scolaire à travers la construction d’établissements du Fondamental et du secondaire et des structures de la formation technique et professionnelle. La deuxième est la création de comités régionaux composés des autorités administratives, des élus et des différentes parties concernées qui auront pour mission de procéder au diagnostic des écoles qui ne remplissent pas les conditions requises de sécurité et de propreté dans la perspective d’identifier leurs besoins pour une intervention d’urgence. La troisième est la mobilisation d’un budget pour la réhabilitation et l’entretien des infrastructures scolaires.
le calame
Mauritanie : Ghazouani, invité au sommet de Brazzaville sur la Libye
ALAKHBAR (Nouakchott) – Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani est invité au sommet de Brazzaville sur la Libye qui aura lieu le 25 janvier courant.
La lettre d’invitation a été apportée par le ministre congolais des affaires étrangères Jean Claude Gakosso, envoyé spécial du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso lequel est président en exercice du Comité de haut niveau sur la crise en Libye.
L’envoyé spécial du président congolais a été reçu, dimanche, par le premier ministre mauritanien Ismail Cheikh Sidiya. Il a déclaré à sa sortie d’audience: «Il y a un sommet qui se profile en Allemagne, à Berlin. L’Afrique ne peut pas rester en marge de ces évolutions ; l’Afrique qui est concernée au premier chef, puisque la Libye est un pays africain et la Libye est membre fondateur de l’Union Africaine. L’Afrique ne peut pas rester les bras croisés»
Le sommet de Brazzaville va permettre de « formuler des propositions de sortie de crise allant dans le sens d’une réconciliation des forces libyennes, des frères libyens, puisqu’on ne peut pas envisager d’aller à des élections générales tant qu’il n’y a pas l’apaisement, tant qu’il n’y a pas un minimum de réconciliation entre les libyens», a indiqué Jean Claude Gakosso.
Transition vers la monnaie éco : les pays anglophones se rebiffent
Le Point Afrique – Les cinq pays anglophones de la Cédeao et la Guinée dénoncent comme « unilatérale » la décision des huit pays de la zone Franc de passer à l’éco sous peu.
Le Nigeria et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment anglophones, ont dénoncé ce jeudi 16 janvier à Abuja la décision prise par les huit pays de l’Uemoa majoritairement francophone de remplacer le franc CFA par l’éco, affirmant qu’elle n’était « pas conforme » au programme adopté récemment par l’ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique.
Une décision qui tranche avec l’enthousiasme affiché il y a quelques semaines par le Ghana et son président Nana Akufo-Addo.
Ce dernier avait même fait montre d’empressement en disant « au Ghana, nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour rejoindre les États membres de Uemoa dans l’utilisation de l’éco, car, selon nous, cela aidera à éliminer les barrières commerciales et monétaires » avait-il déclaré. Quant à la première économie de la région, le Nigeria a toujours affiché une certaine prudence. Plusieurs économistes et experts ont argumenté auprès du gouvernement nigérian afin qu’il prenne le leadership au sein de la Cedeao pour mener à bien l’adoption de la monnaie commune ouest-africaine.
« Pas conforme »
Dans tous les cas, les six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (WAMZ) ont « noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en éco d’ici à 2020 », selon un communiqué publié à l’issue de cette rencontre extraordinaire entre les différents ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.
La WAMZ est composée du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie et de la Guinée (Conakry), qui ne fait pas partie de la zone CFA. Ces pays estiment que « cette action n’est pas conforme aux décisions » de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en vue de « l’adoption de l’éco comme nom de la monnaie unique » de toute la région, dont l’idée est débattue depuis bientôt 30 ans.
Ils « réitèrent l’importance pour tous les membres de la Cedeao d’adhérer aux décisions de l’autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao concernant la mise en œuvre de la feuille de route révisée du programme de monnaie unique ». Un sommet réunissant les chefs d’État de la WAMZ est prévu « bientôt » pour décider de la conduite à venir, précise le communiqué final.
Franc CFA : une fin qui interroge toujours
Huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’éco et de rompre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’euro.
L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, dont il est le principal allié politique dans la région, au lendemain d’un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet. Les réactions immédiates à ce moment qualifié d’« historique » avaient été mitigées côté anglophone, où l’on se méfie généralement d’une influence française aux relents postcoloniaux dans cette région.
Les pays anglophones ont pu voir, derrière ce changement de nom, une simple réforme du franc CFA, bien loin des ambitions initiales de monnaie unique qui rassemblerait toute l’Afrique de l’Ouest. Après l’annonce d’Abidjan, le Ghana s’était dit « déterminé » à faire tout son possible pour « rejoindre bientôt » les pays francophones, tout en les exhortant à renoncer à la parité fixe de l’éco avec l’euro, qui est maintenue, bien qu’elle soit très critiquée et que selon le projet original, la monnaie unique ouest-africaine ne devait être arrimée à aucune devise étrangère.
Bataille pour le leadership
C’était compter sans le Nigeria, poids lourd économique de la région – il pèse à lui tout seul près de 70 % du PIB de la Cedeao –, qui n’a jamais caché ses réticences au principe même d’une monnaie unique. Sa ministre des Finances, Zainab Shamsuna Ahmed, a répété à maintes reprises que les pays ouest-africains n’étaient pas prêts à une quelconque union monétaire, tant qu’ils ne respecteraient pas les critères de convergence : un déficit budgétaire n’excédant pas 3 %, une inflation à moins de 10 % et une dette inférieure à 70 % du PIB. Or, à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.
Pour Tokunbo Afikuyomi, du cabinet d’analyse économique Stears Business, basé à Lagos, la décision de rebaptiser le franc CFA en éco pourrait être une manière pour les pays comme la Côte d’Ivoire de « prendre le leadership régional » en sachant que le Nigeria ne suivrait pas. « À l’heure actuelle, le gouvernement nigérian n’a pas la volonté politique de mettre en place cet éco. Pour ce pays, cela signifierait perdre le contrôle de sa politique monétaire » avec la création d’une banque centrale d’Afrique de l’Ouest, explique le spécialiste à nos confrères de l’AFP.
Or, le géant pétrolier mène depuis plusieurs années une politique économique protectionniste qui va souvent à l’encontre de l’intégration régionale prônée par la Cedeao, comme on l’a vu avec la fermeture de ses frontières terrestres pour endiguer la contrebande de pétrole et de riz depuis cet été, qui asphyxie ses voisins. D’autre part, souligne Tokunbo Afikuyomi, rejoindre une union monétaire comporte potentiellement plus de risques que de bénéfices pour le Nigeria, pour qui les marchés des pays de la Cedeao représentent un intérêt limité par rapport au sien, avec 200 millions d’habitants.
« Si l’un de ces pays se retrouve en difficulté, c’est le Nigeria qui devra venir à sa rescousse, comme l’Allemagne et la France l’ont fait avec la Grèce » pour éviter une faillite de l’Union européenne, détaille l’analyste. « Et le Nigeria n’en a aucune envie. »
Par Le Point Afrique (avec AFP)
Faidherbe et les Peuls (Par Tierno Monénembo)
L’ostracisme que vivent parfois les Peuls en Afrique ne vient ni des Malinkés ni des Soussous ni des Ouolofs ni des Djermas ni des Bambaras ni des Mossis, ni des Pygmées ni des Zoulous.
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Il vient de Faidherbe et de Faidherbe seulement. Faidherbe avait deux raisons d’en vouloir aux Peuls. C’est Elhadj Omar qui lui a résisté. Ensuite, le premier gouverneur du Sénégal avait un rêve : faire de Timbo, l’ancienne capitale du Fouta-Djalon, la capitale, de l’AOF (l’Afrique Occidentale Française).
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Il s’en était confié d’ailleurs à Olivier de Sanderval lors de leur rencontre à L’Exposition Universelle, tenue à Paris en 1889. Propos que je rapporte mot pour mot dans mon roman, Le Roi de Kahel : « Eh bien, Le Fouta-Djalon, j’en fais mon affaire. Pour ce qui est de vos traités, vous pouvez compter sur moi ! Et si jamais, il se créait un Empire français d’Afrique, sa capitale serait Timbo. »
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Si vous observez les cartes de cette époque, c’est effectivement Timbo et non Dakar qui est indiqué. Mais convaincus que la colonisation n’était qu’un épiphénomène provisoire et réversible, les almamis (ainsi appelait-on, les rois du Fouta-Djalon) s’y opposèrent systématiquement. Comme ils s’opposeront plus tard à ce que la ligne du chemin de fer Conakry-Kankan passe par leur capitale. Celle-ci sera déviée vers Kégnéko et Saramoussaya avant d’atteindre Dabola et Kouroussa.
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Faidherbe en gardera un profond dépit. Dépit qui lui fera écrire cette directive pleine de fiel adressée à tous les administrateurs placés sous sa tutelle : « Parmi les Indigènes que nous avons eu à coloniser, il y a une ethnie qui n’acceptera jamais notre domination. Et il se trouve que cette ethnie est très répandue sur notre ère de colonisation. Il est urgent et impératif pour notre présence en Afrique de réussir à les diviser et de leur opposer les autres ethnies moins rebelles. Car le jour où les Peuls se regrouperont, ils peuvent balayer sur leur passage toutes les forces coloniales. Nos gouverneurs doivent considérer cette action comme un devoir national. »
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Oui, vous avez bien lu : « les diviser et leur opposer les autres ethnies moins rebelles » ! Diviser pour régner ! Une ruse vieille comme le monde, la fameuse ruse du colon : « Malinkés, regardez ce que font les Peuls ! Peuls, regardez ce que font les Malinkés ! Soussous, regardez ce que font les Kissis !… Regardez-vous, les uns les autres ! Que personne ne regarde ce que font les Français ! » On a l’impression que cette stratégie politique mûrement réfléchie continue d’orienter la politique africaine de l’ancienne puissance coloniale.
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Les Français qui par ailleurs ne tarissent pas d’éloges sur la culture et les institutions peules, s’en méfient comme de la peste dès qu’il s’agit de politique active. C’est pour barrer la route à Yâcine Diallo et à Barry Dianwâdou (les premiers députés de la Guinée Française) que dans les années cinquante, Bernard Cornu-Gentil puis Pierre Messmer avec la complicité d’Houphouët-Boigny, levèrent le lièvre Sékou Touré. Lièvre qui leur échappera d’ailleurs très vite pour tomber dans les bras du Parti Communiste Français et donc du grand-frère soviétique avec les conséquences que l’on sait.
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Comment de nouveau ne pas songer à Faidherbe quand on considère les conditions rocambolesques dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle de la Guinée en 2010 ? Arrivé en tête au premier tour avec 44 % des voix (contre 18 à son adversaire), Cellou Dalein Diallo s’est retrouvé battu au second tour alors qu’entre-temps, 5 mois se sont écoulés et que le fichier électoral a été réduit en cendres dans un incendie resté inexpliqué à ce jour.
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La France garderait-elle dans ses tiroirs africains un agenda secret du type « tout sauf un Peul » ? A tort ou à raison, bon nombre de Guinéens ne sont pas loin de le penser.
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Tierno Monénembo, in Le Lynx





