Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mohamed ould Abdel Aziz : “Je suis séquestré chez moi” – Entretien – RFI (2/2)

L’ancien président de la République, Mohamed ould Abdel Aziz, a dit jeudi 13 mai sur RFI, être “séquestré” par les autorités mauritaniennes.

« C’est illégal ce qu’ils sont en train de me faire subir. Ils m’embêtent pour que je ne parle pas. Ils m’ont fait endurer n’importe quoi. Je ne peux pas sortir de chez moi. Vous ne sortez de chez vous que pour aller à la police pour signer. Pourquoi on ne me laisse pas en paix ? Pourquoi on ne me laisse pas parler ? », a affirmé Mohamed ould Abdel Aziz.

« On veut me faire taire parce que je dis la vérité, que je ne fais pas partie des gens qu’ils arrivent à corrompre et que je ne fais pas partie des gens qui ont peur d’eux, c’est tout. Il n’y a que deux catégories d’individus dans le pays : où vous avez peur de ce gouvernement, vous ne parlez pas. Où vous avez intérêt à ne pas parler, on vous verse de l’argent, on recrute vos enfants dans l’administration, on vous accorde des faveurs, les passe-droits. Je fais partie de la troisième catégorie qui ne suit pas cette tendance», a ajouté l’ancien président de la République.

Depuis le 12 mars dernier, l’ex-chef de l’État mauritanien fait l’objet de poursuites judiciaires pour corruption, détournement des biens publics et blanchiment d’argent. Privé de sa liberté de mouvement depuis douze mois, Mohamed Ould Abdel Aziz est désormais assigné à une résidence surveillée plus stricte dans la capitale.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

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Une candidate se plaint de son exclusion sans droit de la liste des admises au concours de sages-femmes …Vidéo

Alakhbar – La sage-femme Oumoukethoum Mint Mehdi a dénoncé ce qu’elle a appelé son exclusion du jury chargé de superviser le concours de recrutement de sages-femmes libres, organisé récemment, après la publication de son nom parmi les admises.

La commission nationale des concours a retiré les résultats de la compétition après leur publication sur le site et ajouté sept sages-femmes, motivant ultérieurement ces modifications par une présumée omission involontaire de leur nom par le secrétariat dès le début, a-t-elle dit.

Les candidates admises se sont étonnées après avoir passé l’entretien pour le travail qui n’exclue que les candidates n’ayant pas présenté les originaux des diplômes, du remplacement de leur nom par 7 nouvelles sages-femmes, a-t-elle ajouté.

Mint Mehdi a rendu la commission nationale des concours responsable de l’omission de certaines admises, de manipulation et de la duperie d’autres après leur protestation contre l’ajout de 7 nouvelles sages-femmes.

Traduit de l’Arabe par Cridem

https://alakhbar.info/?q=node/32858
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l’antériorité des Noirs dans le peuplement de la Mauritanie actuelle, un marqueur indélébile

Bien et bien avant nos prestigieux royaumes et Etats traditionnels du Sud (Waalo, Wagadu, Gidimaxa, Fuuta Tooro), régulièrement convoqués pour répondre à une vilaine et distrayante publication qui fait passer les Noirs de Mauritanie pour des étrangers, l’antériorité du peuplement noir au Sahara et dans tout le Maghreb est attestée par les archéologues, les historiens. Certaines sources arabes sont d’ailleurs parmi les premières à le reconnaître.Les Sudan (Noirs) ne sont progressivement descendus plus au Sud qu’après la péjoration du climat puis avec l’insécurité engendrée par des vagues de peuplements venues de «l’Occident» ou de l’Orient (Berbères qui sont fiers de leur patrimoine puis Arabes avec l’islamisation).Bien des découvertes scientifiques plaident pour cette hypothèse partagée et publiée par les spécialistes reconnus par leur rigueur : les découvertes de peintures rupestres et d’outils en pierres ont convaincu nombre de scientifiques que le Sahara était verdoyant, fertile et devrait être arrosé de rivières qui descendaient de l’Atlas. De riches sites d’agriculteurs noirs se seraient développés en particulier dans la région actuelle de l’Inchiri, des localités de Tichitt ou Oualata par exemples.La toponymie du Sahara mauritanien est formelle : Il était habité par des populations noires (Serere, Sooninko, Fulbe, Bambara ou Bamanan, Wolof) qui se sont progressivement installées ou repliées au Sud des faits cumulés de la péjoration du climat (assèchement, aridité) et de l’insécurité engendrée par les invasions venues du Nord. Les traces de leur présence sont volontairement ignorées et cachées, systématiquement effacées par des historiens au service de l’idéologie panarabiste.Trois petits exemples devraient mettre au grand jour la grande arnaque de l’auteur de la vilaine publication : Atara qui a donné naissance à Atar signifierait en Bamanan « Il vient de partir », la montagne de l’Assaba était appelée hayre Ngaal en Pulaar, Chinguitti vient du Sooninke Si ngede qui veut dire puits du cheval. Et voilà qui renforce l’idée d’un Sahara verdoyant à l’époque. Les exemples en rapport avec l’héritage Serere peuvent être multipliés à profusion. Cette réalité historique est connue de spécialistes.L’objectif de ce texte est simple : rappeler cette antériorité avec simplicité pour rendre sa vulgarisation accessible et à portée de tous. Nul besoin d’encombrer avec des références et des dates. Les nationalistes panarabistes mauritaniens n’ignorent pas cette réalité.Leur projet est de rendre la Mauritanie plus arabe que les pays du Golfe : aucune trace, aucune mémoire noire et même berbère ne doit rappeler la réalité, cela fait désordre. Il faut tout effacer et vite. En attendant de débaptiser les villes et villages du Sud, de nouvelles localités et quartiers à consonance arabe sont créés à côté, des quartiers de Nouakchott et d’autres symboles de souveraineté tirent leurs noms de villes «soeurs arabes» au mépris de l’histoire glorieuse et de la géographie locales héritées de nos prestigieux royaumes du Trarza, de l’Adrar, du Brakna, du Tagant….Les exemples font légion. Il arrive de plus en plus que l’identité de personnes de la vallée soit gommée de l’état civil par effacement du nom de famille.Ils ne laissent rien au hasard et sont déterminés à réaliser ce Grand Effacement quitte à anéantir toute fierté discordante. Dès lors, la défense de l’identité plurielle s’impose.Boubacar Diagana et Ciré Ba

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Rapport de la Commission nationale des droits de l’homme ( CNDH) 2019-2020, quelle lecture ? Par Samba Thiam président des FPC.

J’ai lu, attentivement, le rapport annuel de la CNDH , qui touche à beaucoup de  volets…

Ce rapport procède à l’évaluation  de l’état des lieux , pose un diagnostic sommaire ici et là , souligne l’assistance apportée, ou l’action et les tentatives menées pour dénouer le  contentieux avec, parfois,  plus ou moins de bonheur, pour conclure, enfin,  sur des recommandations réfléchies , judicieuses et pertinentes . 

Il pèche toutefois par endroits, malgré tout … 

Ainsi, le récit portant sur l’action du gouvernement concernant le volet ‘’Passif humanitaire est présenté

 ‘’ comme une continuité, linéaire de l’Administration’’, de SIDI Ould Cheikh Abdallahi à Ghazouani en passant par Abdel Aziz. Ce n’est pas tout à fait le cas . Il y a eu plutôt rupture … SIDIOCA a impulsé le mouvement pour la résolution du problème (déportations , éxécutions extrajudiciaires etc ) ; ce qui fut, du reste, la raison fondamentale de son éviction du pouvoir par Aziz et ses lobbies, farouchement opposés et hostiles à l’initiative ! Sidi nourrissait l’ambition d’une Mauritanie reconciliée, riche de sa diversité ,  alors que Abdel Aziz voulait d’un Pays exclusivement arabe, aux mains d’une seule composante nationale ! 

Aziz, par ailleurs, rasa les tombes d’Inal pour empêcher tout pélérinage; en surface , il clama  l’Unité Nationale qu’il cherchait , en vérité, à détruire …Bref ,il y a rupture  et non continuité dans l’action de l’Administration dans ce dossier… Par ailleurs ,  beaucoup de déportés avec leurs enfants rentrés  peinent toujours à se faire enrôler; Près  d’un  millier de dossiers régularisés  dans la vallée du fleuve par la Commission nationale dirigée par Thiam Diombar restent toujours pendants,  parce que la Tutelle à Nouakchott ( Direction des registres et titres sécurisés ) bloque la  validation , au prétexte que ces mauritaniens – trop nombreux- seraient  des  sénégalais ! Sans compter ces dizaines de milliers de ruraux qui,  épuisés par les démarches,  ce sont résignés .. Et sur tous ces cas le Rapport ne dit rien ou fait profil bas, préférant  renvoyer dos à dos les versions de la Direction des Titres  et les interéssés !!!

Il s’y ajoute,  qu’aucune enquête sérieuse n’est menée jusqu’ici sur les crimes commis dans l’Armée  et dans la vallée du fleuve…Prétendre alors, dans ces conditions, qu’il y a progrès sur ce dossier du ‘’Passif’’  c’est tout simplement forcer le trait…

 Si le rapport  évoque, il est vrai,  les difficultés réelles des populations en général à se faire recenser, il se garde bien de trancher sur le caractère discriminatoire de cet enrôlement qui frappe essentiellement  les populations négro-africaines et haratines, renvoyant dos à dos les protagonistes c’est-à-dire plaignants et Administration. Il passe également sous silence le caractère quasiment monoethnique des commissions techniques et de supervision chargées de l’Etat civil . Des commissions monoethniques chargées de recenser et d’enrôler une population pluri-ethnique !!!  Dans la même veine,  ce Rapport n’évoque les discriminations ethniques et raciales qu’en filigrane , sous un seul angle : la portion congrue  des langues négro-africaines  dans les médias publics et privés, comme si elles s’y réduisaient.  Il reste muet sur toutes ces discriminations que l’on retrouve à l’Ecole , dans l’Administration , dans la Justice , dans l’Economie, au sein des forces armées et de Sécurité,dans les examens et Concours ! l’Alphabétisation officielle des populations est pratiquée, certes,  mais pratiquée seulement en arabe , au mépris des autres langues et cultures nationales ; cela le rapport ne le précise  pas… Sur les manifestations post-électorales de la présidentielle dernière, là aussi  il y a redire  sur ce rapport …

La formulation des auteurs du rapport qui parle  ’’de violences post-électorales ’’ sans dire d’où elles viennent  prète à  confusion, pour ne pas dire est carrément  tendancieuse; car c’est bien le général Abdel Aziz qui fut l’auteur et l’acteur des violences ,non  pas les manifestants pacifiques de la CVE !  Cela méritait d’être souligné à mon sens …Ces Jeunes manifestants furent arrêtés, bastonnés, amassés dans des cellules étroites, privés d’eau et de nourriture, des jours durant !

Pour mon cas ,-arrêté chez moi nuitamment –  il n’aurait peut-être pas  été superflu  de préciser dans quelle condition cette  arrestation s’opéra : les policiers firent le mur…

On observe que  la CNDH rapporte généralement dans ce rapport  tout juste la version des victimes, l’opposant à celle de  l’Administration …sans  émettre aucune appréciation ou  opinion …Il expose les cas et les versions des victimes  sans plus ;  sans plaider  le dossier, comme pour afficher une neutralité qu’on ne peut ne pas questionner en pareil cas, me semble-t-il …

Autre remarque, il m’a semblé que ce Rapport  insiste bien plus  sur la question de l’esclavage que sur toutes  les autres questions, pourtant centrales de coexistence . 

Cela dit, au regard  des  efforts notables fournis allant dans le sens de la  distanciation vis-à-vis du  Pouvoir, quelque soient les  insuffisances relevées ici et là, en toute objectivité, on ne saurait ne pas reconnaître  que ce Rapport tranche nettement avec les  pratiques traditionnelles précédentes, observées jusques-là, connues pour leur approche  laudative …Du reste , un des facteurs essentiel de résistance au Droit – à la décharge de la Commission – qui bloque tout, gangrenne l’Etat et ses démembrements, est cette mentalité  rétive à l’esprit des lois … à l’idée  même de loi !

A tout peser,  dirons-nous en conclusion,  il y a progrès, malgré toutes ces pesanteurs lourdes et loin de s’estomper…Progrès dans la démarche , dans la posture de la Commission même s’il reste encore beaucoup à faire .

Enfin, je dois avouer que ce rapport m’a appris, personnellement,  pleine de choses sur le Droit, apporté des informations utiles sur bien d’autres aspects,  ouvert les yeux , encore plus , sur le laxisme et les nombreux abus dans le secteur de la Justice – que des partenaires continuent, hélas, de soutenir malgré tout- .

Mai – 11- 2021

Samba Thiam 

Président des FPC

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ELY BAKAR SNEIBA LE PROFESSEUR… EN DÉLIRES HISTORIQUES

Pr Ely Bakar ould Sneïba l’imposteur et révisionniste est un récidiviste notoire. Nous avons eu le même débat en février 2017 sur Facebook et sur Cridem et il m’avait bloqué après notre échange. Je partage avec vous MA RÉPONSE À ELY SNEIBA lors de cet échange  et qui est toujours d’actualité.

 LANGUE ET LANGUES: LES FADAISES DES CHANTRES DE L´ARABITÉ ET DE L´ARABISATION DE LA MAURITANIE.

Pour justifier l´imposition de l´arabe et de l´arabisation à outrance en Mauritanie, l´imposteur professeur Ely Ould Sneiba et les idéologues du Système ethnogénocidaire, raciste et esclavagiste n´ont rien trouvé comme argutie que de produire des fadaises du genre: 

“..Ceux qui veulent maintenir la communauté nationale divisée ont forgé un concept à eux : ‘’l’exception mauritanienne’’. Pour ces choristes de la division, pourfendeur de l’intégration nationale, notre pays ne doit ressembler à aucun autre dans la région ou dans le monde. 

Leur argument de base est le suivant : nous rejetons l’arabité exclusive de la Mauritanie.

Une approche cousue de fils ‘noirs’. En effet, qui peut, sur terre, nous indiquer un pays où se trouve une quelconque exclusivité culturelle ? 

C’est tout simplement contre-nature. 

Cependant, il existe partout des identités culturelles majeures, c’est le cas, par exemple du Sénégal voisin. La langue et la culture wolofs prédominent au grand dam des ethnicistes pulaars.

Et aucun Pulaar ne peut lever son petit doit pour refuser ou à plus forte raison combattre une telle réalité, y compris le jeune toucouleur sénégalais pyromane de l’autre jour.(…) tous ceux qui imposent la traduction dans la vie nationale mauritanienne sont en toute logique des partisans de ‘’la théorie de l’exception mauritanienne’’ et propagandistes de la non ‘’’exclusivité arabe’’ de la Mauritanie.

Tout en sachant par ailleurs, et ça mérite d’être signalé, que l’enseignement national public est devenu bilingue à partir des années 70.

Et il n’est pas logique que les mêmes enfants de la même école sortent à moitié bilingue et à moitié monolingue. Ce résultat ne peut être que voulu, c’est une prise de position claire.

Enfin, il faut dire que cette lutte continue et que ses militants fondent aujourd’hui tous leurs espoirs sur la collision FLAM-IRA pour une impossible victoire. 

Ils perdent leur temps. La Mauritanie est un pays arabe, le Sénégal est un pays wolof et le Mali un pays bambara”. Dixit Ely Bakar Ould Sneiba.(Page Facebook)

Monsieur le professeur, apparemment vous con-fondez ou confondez langue de communication, langue nationale et langue officielle!

Professeur apparemment vous prenez des vessies pour des lanternes en pensant faire vivre le Système ethnogénocidaire autant que celui des Ian Smith et autres Botha mais le réveil risque d´être brutal pour vous et à toute l’ écurie des guignols qui vous accompagne dans cette aventure identitaire et meurtrière. Aucune huile ne saurait graisser cette mécanique déglinguée. C´est plus tôt l´implosion de sa rouille qui est spectaculaire. L´explosion le sera davantage. Le droit d´exister et de vivre en tant que, Mauritanien ne peut passer avant celui d´être Soninké, Haalpulaar, Wolof, Haratine, Arabe ou Bambara. Et tout ce qui concerne cette question doit-être constitutionnellement reconnu. La Mauritanie n´est pas un Etat arabe si elle ne veut pas être un Etat raciste. La Mauritanie est un Etat arabo-berbère et négro-africain, voilà la réalité historique, géographique et sociologique du pays. Vous avez oublié que la Mauritanie actuelle est sur les vestiges des royaumes et empires du Tekrour, du Ghana, du Mali, du Fouta et du Waalo et que cette terre était bien habitée et occupée avant l´arrivée des arabes. 

Comme fondement à leur politique raciste, les autorités mauritaniennes avancent, notamment lorsqu´elles s´expriment dans la presse arabe, un argument démographique: les arabes constituant l´écrasante majorité de la population du pays, il n´y a aucun mal à conduire-bien au contraire- une politique de discrimination et d´assimilation envers les noirs. L´on mentionnera d´abord qu´en se réferant à ce type de justification, le gouvernement mauritanien affiche son royal mépris pour les droits des minorités, l´on notera ensuite la curieuse tendance du Système à chaque fois qu´un recensement est réalisé à en dissimuler les résultats. En réalité tout tend à prouver que la composante négro-mauritanienne du pays constitue aujourd´hui la majorité de la population. Nous n´en tirons pas naturellement prétexte pour exiger l´installation d´un pouvoir exclusivement noir à Nouakchott. Notre souhait le plus absolu serait que ces questions de couleur, de pourcentage passent au second plan pour laisser place aux seuls critères de compétence et de patriotisme.

Pour revenir sur cette question des langues nationales  nous rappelons à notre fameux professeur de la haine qu´une langue est un instrument, créée pour les besoins de communication par une communauté donnée. Dans un espace où cohabitent des langues différentes, la paix, la stabilité et le développement ne sont possibles que s´il est institué un multilinguisme qui correspond à une répartition spatiale et socio-politique juste de l´épanouissement de ces mêmes langues.

La régle de la compétition loyale verra une langue s´imposer au fil du temps par son dynamisme propre, ou alors la densité des interférences en créera une nouvelle. Dans tous les cas, ce n´est pas par des pratiques moyennâgeuses telles que celles adoptées par l´Etat mauritanien qu´une langue s´imposera sur les autres. On connait depuis longtemps l´étendue de l´arrogance bornée de Ould Taya qui croyait pouvoir décréter l´arabité de la Mauritanie et s´employer à parachever l´oeuvre_ en tout état de cause bancale puisqu´incapable d´arriver à ses fins_ de ses prédécesseurs.

Ainsi le matraquage intempestif à la radio, à la télévision et à l´école de l´arabe au mépris de toutes les autres langues nationales a provoqué le rejet en bloc non de cette langue, mais de l´utilisation qui en est faite, par tous les mauritaniens, y compris tous les arabes réfléchis et patriotes qui, à l´opposé de quelques inconditionnels du Baathisme et du Nassérisme, comprennent la nécessité pour le progrès et la paix du pays, l´épanouissement de chaque citoyen dans sa propre langue.

Les contre-performances chroniques de l´école et de l´administration mauritanienne ne suffisent-elles pas de montrer l´échec de la politique bornée d´arabisation à outrance? Il est vrai que c´était plus pour “beydaniser” ses institutions que le triste colonel s´est engagé pour l´aventure que l´on connait.

L´institut des Langues Nationales, fruit de la lutte héroïque du mouvement noir a été chroniquement saboté par le gouvernement, avec des moyens de fonctionnement dérisoires et des activités limitées. Il est cependant la base de la réhabilitation des langues nationales. L´alphabétisation des populations et la transcription des concepts scientifiques dans ces langues sont une nécessité impérieuses.

Des langues comme le Français doivent progressivement perdre leur statut actuel pour celui plus conforme de langue de communication. L´arabe, le Bambara, le Pulaar, le Soninké et le Wolof doivent quant à eux aussi bénéficier du même statut et par conséquent jouir des mêmes DROITS dans tous les domaines en vertu de l´ÉGALITÉ absolue des nationalités.

En fait le problème Négro-Africain est un problème d’exclusion globale; exclusion sur le plan politique, économique, culturel et social en un mot un Apartheid qui ne dit pas son nom. Ils réclament l’Enseignement des Langues Nationales garant de leur identité, en toute légitimité, sans exclure ni l’Arabe ni le Français.

Tel est l’enjeu et la véritable dimension du problème!

Et pour terminer je vous laisse réfléchir sur le sens profond de ce verset du Saint Coran:  “Ô hommes!  Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.  Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux.”.

La lutte continue !

Kaaw Touré.

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