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Flamnet-Agora: De la participation de l´AJD/MR aux élections et les attaques racistes de Ould Mah par Mamadou Barry
Ce premier janvier 2014 marquera une situation inédite dans la vie politique en Mauritanie. En effet, pour la première fois l’Assemblée Nationale mauritanienne accueillera un nombre représentatif d’un parti politique qui est résolument inscrit dans la lutte contre les injustices et pour l’égalité entre les différentes communautés de la Mauritanie en vue du règlement de la question nationale. C’est l’occasion pour moi de féliciter et d’encourager ces représentants de l’AJD/MR qui ont été investi de la confiance du peuple pour porter leurs intérêts très haut au sommet du pouvoir mauritanien.
Il faut reconnaître aux dirigeants de ce parti de cette avancée méritée, car ce n’était pas du tout évident au début de ce processus électoral. Le parti d’AJD/MR faisait face aux difficultés de moyens financiers énormes et d’un déficit déjà préétabli de leur électorat lié aux problèmes d’enrôlement d’un nombre important de la population noire mauritanienne. C’est pourquoi certains ont fondé leurs critiques de la participation de l’AJD/MR aux élections sur ces difficultés réelles précitées. Puisqu’ils ne pouvaient pas imaginer que le parti allait gagner de sièges dans ces conditions très défavorables. D’autres plus méchants que critiques ce sont attaqués au Président du Parti, Ibrahima Moctar Sarr en lui qualifiant d’opportuniste, non mauritanien et raciste.
Si je ne peux intervenir dans un différend qui oppose certains membres de l’organisation à leur direction, par contre je ne peux rester indifférent aux attaques racistes de certains compatriotes contre la personne d’Ibrahima Moctar Sarr. En effet, Mohamed Mahmoud Ould Mah saisissait les prétextes de la disparition de Nelson Mandela et les élections législatives et municipales en Mauritanie pour lancer des diatribes contre le président de l’AJD/MR. Alors, Dr Ould Mah nous dit qu’il profitait de l’occasion de ‘’la mort de Nelson Mandela pour évoquer deux questions liées d’ailleurs entre elles : la contribution de notre pays à la lutte de libération de l’Afrique du Sud, notamment par la fourniture de passeports de voyage pour les militants de l’ANC et une lettre de Mr Ibrahima Moctar Sarr à Nelson Mandela’’. En parcourant rapidement son texte, on se rend compte immédiatement de l’intention malveillante de son auteur tellement que le déséquilibre est évident. En effet sur un texte de vingt-deux paragraphes, six petits paragraphes étaient assignés aux biens faits de notre pays pour la libération des peuples étrangers discriminés et les seize paragraphes restants étaient consacrés à la destruction de la personnalité du président de l’AJD/MR.
Ainsi, Ould Mah disait tout dans l’intention de minimiser, ridiculiser et humilier Président Sarr. C’est dans cette optique qu’il accouchât les phrases suivantes : ‘’Ibrahima Moctar Sarr cherche à s’identifier à Mandela…’’, ‘’les propos concernant Baba Maal est un tissu de mensonges’’. En plus il qualifie Mr Sarr d’incapable de différencier le Président Nelson Mandela avec toute autre personne ordinaire du coin.
De ces assertions, je tire les conclusions suivantes : si Ibrahima Moctar Sarr voulait se comparer avec Nelson Mandela, il y’a bien des éléments objectifs qui lui permettraient de le faire : d’abord, tous les deux ont vécu dans des pays oppressifs et ils ont politiquement et physiquement soufferts et que chacun d’eux a combattu pour se libérer et libérer leur peuple. -Et qu’IMS continue toujours le combat. Ensuite tous les deux ont subi les affres de la prison, Mandela libéré après 27ans, tandis que Président Sarr (sans exagération de ma part) se trouve dans une situation de prisonnier depuis 1960. Et que la prison de Walata (1986-1990) ne constituait que la matérialisation cynique de l’enfer carcéral déjà vécu- et dont il continue de subir les conséquences néfastes. Enfin, il est indéniable que Mandela a reçu une reconnaissance internationale à la fin de sa vie. Quelque chose qu’Ibrahima Moctar Sarr attend encore la réalisation. Mais, personne ne peut prédire ce qui adviendra dans l’avenir-Heureusement, il est toujours vivant et reste engagé pour la résolution de la question nationale.
Clairement, les attaques du Dr Ould Mah ne visent pas seulement que Mr Sarr mais, en réalité, elles sont destinées à la majorité de la communauté noire mauritanienne qu’il méprise tant. Il a utilisé le cas du Président Sarr comme passerelle pour atteindre son objectif. Ould Mah nous raconte qu’il avait ‘’éprouvé une immense fierté’’ quand en 2000 la délégation sud-africaine avait remercié la Mauritanie pour son assistance durant leur lutte contre l’Apartheid. J’ai envie de savoir qu’est ce qu’il pourrait sentir si pendant cet instant là il s’était rappelé qu’il y’avaient plus d’une centaine de milliers de refugies noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali déportés par le régime de Taya. Que répondra-t-il aujourd’hui quand mes enfants-les enfants de mon grand-frère Sergent-Chef Demba Baba lui demandaient son sentiment par rapport à la pendaison de leur père (avec 27 autres militaires noirs) par l’État mauritanien un certain 28 Novembre 1990 pour célébrer la fête de l’indépendance du pays.
Naturellement, il s’en ficherait comme il a indiqué dans son texte, car il s’est montré agacer à chaque fois qu’Ibrahima Moctar Sarr parlât des événements de 1966. Il a même avoué la complicité et le mépris des autres membres du système raciste présents en reconnaissant qu’ à ‘’chaque fois, ses propos ont été accueilli par un silence de mort’’ ! En plus dans sa lettre de ‘’droit de réponse’’ à CRIDEM, il a dit ne pas apprécier Mr Claude et son site parce que tout simplement le webmaster avait commencé ses activités en tant que « chasseur de têtes d’officiers mauritaniens qui auraient commis des crimes contre l’humanité » !
Alors, c’est dans cet environnement difficile que les élus de l’AJD/MR vont prendre fonction. Prions Dieu pour qu’il les donne la santé et la force de réussir dans leur mission.
La lutte continue!
Mamadou Barry dit Hammel
USA.
TPMN: Discours inaugural de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela à La Case
Messieurs les Présidents et Représentants des Partis politiques et des Organisations de la Société civile,
Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott,
Honorables invités,
Chers Militantes et Militants de TPMN
Nous voilà réunis aujourd’hui pour célébrer un homme que la planète entière a consacré. Nelson Rolihlahla Mandela, qui nous a quitté le 05 décembre dernier, après 95 ans d’une vie remplie a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire de l’Humanité. L’icône mondiale du combat contre l’Apartheid aura réussi l’ultime exploit de se muer en symbole d’une Afrique du Sud réconciliée et en marche vers un avenir arc-en-ciel radieux et prometteur pour le pays, pour l’Afrique et pour le monde.
Rolihlahla Mandela, natif de Mvezo d’une famille de chefs coutumiers, aurait pu, aurait du suivre le cours d’une existence ordinaire de fils de chef mais des circonstances exceptionnelles feront de lui un homme exceptionnel. Entré à l’ANC en 1044, soit quatre ans avant la proclamation officielle de l’Apartheid, Mandela qui sur le modèle de Gandhi prônait une lutte pacifique dut se résoudre à recourir à la force au lendemain du massacre de Sharpeville en mars 1960, en fondant l’Umkhonto we Sizwe ( fer de lance du peuple, fondé avec le communiste blanc Joe Slovo).
Arrêté en août 1962 et il déclarera lors du sinistrement célèbre procès de Rivonia en 1964 qui le condamnera à la perpetuité :
« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir51. »
Mandela s’en tiendra à cet idéal toute sa vie : Les vingt-sept longues années passées en prison, dont dix-huit au sinistre bagne de Robben Island, au lieu de développer en lui un esprit d’aigreur, de haine et de vengeance, ont été pour lui au contraire une source d’inspiration pour mieux appréhender les bourreaux de son peuple, an se mettant notamment à l’afrikaans, et parvenir ainsi à les apprivoiser.
Aux brimades et à l’humiliation de l’ennemi raciste, Mandela a opposé la dignité du résistant, à la haine aveugle du régime
d’apartheid et à son cortège de massacres, Madiba a répondu, suprême générosité, par un désir de vie pour tous. C’est ce sens de la générosité, qui a fondé la réconciliation sud-africaine et jeté les bases de la nation nouvelle, que le Président Obama a voulu saluer déclarant que Madiba était un homme « profondément bon ». En cela Mandela a redoré le blason du continent noir terni par les nombreuses guerres fratricides et massacres semant famine et désolation dans nombre de nos pays.
Nous sommes ici réunis aujourd’hui, en terre de Mauritanie pour célébrer la mémoire de cet homme mais surtout pour tirer des leçons de cette vie et de ce combat héroïques contre un système abject qui par bien des aspects nous rappelle notre quotidien.
Si en effet à la différence de l’Afrique du Sud, la Mauritanie n’est pas officiellement bâtie sur un système d’apartheid, les réalités du terrain y ressemblent fort. D’une école bicéphale ayant façonné deux Mauritanie qui se côtoient mais ne se mélangent pas à une armée qui n’a plus de nationale que le nom en passant parla négation de la culture d’une importante composante de la population et une tentative de génocide en bonne et due forme contre cette même population en n’oubliant pas le recensement raciste et discriminatoire, il y a matière à comparaison entre les deux situations.
C’est le sens que Touche pas à ma nationalité, mouvement qui se bat pour une Mauritanie une et plurielle, pour la citoyenneté pleine et entière de tous les Mauritaniens, sans considération de race, d’ethnie ou de tribu veut imprimer à la cérémonie qui réunit aujourd’hui.
Dr Alassane DIA,
Président de TPMN
Nouakchott le 29 décembre 2013
“Mauritanie-IRA/FLAM, quelle comparaison?”, Réaction de Me Salah Eddine SY
Le titre: “Mauritanie-IRA/FLAM, quelle comparaison?”, a comme un cheveu dans un bol de lait attiré immédiatement mon attention. L’auteur et ici c’est d’abord le nom totémique Ndiaye qui forcèment et traditionnellement étant mon alter-égo a suscité ma curiosité.
En définitive la lecture du texte a refroidit mon ardeur. L’on a comparé plutôt les hommes mieux que les organisations et dans les deux cas a mon avis il n’ya pas comparaison. Il n’ya pas comparaison entre les hommes pour les raisons qui suivent:
1- Les deux hommes sont de générations différentes, ont des hstoires politiques et personnelles différentes et ne clament pas a mon sens une victoire quelconque de l’un vis à vis de l’autre.
2- Il n’ya pas comparaison entre les organisations pour les raisons qui suivent : IRA est connu et reconnu universellement comme une organisation des droits humains.Tous les prix obtenus par son leader au nom de l’organisation l’ont été pour des raison des droits humains. Le champs de compétence s’il ya lieu de l’IRA est une triptique: Lutte contre l’esclavage, la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les négro-africains par le système, l’éradication du racisme.
Pour les FLAM, les question émminement politiques soulevées ont comme base de fondation: La résolution de la question nationale dont les pendants sont entre autre aussi une triptique: La cohabitation, le racisme d’Etat et l’esclavage.
L’on peut dire que les deux organisations sont en réalité complémentaires et non antinomiques. L’une est specialisée en droit humains et l’autre en politique. Les domaines d’interventions des deux peut facilement induire les bonnes gens en erreur quant l’on considère les effets induits des résultats obtenus ou à obtenir par ces organisations. Pour rappel les effets d’un phénomène ne constituent pas des éléments de comparaisons mais plutôt des élèments de corroboration.
Me Salah Eddine Sy Membre fondateur des Flam
Militant des droits humains- Groupe des juristes.
FLAMNET-AGORA: Réponse au torchon du journaleux Moussa Ndiaye : FLAM et IRA
Je voudrais réagir au torchon de Moussa Ndiaye paru sur le site Boolumbal. Ce prétendu journaliste a posté sur ce site un texte opportuniste, maléfique et satanique qui cherche à dénigrer le président Samba Thiam ou à banaliser le combat politique qu’il a mené depuis tant d’années. Il cherche à semer la division, la suspicion, la zizanie, la discorde et le conflit entre deux compatriotes, deux organisations qui mènent des combats différents certes sur le plan politique mais convergents dans un des volets des droits humains.
Mr Ndiaye nous fait cette affirmation prémptoire :”Samba Thian a fait, nous précise une piste, 27 ans de lutte. Ils reviennent en Mauritanie pour reprendre encore leurs efforts de 27 ans à Zéro. Sans aucune sécurité ou dire même garantie. C´est comme si, ils reviennent à la formation de base dans diff´´erents domaines du pays; notamment politique”.
Mr Ndiaye qui est « fier de sa dignité et optimiste pour sa carrière »(dixit) ne savait pas le nombre d’années de lutte qu’a effectué le président des FLAM ; il a fallu pour le savoir, qu’une piste dise à notre fameux « journaleux d´investigation » que Samba Thiam a mené 27 ans de lutte. Il ne savait pas dans quelle organisation politique militait Samba Thiam avant la création des FLAM et ne semble même pas connaitre en quelle année ont été créées les FLAM.
Le nombre d’années que Samba Thiam a passé en prison avant de prendre le chemin de l’exil, ce n’est pas son problème non plus ; il pense que le président Samba Thiam devrait ramener un trophée de l’ONU ou de je ne sais quoi encore en Mauritanie au risque de voir toutes ses années de lutte et de sacrifice réduites à rien ! Et curieusement notre journaleux « d´investigations » ignore totalement les critères d´attribution des prix aux organisations de défenses des Droits de l’Homme et des personnalités à travers le monde.
Mr Ndiaye, si vous êtes un journaliste honnête, je pense que vous devriez adopter une autre attitude, une autre manière d’informer qui laisse paraître le réel désir d’informer les Mauritaniens que nous sommes. Mais là votre torchon pue de contre-vérités, d´amalgames qui trahissent votre amateurisme et votre dessein inavoué…
La dénonciation de l’oppression dont les Négro-mauritaniens sont victimes a été faite par les FLAM avant que les langues ne se libèrent aujourd´hui en Mauritanie et ce, dans un contexte de dictature militaire pure et dure. De Hararé, Dakar, Banjul, Genève, Paris, Bruxelles, Oslo, Stockholm, New-York, en passant par Durban, nos voix ont été écoutées et entendues partout. Il suffit de se référer aux articles et archives de la presse internationale de l´époque pour s´en rendre compte (Le monde, Libération, AFP, PANA, Le Figaro, Jeune Afrique, Washington Post, New York Times, The Guardian, Africa International, RFI, BBC, CNN, Voix de l´Amérique, la presse Sénégalaise dans son ensemble, pour ne citer que les plus illustres.), sans parler des rapports périodiques des organisations des Droits humains comme Amnesty International, Human Rights Watch, Agir Ensemble, FIDH pendant ces années de braise. Il faut aussi comprendre que le contexte était différent et nous n´étions pas à cette révolution de la Toile et des réseaux sociaux pour saisir à temps le travail pharaonique des FLAM dans un environnement hostile et difficile.
Les FLAM n’ont pas vocation à recevoir des prix destinés aux ONG de défense des droits humains et cela n´a jamais été leur objectif. Au contraire elles ont payé le prix de leur combat par le sang à travers leurs martyrs (Teen Youssouf Gueye, Djiggo Tafsiirou, BA Alassane Oumar, Ba Abdou Ghoudouss, Touré Zakaria et d´autres non moins illustres).
Je pensais que vous saviez au moins que l’ANC de Nelson Mandela était considéré comme une organisation « Terroriste » par les USA pendant toutes les années où Mandela était en prison et n´a jamais obtenu un quelconque prix malgrè le travail colossal de mobilisation de l´opinion internationale de sa direction en exil. Si Mandela a obtenu un prix Nobel de la paix, c’est grâce à l’esprit de pardon et de réconciliation qu’il a adopté en Afrique du Sud après sa libération.
Autre exemple que vous semblez ignorer totalement : le Commandant Messaoud de l’Afghanistan est mort armes à la main contre les Talibans mais n’a jamais reçu un prix de l’ONU. Et à qui a-t-on attribué, cette année un prix de défense des Droits Humains en Afghanistan ? Une fillette de moins de 15 ans qui a défié les Talibans pour ses études scolaires. Comparer le combat de cette fillette de 15 ans parce qu’elle a obtenu un prix de l’ONU et le combat du commandant Messaoud c’est vraiment faire preuve d’une extraordinaire mauvaise foi et d´une ignorance caractérisée. Enfin, puisque vous-êtes un journaliste sportif, vous savez mieux que moi qu´un joueur peut entrer au cours d´un match de football et marquer un but mais cela ne signifie pas que le onze de départ est nul.
Il faut savoir aussi, monsieur Ndiaye, que pour bénéficier de ce prix, il faut faire la demande par un dossier ou être parrainé. Cette année il y’avait 150 lauréats mais seulement 4 personnes ont reçu ce prix. Mr le journaleux, on ne donne pas ce prix à des organisations politiques comme les FLAM. Il faut comparer ce qui est comparable. Les FLAM sont un mouvement politique et non une organisation des Droits de l´Homme ; si vous-êtes logique avec vous-même, vous devriez comparer l´IRA avec des organisations soeurs comme EL-HOR et SOS-Esclavage qui pêchent dans les mêmes eaux.
Ta prétendue discussion avec Samba Thiam, je n’y crois pas un mot ! Le président Samba Thiam n’est exigeant qu’avec ses militants. Tu ne lui dois rien et il ne te doit rien. Dans toutes ses interviews avec des journalistes de renoms, on ne l’a jamais entendu exiger quoi que ce soit des journalistes encore moins de Mr Ndiaye dont les sorties puériles sur la Toile ne font même plus sourire les Internautes !
Dans une autre assertion de notre prétendu journaliste : “Biram Dah Ould Abeid a fait 3 ans de lutte en Mauritanie et ailleurs dans le monde. Il a bien réussi sa communication à 200% et sur le plan national à 100%. Il a obtenu le Prix des Nations Unies pour la cause des Droits de l´Homme de 2013”.
Si je comprends bien Mr Ndiaye, Biram devrait plier armes et bagages et aller en vacances dans une île paradisiaque dépenser l’argent du prix qu’il a obtenu. Car le but de sa communication est atteinte à 100% voire 200% : les esclaves sont libres et l’oppression des Hratin est terminée en Mauritanie !
Je ne pense pas que vous rendiez un service à Biram en avançant de telles assertions. Biram réussira son combat et sa communication quand le petit esclave au bas fond du désert mauritanien comprendra non seulement qu’il est victime de l’esclavage, qu’il est opprimé mais aussi et surtout quand il brisera enfin les chaînes de cette oppression à tous les niveaux.
Quant au président Samba Thiam il est conscient que le chemin à parcourir pour arriver à libérer les opprimés, fiers dans leur dignité et optimistes dans leur carrière professionnelle, sera long et très long. Mais après la nuit, le jour viendra incha Allah.
Et la lutte continue !
Ousmane BA dit Kodda
Membre du bureau local des FLAM section Europe de l’Ouest.
L’adieu de Winnie à son “homme”
”Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ».
J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les BUTHELEZI, SISULU Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : la solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu me comprenais seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. A ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père.
Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi MACHEL. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée.
Mon cher époux, Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Sowéto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ».
Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue souvent au passé. Bon voyage. Love you, my husband.




