Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Un combattant de la liberté, un patriote s´en est allé.

altAvec la disparition du camarade Ousmane Malal Ba, la Mauritanie vient de perdre un de ses plus dignes fils, Djeol, son village natal un vaillant pilier et nous un compagnon de lutte et un grand conseiller.

Le doyen Ousmane Malal Ba, Baa pour les intimes est un des pionniers de la lutte du mouvement noir en Mauritanie. Engagé dans ce combat depuis l´université d´Al Azhar où il étudiait au début des années 60 avec ses compagnons de lutte feu Aboubackry Khalidou Ba, feu Djigo Tafssirou, Oumar Housseïnou Sow, feu Souleymane Sow, Baa a toujours été de tous les combats jusqu´à son dernier souffle.

Militant de l´ombre, homme d´action loin des projecteurs mais efficace et pragmatique.

 

Pendant les années de braise et de la chasse des militants et sympathisants des Flam, il faisait partie de l´un des rares cadres Négro-mauritaniens organisés de l´intérieur à maintenir la flamme de la résistance et à garder le contact avec le mouvement en exil. Il nous fournissait régulièrement des informations sur la situation politique nationale et des rapports sur des violations permanentes des droits de l´homme dans la vallée qui nous ont permis de saisir les organisations de défense des droits humains et d´alerter l´opinion internationale sur la nature violente du régime raciste de Nouakchott.

 

Nationaliste dans l´âme, après la bataille historique du mouvement noir en 1979 qui a abouti à l´introduction des classes d´expérimentation des langues nationales dans l´enseignement et la création de l´Institut des Langues Nationales(ILN), camarade BAA avait ouvert dans sa propre maison, près de l’école 7, dans la Capitale, une classe d´alphabétisation en pulaar où beaucoup de cadres, étudiants, élèves, commercants, simples chômeurs se retrouvaient pour apprendre leur langue et échanger sur l´avenir de notre peuple. Et comme l´a témoigné un des camarades et ancien rescapé de Oualata :”Des générations d’étudiants de l’ENS ont connu cet ancien “général”, surveillant généreux, meneur des “sandaaji” vers le savoir, bon père”.

Tout récemment au retour des Flam après 27 d´exil, quoique malade, diminué et convalescent, il ne voulait pas manquer à l´évènement. ” Je suis malade mais j´ai des enfants, des neveux, des petits-fils et des amis, ils ne manqueront pas à l´appel”, Il mobilisa toute la famille pour participer à l´accueil triomphal et historique du 24 septembre à Nouakchott.

 

Feu Baaba Ousmane Malal était un homme de Dieu, très pieux, très sage et intellectuel avisé mais très enraciné et attaché à sa culture pulaar. Partisan de l´authenticité il donnait toujours à ses enfants des noms authentiques peuls comme Nguurnaandi, Beydaari, Baaba Joobo pour ne citer que quelques uns.

Camarade Ousmane Malal était un homme fidèle aux principes, à l´amitié, au respect et à la consolidation des liens de parenté et a vécu humble, courtois et surtout militant et homme de refus.

 

Qu´Allah le tout puissant l´accueille en son Saint paradis et que la terre lui soit légère.

A tout Djeol dans son ensemble, à sa veuve Fatimata Baba Touré , à ses enfants, aux familles BA et Touré, à son ami et confident Samba Thiam des Flam, à tous nos militants et sympathisants et à toute la Mauritanie, nous présentons nos condoléances les plus attristées.

 

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes, nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique: ” Ta vie fut combattante, ton sacrifice sacré et ta mémoire éternelle». Seydi Bah pullo!

 

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Débat: Contribution à la proposition d’autonomie des FLAM

altAvant toute chose, bonne et heureuse année 2014, à l’équipe du Calame, à ses lecteurs, ainsi qu’à la Mauritanie dans toute sa diversité ! J’aimerais contribuer, ici, au débat sur la décentralisation, via l’autonomie que les FLAM comptent proposer aux Mauritaniens. Une contribution un peu pédagogique, je le précise d’emblée, pour aider à la clarification de certaines terminologies.

L’offre politique sur l’autonomie que proposent les FLAM est une initiative très intéressante. Mais elle ne peut se réaliser que dans un processus de décentralisation, elle-même passage obligé pour tout pays qui aspire au développement, en acteur de la mondialisation, au lieu de la subir, comme c’est le cas, actuellement, pour la Mauritanie. Ce qui est étonnant, c’est que même les partis politiques qui se réclament de l’opposition ne parlent jamais de la nécessité d’une réforme territoriale en Mauritanie. Pourtant, tout le monde sait que l’ancrage dans la démocratie ne peut se réaliser que localement : c’est au quotidien, dans son environnement quotidien et ses rapports avec chacun, qu’on devient citoyen responsable. La décentralisation, c’est l’affaire de tous les Mauritaniens et Mauritaniennes. Aussi devons-nous éviter que cette question soit monopolisée par les politiques, elle ne doit pas être l’objet de leurs marchandages.

Nous avons peur des mots. On entend autonomie et l’on pense, aussitôt, autodétermination. Ce sont pourtant deux concepts très différents. Cet abus de langage est cependant compréhensible car nous n’avons connu que de régimes d’exception, surtout militaires, où tous les pouvoirs sont concentrés sur une seule personne. En fait, autonomie, région, commune, canton… ne sont que des appellations. Le plus important, c’est le contenu ; c’est-à-dire, l’ampleur du pouvoir de décision qu’on donne à ces entités territoriales. La commune, connue pour être le premier échelon territorial, en Belgique, c’est, tout simplement, un Etat ; le canton, qui n’est autre qu’un département, est également considéré, en Suisse, comme un Etat et l’autonomie, en Espagne, signifie la région. Ce qui m’amène à donner quelques définitions qui nous aideront à mieux cerner le sujet.

Fédéralisme : mode de regroupement de collectivités politiques tendant à accroître leur solidarité, tout en préservant leur particularisme. Autonomie : possibilité, pour un territoire, un groupe ou une communauté, de s’administrer librement, dans le cadre prédéfini d’une entité plus large, régie par un pouvoir central. Ce droit est limité par la tutelle administrative ou constitutionnelle du pouvoir central. Régionalisation : c’estune forme de décentralisation au profit des régions auxquelles l’Etat accorde une autonomie administrative et transfère certaines de ses prérogatives.

 

Etat de la décentralisation en Mauritanie

 

La fondation, en 1986, des communes mauritaniennes n’était pas plus une volonté politique du pouvoir public de l’époque qu’une aspiration populaire. La communalisation en Mauritanie fut la conséquence des pressions des bailleurs de fonds que sont le FMI et la Banque mondiale. C’est donc un autre abus de langage que de parler du processus de décentralisation en Mauritanie car les populations n’y ont pas été associées. Si tel avait été le cas, on aurait abouti à l’érection des deux échelons territoriaux manquants (département et région) en collectivités territoriales. Nous avons, aujourd’hui, un « ministère de la Décentralisation » qui n’existe que sur le papier, alors que la Mauritanie n’a même pas entamé le processus qui doit aboutir à un fonctionnement efficient des communes, départements et régions, en tant que collectivités territoriales ou locales, avec, à leur tête, des équipes élues au suffrage universel direct. Ce que nous avons aujourd’hui, c’est un ministère de l’Intérieur et de la « déconcentration » et non un ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

Evitons de reproduire, par mimétisme, ce qui se fait ailleurs. Mais cela ne nous empêche, évidemment pas, de nous en inspirer. L’important est de toujours penser et agir à partir et en direction des réalités de notre pays. La décentralisation doit être un acte prioritaire de la réforme de l’Etat mauritanien, avec l’objectif, prioritaire, de promouvoir une véritable politique de développement et de mise en valeur des potentialités de chaque territoire, à travers la territorialisation des politiques publiques.

C’est à partir de ce principe, central, que le processus de décentralisation devra être mis en marche, à une cadence soutenue, et les différents acteurs, à tous les niveaux (populations, pouvoirs publics, société civile, politiques…), doivent manifester le plus grand intérêt pour cette réforme d’une très grande amplitude, qui bouleversera, à terme, profondément l’architecture institutionnelle de notre pays. L’appropriation de la réforme par les populations est la condition même de sa réussite. Si la Mauritanie veut accomplir sa décentralisation, il faut une volonté politique du pouvoir central, l’implication directe des populations et la mobilisation de la société civile.

Cette réforme doit fixer une nouvelle architecture du territoire, diviser le pays, en communes, départements et régions géographiques, de façon fonctionnelle et viable, en matière de développement. Comme je viens de le dire, cela va également bouleverser l’architecture institutionnelle sur laquelle notre pays reposait jusqu’ici. Pour tenter d’éclaircir les idées, j’aborderai, successivement, trois points : l’approche territoriale du développement, les principaux axes stratégiques et, pour terminer, les perspectives d’une telle réforme.

 

Approche territoriale du développement

 

Tirant le bilan de la gestion catastrophique du pays durant ces trois dernières décennies, caractérisée par un émiettement et une atomisation de l’espace territorial, il me paraît nécessaire de faire émerger, en Mauritanie, des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. La territorialisation des politiques publiques induit la nécessité d’initier des alternatives susceptibles de corriger les déficiences et produire, simultanément, des progrès significatifs à l’échelle nationale et locale.

Ainsi se pose la nécessité d’une refondation majeure de l’action territoriale de l’Etat, qui va puissamment contribuer à bâtir le développement de notre pays, à partir des opportunités, atouts et potentialités de chaque territoire, autour de trois objectifs : 
l’ancrage de la cohérence territoriale, par une architecture administrative simplifiée ; la planification des compétences, entre l’Etat et les collectivités territoriales ; le développement de la contractualisation, qui rendra plus lisible les échelles de la gouvernance, par une réhabilitation de la déconcentration. En ce cas, mon souhait, c’est de voir nos gouvernorats purement et simplement supprimés et nos préfectures transformées en délégations représentant l’administration centrale, avec, comme seule mission, le contrôle des collectivités territoriales mais un contrôle a posteriori et non a priori.

 

Axes stratégiques et perspectives

 

En ce qui concerne les axes stratégiques, il me suffira, ici, d’en énoncer les titres : modernisation de la gestion publique territoriale, incluant réforme résolue des finances locales, promotion des ressources humaines de qualité, revalorisation du statut des administrateurs locaux, élus et fonctionnaires. En pratique, il s’agit d’accroître les ressources financières des collectivités et de la gouvernance locales qui seront renforcées par la mise sur pied de véritables cadres de concertation, en vue de promouvoir le dialogue participatif et le contrôle citoyen, à tous les niveaux. Les trois axes prioritaires ci-dessus énumérés, corrélés à la réhabilitation de l’aménagement du territoire, marqueront une rupture, décisive pour la consécration d’une gouvernance territoriale en Mauritanie. Il s’agira, à travers cette réforme, d’organiser le pays en territoires viables, dotés de ressources financières consistantes et porteurs de croissance et de développement durable. 

Le rôle des pouvoirs publics

 

L’action du Gouvernement sera principalement marquée par les options stratégiques suivantes : consolidation des bases d’une gouvernance démocratique transparente, plus rigoureuse et plus efficace, basée sur la satisfaction des besoins prioritaires des populations et la lutte contre les injustices sociales ; renforcement de la décentralisation des politiques publiques, en vue de donner une plus forte impulsion au développement des territoires ; correction des déséquilibres entre les régions, en menant une politique de subsidiarité. L’objectif est de faire, des collectivités, des espaces de gouvernance territoriale efficiente, d’impulser le développement local harmonieux et durable du territoire national, dans le cadre d’un Etat unitaire, décentralisé, attaché à la valorisation des potentialités des régions géographiques et de promouvoir la solidarité nationale et l’accès de tous aux services sociaux de base.

Il s’ensuit l’impérieuse nécessité de prendre en compte les besoins exprimés par les populations à la base, dans chaque territoire, pour bâtir une politique de développement territorial durable et équilibrée, adossée à une gouvernance concertée. Pour impulser le développement à la base, on misera sur l’exploitation et la valorisation de toutes les potentialités humaines, socio-économiques et les savoir-faire locaux dont regorge notre pays. La communalisation intégrale, la départementalisation et la régionalisation répondent à l’impératif d’une gestion de proximité des problèmes de populations et une participation des acteurs locaux à l’impulsion et à la mise en œuvre des stratégies de développement territorial.

 

La départementalisation

 

La recherche d’un espace pleinement vécu, comportant une homogénéité socioculturelle et économique, associée à un vif sentiment d’appartenance, justifie la volonté de réinvestir les départements, afin d’en faire un puissant vecteur pour une bonne politique de décentralisation. Les départements pourraient offrir l’opportunité de mettre en exergue des valeurs très fortes, porteuses de sentiments d’appartenance et d’identification. Les liens forts, entre l’acteur et son espace, doivent-être sollicités, pour construire de nouveaux espaces politiques, fondés sur une autonomie réelle, une démocratie et une administration de proximité territoriale.

Ainsi, le département assurerait le maillage territorial nécessaire à la construction de la communalisation intégrale. Dans une démarche de coopération intercommunale, le département permettrait, d’une part, d’adapter la planification élaborée, au niveau régional, en vue de faciliter son appropriation par les échelons communaux, et, d’autre part, de servir de cadre de mise en œuvre des projets territoriaux et des politiques publiques, dont la réalisation dépasse le cadre d’une commune, par la mutualisation des ressources, des énergies et des moyens de toutes les communes du département.


La régionalisation

 

La régionalisation doit constituer une étape décisive dans la politique de décentralisation, au regard de l’ampleur des compétences que l’Etat devra transférer aux collectivités territoriales. L’érection de la région au rang de collectivité territoriale devrait être un des points forts de la réforme. La mission essentielle assignée à celle-ci est de promouvoir le développement écologique, économique et social de la région. La déconcentration et la décentralisation sont caractérisées par la cohabitation entre élus locaux qui forment les organes délibérants et exécutifs, d’une part, et, d’autre part, les représentants de l’Etat central qui exercent un contrôle de légalité a posteriori, comme on en a souligné, plus haut, la nécessité.

Collectivité territoriale, la région doit constituer la nouvelle assise du développement durable et du rayonnement des territoires. Il s’agit de procéder au regroupement des régions administratives actuelles, pour asseoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Ce faisant, la région constituera l’échelon de mise en cohérence des outils de planification des actions de développement, dans un espace socio-économique et culturel d’ampleur régionale, homogène au plan géographique et économique.Les gouverneurs doivent être remplacés par des présidents de région, élus au suffrage universel direct, ce qui entraînera la suppression, pure et simple, des régions en tant qu’entités administratives déconcentrées. Il est insensé que la Mauritanie ait des gouverneurs, élus ou nommés, à la tête des régions car nous ne sommes pas un Etat fédéral comme les Etats-Unis ou le Nigéria. Il ne doit y rester que des délégués, représentant l’administration centrale au sein de chaque département.

Il ressort, de ce que nous venons de voir, que la Mauritanie n’a pas besoin d’un système fédéral, inadapté aux réalités du pays. Quant à la décentralisation à la française, teintée d’un fort jacobinisme (centralisé), elle ne mène qu’à l’impasse : si la France se trouve, aujourd’hui, dans de si grandes difficultés, c’est parce que le processus de décentralisation n’a pas été mené jusqu’au bout. On assiste à une superposition et une confusion des compétences, entre les entités territoriales, d’une part, et avec les services déconcentrés de l’Etat, d’autre part : c’est ce qu’il convient d’appeler le casse-tête des « millefeuilles » français. En fin de compte et tout bien considéré, nous devrions plutôt nous inspirer des exemples espagnol (autonomie) ou italien (région) qui me semblent bien mieux adaptés à notre pays.

Pour le reste, j’attends de voir l’offre politique officielle des FLAM, pour me prononcer avec précision. Je pense que c’est la confrontation d’idées qui pourra faire avancer notre pays et non des rencontres avec la diaspora dans des salles cossues, dont l’ouverture d’un registre, pour les experts mauritaniens vivant à l’extérieur du pays, semble être la seule conclusion importante à avoir été retenue. Je reviendrai sur ce sujet, prochainement incha Allah.

 

                                                                                                          Samba Ardo

LE CALAME

 

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Réaction : Declaration UFP

altJ’ai du mal parfois à comprendre les communiqués disproportionnés de l’UFP face à des faits divers qui impactent peu ou pas la société Mauritanienne. J’ai du mal à comprendre parce que ce parti regorge de cadres, d’intellectuels renommés capables de faire le discernement et la part des choses.
C’est trop facile pour l’UFP de condamner ce jeune homme mais difficile à ce parti de comprendre la souffrance intérieur de celui-ci. Ils avaient condamnés à mort SyBaSaar en 1987 pour un coup d’état imaginé et jamais exécuté. Ce parti récidive encore par leur communiqué actuel.
Ce jeune souffre tout simplement de la hiérarchisation sociale de notre société. Ceux qui font tel métier sont inférieurs aux autres qui ne font rien parfois ou qui font tel autre métier etc. Cette souffrance qui découle de la classification de la société mauritanienne est faite par les mauritaniens et cela n’a aucun rapport avec notre religion l’islam.

Ce jeune homme qui souffre, s’égare quand il essaie d’analyser les décisions du prophète sallahou Alleyhi wa salam en son temps. Ce qu’il n’a pas compris c’est que notre prophète est un être humain et surhumain à la fois. Il est humain parce qu’il est comme nous et surhumain parce qu’il porte une mission divine. Il voyait ce qu’on ne pouvait pas voir, il entendait ce qu’on ne pouvait pas entendre et il savait ce qu’on ne pouvait pas savoir. Ces décisions sont dans l’intérêt de l’islam et l’humain que nous sommes. On ne peut pas analyser les jugements de quelqu’un qui connait notre présent et notre avenir sur cette terre. Pour étayer ce que je dis, dans le coran il est dit qu’il nous arrive de solliciter notre bon dieu pour quelque chose qu’on croit bon pour nous alors qu’il s’avère être mauvais pour nous ou qu’on lui demande de nous repousser quelque chose qu’on croit mauvais pour nous alors qu’il s’avère être bon pour nous. Allah choisit bien entendu ce qui est meilleur pour nous. Cela ne se discute pas c’est comme ça. Le prophète choisissait ce qui était meilleur pour nous et il n’est en rien responsable des injustices au sein de notre société.

Il y’a des peuples discriminés partout à travers le monde (les intouchables en inde, les aborigènes en Australie, etc …) sans que cela soit en rapport avec la religion.

Source: Koddaba@gmail.com

 


Dimanche 12 Janvier 2014

Boolumbal Boolumbal

Réaction : Declaration UFP
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La honte toujours recommencée*: Par Abdoulaye Ciré Ba

Avertissement

Des militants d’organisations de droits de l’homme, parmi lesquels des dirigeants de l’IRA-Mauritanie ont été, si l’on en croit les témoignages vidéo, agressés par les forces de l’ordre, aux environs de Wocci, dans le département de Bababé (Brakna). Leur crime ? Avoir voulu rendre hommage aux victimes des « événements » des années 89-91, et se prosterner, du moins symboliquement, sur les charniers de Wocci où certaines d’entre elles furent ensevelies.

Les « pélerins » de Wocci devraient pourtant s’estimer heureux. Á la différence des victimes des “années noires” qui ne sont plus que des restes pitoyables couchées dans les charniers de Sori Malee, Wocci, Azlat ou Inal, mortes sans avoir su pourquoi, eux savent les raisons de la brutalité de leurs agresseurs.

Leur acte comme la réaction des forces de l’ordre, c’est-à-dire de l’État, montrent que si l’ombre est toujours au dessus de nous et dans nos têtes, la lumière est aussi en nous, et en dehors de nous, et que chaque parole et chaque acte de liberté et de justice la fait grandir.

J’ai fait partie, en juillet 1992, des découvreurs d’un des charniers de Wocci (il yen a probablement d’autres), et au retour de cette découverte, j’ai écrit un article sur le sujet, que le journal Al Bayane m’a fait l’honneur de publier. Je livre à nouveau cet article, en guise de solidarité avec les militants brutalisés, et pour l’éclairage des jeunes nés après 1980, mais aussi de nombre de leurs ainés, abusés, en majorité, par le discours chauvin officiel et l’ambiance délétère de l’époque, ou simplement ignorante des faits ou, pour certains, consciemment sourds, aveugles et complices.  

Et, évidemment, je ne m’excuse pas pour ceux qu’un tel rappel pourrait déranger.

 

La honte toujours recommencée*

Par Abdoulaye Ciré Ba

Le soleil n’était pas encore levé, mais la matinée s’annonçait lourde. Nous avions quitté le village de Waalalde* à l’aube. Les terres du waalo s’étendaient devant nous en un ruban long et étroit, coincé entre l’oued de Wabbunde et le fleuve Sénégal. Au bout de la plaine, une ligne sombre d’arbres obstruait l’horizon. « La foret classée de Waalalde », m’informa un de mes compagnons.

Contournant celle-ci par le nord, nous pénétrâmes, au bout d’une demi-heure de marche, dans un petit bois. Cela semblait le vestige d’une vieille forêt. Une profusion de souches indiquait que bûcherons et charbonniers y avaient fait des coupes claires. Quelques bosquets touffus donnaient à la forêt meurtrie les allures d’un maquis en débandade.

Nous nous arrêtâmes devant un petit tertre. Au dessus de nos têtes, les chants des oiseaux, qui quelques instants plus tôt vrillaient l’air de leur stridence, s’étaient brusquement tus. «C’est là», dit un de nos guides. «Là», selon nos informations, se trouvait une fosse commune renfermant, les restes de victimes d’exécutions extra judiciaires, au cours de l’année 1990.

Il n’y eut pas besoin de creuser profond. Quelques ossements épars heurtés par nos outils nous avaient déjà convaincus de la réalité que nous redoutions. Puis deux, trois pelletées, et un crâne surgit, figé dans un sourire maculé de boue. Ensuite, l’insoutenable tâche de libérer les restes de leur gangue de terre.

Quatre squelettes entremêlés dans une même fosse. Enterrés. Non, ensevelis. Jetés dans un vague trou, comme on se débarrasse de bêtes mortes, et hâtivement recouverts d’une pellicule de terre. L’un des crânes porte deux trous, immédiatement visibles. Un sur la tempe, le second, au bas de la mâchoire inférieure. Ils sont trop nets et trop précis pour être naturels. Sans aucun doute, des impacts de projectiles provenant d’armes à feu.

Plus loin, un autre tertre, plus petit. Et la même horrible tâche recommencée. Une tombe, si on peut appeler ainsi ce qui est à peine un trou. Dedans, un corps. Un seul, réduit à un tas d’ossements. Sur le sommet du crâne, image incongrue, presque indécente, une épaisse touffe de cheveux semble prolonger un souffle depuis longtemps éteint. Dérisoire et vaine obstination de la vie face à l’éternité inexorable de la mort.

Mes compagnons sont des habitants de Waalaldé. Ils n’ont aucune difficulté à «identifier» ces ossements. On dirait même qu’ils les reconnaissent. Ils parlent de ces squelettes tragiques comme s’ils étaient encore des hommes de chair et de sang.

« Celui-là, seul dans sa tombe, dit quelqu’un, s’appelle Sy Kalidou Samba. Au village nous l’appelions Baarka Téné. C’était un handicapé mental. Il avait l’habitude d’aller d’un village à l’autre, sur les deux rives du fleuve. A peine savait-il ce qu’était une frontière. L’interdiction de traverser le fleuve lui pesait plus qu’à nous tous. »

« Un jour, c’était, je crois, au début du mois de Ramadan, en 1990, nous l’entendîmes crier. Il était comme enragé. Il hurlait que les hommes du village étaient des gens sans courage. Et que lui traverserait le fleuve. Qu’il y avait trop longtemps qu’il n’avait aucune nouvelle de ses parents sur l’autre rive. Nous tentâmes de le calmer, mais il repoussa violemment ceux qui essayèrent de le retenir. Il était d’une force physique peu commune. Il descendit à grandes enjambées la dune et se dirigea vers le fleuve. Une rafale d’arme automatique l’abattit. Les soldats qui avaient tiré arrivèrent quelques instants plus tard, jetèrent son corps dans leur véhicule, et prirent la direction de leur camp ».

Nous écoutions dans un silence profond.

« Pauvre Baarka ! Les enfants le moquaient pour sa grosse tignasse hirsute et sale. Et voyez, la terre elle même n’aura pas réussi à lui arracher sa folle chevelure!»

Je sentais chez mes compagnons une espèce d’impatience, comme si en eux une digue se rompait. Comme si ces mots, et le spectacle macabre sous leurs yeux, avaient libéré un désir de parole trop longtemps et trop durement réprimé.

 « Cela s’est passé sous nos yeux! »

 « Presque tout le village était là »

« On l’a abattu sans sommation! »

« Ils ont tué un fou qui voulait seulement saluer ses parents sur l’autre rive! »

Une voix s’éleva, tonnant comme une protestation.

« Baarka Téné n’était pas un fou, c’était un simple d’esprit, un innocent.» La personne qui parle est la seule femme du groupe. Aïssé Houraye est un petit bout de femme, légèrement boulotte. Mais sous ses apparences rondouillardes, on devine une indomptable énergie. «Ceux qui l’ont tué, eux, sont des fous et des criminels.»

Un silence s’établit, profond. Nous avions besoin d’assimiler les implications de ces dernières paroles. Leur évidence émerge peu à peu, et c’est une amère et triste vérité : pour les chauvins et les racistes invétérés, et pour leurs exécuteurs, il est plus facile, et infiniment plus profitable et gratifiant, d’abattre un Négro-africain que d’essayer de faire entendre raison à un demi fou exalté.

Et pourtant, soulignent les habitants de Waalaldé, suite aux doléances des villageois, le ministère de l’Intérieur, avait accordé à ceux-ci une autorisation permanente d’accès au fleuve, entre 7H et 18H (Il n’existe pas de puits dans le village; le fleuve est l’unique possibilité de ravitaillement en eau).

C’est encore le fleuve, une dizaine de jours après ce qu’il faut bien appeler l’assassinat de Baarka Téné, qui sera le prétexte aux événements qui conduiront les quatre autres dans cette fosse commune au dessus de laquelle nous sommes comme pétrifiés.

Si les détails do la mort de Lô Boubacar Hamat, Dia Hamadi Amadou, Sow Demba Moussa et Niang Hamet Amadou restent du domaine des conjectures, les circonstances de leur arrestation sont parfaitement connues.

« Cela s’est passé le 14 avril 1990, soit le 18e jour du mois de Ramadan” (quelle force impie et maléfique pousse donc, depuis avril 1989, les chauvins de ce pays à souiller de sang innocent, avec une si farouche constance, le mois béni du Rama­dan?)

Altiné Mayram Sarr, veuve de Niang Hamet Amadou (dit Samba Djenga) :

« Ce matin là, ces quatre hommes s’étaient rendus à l’enterrement d’un habitant du village. A la fin de la cérémonie, ils allèrent se baigner au fleuve. C’est à leur retour, au moment où ils atteignaient les premières maisons, qu’ils furent interpellés par une patrouille militaire. Ils hésitèrent un moment sur la conduite à suivre, et c’est mon mari qui persuada les autres qu’ils avaient le devoir d’obéir à l’autorité. Nous étions là quand les soldats les conduisirent à la base » (établie à l’époque dans le bois même où nous nous trouvions. La fosse commune et la tombe sont situées à environ cinquante mètres au sud-est de l’ancien emplacement de la base).

« Il était exactement 14 H 15 quand ils les emmenèrent », précisa un autre.

Nul au village ne devait les revoir vivants.

Le lendemain de leur arrestation, des habitants entendirent des détonations provenant de la base. Quatre, selon certains, beaucoup plus, selon d’autres .Mais personne no pensa que l’irréparable était déjà accompli. Un silence de plomb s’abattit sur le sort des disparus. A peine rompu par quelques rumeurs.

« Des gens nous ont affirmé qu’ils avaient été tués. Puis, les mêmes, et d’autres nous ont dit que non. Qu’ils étaient encore en vie, qu’ils avaient été transférés à Bouhdida, qu’ils avaient été vus à Civé, travaillant dans des champs… »

Rumeurs mensongères, probablement véhiculées par les assassins eux-mêmes. Mais parents et proches s’accrochaient à ces lambeaux d’espoir. Aujourd’hui, l’espoir eut mort. Aussi mort que ces quatre squelettes disloqués, dispersés aux quatre coins d’une fosse ouverte qui semble demander justice au ciel.

Aïssé Houraye reprend la parole.

« Ces hommes, je les connaissais comme on connaît un voisin, un ami, un parent très proche. Ils étaient tout cela pour moi. Celui-ci – elle indique un des squelettes – était mon cousin ; l’autre là-bas, était le cousin de mon mari… Il y a longtemps que je sais qu’ils sont morts. Dès que j’ai entendu les détonations venant du camp, j’étais convaincue qu’ils avaient été tués. Je ne pouvais, je n’osais rien dire. Leurs parents, leurs épouses espéraient encore un miracle. »

 Les preuves formelles manquent cruellement. Le mystère demeure entier pour la période qui sépare l’arrivée, sous bonne garde, des quatre hommes dans la base et celui où on les fit passer de vie à trépas (après quels tourments?). Qui les reçut, qui les interrogea? Furent-ils libérés? Si, oui, pourquoi nul ne les revit-il? Sinon, qui décida de leur sort? Quel tribunal les jugea?

Ces questions devront bien un jour trouver réponse.

Des réponses qui jusqu’ici sont refusées aux parents et aux épouses de ceux qui sont maintenant passés du statut de disparus à celui de défunts. Obstructions, réponses dilatoires, fins de non-recevoir. Lô Kadjata Hamat, épouse de Dia Hamadi Amadou, et sœur de Lô Boubacar Hamat, a parcouru toutes les étapes de ce parcours d’humiliations.

« J’ai vu le préfet de Bababé, le gouverneur du Brakna. On m’a reçu avec de bonnes paroles, ou on m’a menacée Je me suis rendue à Nouakchott. Je me suis adressée à l’état major de l’Armée, car mon mari et mon frère étaient tous deux d’anciens militaires. On m’a promis une enquête, mais ce n’était que duperie. J’ai contacté un avocat, il s’est révélé incapable de m’apporter la moindre information. Au ministère de l’Intérieur, une secrétaire, Haal- pulaar de surcroît, m’a honteusement renvoyée. Il n’y a qu’auprès du collectif des veuves des victimes de la répression que l’on m’a manifesté de la solidarité. »

Niang Hamet, 48 ans l’année de sa mort, était père do huit enfants. Simple cultivateur, il n’avait que rarement quitté son village. Les trois autres étaient d’anciens militaires. Lô Boubacar Hamat était adjudant dans la marine. Dia Hamadi Amadou était gendarme, et Sow Demba Moussa, garde national.

Soupçonnés d’avoir participé à une tentative de coup d’Etat fomenté par des éléments négro-africains, ils avaient été victimes des grandes purges de 1987-1988. Radiés de leurs corps, ils avaient été assignés à résidence à Bababé. Relâchés en 1989, et rendus à la vie civile, ils étaient retournés dans leur village.

Emmenés de force dans un camp militaire, le 14 avril 1990 et  – c’est  jusqu’à preuve du contraire, l’hypothèse la plus vraisemblable – exécutés, avec leur compagnon, le 15 avril, à l’aube, par leurs anciens frères d’armes.

Tragiques et singuliers détours du destin.

Les humains meurent de tout. D’un mauvais rhume comme d’un accident de train, d’un cancer comme d’une noyade. Mais il faut que la malignité et la bêtise propres à l’homme s’en mêlent pour que quelqu’un soit tué pour s’être baigné dans un cours d’eau. Et surtout, il faut que la bêtise se mue en haine, que la haine soit élevée au rang de politique d’exclusion, que celle-ci contamine les secteurs déterminants de l’État, pour que des citoyens soient massacrés pour s’être baignés dans un cours d’eau sous le prétexte viril que ce cours d’eau est une frontière, que ceux d’en face sont de prétendus ennemis, et que les prétendus alliés objectifs des prétendus ennemis sont « expulsables » et « exécutables » à merci.

Cette logique d’apparence guerrière, camoufle bien mal des motifs moins avouables. Mais elle a fonctionné, et fonctionne encore, avec une effroyable efficacité. Ce soir, demain, tout peut recommencer.

Même si, malgré tout, les choses changent. Même si la peur s’est momentanément éloignée, si les cœurs s’affermissent, si les langues se délient et que la liste des tués et des disparus s’allonge, à Waalalde comme ailleurs, en une monotone et douloureuse litanie.

Abou Saara Diop, 30 ans, parti chercher du bois, abattu par des gardes qui, pour faire bonne mesure, tuèrent aussi son âne. Sans doute voulaient-ils éviter au pauvre anima! le chagrin de se savoir désormais sans maître. La dépouille d’Abou Saara resta deux jours au soleil. Sa vieille mère dut se rendre à Bababé, adresser une supplique au préfet. Celui-ci (les habitants du département vantent encore ses qualités humaines) se rendit sur les lieux, et autorisa l’enterrement du corps dans le cimetière du village.

Aliou Poulal et ses deux compagnons, arrêtés dans le village par des gardes. Motif : ne sont pas originaires de Waalalde. Embarqués dans un véhicule militaire qui quitte aussitôt les lieux. Destination inconnue. Personne, à ce jour, ne les a revus.

Deux jeunes gens qui avaient assisté à la scène, et tenté de défendre les victimes, sont interpellés. Les gardes placent le village devant un choix : payer une amende collective de 18 000 UM, ou voir les deux jeunes gens subir le sort de ceux qu’ils tentaient de défendre. Le village a payé.

Et d’autres, et d’autres encore.

En deux sombres années, la rive droite du fleuve est devenue un immense charnier. Des dizaines de fosses communes restent à découvrir, des centaines, des milliers de squelettes blanchis à exhumer, qui diront, mieux que tout, le martyre atroce de communautés entières, la profonde blessure faite au peuple de ce pays et à son unité. Il y va de notre dignité et de notre avenir.

Nous avons refermé la fosse et la tombe. Dans quelques jours, les villageois procéderont aux transferts des cendres au cimetière de Waalaldé. Nous quittons lentement le petit bois. Derrière nous, les oiseaux ont repris leurs pépiements joyeux. Nos cœurs à nous résonnent de chants de deuil. Devant nous, la mosquée semble écraser les maisons du village de sa masse immense, ses minarets flamboyant dans la blancheur du soleil.

 

A.C.B.

Nouakchott, juillet 1992

 

  • Cet article a été publié dans l’hebdomadaire Al Bayane (n° 33, du 29 juillet 1992). Le titre de l’article est dû à la plume inspirée de Habib Ould Mahfoud

  • Walaalde est le nom historique) du village de Wocci. Avec son village-jumeau, sur la rive gauche du fleuve (qui porte toujours leur nom originel), il formait la double capitale des farbas du Laaw.

  • PS : Wocci (Waalalde) est le village natal du deuxième personnage officiel de l’État, le Président du Sénat, son excellence M. Dieng Boubou Farba.
  •  
  • SOURCE: LA PAGE FACEBOOK DE ABDOULAYE CIRÉ BA.

 

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Flamnet-Agora: De la participation de l´AJD/MR aux élections et les attaques racistes de Ould Mah par Mamadou Barry

altCe premier janvier 2014 marquera une situation inédite dans la vie politique en Mauritanie. En effet, pour la première fois l’Assemblée Nationale mauritanienne accueillera un nombre représentatif d’un parti politique qui est résolument inscrit dans la lutte contre les injustices et pour l’égalité entre les différentes communautés de la Mauritanie en vue du règlement de la question nationale. C’est l’occasion pour moi de féliciter et d’encourager ces représentants de l’AJD/MR qui ont été investi de la confiance du peuple pour porter leurs intérêts très haut au sommet du pouvoir mauritanien.

Il faut reconnaître aux dirigeants de ce parti de cette avancée méritée, car ce n’était pas du tout évident au début de ce processus électoral. Le parti d’AJD/MR faisait face aux difficultés de moyens financiers énormes et d’un déficit déjà préétabli de leur électorat lié aux problèmes d’enrôlement d’un nombre important de la population noire mauritanienne. C’est pourquoi certains ont fondé leurs critiques de la participation de l’AJD/MR aux élections sur ces difficultés réelles précitées. Puisqu’ils ne pouvaient pas imaginer que le parti allait gagner de sièges dans ces conditions très défavorables. D’autres plus méchants que critiques ce sont attaqués au Président du Parti, Ibrahima Moctar Sarr en lui qualifiant d’opportuniste, non mauritanien et raciste.

Si je ne peux intervenir dans un différend qui oppose certains membres de l’organisation à leur direction, par contre je ne peux rester indifférent aux attaques racistes de certains compatriotes contre la personne d’Ibrahima Moctar Sarr. En effet, Mohamed Mahmoud Ould Mah saisissait les prétextes de la disparition de Nelson Mandela et les élections législatives et municipales en Mauritanie pour lancer des diatribes contre le président de l’AJD/MR. Alors, Dr Ould Mah nous dit qu’il profitait de l’occasion de ‘’la mort de Nelson Mandela pour évoquer deux questions liées d’ailleurs entre elles : la contribution de notre pays à la lutte de libération de l’Afrique du Sud, notamment par la fourniture de passeports de voyage pour les militants de l’ANC et une lettre de Mr Ibrahima Moctar Sarr à Nelson Mandela’’. En parcourant rapidement son texte, on se rend compte immédiatement de l’intention malveillante de son auteur tellement que le déséquilibre est évident. En effet sur un texte de vingt-deux paragraphes, six petits paragraphes étaient assignés aux biens faits de notre pays pour la libération des peuples étrangers discriminés et les seize paragraphes restants étaient consacrés à la destruction de la personnalité du président de l’AJD/MR.

Ainsi, Ould Mah disait tout dans l’intention de minimiser, ridiculiser et humilier Président Sarr. C’est dans cette optique qu’il accouchât les phrases suivantes : ‘’Ibrahima Moctar Sarr cherche à s’identifier à Mandela…’’, ‘’les propos concernant Baba Maal est un tissu de mensonges’’. En plus il qualifie Mr Sarr d’incapable de différencier le Président Nelson Mandela avec toute autre personne ordinaire du coin.

De ces assertions, je tire les conclusions suivantes : si Ibrahima Moctar Sarr voulait se comparer avec Nelson Mandela, il y’a bien des éléments objectifs qui lui permettraient de le faire : d’abord, tous les deux ont vécu dans des pays oppressifs et ils ont politiquement et physiquement soufferts et que chacun d’eux a combattu pour se libérer et libérer leur peuple. -Et qu’IMS continue toujours le combat. Ensuite tous les deux ont subi les affres de la prison, Mandela libéré après 27ans, tandis que Président Sarr (sans exagération de ma part) se trouve dans une situation de prisonnier depuis 1960. Et que la prison de Walata (1986-1990) ne constituait que la matérialisation cynique de l’enfer carcéral déjà vécu- et dont il continue de subir les conséquences néfastes. Enfin, il est indéniable que Mandela a reçu une reconnaissance internationale à la fin de sa vie. Quelque chose qu’Ibrahima Moctar Sarr attend encore la réalisation. Mais, personne ne peut prédire ce qui adviendra dans l’avenir-Heureusement, il est toujours vivant et reste engagé pour la résolution de la question nationale.

Clairement, les attaques du Dr Ould Mah ne visent pas seulement que Mr Sarr mais, en réalité, elles sont destinées à la majorité de la communauté noire mauritanienne qu’il méprise tant.  Il a utilisé le cas du Président Sarr comme passerelle pour atteindre son objectif. Ould Mah nous raconte qu’il avait ‘’éprouvé une immense fierté’’ quand en 2000 la délégation sud-africaine avait remercié la Mauritanie pour son assistance durant leur lutte contre l’Apartheid. J’ai envie de savoir qu’est ce qu’il pourrait sentir si pendant cet instant là il s’était rappelé qu’il y’avaient plus d’une centaine de milliers de refugies noirs mauritaniens au Sénégal et au Mali déportés par le régime de Taya. Que répondra-t-il aujourd’hui quand mes enfants-les enfants de mon grand-frère Sergent-Chef Demba Baba lui demandaient son sentiment par rapport à la pendaison de leur père (avec 27 autres militaires noirs) par l’État mauritanien un certain 28 Novembre 1990 pour célébrer la fête de l’indépendance du pays.

Naturellement, il s’en ficherait comme il a indiqué dans son texte, car il s’est montré agacer à chaque fois qu’Ibrahima Moctar Sarr parlât des événements de 1966. Il a même avoué la complicité et le mépris des autres membres du système raciste présents en reconnaissant qu’ à ‘’chaque fois, ses propos ont été accueilli par un silence de mort’’ ! En plus dans sa lettre de ‘’droit de réponse’’ à CRIDEM, il a dit ne pas apprécier Mr Claude et son site parce que tout simplement le webmaster avait commencé ses activités en tant que « chasseur de têtes d’officiers mauritaniens qui auraient commis des crimes contre l’humanité » !

Alors, c’est dans cet environnement difficile que les élus de l’AJD/MR vont prendre fonction. Prions Dieu pour qu’il les donne la santé et la force de réussir dans leur mission.

La lutte continue!

 

Mamadou Barry dit Hammel

USA.

www.flamnet.info

 

 

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