Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: July 2026

POUR UNE MAURITANIE DE CITOYENS ÉGAUX

Déclaration de Biram Dah Abeid sur la pétition des 242 cadres

J’ai pris connaissance avec attention de la pétition signée par 242 personnalités mauritaniennes appelant notamment à la reconnaissance constitutionnelle de la composante haratine et à l’adoption de politiques de discrimination positive en sa faveur.

Une grande partie des constats qu’elle formule est malheureusement réelle. Ils renvoient à une histoire que la Mauritanie ne peut ni effacer ni contourner. L’esclavage a marqué notre pays dans sa chair et ses survivances comme ses pratiques et ses séquelles continuent de produire des effets. Les Haratines ont subi les conséquences d’une longue histoire d’asservissement, de marginalisation et d’exclusion, notamment dans l’accès à la terre, aux responsabilités publiques, au crédit et aux opportunités économiques.

Mais reconnaître une injustice historique ne signifie pas enfermer l’avenir dans les identités qui l’ont subie ni enfermer les citoyens dans leur histoire. La Mauritanie ne peut construire son avenir en organisant la République comme une addition de communautés qui viendraient chacune réclamer auprès du pouvoir sa part de postes, de quotas, de privilèges ou de ressources. Une telle conception risquerait de consacrer institutionnellement les divisions que nous devons précisément dépasser.

L’égalité ne consiste pas à fermer les yeux sur les inégalités réelles. Elle commande au contraire à l’État de les combattre. Il faut donc des politiques publiques volontaristes, ciblées, transparentes et évaluables en faveur des populations et des territoires qui concentrent la pauvreté, l’exclusion et les handicaps hérités de l’histoire. Là où les Haratines sont les premières victimes de ces handicaps, ils doivent naturellement être parmi les premiers bénéficiaires de ces politiques. Il ne s’agit ni d’une faveur ni d’un privilège. Il s’agit de réparer une injustice et de rendre effective une égalité qui ne peut rester théorique.

Mais cette exigence ne saurait être réduite à une seule composante de notre peuple. La pauvreté, le chômage, l’exclusion, l’inégalité devant les opportunités, la confiscation des ressources publiques, l’arbitraire administratif et l’abandon territorial frappent également des citoyens maures et négro-mauritaniens, des femmes, des jeunes privés de perspectives et des populations entières laissées à l’écart du développement. La justice sociale ne peut avoir une couleur communautaire. Elle doit avoir un visage national.

Cette exigence de justice vaut également pour le passif humanitaire qui a profondément meurtri la communauté négro-africaine de Mauritanie. Les déportations, les violences, les exactions et les pertes humaines et matérielles subies par des milliers de nos compatriotes constituent une blessure nationale qui ne peut être ni occultée ni relativisée. La réconciliation véritable suppose que toutes les injustices de notre histoire soient reconnues, que les victimes et leurs familles obtiennent justice et que les conditions soient réunies pour que de telles tragédies ne puissent plus se reproduire.

C’est pourquoi la lutte contre les injustices historiques doit s’inscrire dans un combat plus vaste pour l’égalité de tous les Mauritaniens. Les souffrances d’une composante ne diminuent pas celles des autres. Les injustices ne se concurrencent pas. Elles se combattent. La justice ne doit pas devenir une compétition entre communautés.

C’est dans cette perspective qu’il faut examiner la proposition de discrimination positive fondée sur l’appartenance communautaire. Il existe une différence fondamentale entre des politiques publiques destinées à corriger des inégalités objectivement constatées et un système institutionnel qui organiserait durablement la répartition des fonctions et des ressources de l’État entre communautés. L’État de droit ne peut reposer sur un dosage communautaire des responsabilités publiques.

L’accès à la fonction publique, à la magistrature, aux forces armées et de sécurité, à la diplomatie ou aux responsabilités de l’État doit être garanti par le droit, la compétence, le mérite et des mécanismes transparents de lutte contre les discriminations. Il ne peut devenir le résultat d’une négociation permanente entre communautés pour déterminer la part de chacune dans l’appareil d’État. Une République ne peut demander à chaque citoyen de se présenter d’abord comme le représentant de son groupe pour accéder à ses droits. L’État doit reconnaître les citoyens, pas distribuer des citoyens entre communautés.

C’est toute la différence entre une politique de correction des inégalités et une organisation communautaire du pouvoir. La première cherche à produire l’égalité réelle. La seconde risque d’institutionnaliser les catégories mêmes dont nous devons progressivement nous libérer. Notre objectif doit donc être de faire de l’État le garant des droits de chaque citoyen, et non l’arbitre d’un partage communautaire des postes, des ressources et des responsabilités. Nous devons réparer les discriminations sans institutionnaliser la séparation des citoyens.

La République doit reconnaître les blessures de son histoire, corriger les déséquilibres qu’elles ont produits et garantir une égalité réelle. Mais elle doit aussi permettre à chaque citoyen de se projeter dans un avenir qui ne soit pas déterminé à jamais par son origine.

Pendant des années, la question haratine a été enfermée dans une lecture communautaire du débat politique, comme si la lutte contre l’esclavage et ses séquelles était le combat particulier d’un groupe contre les autres. Il faut sortir de cette logique. Les Haratines n’ont pas besoin d’être enfermés dans leur identité pour que leur histoire soit reconnue. Ils ont besoin que leurs droits soient garantis, que les injustices dont ils ont été victimes soient effectivement réparées et que leurs enfants puissent accéder aux mêmes possibilités que tous les autres citoyens. De même, les autres composantes de la nation n’ont pas à craindre que la justice rendue aux Haratines se transforme en injustice à leur égard. La justice doit être une force de rassemblement, pas un objet de compétition.

La Mauritanie n’a pas besoin de citoyens qui se définissent d’abord par la part de l’État qui reviendrait à leur communauté. Elle a besoin de citoyens qui puissent se reconnaître dans un même État, soumis aux mêmes lois, protégés par les mêmes droits et bénéficiaires des mêmes garanties. L’égalité ne consiste pas à prétendre que nous avons tous connu la même histoire. Elle consiste à faire en sorte que cette histoire ne détermine plus les droits et les chances de nos enfants.

C’est cette exigence qui doit guider notre action. La lutte contre l’esclavage et ses séquelles doit se poursuivre. Les injustices historiques doivent être reconnues et réparées. Les politiques publiques doivent corriger les inégalités qui en résultent. Mais cette réparation doit contribuer à construire une citoyenneté commune et non à figer davantage les appartenances. L’émancipation des Haratines ne doit pas être pensée contre l’émancipation des autres Mauritaniens. Elle doit en être une composante et une force.

C’est ainsi que la cause de la justice peut devenir une cause nationale. C’est ainsi que la reconnaissance de notre histoire peut devenir le point de départ d’un avenir commun. Et c’est ainsi que la Mauritanie pourra passer d’une coexistence de communautés à une véritable communauté de citoyens.

Une Mauritanie où les blessures de l’histoire sont reconnues et réparées, où les injustices sont combattues sans distinction et où aucun citoyen n’est enfermé dans son origine. Une Mauritanie où chacun peut enfin se dire simplement : ma communauté, c’est la Mauritanie.

Biram Dah Abeid

Nouakchott, le 27 juillet 2026

PETITION : Le cri de révolte des Haratines face à « l’exclusion systémique » 

 Dans une pétition solennelle publiée ce 27 juillet 2026 à Nouakchott, dont ci-après l’inégralité, des militants et intellectuels brisent le silence sur le sort de la communauté Haratine. 

Entre spoliation des terres, barrières institutionnelles et répression ciblée, le texte dénonce un racisme d’État et exige cinq réformes urgentes, dont une révision constitutionnelle immédiate pour garantir la paix civile.

Pétition : 

Nous, soussignés, constatant la persistance obstinée d’un passé douloureux et l’âpreté inacceptable d’un présent que vit la communauté haratine en Mauritanie et qui ne fait qu’exacerber les iniquités, élevons une voix solennelle pour dénoncer les conditions intolérables dont elle est victime. 

Alors que les stigmates de l’esclavage, de la relégation et du mépris traversent les âges sans que l’avènement de l’État moderne n’y apporte de remède véritable, nous constatons, avec une gravité croissante, que ces maux, loin de s’estomper, se durcissent et se multiplient au fil des jours, comme s’ils prenaient une dimension systémique. Cette réalité douloureuse se manifeste, dans son évidence la plus crue, par un cortège de fléaux dont nous dressons ici, non sans une profonde amertume, le tableau, du reste incomplet :

• Un dénuement extrême qui frappe l’immense majorité des haratines  , doublé d’une dépossession totale des moyens de production, provoquant des privations pérennes et une précarité permanente, non sans effet néfaste sur la dignité humaine ;

• La spoliation sans nom de leurs terres agricoles (dont ils sont les premiers et légitimes possesseurs) au profit ( des fils des” tribus) influentes, consacrant ainsi une expropriation déguisée ;

• L’éviction méthodique et systématique des concours d’accès à la Fonction publique, à la Magistrature, ainsi qu’aux différents corps des forces Armées, de l’Ordre et de Sécurité ;

• Les obstacles infranchissables érigés sur la voie des hautes fonctions de l’État, des promotions aux postes de direction et de toute perspective d’avancement professionnel ;

• L’exclusion économique de l’accès aux capitaux, de l’appropriation des banques, de l’entrepreneuriat, de la distribution des marchés publics, de même qu’aux licences de pêche et des permis d’exploitation minière ;

• Le découragement institué en règle des enfants des Adwabas et banlieues à poursuivre leur scolarité.

Face à ce cruel constat :

–  Étant entendu que ces conditions, et tant d’autres qu’il serait fastidieux d’énumérer ici, engendrent et perpétuent, sur les plans social, économique, politique et humain, une misère endémique qui n’a d’égale que la résignation forcée des haratines au sein de l’État moderne, et que ces conditions générèrent par elles-mêmes *comme* exclusion systémique programmée ;

–  Étant entendu que cette situation n’est point une allégation, mais une réalité tangible qui crève l’oeil dans les prisons, sur les marchés, dans les rues et sur les charrettes ; dans les carrières, les mines de sel et les abattoirs ; aux seuils des commerces, dans les ménages, les ports et sur les rivages de l’océan; dans les campagnes reculées( Adwabas) comme dans les métropoles (de Nouakchott et de Nouadhibou), partout où les haratines peinent pour subsister, alors même qu’ils sont les principaux producteurs de la richesse nationale ;

–  Étant entendu que ces derniers demeurent, en dépit de leurs sacrifices et de leur labeur acharné, les grands perdants du partage des richesses du pays, qu’ils ont pourtant porté à bout de bras avec un dévouement et une fierté sans faille ;

–  Étant entendu que l’aggravation de cette situation périlleuse fait peser une menace réelle sur l’unité nationale, et qu’il est de l’urgent devoir des autorités, comme de tous les hommes de bonne volonté, des sages, des responsables politiques et des défenseurs des droits humains, d’y apporter remède avec la célérité et la détermination que commande la gravité des faits ;

–  Étant entendu que les Haratines constituent une composante à part entière de la société mauritanienne, investis des mêmes droits et assujettis aux mêmes obligations que tous les autres groupes, sans distinction ni exclusive ;

–  Étant entendu enfin que la cohésion nationale et la paix civile exigent la fin de l’iniquité, et que les récents développements, où certaines pratiques indicibles ont dégénéré en agissements heurtant la conscience nationale, offensant les préceptes religieux et piétinant les normes éthiques et humanitaires les plus élémentaires, imposent un sursaut général;

nous ne pouvons que@ déplorer, par ailleurs, l’application partiale et incohérente de la loi. Nonobstant certains faits non des moindres, les haratines subissent une répression d’une brutalité inouïe : passages à tabac, traînages publics dans l’opprobre, incarcérations arbitraires, procès expéditifs et condamnations disproportionnées. Le sort réservé aux deux députées, à la journaliste et aux défenseurs des droits qui ont eu le courage de signaler un cas récent d’esclavage, ainsi qu’à tous ceux qui leur ont apporté leur soutien, constitue l’illustration la plus achevée d’une politique de deux poids, deux mesures et d’une persécution ciblée et programmée, dont la gravité ne saurait être éludée.@

En conséquence, et dans un ultime souci de redressement et de justice réparatrice, nous signataires de la présente pétition, demandons solennellement :

1. La révision de la Constitution afin d’y inscrire la reconnaissance explicite de toutes les composantes nationales, y compris la composante Haratine, afin de garantir et préserver l’intégralité de leurs droits politiques, sociaux, économiques et culturels ;

2. L’adoption d’une discrimination positive en faveur des haratines, par la mise en œuvre de politiques et de programmes sectoriels nationaux, afin d’assurer leur remise à niveau et l’intégration effective de leurs cadres au sein de l’administration centrale, de la magistrature, des corps de l’ordre et de sécurité et des forces armées, du corps diplomatique, des médias, des grandes sociétés et institutions et des projets structurants, seule voie permettant de combler le retard accumulé et de rétablir une équité longtemps bafouée ;

3.  Une législation instaurant une discrimination positive pour les mandats électifs locaux (municipalités et conseils régionaux) ainsi que pour les sièges parlementaires, (les députés) garantissant ainsi une représentation juste et effective ;

4. La restitution intégrale des droits civils et politiques aux députées Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Ashour Salem, sans quoi le décret de grâce présidentielle ne serait qu’une mesure inachevée aggravant le sentiment d’injustice et de ciblage arbitraire émanant des plus hautes sphères de l’État ;

5. La libération immédiate et inconditionnelle de la journaliste Warda Souleimane ainsi que de tous les prisonniers d’opinion, dont la détention constitue une offense à la liberté d’expression et à l’État de droit.

@Enfin, convaincus que la justice ne saurait demeurer silencieuse face à de telles atteintes,@ nous lançons un appel vibrant à toutes les consciences éprises de justice, à tous les défenseurs des droits et des libertés à se joindre à nous pour la signature de ces revendications légitimes 

Fait à Nouakchott, le 27 Juillet 2026 

Les signataires :

Signataires :

1. Samory Beye , militant des droits humains, président du mouvement El Hor , syndicaliste

2. Mohamed Borboss  Moussa, chercheur, doctorant, romancier, ancien maire, ancien ministre et ancien chef de parti politique

3. Brahim Bilal, militant des droits humains, président de l’Organisation du Sahel pour la défense des droits humains

4. El-Kory Sneiba, inspecteur de l’éducation, leader des droits humains

5. Abdallahi Ould Louleid, ingénieur, ancien directeur général du port de Nouadhibou

6. Mih  Ahmed Djewjda, ingénieure en économie agricole, expert en développement du secteur agricole

7. Yerba Nafea, président de la Charte pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratins

8. Fah Sid Ahmed, professeur à la retraite, directeur d’école privée

9. Aida Atiyatallah, ancien vice-président de la Communauté urbaine de Nouakchott , inspecteur retraité du ministère de la Justice

10. Omar Yali , ancien ministre , président du parti RAG en constitution 

11. Sy Abdoulaye Baba, secrétaire général de l’institution de l’opposition

12. Mohamed Vall  Sidi Meila , écrivain, journaliste et défenseur des droits de l’homme

13. Seyidna Ali Atiyah Allah, militant politique

14. Ahmedou El-Wadia, défenseur des droits humains et journaliste

15. Salka Hmeida, féministe et militante des droits humains

16. Dr El-Haj Ibrahim, chercheur en sciences sociales (Paris)

17. Mini Ould Ahmed Ibrahim, chercheur universitaire et historien

18. Prof Khaled Esseyssah , Département d’histoire, Université du Wisconsin-Madison (États-Unis)

19. Baba Ould Jeddou, militant des droits de l’homme, président de l’organisation Le Phare Citoyen 

20. Maître El-Houssein Bilal, avocat

21. Haroune Mamadi, activiste politique et des droits humains

22. Yacoub Salek Med Abd , militant politique

23. Abidine Merzough , ingénieur Auto chez Ford (Allemagne)

24. Ahmedou Mohamed Khatary, prof à la retraite

25. Zeinabou Brahim Salek, militante des droits humains

26. Mohamed Djewdja, homme d’affaires, responsable politique et militant des droits humains

27. Bakary Tandia , co- fondateur de Abolition institute / Chicago 

28. Jidaha Salek, militante des droits humains

29. Abdallah Meissara Souleymane, écrivain et chercheur dans un centre scientifique (Longueuil, Québec, Canada)

30. Sy Bekaye Sy  Samba, militant des droits humains et expert en développement

31. Meyloud Khalih , ingénieur, Formatrur  et militant des droits humains

32. Dr Mohameden Mohamadi, professeur d’université et ancien directeur de l’Institut des études technologiques de Rosso

33. Rabah Ould Radhy , militant politique

34. Abdallahi Eidjy , activiste , militant politique

35. Bouyaye  Mohamed Naji, militant des droits humains

36. Ismail Ibrahim, chercheur spécialisé dans les droits humains

37. Abdat Boussahab, professeur, activiste politique

38. Dr Cheikh Abdel-Ahad, responsable politique

39. Massoud Cheikh, directeur d’établissement scolaire

40. Mohamed Salem (dit Isselmou ) Hamody , notable

41. Mohamed Mahmoud Hbeijak, prof à la retraite

42. Mohamed Yahya Denna , ingénieur

43. Bey Lahmami, ancien chef de service du personnel (SNIM)

44. Mohamed Messoud, technicien (retraité de la SNIM)

45. Mohamed Salek Mass, ingénieur géologue, blogueur et défenseur des droits humains

46. Oum El-Mouminine Fanjougman, chef de  service secrétariat

47. Sidi Mohammedi, ingénieur en télécommunications

48. Cheikh Othman, expert financier

49. Maître Mohamed Messoud, avocat

50. Ramdan Jembery, professeur, responsable politique

51. Moustapha Cheibany , économiste

52. Aboubekrine Bey, ingénieur, militant des droits humains

53. Dr Ahmed Messlem, économiste, responsable politique

54. Mohamed El-Kory, docteur en sciences politiques et diplomatie

55. Ali Mohamed M’barek, enseignant à l’école d’application et de l’École normale d’instituteurs d’Aioun

56. Mohamed Moussa Mohamed, formateur à l’École normale d’instituteurs d’Aioun

57. Mohamed Jeddou, cadre agricole à la retraite

58. Aicha Mouri, ministère de l’Autonomisation des jeunes, des Sports et du Service civique

59. Jibril Mohamed Moussa, chef de division au ministère de la Santé

60. Messouda Demba, militante des droits humains

61. Abdeljalil M’himeid, responsable syndical

62. Fatimetou Mohamed Yahya, responsable politique

63. Oum El-Mouminine El-Mokhtar, haute fonctionnaire, figure d’opinion

64. Oum El-Mouminine El-Mokhtar, cadre supérieure, leader d’opinion

65. Lemine Lekouiri, inspecteur de l’éducation, personnalité politique

66. Mohamed Sid Ahmed, enseignant, responsable politique

67. Fatma M’Barek, enseignante, militante de la société civile

68. Roughaya Jaber, présidente d’organisation

69. Ali Sid Ali, enseignant

70. Bilal M’Haimid, militant des droits humains

71. Salek Boussahab, conseiller municipal

72. Salka Mahmoud, militante des droits humains, présidente d’ONG

73. Ahmed Jeddou Bouh , responsable politique

74. Ibrahim Soumaré, formateur, responsable politique

75. Mohamed Ammar, enseignant

76. Isselmou Beilil, professeur 

77. Alioune Bleil, militant politique

78. Yeslem Saleck, militant de la société civile

79. Abderrahmane Jaber, responsable syndical

80. Jibril Aly, technicien informatique principal et militant des droits humains

81. Mokhtar El-Hassan, enseignant

82. Sidi Mohamed Menaba, dirigeant politique

83. Othman Mahmoud, activiste politique

84. Ali  Bekaye, enseignant

85. El-Walda Limam, figure de la défense des droits humains

86. Fatma Salem, enseignante

87. Saddam Banjoukou, enseignant

88. Mohamed Ahmed, homme d’affaires

89. Mariam Mohamed Yahya, infirmière et militante des droits humains

90. Mohamed Mahmoud Oumarou, dirigeant politique

 90. Mohamed Cheikh Mbeirick, militant politique

91. Mouhamedou  El Hor, Imam et prédicateur

92. Oum El Fadl Samory, titulaire d’une licence en droit

93. Hamani Beye, professeur

94. Ahmed Baba Ould Mahfoudh, journaliste/militant des droits de l’homme

95. M’barek Mahmoud, Imam et prédicateur

96. Mohamed Vall Lemrabott, leader politique

97. Sidi Mourba, journaliste

98. Lemrat Abdou Ibrahim, enseignant

99. Isselmou Cheikh, enseignant

100. Aïcha Cheikh, enseignante

101. El Ghazali Cheikh, militant politique

102. Abdallah Cherif, ingénieur

103. Ely Cheikh Ahmed, professeur 

104. Mahfoudh Boukhreiss, professeur

105. M’barek Fall (dit  Telmidi »), militant des droits humains

106. Mohamed M’beirik, homme d’affaires

107. Moustapha Sidi Ehmane , militant des droits humains

108. Brahim Ould Bella , acteur économique

109. Salem Mahmoud, militant de la société civile

110. Malika Mohamed, enseignante

111. Larbas Hachem, militant des droits humains 112- Sidi Mohamed Boubacar, étudiant 

113. Aziza Yarba , cadre, formatrice et présidente d’ ONG 

114. El-Khalifa Moslem, militant de la société civile et des droits humains

115. Adama Ba, journaliste

116. Mohamed Mahmoud Ould Essalek, pharmacien

117. Mohamed Lemine Teyyib , militant politique

118. Lehbib  Essalek, informaticien

119. Cheikh El-Jeilani Mohamed El-Eid, fonctionnaire administratif à la retraite

120. Bilal Dam, cadre retraité (ancien responsable des approvisionnements et des achats), SAFA/SNIM, Nouadhibou

121. Sidi Jibril Banjoukou, officier mécanicien de 2ème classe et chef des services techniques des bateaux de pêche

122. Aicha Sabar  M’bareck, commerçante 

123. Fatma Cheikh El-Jilani El-Eid, femme au foyer

124. Yacoub Yacoub, militant des droits de l’homme et activiste  politique

125. Hamza Ali Beitikh, universitaire

126. Salek Ali , retraité de la SNIM

127. Dah Meissa Ely , professeur d’anglais

128. Dah Menza, gendarme à la retraite

129. Mohamed Lemine Mbery, inspecteur de l’éducation à la retraite

130. M’barka Alioune  Mohamed Lemam, militante des droits de l’homme

131. Ahmed Ethmane Yarba, administrateur

132. Salek Matalla , enseignant et directeur d’école

133. Lemina Lekouiri, inspectrice de l’éducation

134. Mohamed Yahya Abdi, ancien capitaine de l’Armée nationale

135. Saleck Ould Alioune / Cadre du secteur transport maritime 

136. Jamila Mint El-Kori , cadre du secteur bancaire

137. Ousmane Tine, inspecteur de l’éducation

138. Mariem Messaoud, étudiante

139. Sidi Yahya, étudiant

140. Mohamed Dhehbi, étudiant

141. El Arbi  Beiba, étudiant

142. Ali Mohamed, enseignant

143. Issellem khalha Moctar mina, peintre-décorateur

144. Moustapha Doumess, militant politique et des droits humains

145. Haroun Sidi Mohamed, responsable syndical

146. Moustapha Mohamedou, militant des droits humains

147. Abeid Ould Bilal, militant des droits humains

148. Brahim Ould Hama, militant des droits humains

149. Boukhreiss El Kehel Mohamed El-Abed, activiste des droits de l’homme

 150. Sidi Mohamed Ould Boubacar – Étudiant / Militant des droits humains

151. Sellek’ha  Mint Mahmoud – Militante des droits humains

152. Amina Mokhtar Kane – Militante des droits humains

153. El Khalil Ould Salem – prof 

154. Yahya Ould Ramdhan – Militant des droits humains

155. El Herim Ould Bah Ould Akhbarhoum – Militant politique

156. Mounih Ould Nweiker – Militant des droits humains

157. Aminetou Mohamed Abdallah Lahbib – Militante des droits humains

158. Mohamed El-Amine Salem Abdallah – Homme d’affaires

159. Mohamed Traoré – Professionnel du développement communautaire

160. Abdallah Souweidat – Fonctionnaire

161. Samba Ould Bilal – Ancien cadre de la SOMELEC

162. Elemine Meissa Lahrech – Acteur économique

163. Abderrahmane Amar Salem – Homme d’affaires

164. Sarr Khalidou – Officier militaire à la retraite

 Ali Sidi Weikiss , garagiste

167. Ould Breihe Sidi Ali

168. Mohamed Ould Barka / Militant politique (France)

169. Ly El-Hassan / Expatrié

170. Alioune Ould Sidi

171. Kah Ould Boubou / Expatrié

172. Taher Ould Meissara / Expatrié

173. Mohamed Ould El kory / Doctorant

174. Cheikh Ibrahim Samb Samb / Doctorant et auteur

175. Mouhamedou Sneikel / Commandant de l’armée à la retraite / Expatrié aux États-Unis

176. Mohamed Ould Dadde  / Expatrié en Espagne

177- bah M’bareck avocat à la Cours

178 – Mohamed samba Magha -Ingénieur spécialiste infrastructures de base ,en ALLEMAGNE 

179 -Ahmed Diakitè technicien supérieur secteur des mines 

180 -Daddah mekhalla -Prof Universitaire en TUNISIE 

181 -Mohameden abderrahmane -cadre formateur 

182 -Dr  Ahmed selmane chahrour ,chercheur et écrivain journaliste. 

183 -mohamed Hboidiak,Prof retraité,leader pol

184 -Sidi Mohamed hboydiack informaticien 

185 -Moctar hacen -prof 

186 -Mohamed sidi aly prof 

187-Fatimetou hacen -SC,présidente ONG

188 -Tamboura Arsike -activiste droit de l’homme 

189 -Dr Abdallahi Nagi -prof.d’Université

190 -Dhehbi Beye -licence en droit -activiste pol

191 -hasnya ghanim – activiste société Civile

192 -Souleymane Beye -licence en informatique résident aux  États Unis d’Amérique 

193 -lemana ould sid Ahmed Leader syndicaliste 

194 -Ahmedou Ould ramdhane-leader syndicaliste 

195 -Ahmed Salem Idoumou -commerçant 

196 -yeslem Ould saleck -activiste SC

197 – Ethmane Ould Yareig / activiste politique 

198 -Aichetou Ahmedou -société Civile 

199 -salem Ould Mohamed Docker professionnel au port Autonome de Nktt

200 -cheikh Mbareck mourou dit Brahim mourou informaticien 

201-Edweih mint Mahmoud -SC

202 -Ahmedou Mohamed activiste SC’

203 -didi Mohamed -activiste droit de l’homme 

304 -Elmamya Bilal-enseignante 

205 -selekha said-leader politique 

206 -Sidi doudou-activiste SC

207 -louleid meissara -Conseiller municipal/act.pol

208 -Mohamed Meissa-imam et prêcheur leader politique 

209 -roughaya Ebyaye -act.droits humains , présidente groupement cooperatives

210-md ghali hamady samba leader pol. 

211-Mohamed Abdou,avocat à la cour 

212-Mohamed samba technicien santé-leader droits de l’homme

213- Boubacar Ndiaye professeur de Sciences politiques dans les universités américaines (rèsident à Ohio)

214- Salka Elhacen Activiste des la SC 

215- El Moumna Daoud , chercheuse

216- Khalifa Abeid  prof,  Dren adjoint à la retraite 

217- Ahmednah bowbe :Agriculteur

218- Taleb Mohamed Atih Alla . Professeur

219- Mbeyrick Laghdaf. Cadre du ministère de la justice à la retraite/ activiste politique 

220- Vadly Ahmed , AVA , ancien maire , act po 

221- Ahmed Sidi Mohamed , activiste politique 

222- Mohamedou El Moustapha, activiste politique 

223- Ely Cheikh Taghiyoullah , ingénieur 

224- Mohamed Leebeid , ing société laitière. 

225- Moussa Salem inspecteur enseignement 

226. Isselmou Mbareck , inspecteur enseignement 

227. Beyane Abeidatt , Médecin 

228. Lematt Soueidatt, conseillère municipale 

229. Ahmed Vall Aheimed , Imam 

230. Salka Mahmoud Pdte Cooperative 

231. Sidi Abdoullah Elva , activiste politique 

232. Sidi Mohamed Ahmed Taleb , étudiant universitaire 

233. Mohamed Cheikh Mourba , étudiant universitaire 

234. Aichetou mint Ahmed , licence eco 

235. Essama Brahim , étudiante 

236. Oumar Mahmoud, syndicaliste

237. Hanna Mohamed , Pdte Coop 

238. Moctar Mohamed , technicien 

239. Matalla Sidi Mohamed , agriculteur/ activiste politique 

240. Sidi Mahmoud Moussa , éleveur, activiste politique 

241. Ely Salem , chauffeur, activiste politique 

242. Fatimetou Mint Youbba , commerçante/ activiste de société civile

Signature du référentiel et guide du dialogue : Vivement la prochaine étape !

Le Calame — La signature officielle, à Nouakchott, du « Guide de référence pour l’organisation du dialogue national » par les pôles de la majorité, de l’opposition et le coordinateur national Moussa Fall marque le déblocage définitif d’un processus paralysé depuis Mars dernier.

C’est du moins l’avis des observateurs et des acteurs politiques. Cet accord scellé après d’intenses tractations lève le principal obstacle qui hypothéquait l’avenir de la concertation : la clause controversée sur « les mandats et les missions ».

En écartant ce point de friction, la classe politique mauritanienne pose les bases d’un compromis d’envergure nationale sous l’égide du président de la République.

Les grands axes

Le guide de référence synthétise les contributions structurelles des différentes sensibilités politiques de Mauritanie. Les travaux du futur dialogue s’articuleront autour de quatre piliers stratégiques fondamentaux : Unité nationale et cohésion sociale : réponse définitive aux questions mémorielles et aux inégalités sociales pour renforcer le vivre-ensemble ;

Gouvernance et réformes politiques : refonte globale du système électoral, révision de la composition de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et libéralisation effective de l’espace médiatique ; Souveraineté et sécurité nationale : sanctuarisation du territoire mauritanien face aux défis géopolitiques complexes de la sous-région du Sahel ; Amélioration des conditions de vie : réformes économiques urgentes pour répondre directement aux attentes sociales des populations.

Architecture

Pour s’assurer que ce processus ne devienne pas une simple « vitrine institutionnelle », le coordinateur national Moussa Fall a formalisé une structure rigoureuse : PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : Arbitre suprême & Garant de l’État, en relation directe avec la COORDINATION NATIONALE : Moussa Fall & Équipe, reliant le PÔLE DE LA MAJORITÉ (partis de la mouvance) et le PÔLE DE L’OPPOSITION (Coalitions démocratiques), réunis au sein de COMMISSIONS THÉMATIQUES PARITAIRES : Débats, consensus et expertises.

Gestion paritaire

Le dialogue ne se concevra pas comme une négociation conjoncturelle, mais comme un laboratoire paritaire où les représentants de la majorité et de l’opposition siégeront à égalité dans des commissions spécialisées. L’objectif est de substituer, à la logique de confrontation, une dynamique participative. Une tâche guère aisée qu’il faudra voir se traduire en actes, au lendemain du démarrage des travaux.

En effet, même si la clause des mandats a été retirée, des divergences peuvent apparaître en chemin. Le processus préparatoire a longtemps été grippé à cause de l’introduction de l’expression « les mandats et les missions » dans les propositions initiales de la majorité.

Cette dernière souhaitait ouvrir le débat sur l’ensemble des institutions, alors que l’opposition, redoutant une tentative de modification des dispositions constitutionnelles intangibles limitant le nombre de mandats présidentiels, exigeait le retrait pur et simple de cette mention qui permettrait à l’actuel Président de briguer un 3ème mandat.

Certains de ses partisans étaient montés sur leurs grands chevaux pour défendre cette hypothèse, paraissant ainsi oublier la fin de mandat chaotique du prédécesseur de Mohamed Ghazouani, Mohamed Abdel Aziz.

Face au risque d’enlisement, la clause a été retirée du document de référence. Ce recul pragmatique a-t-il démontré la volonté mutuelle de privilégier l’intérêt supérieur du pays au détriment des calculs partisans ?

Implication du président de la République

L’échec des précédents forums politiques nationaux a nourri une profonde méfiance au sein de l’opposition mauritanienne. Pour rompre avec les « dialogues sans lendemain », le guide intègre des mécanismes qui apparaissent, aux yeux de certains, comme un système de verrouillage. Il s’agit de l’implication directe du président de la République, initiateur du projet. Le président Mohamed ould Cheikh El Ghazouani se positionne comme l’arbitre suprême et le garant de la neutralité de l’État.

Les pôles politiques de l’opposition ont réclamé, à l’occasion de leur rencontre avec le Raïs, son implication et des garanties de mise en œuvre des résolutions consensuelles. Il semble acquis, selon le guide, que les résultats des commissions thématiques seront directement remis au chef de l’État.

Celui-ci s’est engagé à user de ses prérogatives constitutionnelles pour traduire les consensus en lois et décrets applicables. Le texte consacre aussi le consensus comme règle d’adoption, tout en précisant que le refus isolé d’une faction ne pourra paralyser la mise en œuvre des décisions majeures validées par la collectivité. Les dialogues précédents n’avaient pas réussi un accord de ce niveau. La majorité avait réussi à peser sur les débats.

Prochaine étape ?

La signature du guide de référence n’est pas le point d’arrivée, mais le coup d’envoi officiel du processus politique. Pour y arriver, les parties prenantes doivent désormais franchir des étapes décisives.

D’abord, le président de la République doit officiellement fixer, par décret, la date d’ouverture solennelle des assises, puis chaque pôle devra désigner formellement ses négociateurs pour composer les tables rondes, et réussir, enfin, un test de sincérité.

Le démarrage des débats mettra à l’épreuve la réelle volonté politique des acteurs face aux réformes électorales et de gouvernance exigées par l’opposition. Mais toujours est-il qu’en dépit des accidents de parcours, la préparation du dialogue a réussi à obtenir un assentiment des parties prenantes.

Le succès de cette dynamique pilotée par le coordinateur Moussa Fall dépendra de la capacité des acteurs à transformer ce consensus de méthode en un accord de fond pour le pays.

Des abonnés absents

Il faut souligner cependant que le processus a connu quelques autres ratés. En plus de ce long blocage et de la méfiance de l’opposition, des acteurs politiques majeurs l’ont boycotté : Biram Dah Abdeïd, président de l’IRA et de la Coalition antisystème, député à l’Assemblée nationale, ainsi que l’AJD/MR et la coalition des Forces du Salut, tandis que les FPC qui y avaient participé s’en sont retirées au lendemain de la signature du référentiel.

Tous doutent de la « sincérité » du dialogue et de la mise en œuvre des résolutions qui en sortiront. Pour la coalition des Forces du Salut, le contexte politique, économique et social ne se prête pas à la tenue de telles assises. De son point de vue, il ne s’agit que de manœuvres de diversion, alors que les Mauritaniens sont préoccupés par d’autres problèmes : restriction des libertés, flambée des prix, corruption…

Dalay Lam

On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre…

J’ai lu, il y a quelques jours, la sortie d’un certain colonel de l’armée sur le nouveau projet de loi tendant à encadrer la situation des officiers généraux , en rapport avec la vie politique.
J’ai trouvé , honnêtement , le texte de qualité ; bien amené, pondéré, à l’argumentaire articulé, presque inattaquable au plan de la cohérence interne, mais qui ne se plaçait , hélas , que sur le plan juridique. Et c’est peut-être là sa faille . A suivre le raisonnement de l’auteur on risquait d’être égar֖é ou gagné à sa prêche . D’ailleurs le Professeur Gourmo lo, dans une intervention parallelle se plaçant sur le même terrain , semble , sur bien des aspects, soutenir l’auteur tant sa logique est impéccable …C’est du reste parceque je n’ai pas été entierement satisfait par la reponse du Prof que je me suis décidé de réagir à mon tour .

De mon point vue le débat se situe est ailleurs que sur le terrain juridique . IL est de l’ordre du choix entre ‘’le respect du droit’’ du militaire rendu à la vie civile’’ et l’héritage désastreux des militaires ; l’experience, immensément négative, vécue sous la houlette des régimes militaires- déguisés en civils- , depuis 1978 . Notre pays a été deviée de sa trajectoire de développement , vu son Unité nationale et son tissu social détruits ,sa population domestiquée, le droit et la loi foulés au pied !
Et cette raison ,dominante à mon sens , commande et surpasse toutes les autres …Le peuple ,dans toute sa diversité, n’a que trop souffert sous leur joug, et particulièrement certaines composantes nationales. Militaires actifs ou en réserve ou à la retraite, on n’en veut simplement plus dans le champ politique ,d’autant que le socle démocratique demeure encore trop fragile . Et tant qu’il le restera on n’est pas à l’abri de la solidarité corporative , toujours à l’affùt . 58 ans d’un mal profond qui a détruit notre système judiciaire ,notre système de santé , notre Ecole et notre administration , notre vivre ensemble , ça suffit ! Prévenir toute politisation de l’armée bien sûr , mais surtout, éloigner tout militaire du jeu politique ,tant que des garde-fous solides n’auront pas été posés.
‘’C’est à l’œuvre que l’on juge l’ouvrier’’, nous dit l’adage , et les militaires nous ont montré la leur…
Le droit du peuple dans sa préservation contre les abus contre le droit du militaire -civil , tels sont les termes du choix , en un mot … Pour ma part le choix est clair . Aux grands maux les grands remèdes !
Concomitamment aux commentaires sur ce nouveau projet de loi ,une information a circulé, indiquant que le président Ghazouani aurait consenti à l’endroit des officiers superieurs une pension de retraite confortable, juteuse, passant du simple au triple . Monnaie d’échange ? Si cette information est avérée , on n’a pas entendu dire que ces officiers avaient protesté contre cette faveur, ni qu’ils avaient craché dessus ! Et ce serait alors le lieu, ici, de rétorquer au colonel que l’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre …
Aux dernières nouvelles le projet serait retoqué, semble –t-il . Rien d’étonnant, au regard de nos pesanteurs ataviques , de la main- mise des tribus sur l’Etat , de cette mentalité rétive à tout changement …
Rappelons à ceux qui nous gouvernent qu’il faut du cran et du courage pour le changement .Il faut oser , à l’image de Guevara et Castro , Allende , Degaulle avec Vichy, avant qu’il ne se mua en colonialiste invétéré, et Sankara enfin ! L’Afrique a tant souffert de ses militaires…
Que Dieu protège la Mauritanie… de tous ces chauvins masqués !

Samba Thiam président, des FPC