Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Message aux peuples de Mauritanie par Soulé Ngaïdé

Soule ngaideEnvahissons ces rues qui ne nous appartiennent plus

Punissons les assassins de nos civils et militaires

Indemnisons les veuves et les orphelins

Rendons hommages à nos morts

Désésclavagiseons nos mentalités

Promouvons les fonctionnaires patriotes

Virons ceux qui ne pensent qu’à leurs gueules

Eradiquons l’esclavage, le racisme et la Xénophobie Carbonisons ces belles maisons construites avec la sueur du Peuple

Détruisons ces banques qui cachent l’argent volé au Peuple

Rapatrions nos déportés du Sénégal et du Mali

Rendons leurs biens et honneurs

Occupons ces usines qui n’arrivent pas à faire vivre nos pères

Trafiquons cette eau et cette électricité qui nous coûtent chères

Rebellons nous contre cette Police qui réprime sans raison

Volons aux Riches pour donner aux pauvres

Fermons le Centre de rétention de Nouadhibou

Ouvrons nos frontières à nos voisins

Refusons la montée des prix des denrées alimentaires

Délégitimons ces Ministres et Diplomates incapables

Construisons une Mauritanie juste et Egalitaire

Marchons comme les Tunisiens et les Egyptiens

Répartissons équitablement nos richesses

Etablissons l’équilibre entre les Peuples de notre pays

Enfermons les militaires dans leurs casernes

Formons nos policiers au respect du peuple

Exploitons nos ressources naturelles pour le bien du Peuple

Mangeons ce poisson qui quitte nos assiettes

Purgeons l’armée et la Police de ses assassins

Assainissons les marchés publics

Poursuivons les corrompus et les voleurs du peuple

Aidons le peuple Sahraoui dans sa lutte pour l’indépendance

Réaffirmons notre appartenance aux mondes arabe et nègre

Respectons les Droits des Enfants et des Femmes

Mais surtout

Marchons

Manifestons contre toutes ces injustices

Laissons le thé sur le feu

Arpentons l’Avenue Gamal Abdel Nasser

Occupons L’Assemble Nationale et le Sénat

Campons devant la radio et télévision de Mauritanie

Plantons nos tentes devant la Présidence de la République et

Exigeons une Mauritanie juste, libre, intègre et Egalitaire.

 

Soulé NGAIDE

Citoyen de Mauritanie

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La démocratie classique peut- elle constituer la solution à notre Question nationale ? Par Bara BA

altLa Démocratie, cette chose que nous avons, parait-il, héritée des Grecs, est de nos jours très prisée. Mise en veilleuse avec les régimes africains post-independance pour les besoins de leur consolidation, elle reapparait en Afrique, quelque peu forcée, après le discours de la Baule et avec la chute des dictatures .

Perçue, faussement, comme une panacée à la plupart des maux actuels, une sorte de griotisme en fait un mode d’organisation politique supérieur pour ne pas dire idéal, une valeur de référence premiére vers laquelle chaque pays devra tendre , pour” paraitre comme il faut”. Cette maniére de voir a fait des adeptes un peu partout, jusque chez -nous, en Mauritanie .

Certains de nos hommes politiques, à leur tour fascinés par ses prétendues vertus, militeraient pour son application mécanique, sans discernement, genre ” un homme une voix “-ex slogan de l’ANC-comme seule voie de recours pour la résolution de notre Question nationale .

Seulement il existe des réserves, de sérieuses réserves quant à la la pertinence d’une telle approche face à nos réalités nationales, et qui tiennent à plusieurs raisons .

La premiere releverait d’abord, d’une sorte de “critique en soi ” de la démocratie elle même .

En effet, il convient de rappeler que la Démocratie,_ j’entends la démocratie à l’Occidental _ en dépit de son aspect séducteur, est loin d’être parfaite. Aucun systéme n’est parfait objecteront certains! exact, mais ici les imperfections sont majeures , et qui semblent passer inaperçues …

La Démocratie comporte dans son essence même des limites intrinséques importantes, insoupçonnées .

C ?est du moins ce que semble soutenir Claude July qui, dans un article paru dans LE MONDE DIPLOMATIQUE de septembre 1989 intitulé “la menace démocratique ” écrivait ” le fonctionnement du système politique démocratique requiert habituellement une certaine mesure d’apathie et de non -participation de quelques groupes”. Il ajoute ” la marginalisation de ces groupes, bien que par nature anti-démocratique, constitue le salut démocratique; à defaut de quoi le système s’effondre par une surcharge d’exigences ( politiques et sociales) qui étendent ses fonctions et sapent son autorité et ses capacités”. En d’autres termes la Démocratie devient ingouvernable lorsque chaque groupe social entend se montrer aussi actif que la bourgeoisie .

Il convient dès lors de s’interroger, au regard de ces considérations, sur la valeur absolue que d’aucuns lui prêtent qui doit être nuancée; sur la vérité du Gouvernement du peuple par le peuple qui est ,quelque part, un leurre.

Il n’est même pas interdit de penser qu’elle n’est en fait qu’une superchérie qui sert les riches, et légitime par cela même une domination des groupes exclus.

S’entêter à vouloir nous l’imposer, nous mauritaniens, comme schéma, sans nuance aucune, ne serait-il pas plutôt une maniére subtile de faire perpétuer le Système inique actuel au profit du seul groupe ethnique beydane, aujourd’hui dominant* ? ( je vous renvoie ici aux travaux de Dahane Ould Taleb Ethman: ” partage régional des hautes fonctions de l’Etat “, _ extraits publiés dans Mauritanie -Nouvelle no 42/45 1993_qui apparait comme un compromis entre les grandes tribus pour le contrôle des hautes fonctions de l’Etat .

LESERVOISIER ( question fonciére en Mauritanie,” terres et pouvoir dans la région du Gorgol”, page 192 ), déduit de ce travail un graphe sur le dosage Ethnique, et montre combien l´Etat mauritanien est ” tribal et Ethnique ” vu l’infime part donnée aux Négro-Africains: pouvoir politique 12%, pouvoir économique 6%, pouvoir Administratif 21%, pouvoir diplomatique 12%, pouvoir militaire 15% ).

Ma seconde résérve tient au fait que la Démocratie requiert, pour fonctionner normalement, un type de société, ou une “societé citoyenne “; la démocratie “citoyenne”, pour reprendre une formule consacrée, requiert à mon sens, ce que disait Cheikh Anta Diop de la lutte des classes : “elle suppose une nation rendue au préalable ethniquement homogéne ( par la violence )”. Une société donc, où la citoyenneté seule impulse et guide la conduite de l’individu .

Or comme nous l’observons, ce modèle pour un bon fonctionnement démocratique est loin de correspondre à notre société mauritanienne à hiérarchie verticale. Notre corps social est celui oû l’individu baignant en totalité dans le groupe se réfère généralement pour agir, à sa tribu, ou/et à son appartenance ethnique. Chez nous le facteur ethnique, le facteur race ou tribu demeurent une réalité, forte. L’esprit citoyen ou patriote demeure absent pour la majorité. Si nous ne pouvons rester prisonniers de ce carcan, nous ne devons non plus, en faire table rase, sans risques.

Voilà pourquoi, en conclusion, vouloir appliquer mécaniquement ce type de démocratie sans lui construire un support me parait inopérant.
Ce support sera la citoyenneté à construire, par gradations successives. Il faut d’abord construire ce fondement. S’entêter à calquer ce modéle stricto-sensus, sans discernement, reviendrait , ni plus ni moins, qu’à reconduire le type de Démocratie observée en Afrique du Sud de l’Apartheid, au Soudan et au Rwanda actuels, pour ne pas multiplier les exemples .

La Démocratie de l’apartheid excluait ces millions de Noirs, celle du Soudan exclut encore les Noirs Chrétiens du Sud, tout comme celle du Rwanda les Hutus .

L’exemple vivant de ces pays, entres autres, montre clairement que sous une égalité de principe peuvent se camoufler racisme et discrimination ethnique, que la Démocratie peut très bien s’accommoder au racisme et à l’esclavage, comme le remarquait Ould Ciré de l´AHME dans son interwiew à Flamnet .

Les limites donc du recours automatique à la démocratie comme solution, sans réadaptation ou réamenagements , sans considération de certaines spécificités, nous paraissent évidentes. Nous ne saurions sauter à pieds joints dans ce système démocratique sans risque, voire sans risques majeurs.

Voici pourquoi, pour corriger les disfonctionnements et les risques de graves dérives inhérentes à la Cohabitation pluri-ethnique et/ou multi-raciale en général, il faut non pas la Démocratie automatique mais un socle, au préalable; un socle solide sur lequel elle reposera et qui soit bâti sur des règles qui tiennent comptent à la fois des spécificités et correctifs à apporter, localement. Ce socle sera la base premiére de cette citoyenneté, vers laquelle il faut tendre. Nous l´avons dit.

C’est cela qu’avaient compris la Belgique et la Suisse, deux pays Européens de grande tradition démocratique, mais aussi le Liban bi-confessional ( chrétiens et musulmans ), en élaborant des régles fixes comme parade aux dérives possibles, ou même probables. En effet, dans les cas de proximité de groupes nous dit Cheikh A Diop dans “races et classes sociales”, “chaque groupe s’organise, non pour assujettir un autre mais pour l’assimiler… “. Que ” plus le pourcentage de la minorité augmente, plus la lutte de classes se transforme en affrontement racial”.

Il faut rappeler que la Suisse et la Belgique partagent à peu près la même réalité grossiére que la Mauritanie; la réalité ethnique et/ou communautaire.

En Belgique cohabitent trois communautés : une de souche allemande, une seconde d’origne Française et la troisième de souche Néerlandaise. La Suisse elle, compte six Ethnies .

Ces pays, pour parer aux dérives, ont donc d’abord et avant tout élaboré des règles, posé des principes constitutionnels devant régir la Cohabitation des Communautés, avant tout lancement du jeu démocratique. Ces règles sont conçues de telle manière que chaque groupe ethnique se sente protégé, rassuré contre d’eventuelles menaces pour sa survie ou son assimilation.

Ainsi, dès qu’une partie sentait qu’une disposition de loi en gestation menaçait ses intérêts, elle actionnait des leviers de commande prévues à cet effet, pour bloquer la mesure; par ailleurs la constitution institue une même parité (des groupes ) dans la chambre haute; et dans la chambre basse une représentation équilibrée au prorota du poids démographique de chaque communauté.

Ces peuples ont donc volontairement prévu et élaboré les parades nécessaires, en prévision de conflits inévitables, en pareil cas, qui affectent la vie de groupes de proximité, comme dit plus haut. Ces régles ainsi conçues servent encore de socle à la Démocratie Belge et Suisse, et en partie dans l’Espagne actuelle des Autonomies. Pourquoi en serait-il autrement chez-nous?

Quelle crainte y’aurait -t-il donc à appliquer les mêmes recettes chez nous, quand elles ont contribué, de manière prouvée, à résorber, en tout cas à apaiser les tensions ethniques? Pourquoi existe-t-il chez certains de nos hommes politiques et intellectuels une réticence, une allérgie pour ne pas dire une hostilité sournoise et forte, à s’inspirer de l’expérience réussie d’autres pays? pays qui ont admirablement résolu, sur des bases communautaires , “leur Question nationale “? de quoi aurait-on donc peur?

Ces attitudes crispées nous amènent à douter de certaines Oppositions; en effet pour peu qu’on observe attentivement la scène politique mauritanienne, qu’on prête attention aux discours ambiants ici et là, on a comme l’impression qu’il existerait deux types d’opposition, ou d’opposants; des opposants dans le Système et des opposants au Système! et nombreux sont les premiers…qui ne souhaitent pas, au fond, que le système change. Ce que nous observons au cours des Discours éléctoraux, c’est que jamais la Question Nègre n’est évoquée dans sa dimension politique. Juste entend -on certains acteurs en scéne, parler de “l’unité nationale “_concept fourre-tout _ , ou alors de passif humanitaire auquel, bien souvent, ils reduisent la problématique Nègre!

C’est là une des raisons qui fonde mes résérves pour le recours automatique à cette démocratie comme solution, chez nous.

Ce qu’il rapporte dans ses mémoires ” La Mauritanie contre vents et marées” -page 287, chap 10 – est révélateur du malaise de la cohabitation à l’ère pourtant démocratique de 1962 /1963 :

” Les Noirs disaient que si la règle démocratique selon laquelle la majorité numérique impose sa loi à la minorité était appliquée telle quelle chez nous, la majorité maure pourrait dans certains domaines importants imposer des mesures qui leseraient la minorité Noire. Pour prévenir cette dernière contre de telles eventualités, des garde-fous , des garanties devaient être prévues dans la Constitution”. Evoquant ces garanties, il explique plus loin “Puisque le président de la République serait toujours Maure théoriquement, il fallait instituer une Vice-Presidence dont le titulaire serait originaire de la Vallée “.

Comme on le voit la démocratie de Ould Daddah n’a pas empêché que ce problème se posât; les réunions marathon dont il avait fait objet au sein du BPN ( bureau politque national) montrent avec quelle intensité il se posa, à certaines périodes où nous frôlâmes la rupture .
La question ” quelle Démocratie ?” que se posait le Président Samba Thiam dans une de ses interwiews à Flamnet semble bien légitime.

Alors quoi ?

La solution à base communautaire, en priorité, comme socle pour une gestation d’une citoyenneté future. Cette solution asseyera durablement la reconnaissance de l’autre comme différent mais égal, fondement indispensable d’une nation future; tous mauritaniens, tous citoyens!
Le Flammand se sent à la fois Flammand et citoyen belge! il n’y a pas nécessairement de contradiction entre la réalisation de l’homme en tant que projet, et sa réalisation à travers le groupe. Alors…
Avec l’acceptation mutuelle et le respect réciproque que générera la solution à base communautaire, la confiance renaitra et suscitera enfin l’élan vers l’un, l’autre…pour dégager la voie de la citoyenneté et par là _nous l’avons dit_ le chemin de la Nation proprement dite …à construire; car ne l’oublions pas, comme disait l’autre, ” en Afrique l’Etat a precédé la Nation “. Tout cela, bien évidemment, suppose donner du temps au temps.

La lutte continue!

le 23 août 2007

BARA BA
Dakar- Sénégal

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Contribution sur le problème foncier en Mauritanie

amADOU SYUn des multiples problèmes de la Mauritanie est celui d’inégalité de tous les citoyens devant la justice. Usant librement de mon droit inaliénable de m’exprimer j’ entends par ici : donner mon point de vue. Le problème foncier en Mauritanie est l’un des défis majeurs de l’unité nationale; et le résoudre de façon juste et équitable est un important facteur de cohésion sociale. Pendant la colonisation, donc sous occupation étrangère, le colon n a jamais eu une réelle emprise sur le foncier. Soit, par ignorance de la complexe réalité du terrain, soit, de façon tacite pour occuper les terres dont il est devenu maitre. Il a simplement suppose qu’ il y avait un vide juridique qu’ il fallait combler à coup de décrets et de lois.
Raison pour laquelle nous n’ arrivons toujours pas à comprendre les véritables motivations de nos cadres, qui, de la colonisation jusqu’ a nos jours essayent de nous appliquer de force des lois d inspiration Greco romaines. Alors qu’ il fallait tout simplement rechercher une continuité avec notre système juridique basée essentiellement sur la loi islamique.

Le 2 aout 1960,soit 3 mois avant l indépendance; la loi 60-139 confirmait en fait les droits coutumiers conformément aux intérêts de la classe dirigeante de l’époque qui était majoritaire a l’assemblée nationale. Cette loi a été largement critiquée car elle verrouillait l’accès à la terre des citoyens de seconde catégorie (les castés  et les esclaves principalement). Ce qui était incompatible avec l’esprit républicain.

L’ ordonnance 83_127 du 5 juin 1983 offrait a tout citoyen « en se conformant a la loi devenir propriétaire ». Cela a été vécu au début comme une révolution car elle est d’essence bourgeoise et démocratique.

Deux ans auparavant la Mauritanie venait d’ abolir l esclavage. Or cette loi va très rapidement montrer ses limites, outre les excès et abus qu’elle a permis. Provoquant ainsi de graves troubles ,et réveillant de facto de vieux démons comme nous l’a toujours montré l’histoire de l’humanité.

Il convient de rappeler que cette loi a eu lieu sous un régime militaire que l’ on peut aisément qualifier aujourd’hui de dictature. En effet il n’y’a eu aucune étude préalable, ni concertation :ne serait ce qu’ avec les populations concernées. Même le cadre juridique de cette ordonnance comporte de graves lacunes.

La Mauritanie comporte quatre grandes zones écologiques qui le plus souvent sont en forte contradiction à l’image de la géographie du pays : la zone du littoral maritime; la zone de l’est destinée à l’élevage et l’agriculture sous pluies; la zone désertique ;et enfin la zone du bassin du fleuve Sénégal. Généralement ces 4 zones bien que complèmentaires,ont le plus souvent des intérêts et des aspirations tout à fait différentes. Il est aisé donc de comprendre qu’une surface peut totalement changer d’enjeux d’une zone à l’autre à cause des critères d’attributions complètement différentes.

Mais la plus grande lacune de l’ordonnance 83_127 et son décret d application 84_009, demeure dans son application. Outre ses lacunes; il a suffit de 2 circulaires avec effet suspensif pour qu’ elle soit mise en veilleuse. Il s’agit de la circulaire 020 /MINT/29.07.1985 et la circulaire 0013/MINT/24/08/1986 qui notamment prévoyaient l’octroi de concessions à titre précaires et révocables.

Il faut rappeler ici que l’agriculture représente environs 25 pour cent du PIB de la Mauritanie occupant ainsi près de la moitie de la population. Aucune étude préalable n’a été faite (débats, étude socioéconomique, impact sur l’écosystème, plans d’aménagements; sensibilisation.) Même le récent plan d aménagement du Koundi à Tekane au Trarza n a pas été respecte ;ceci comme exemple. Des forets classées ont été distribuées, ce qui est quand même scandaleux pour un pays désertique, Les pistes d’accès ont été bafouées; des zones de pâturages ont été distribuées provocant ainsi de nombreux conflits entre éleveurs et agriculteurs.

De nombreux cours d’eau ont ainsi été fermés avec de graves conséquences sur un écosystème et sur l’activité des pêcheurs qui ont été manifestement déstabilisés. On peut citer plusieurs villages entiers qui n’ont même pas 100 hectares alors que des citoyens pour la plupart non résidents se sont vu octroyer des milliers d’hectares. Certes, ce sont de pauvres citoyens; mais la majeure partie de ces gros périmètres, distribués pour la plupart à des hommes d’affaires ou de hauts fonctionnaires entre autres, ont été aménagés et finances avec l’argent du contribuable.

Les villages de Mahjar, Machraa lbaar, Iderik, trig amour taht ont ete rasées et aménagées au profit d’un seul citoyen et tout cela dans la brutalité; l’intimidation et l’emprisonnement à Tekane ;cela comme réponses a leurs protestations. (Ils se demandent encore pour quoi on leur a jeté des pots avec une fumée piquante.)

Les modifications apportées par l’ordonnance2010-089 du17 juillet 2010 n’ont pas apporte les réponses nécessaires. Visiblement le ministère de l’intérieur n’est pas doté des structures adéquates pour la résolution des litiges vu le nombre de cas suspendus surtout pour motif de troubles à l’ordre publique. En ce sens ,seule une volonté politique peut donner l’input nécessaire à la résolution définitive du problème foncier en Mauritanie .

Le ministère de l’intérieur , du fait de sa nature ne peut apporter que des réponses d’ordre sécuritaires ou le maintien de l’ordre dans ce cas précis .Dans le cas contraire ; il faudrait envisager de le doter des outils necessaires pour legiferer.

Les populations de Fada, Niangamboul, Saitoli, Kolele, Gawdal, Salnde, Trig Amour, Basra, Aker, Medina Fanaye, Gourel Boucar Sy, Dioli, Tekane, Gourel Thiangaye, Oum El ghoura, entre autres dans la Mauritanie attendent depuis des années ;la résolution de leur problème.

Nous sommes un pays démocratique. Un problème aussi grave demande la participation de tous ;sans exclusion aucune. Il n’y’a aucune raison d’empêcher le débat partout dans le pays et même a l’assemblée nationale au lieu de chercher à nous imposer des loi d’inspiration Greco romaine pour l’essentiel Nous lançons un appel au Président de la République, Mr Mohamed Ould Abdelaziz afin de prendre les dispositions nécessaires afin de trouver une solution définitive au problème du foncier en Mauritanie

Sy Amadou – Agriculteur à  Tekane

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Quelle honte! par Bocar Daha Kane

altC’est révoltant et honteux d’entendre ce discours de l’occident qui loue “l’acte courageux” de Hosni Moubark. Le seul mérite, et ô combien il est immense revient à ce peuple courageux qui a sacrifié ses fils pendant 18 jours pour le départ d’un des plus grands dictateurs du monde. A l’instar du peuple tunisien, les égyptiens méritent toute notre considération.

Ce sont là, deux peuples qui ont franchi l’impensable: oser demander dans la rue le départ des raïs! Nos chers donneurs de leçons d’en haut, dites vous bien que Tunis ou Caire n’est pas Paris ou Berlin, on y perd sa vie tout simplement parce que on a levé le doigt. Nos chers chefs occidentaux ont oublié que la fortune du clan de Ben Ali et celle de Hosni Moubarak doublent la somme de Bill Gates!

D’où vient cette masse colossale et honteuse? quand on sait que ces deux n’ont ni microsoft ni aucune autre invention ingénieuse, même pas la statue de ” Abdoulaye Wade”!

Nos chers occidentaux se soucient plus du sort de Israël. Nous aussi on est pour la paix dans cette zone, il ne faut pas que celle-ci se fasse au détriment des libertés fondamentales pour les peuples au seul profit d’un leader corrompu! Surtout, si cette liberté a été acquise au bout d’un fort sacrifice!

Aidez nous simplement à nous débarrasser de nos honteux chefs, sinon, abstenez-vous de vos commentaires et soutiens à ces maudits dictateurs!

QUELLE HONTE!

Bocar Daha Kane

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Mariem Mint : La femme aux doubles identités arabo-berbère et négro-africaine.

dioms baJe voudrais rendre un hommage à cette femme que j’ai prénommé ici Mariem Mint, une femme belle et riche dans son ensemble. Cette fois-ci en racontant son histoire, j’utiliserai du français terre à terre car je ne suis pas de l’ère de Molière, de Shakespeare ni même de Césaire mais plutôt juste de l’ère Diombar. Mariem Mint, c’est cette femme belle et riche qui autrefois aidait les hommes perdus dans le désert à retrouver leur chemin, des hommes comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz, elle a côtoyé pas mal de visiteurs qui à chaque arrêt dans le désert, prenaient un bon verre de thé à ces cotés, elle été toujours accueillante.

Mariem Mint, tu viens d’avoir 50ans et quelques jours mais tu es toujours belle et riche, enviée par d’autres femmes, que dire de tes enfants d’aujourd’hui. Autrefois et jusqu’à maintenant tu continues de souffrir en silence, tous ces hommes qui t’ont épousé un jour et ont profité de ta gentillesse pour dilapider  toute ta richesse, mais ils ne sauront jamais que ta richesse été inépuisable car jusqu’à maintenant tu continues toujours à nourrir tes enfants.

Mariem Mint, tous ces hommes t’ont déçus car personne n’a su adopter tes enfants, qui de leur couleur différente faisait défaut aux yeux de tes époux, préférant se promener toujours dans la cour avec tes enfants blancs que ceux de la couleur noire. Mariem Mint, avec tes enfants, DIEU sait que tu en as beaucoup éparpillés dans le monde que personne n’a compris encore pourquoi malgré des époux de couleur blanche, tu mettais toujours au monde des enfants blancs et des enfants noirs mais biologiquement parlant c’est tout a fait normal car ayant des ascendants noirs et blancs. Mariem Mint, j’ai jamais compris pourquoi tous tes époux étaient de couleurs blanche, tous ces hommes chacun voulait dormir à tes cotés un jour mais personne n’a su te donner le vrai amour, et le jour où ton cœur est joie c’est quand on te donnait une période de répit, une période où tu es célibataire cherchant à retrouver tes enfants.

Mariem Mint, je me rappelle bien, un jour de courte vie, un homme noir t’a approché et voulait toucher ta main, tu étais si belle et éblouissante qu’il n’a même pas osé te regarder, il était si timide, et quand il s’est retourné tu n’étais plus là. Que dire encore de ces années de braises que tu as vécu autrefois, quand un de tes époux  a voulu exterminer tes enfants de couleurs noires mais de grâce, DIEU a épargné certains, et jusqu’à présent  tu n’arrives pas à faire ton deuil car tu n’as jamais su où ils les ont enterrés.

Mariem Mint, toi qui n’a jamais vécu une belle histoire d’amour avec tes époux, tu me diras que tous les hommes sont pareils, mais laisse moi te dire qu’il existe quelque part, des femmes comme toi qui ont vécu de très belles histoires entourées de leurs enfants aux couleurs si différentes, c’est ce que tes époux n’ont jamais compris et qu’on ne peut jamais aimer une femme et haïr ses enfants.

Mariem Mint, tes enfants de part dans le monde, ceux que ta vie autrefois a exilé, ne cessent de penser à toi et à chaque fois qu’ils entendent que tu vas mal, s’agenouillent et prient pour toi, car une maman reste toujours irremplaçable. Mariem Mint,  difficile de cohabiter ensemble tes enfants qui se querellent à la longueur de la vie, tu auras compris que l’entente entre tes enfants malgré leurs différences, te feras la femme la plus joyeuse sur terre.

Mariem Mint, tout le monde semble être sourd-muet à ton appel, mais Dieu ne fait que t’observer. Tes enfants qui crient  liberté et qu’on emprisonne sans jugement sous ton regard indifférent d’une femme en détresse.

Mariem Mint, ton histoire est  singulière, une histoire d’une femme qui voit chaque jour que DIEU fait, ces enfants les moins gâtés s’éloigner d’elle  car tellement leur mère a mis au monde beaucoup d’enfants légitimes et illégitimes, qu’ils n’arrivent plus à se reconnaître comme tes propres enfants. Mariem Mint, ne pleure pas, condamne la vie au lieu de te culpabiliser d’avoir vécu qu’avec des hommes de couleur blanche qui ne se souciaient guère de l’avenir de tes enfants. Mariem Mint, ton histoire n’est pas particulière saches que d’autres femmes comme toi traversent et vivent la même histoire.

Mariem Mint, j’espère un jour tu connaîtras l’amour d’homme noir…..

 

PS : Mariem Mint un personnage aux doubles identités arabo-berbère et négro-africain.

 

Dioms Ba

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