Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Ma soeur est Mauritanienne par Bocar Daha Kane

altMarième Daha Kane est une enseignante, elle exerce ce métier depuis une trentaine d’années. Elle a enseigné dans divers établissement scolaires à Nouakchott. Comme beaucoup d’instituteurs, elle pouvait être une victime collatérale (ou voulue) et se retrouver affectée dans la brousse. Abandonnant mari et progéniture, elle s’acquittait péniblement de cette tache. Malgré toutes les années passées au service de l’Éducation Nationale, l’administration refuse qu’elle soit recensée comme mauritanienne. Son crime “née à Matam, Sénégal”!!!!!!!!!!!!!

MDK, n’est pas seulement ma sœur, elle est MAURITANIENNE.

 Bocar Daha Kane-Bordeaux-France

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Questions orales à qui de droit

altEntre les arguties de la haute administration qui continue d’utiliser l’arme de la négation contre les accusations très fondées présentées par les acteurs de la société civile à l’endroit des commissions d’enrôlement et l’intervention qui tarde à venir du président de la République, des questions continuent de tarauder les esprits :les opérations de recensement sont-elles une occasion de raffermir l’unité nationale ou de réveiller les vieux démons?Comment comprendre qu’un président de la République qui dès son investiture a promis « que rien ne sera plus comme avant », garde le silence devant des atteintes graves à l’unité nationale aux droits des citoyens par une administration censée bannir des pratiques ségrégationnistes et des comportements « Lépenistes » ? Sinon les autorités en charge de ces opérations ont –elles tout simplement menti sur toute la ligne au président en lui faisant croire que les commissions ne font que leur boulot et qu’elles s’emploient à barrer la route à ces étrangers « Ejanibs » qui veulent avoir sur un plateau d’or la belle et glorieuse nationalité mauritanienne ! Mieux, disent ces pseudo -enquêteurs, ces faux mauritaniens sont reconnaissables par leurs patronymes, leurs traits physiques et même la langue qu’ils parlent. Une sorte de type mauritanien passé au crible par les fantasmes haineux de ces agents recenseurs sous ordres car sans niveaux ni scrupule.

Aucun bureau ne déroge à cette consigne officielle donnée aux membres des commissions pour trier, faire une radioscopie de la mauritanité des uns en niant et confisquant celle des autres. Et c’est le lieu de poser une autre question toujours à qui de droit : est-il plus aisé de refuser la mauritanité à un noir que le faire à un blanc ? Sans trop verser dans cette dichotomie, on est tenté tout de même de se demander si tous ceux qui ont la peau claire sont forcément des mauritaniens ? Le sujet est tellement grave qu’il doit être vite traité dans toutes ses dimensions. Avant de provoquer un choc social lourd de conséquences. Avant de nous ramener en arrière. L’inquiétant n’est pas seulement de voir des mauritaniens passer un oral devant d’autres mauritaniens pour justifier leur nationalité dès lors où les pièces ne suffisent pas pour le faire. Le drame est de décourager d’autres qui n’ont pas de pièces à pouvoir se recenser pour obtenir leurs documents. Il y a plus de mauritaniens sans papier que de détenteurs de pièces d’état-civil. Et ces cas sont encore plus délicats à résoudre. Assiste-t-on donc à un déni programmé de la nationalité qui même au temps de la dictature tayienne n’a jamais atteint une telle ampleur. Si on refuse à un citoyen sa nationalité que va-t-on lui accepter comme droit ? Il est plus facile de comprendre qu’un mauritanien éprouve des difficultés à devenir français, allemand que d’entendre dire ou voir que dans son pays il redevient un pauvre étranger. Cela ne surprend pas outre mesure dans un pays où les décisions sont prises par des lobbies extrémistes infestant la grande et petite administration et qui ne rêvent qu’à une dénégrification de ce pays. Dès lors, l’exclusion constitue à leurs yeux l’arme de négation préférée pour réaliser dette basse besogne. En attendant des réponses à ces questions adressées à qui de droit, nous prions Dieu de nous préserver contre ces démons de la division éhontée.

Cheikh Tidiane Dia -LE RÉNOVATEUR.

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Pétition internationale: Touche pas à ma nationalité!

altDepuis quelques semaines les autorités Mauritaniennes ont entrepris un recensement à vocation d’état civil appelé « enrôlement des populations ». Cependant, depuis le début de l’opération, plusieurs milliers de Mauritaniens parmi les plus modestes, particulièrement ceux issus des communautés négro-africaines, ont vu leurs nationalités remises en cause ; en outre, ils font l’objet de pires humiliations, et de manière quotidienne.

Plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que de nombreuses personnalités de la société civile ont ainsi dénoncé cette chasse aux sorcières qui finirait par exclure encore davantage les populations négro-africaines de la société Mauritanienne. Par ailleurs, certaines de ces organisations ont demandé l’arrêt immédiat de ce recensement. Malgré toutes ces dénonciations et indignations, les autorités Mauritaniennes font la sourde oreille et opposent un refus catégorique.

Nous, signataires de cette pétition, demandons l’arrêt pur et simple de ce recensement contre-productif qui oppose des citoyens Mauritaniens à d’autres. Cet arrêt permettrait entre autre de réviser les procédés utilisés pour ce type de recensement mais aussi de sauvegarder la paix civile dans notre pays.

Nous, signataires, sollicitons le soutien et l’adhésion de tous les compatriotes, de l’intérieur comme de l’extérieur, à notre cause. Il s’agit de sauvegarder l’unité de tous les Mauritaniens et la paix civile dans notre pays.

Pour se joindre à nous, prière de bien vouloir nous envoyer un email et nous indiquer votre nom, prénom, profession, ville et pays de résidence à:

contre.recensement.rim@gmail.com 

LES INITIATEURS:

 

1.     Ba Yacouba – Nouakchott-Mauritanie

2.     Kaaw Touré– Kalmar-Suède

3.     Ba Mamadou Kalidou– Nouakchott-Mauritanie

4.     Ba Aboubackry– Nouakchott-Mauritanie

5.     Abdoul Baila Wane– Nouakchott-Mauritanie

6.     Dia Alassane– Nouakchott-Mauritanie

7.     Yacouba Diakité– Nouakchott-Mauritanie

8.     Sileye Bâ– Nancy- France

9.     Pr Toka Diagana– Washington DC – USA

10.   Deffa Wane– Nouakchott- Mauritanie

11.   Ing Ibrahima Ba – Colorado – USA

12.   Dr Tidiane M’Pally Koita – Paris – France

13.   Dr Abderrahmane Ngaidé – Dakar – Sénégal.

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Y a-t-il volonté de sauver le recensement ?

altFace aux multiples protestations du reste légitimes, que des citoyens mauritaniens continuent d’adresser aux autorités, demandant que cessent les attitudes irresponsables et vexatoires adoptées par les commissions chargées des opérations d’enrôlement des populations, la haute administration reste indifférente, à ce qui se passe dans les bureaux de recensements. Ni les débats à l’assemblée nationale, ni les dénonciations de la presse, qui a mené des enquêtes sur le terrain pour vérifier la véracité des faits, ni encore les lettres ouvertes adressées au président de la République, n’ont réussi à changer la situation.

Les méthodes policières et discriminatoires utilisées par les recenseurs pour imposer des mesures coercitives à une composante de la population nationale sont restées toujours les mêmes. Cette poursuite de ce qui s’apparente à un recensement sélectif et exclusionniste semble confirmer ce que d’aucuns soupçonnent comme étant des ordres venant du sommet de la haute autorité. Sinon rien ne doit justifier de telles mesures faites à ciel ouvert contre une communauté que l’on veut priver de ses droits élémentaires. De tels comportements constituent les pires atteintes aux droits de l’homme portées contre un citoyen par ses compatriotes qui s’arrogent le droit de donner ou de refuser la nationalité à leurs compatriotes sous le prétexte fallacieux qu’ils sont douteux. Qu’est –ce qui plus que les pièces d’état-civil peut justifier la nationalité d’un citoyen ? La couleur de la peau, la langue, sont –ils des critères objectifs de détermination de la nationalité. Qu’à cela ne tienne, un mauritanien né en Chine, au Brésil, en Afghanistan, etc… doit-il forcément parler l’arabe, pour mériter sa carte d’identité. Combien de personnalités mauritaniennes du gouvernement en place ont la nationalité étrangère, tout en gardant celle de leur pays d’origine ? Pourquoi alors vouloir marquer au fer de l’exclusion des mauritaniens détenant leurs pièces d’état civil en bonne et due forme parce que tout simplement ils ne parlent pas la langue hassayina ou ne savent pas situer sur une carte géographique Amourj pour prendre un des multiples cas survenus dans les bureaux. Triste pays que cette Mauritanie où à chaque fois que l’occasion se présente on s’acharne contre d’autres mauritaniens à qui on dénie la nationalité. Drôle de façon de prôner l’unité nationale et de clamer l’égalité entre des citoyens d’un même pays. Oboma ne serait pas le président de la grande et puissante Amérique s’il avait été traité de cette manière aux USA. Sarkozy non plus ne serait pas à la tête de la France civilisée, si un Hongrois n’avait le droit de devenir citoyen Français. Que dire d’être mauritanien avant l’existence de l’Etat et de la nation mauritanienne. Comme si tout ce qui a été commis à l’endroit de la communauté noire ne suffisait pas, on veut réinventer le concept de « mauritanité » pour priver de leurs droits ceux qui ont toutes les preuves de leur appartenance à ce pays et bloquer l’accès à l’état-civil ceux qui en ont été privés et qui cherchent à l’obtenir. Dans les deux cas de figure, la porte est fermée par les faux gardiens de la nationalité qui se raviseront tout d’un coup et à leurs dépens qu’ils marchent sur des braises …

Cheikh Tidiane Dia –Le Rénovateur

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Le recensement en Mauritanie : Chronique d’une exclusion programmée

altJamais, un recensement n’a fait autant de bruits en Mauritanie… Celui qu’administre, Mohamed Ould Boilil, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation est tout simplement abject et infâme. A la place de ce vieil homme qu’un enquêteur a obligé de parler la hassania, quelles questions seraient posées à monsieur le ministre par ce même fonctionnaire ?  On aurait pu forcer à Ould Boilil de partir à Keur Mecéne, comme le ressortissant de Rosso à qui on a astreint à tort, d’aller bon gré malgré, se faire recenser dans sa ville natale, après avoir passé, toute sa vie durant, à Dar Naim.  M. Ould Boilil aurait pu entendre cette honte . Une question posée à ce soninké, s’il ne fût pas, depuis 1976, un  grand commis de l’Etat mauritanien. Et pourtant sans son parcours d’administrateur et de préfet, notre ministre serait peut-être placidement surpris et agacé par des questions sur ses origines harratines. Un petit enquêteur aurait pu vous forcer à lui refaire l’histoire de la moughataa de Keur Macéne et du Parc de Diawling.

 Mais,  l’histoire vous a épargné l’humiliation.  Aujourd’hui, vous êtes déterminé d’abaisser tous les négros mauritaniens. Et avec eux, tout le petit peuple. Vous avez tout simplement récidivé. Il y a un an, vous vous évertuez, avec un cynisme hors pair,  de nier l’existence des camps  des réfugiés au Mali. Avec ce recensement, on voit clairement se profiler  la chronique d’une exclusion programmée des halpulaarens, wolofs et soninkés de la Mauritanie.

Avec les temps qui courent, votre attitude ne nous indigne pas, elle nous trouble. Car somme toute, votre opération met toute une nation dans une confusion totale. Ce recensement… votre recensement n’est pas objectif, loin de là, il sabote les efforts consentis  pour la réhabilitation de l’unité et la réconciliation nationales du pays. Le Président de la République l’ignore certainement, mais vous êtes entrain de conduire le pays vers un gouffre. Le saviez-vous ? Les mauritaniens sont assis désormais sur un volcan. De grâce…épargnez-les, de vos laves chaudes émanant de vos mauvaises intentions.

Je réitère les propos de Madame Kadiata Malik Diallo, votre recensement est un échec. Car au lieu d’identifier le citoyen, il l’égare, l’aveugle et le révolte. Comment on peut demander à un soninké, (peuple autochtone de ce pays) de lire la fatiha pour vérifier sa Mauritanité ? Depuis quand le coran est devenu un symbole national de notre pays?

Depuis l’indépendance de la Mauritanie, la volonté du système, appuyé par le chauvinisme de certaines personnalités au sein des instances dirigeantes, est celle d’exclure les noirs du pays. D’ailleurs le dire, c’est dévoiler un secret de Polichinelle.  Et pourtant, nul n’en doute de l’existence d’un véritable recensement dissimilé quelque part dans les tiroirs de l’Etat. C’est un recensement dérangeant.  Et depuis, on décrète une haine viscérale contre les négro-mauritaniens et le petit peuple.

La victimisation des noirs et des maures issus des « petits clans » est une volonté préméditée. Désormais, l’Etat livre une lutte des classes et des clans contre ses propres citoyens. Que l’on demande à un noir de situer Néma sur la carte géographique de la Mauritanie n’est pas un fait nouveau. Car les forfaitures préméditées par Ould Bolil et les chauvins retranchés dans le palais ocre ne datent pas d’aujourd’hui. Le cynique Taya  avait tout testé avant eux.

Renvec 1998:” On demande à un citoyen analphabète sa date de naissance”. Elle répond, je pense que c’est l’année du mil (19??) ou l’année des rats ( 19 ??). En face de cette situation, monsieur état civil inscrit, volontairement et selon les directives données, une date  approximative. Dans certains cas, le père et le fils ont eu cinq ans d’écart d’âge.  

L’on obligeait également les recenseurs à se présenter à des heures de pointes pour éviter les personnes ressources.  C’est pourquoi nombreux sont les Ranvec contenant des informations fournies par les cadets ou des personnes très âgées des familles mauritaniennes. On a aussi joué sur la déformation des noms. Combien de mauritaniens sont aussi pénalisés par cette bévue nationale ? Combien de Djeinaba ont vu leur nom se transformer en « Djeinébé » ect….

En 1998, le contexte social du recensement n’était pas favorable. L’opération fût entamée en Juin, juillet Aôut 1998. C’est une période de l’hivernage, le villageois cultive et surveille son champ du levé au coucher du soleil. La quête du pain quotidien l’emporte sur les soucis liés à son état civil. L’actuel maire de M’Bagne, Monsieur Diop Abdoulaye vient de tirer sur la sonnette d’alarme en alertant sur cette réalité qui risque de reproduire. D’ailleurs, le préfet n’est même pas sur place pour lancer l’opération. Peuple de Mbagne peut se concerter en entendant le retour de leur Hakem…  

Et les éleveurs des dromadaires partis en transhumance à la recherche du pâturage ? Un petit souvenir de gamin monsieur le ministre… En juillet 1998, des maures venaient dans notre village en pleine campagne de recensement. Ceux-là, qu’on n’en doute même pas n’ont pas été recensés. Le Ministère de l’intérieur que fera-t-il pour ces oubliés du Renvec ? La fameuse feuille jaune suffit-elle pour cautionner ou douter de la Mauritanité d’un citoyen ?

Depuis sa nomination, le ministre de l’intérieur ne s’est intéressé qu’à la sécurisation  des papiers de l’état civil. Il signe un contrat avec une société française pour dépouiller la nationalité mauritanienne à ceux dont l’Etat mauritanien a brulé en plein jour les papiers. Monsieur le Ministre, vous aurez eu le mérite de faire un petit tour à Boyguel Thillé ou à Houdaillah, ou encore dans les camps de la honte de la région de Trarza, pour constater, par vous même à la fois la fierté et le regret d’être mauritanien.  Les 34000 réfugiés rapatriés dans le cadre du programme de l’insertion des réfugiés ont-ils reçu véritablement leurs papiers d’Etat civil. Certains sont rentrés  au bercail depuis novembre 2007 ?

Enfin, dites-vous que le délit de faciès et le racisme exacerbé risquent de nous conduire vers le pire. L’humiliation de toute une frange de la communauté mauritanienne provoque une révolte imminente. Je suis convaincu que vous n’avez pas des réponses à toutes mes questions. Mais, avec l’Etat, on se plaint plus … car on sait qu’il encourage désormais les maladresses de ses dirigeants.

Bâ Sileye

sileye87

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