Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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FLAMNET-AGORA: Je suis anéanti et déçu par ma Mauritanie par Racine Dia artiste

altMauritanie, pays où je suis né et grandi. Mais aujourd’hui, tant de questions me hantent sur ma nationalité. Et malheureusement, cela ne devrait pas!!! Aujourd’hui, oui, je le crie haut et fort. Pourquoi ma Mauritanie, ma terre d’origine, mon pays que j’ai servi comme citoyen et en tant que citoyen me refuse ce Droit, celui d’avoir son passeport tout simplement. 

 

Pourquoi tant de difficultés ? Qu’ai-je fait ? Ne suis-je pas une personne comme toutes les autres ? Pourquoi me refusez-vous ce droit aussi simple qu’il soit ? N’ai-je pas ce mérite? 

 

Oui, à vous, je m’adresse, vous tous dans cette administration, du directeur général au plus bas de l’échelle de responsabilité, à vous les autorités qui délivrent les passeports, dites-le moi? 

 

Il y’a un an et quatre mois que j’ai adressé une demande de passeport. Chaque jour était un espoir pour moi, car je me disais sans cesse que cette fois-ci, j’allais enfin l’avoir. Quelle patience de ma part mais aussi quel regret d’en être arrivé jusque là.

 

Le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a aucune raison valable de me refuser ce droit, mon droit. Je suis anéanti et surtout déçu de mon pays. Je trouve cet acte honteux. Je suis dans l’incompréhension totale mais surtout agacé. Et j’irai jusqu’au bout de la patience, pour obtenir ce qui m’appartient, celui d’avoir ma nationalité, le passeport de mon propre pays : la Mauritanie.

 

Racine Dia dit RJ Artiste rappeur.

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FLAMNET-AGORA: Un Président noir !

alt« Le tout est déterminé, le commencement comme la fin par des forces sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, le chemin est tracé, pour l’insecte, l’oiseau, l’être humain, la plante où la poussière cosmique, nous dansons tous sur un air mystérieux, joué au loin par un artiste invisible » : Albert Einstein.

Le père de la théorie de la relativité était déiste, pour lui il n’y avait pas incompatibilité entre la science et la spiritualité, il estimait qu’on ne peut être un homme de science si l’on ne croit pas en Dieu cet « artiste invisible qui coordonne et détermine le tout ».

Du déterminisme d’Einstein nous osons croire qu’une autre Mauritanie est possible dirigée pour la première fois par un noir après ceux de l’empire du Ghana. Mais analysons d’abord la situation actuellement du pays sous les militaires et les politiques face à un peuple hors jeu.

La Mauritanie est un pays à part, à l’image d’une seconde Égypte. Voilà trois décennies que des militaires caracolent à sa tête la plongeant dans une grande crise de récession. ..et ils ne lâcheront pas le pouvoir.

Il n’y a pas une autre alternative » avait souligné lors du Forum sur l’Unité et la Démocratie, l’ ancien maire adjoint de la communauté Urbaine de Nouakchott-CUN, seul un tsunami peut l’emporter sur une tempête de sable.

Mais cette force ne réside pas dans la soixantaine de partis politiques « yobaléma » (amènes-moi) où partis « cartables » pour reprendre l’expression du « dirpub » de cet organe, d’une majorité avec un petit « m » et d’une opposition confondues dans un même moule, mais dans le peuple qui lui est loin des préoccupations politiques de l’heure.

Si la meilleure défense, c’est l’attaque, cet homme providence ne se trouve pas chez les politiques mais dans le peuple. Ce peuple qui rase le mur pour sa survie quotidienne, qui se plaint, se morfond et qui n’a pas droit au chapitre que les politiques de toutes obédiences devront sous peu affronter.

De son côté le pouvoir en place a déjà peaufiné sa stratégie de l’emporter sur l’opposition, pendant que de son côté cette dernière cherche à résoudre l’équation d’un consensus qui tarde.

Obtenir un consensus relève pour elle des douze travaux d’hercule car dans le champ des négociations Etat-Partis politiques, les chances d’aboutir sur un accord consensuel devaient l’emporter sur tout le reste, et les bénéfices à en tirer seront partagés par tous.

Mais tout porte à croire que nous somme loin du compte. Les politiques qui ne roulent que pour leurs intérêts, à trois mois des élections, adoptent une position attentiste. Le principal défi pour eux sera de trouver un équilibre pour le partage des responsabilités face à un imbroglio politique qui prend en otage le peuple. A quelques encablures de la présidentielle ils ne sont pas arrivés à mettre un peu d’ordre dans ce grand bazar politique.

Dans les colonnes des journaux, dans les radios et télévisions, les sorties au vitriol des deux parties n’obéissent qu’à une volonté de régler des problèmes privés qu’ils ont eut par le passé. Pas une des deux parties ne veut lâcher du lest.

Nos politiques de l’opposition s’ils savent lire entre les lignes, gagneraient à analyser les propos du Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement qui ne semble pas être sur la même longueur d’onde que son premier ministre. La mésentente se trouverait-elle au sommet ? C’est une question.

Les mauritaniens vont aller aux urnes pour la seconde fois dans un peu plus de trois mois. Un décalage qui nous rappelle les joutes électorales des locales et législatives. Leur dénominateur commun sera un taux de participation des plus bas pour les négro-mauritaniens. Aziz sait qu’il ne saurait attendre quelque chose des déportés, car la conspiration qui a été à l’origine de leur massacre et de leur déportation est toujours actuelle.

De retour chez eux, les déportés meublent la galerie sans aucune pièce d’état-civil. En vingt-cinq ans ils ne sont plus sujets d’attention pour un régime militaire qui les avait bannis et qui continue à fouler du pied leurs droits. Que dire de l’opposition ?

Le Forum sur l’Unité et la Démocratie –FUD- ne s’est guère appesanti sur le cas de leur citoyenneté. Le passif humanitaire évoqué dans les travaux d’ateliers ne concernerait que des réfugiés revenus chez eux depuis longtemps et qui ont de façon sectaire et ignoble géré leur cas.

Que dire des autres frères aux « mains sales » restés au pays, véritables bénéficiaires avec les génocidaires de leur race, des dividendes de la déportation ?

Même les cadres de la fonction publique n’arrivent pas à se retrouver dans leur ancien service. C’est çà aussi la Mauritanie avec une absence totale d’administration.

Pas un parti politique n’est majoritaire dans ce pays de moins de quatre millions d’âmes ; c’est le peuple qui court derrière sa dépense quotidienne qui l’est, et il a d’autres chats à fouetter, vu qu’il n’a jamais tiré profil des avantages d’une quelconque compétition électorale.

Quant aux déportés de retour, instruits pour la plupart ils vont devoir peser de tout leur poids pour un homme de couleur, indique nos sources.

Un truisme qui n’est ni ignoré par les cadres négroïdes, ni par les leaders de partis de l’opposition encore moins par l’Etat. C’est donc dire que tous ces partis qui réclament les suffrages des mauritaniens ne sont muent que par leurs desseins propres.

Etat et opposition c’est kif-kif, ils ne rament pas à contre courant mais ensemble. Si non comment comprendre que des mauritaniens « ramenés chez eux », puissent y demeurer apatrides ?

La pilule a du mal à passer pour eux, sinon au nom de quoi cet échange de bons procédés en porte à faux avec toutes les règles d’égalité des citoyens devant la loi a-t-il pu perdurer ? La raison est toute simple, ils sont noirs majoritaires et pas arabes. Mais un civil négroïde sera enfin élu à la tête de ce pays « contre vents en marées ».

Un noir Président : Oui ! Toute chose à une fin. Il y aura sous peu un négroïde à la tête de la république islamique de Mauritanie, car on ne peut changer le cours de l’histoire, on le subi vu que le hasard n’existe pas. Le pays sera-t-il assez démocrate pour accepter un noir à sa tête ? « Waït and see ».

Le sacrifice de Mandela était de rendre l’Afrique du Sud à ses premiers habitants face aux boers colons. Il y a cru et réussi. Si les premiers habitants de notre pays sous l’empire du Ghana étaient négroïdes, leur retour aux affaires des siècles après, semble imminent.

Pour beaucoup d’observateurs, la preuve de l’élection d’un noir à la tête de ce pays a été donnée par les chiffres. Commençons par les 36 ans du règne militaire. Mettez 36 à l’envers, cela vous donne 63, l’âge du rappel à Dieu du sceau des prophètes, Mohamed (PSL).

Sur un autre registre, il ya 33 ans c’était le coup d’état manqué de Kader et de son commando, Quatre officiers seront exécutés, l’un d’eux s’appelait Moustapha donc homonyme du prophète, feux ces parents s’appelaient Abdoulaye (Abdullah) et Aminata comme ceux des parents du meilleur des hommes.

A sa mort en 1981, ce Moustapha avait 33 ans un chiffre plein de sens pour ceux qui s’intéressent à la numérologie. C’était l’âge d’Issa Ibnou Mariama, prophète d’une religion révélée.

L’épouse du premier président de ce pays vient de sortir un livre, 36 ans après la destitution de son mari feu Moctar Ould Daddah, père de cette nation, Marième sans s’en rendre compte vient de sceller la fin du règne kaki.

Comprendra qui veut, mais il est sûr que si les militaires tenteront de jouer les durs, en essayant de conjurer le sort, ils mèneront le pays à dérive, car les choses viendront d’elles mêmes, car « le tout est (d’avance) déterminé ».

Sous le magistère de l’armée, la Mauritanie reste encore un pays trop éloigné de l’idéal d’une école républicaine, un pays trop au service d’une société de l’argent facile ou l’on ne développe rien, cela doit cesser. Et quand ils (les militaires) s’opposeront de voir un noir aux commandes, ils ne feront que montrer à la face du monde que la démocratie prônée en Mauritanie n’est que de façade.

Amadou Diagne Niang.

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FLAMNET-AGORA: Vers les Présidentielles 2014: La candidature de Biram Ould Dah Ould Abeid dans le tourbillon de la division

altUne candidature, certes, légitime et attendue mais une candidature qui intervient sur fond de mésintelligence et d’éclatement des forces périphériques et damnées acquises au changement. 
Ce mauritanien preux et battant, lauréat du militantisme des Droits de l’homme, bien imbu des valeurs spirituelles, de justice et d’égalité, emboite le pas aux pionniers de la résistance au despotisme obscurantiste et aux croisés de la question nationale contre toutes formes de discrimination des noirs et de marginalisation des « petites tribus » blanches animée depuis les années 60 parMoctar Ould Daddah par l’entremise d’un Etat raciste, tribaliste et féodalo- esclavagiste. 

Oui ! Puisque depuis l’avènement de l’IRA, l’action de Biram Ould Dah Ould Abeid s’inscrit dans la directe ligne des démocrates et modernistes tels Sidi El Moctar N’Diaye, Souleymane Ould Cheikh Sidiya et autres, tels Mohamed Ould Cheikh et les signataires du fameux « Manifeste des 19 ». 

Ceux-là avaient bien échoué dans leur tentative de correction du dérapage de l’action de Moctar Ould Daddah et ses nahdistes par rapport à l’orientation pourtant correctement déterminée par l’ensemble des mauritaniens, au cours d’un congrès souverain tenu, à Aleg, à la veille de l’indépendance. L’espoir de construire un pays hybride à la charnière entre les deux Afrique, que ce congrès avait décidé, s’était alors évanoui. 

Si certains, tels Mohamed Ould Cheikh, Demba Seck, Ba Mohamed Abdallahi, Sy Mamaye et tant d’autres, sur permission de la France gaullienne, furent civilement tués et écartés de la scène politique, les autres, sans daigner savoir comment et sous la dictée de la même puissance tutrice, furent récupérés et réutilisés dans la mise en place du système beïdane. A partir de ce moment tragique, le sort de la Mauritanie dans le concert des nations africaines en gestation se détermina.

Cette malheureuse situation de fait responsable de la dérive nationale, de la précarité de la stabilité et de l’unité du peuple ainsi que de l’arriération socio-économique justifie l’enjeu des présidentielles à venir.

Cependant, la bataille politique opposant les nationalistes-étroits arabo-berbères et les démocrates douteux aux réels patriotes déterminés à replacer le pays sur les rails de son destin se poursuivit à armes inégales parce que distribuées par un Etat partial, tribaliste et bancal.

C’est ainsi qu’à la faveur de la recrudescence du désordre engendrée par l’arrivée des militaires au pouvoir, la résistance, moribonde depuis 1966, se reconstitua et se radicalisa avec la naissance de deux grands mouvements qui font date dans l’histoire politique contemporaine de la Mauritanie.

En effet :
– Contre l’approfondissement du système esclavagiste, notamment à l’encontre des harratines utilisés comme « bêtes de somme », le HOR s’interposa, à partir de 1978, mais malheureusement avec une doctrine à la fois parcellaire et antinomique que revendique sa tendance dominante. Cette tendance poursuivait deux résultats jumelés ou juxtaposés : obtenir de l’Etat beïdane une réelle abolition de l’esclavage harratine tout en restant arabe et disposer de sa part du gâteau.

Ainsi donc, le leader de cette tendance, Messaoud Ould Boulkheir qui se trouve aujourd’hui entrainé dans une décadence progressive de popularité et qui avait pourtant bénéficié du soutien actif des négro-mauritaniens ne dispose, dans son actif, par rapport aux résultats escomptés, que d’un bilan insignifiant.

– Parallèlement à l’action de ses contestataires harratines, les Forces de Libération des Africains de Mauritanie (FLAM) furent, en 1983, leur irruption dans l’arène politique. Surprenant toutes les forces politiques de l’époque, lesFLAM insufflèrent, sans raison pourtant, à l’Etat raciste une noirophobie et une mentalité d’assiégé qui donneront aux racistes et nationalistes-étroits blancs l’occasion de monter les surenchères par une répression d’Etat dégradante dépourvue de toutes bases aussi juridiques que factuelles contre de pacifiques démocrates qui n’ont fait, par le biais du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé », que d’exhorter l’Etat à honorer sa devise : Honneur – Fraternité – Justice.

Le peuple mauritanien, de façon générale, désinformé à dessein par l’Etat raciste se doit aujourd’hui de dédiaboliser les FLAM dont le programme n’évoque aucune flamme et ne renvoie nullement à aucune forme de violence ou de haine, en vue de réaliser les grands consensus politiques et sociaux que le peuple est en droit d’espérer. Puisque, par son « Manifeste » plus actuel que jamais et qui, quoiqu’on en dise, demeure le document de chevet dans le processus à venir de la refondation de l’Etat et par le militantisme jusqu’auboutiste de ses membres, les FLAM resteront pour longtemps l’emblème de la résistance des négro-mauritaniens au système beïdane. Qu’on ne le reconnaisse ou pas, l’essentiel des personnalités politiques charismatiques engagées dans la lutte contre l’oppression du peuple en sont issus.

Toutefois, et c’est là où le bas blesse, les FLAM, divisées déjà au sein du mouroir de Oualata, affaiblies par leur exil forcé, victimes de manipulations de tous genres celles des « nègres de service » notamment, isolées par les Etats voisins et diplomatiquement combattues par la communauté internationale influencée par une certaine France faiseuse de rois, leur tendance in consumable de retour d’exil tente vaille que vaille, par une action tranquille, de se repositionner sur l’échiquier politique national. Il n’est donc pas étonnant, compte tenu de tout ce qui précède, que l’évaluation de son action ne peut figurer qu’un résultat mitigé.

Faudrait-il, pour la génération héritière déjà en activité, faire claquer au vent de la liberté et de la justice la bannière flamiste et revisiter pour réutiliser son programme en vue de réaliser l’unité impérative et agissante de la résistance à l’oppression des peuples noirs et des « petites tribus » blanches sournoisement marginalisées ?

C’aurait été trop beau si Biram Ould Dah Ould Abeid, qui constitue aujourd’hui le talon d’Achille de la coalition des forces damnées, avait cru devoir enfourcher lesFLAM comme « Cheval de Troie » pour courir à la victoire. 

Nous observons, cependant, que ces échecs répétés que l’on peut imputer en grande partie aux résistants eux-mêmes ont entrainé de lourdes conséquences sur les intérêts du peuple de façon générale. En effet, sauf les néo-cons, il apparait nettement pour tout le monde que l’unité de façade du peuple mauritanien déjà mal camouflée par le PPM, le partage des charges institutionnelles et les quotas d’emplois manifestement injustes institué depuis notre accession à l’indépendance, les maigres parcelles de droit et de liberté ont été de façon progressive anéantis dans le développement de l’esclavagisme, du féodalisme, du racisme d’Etat et de la culture de la haine et de l’intolérance intercommunautaires.

Bien que cette situation on ne peut plus déplorable soit, en partie, imputable à la turpitude des peuples opprimés eux-mêmes, la question qui reste à poser est de savoir pourquoi et comment ces échecs répétés.

Biram, que sa candidature fut légitime, nécessaire et même impérative pour bien de citoyens, les jeunes notamment, devrait, à notre sens, se méfier de «l’honneur de l’exagération » dont jouissent tous les leaders et autres incompétents en Mauritanie, se prémunir de la réponse à cette question, cautériser le mal, cerner les embuches avant de postuler à la magistrature suprême.

Biram, est certes un harratine qui, de par la convergence entre sa nature négro-africaine et sa culture arabo-berbère peut être tout désigné au sein de l’échiquier politique actuel pour prendre en charge le destin des groupes marginalisés et discriminés et du peuple sans exclusive. Il se tient bien dans ses bottes, en tout cas jusqu’à présent.


En effet, du haut de l’IRA, il ne s’est pas contenté de lutter pour la seule abolition effective de l’esclavage et d’exciter le monolithisme et la déliquescence de l’Etat que pour faire plus de place à la seule communauté harratine comme l’avait fait et le fait la tendance dominante Hor. Il n’a pas fait que chercher sa part du gâteau, en tout cas jusqu’à présent.


Dans l’entourage de Biram tout le monde y est. C’est les beïdanes, c’est les harratines, c’est les ouolofs, c’est les peulhs, c’est les soninkés, ce sont aussi les bambaras oubliés ou ignorés. En un mot c’est une Mauritanie plurielle acquise à la rupture qui a tendance à croire à son action, en tout cas jusqu’à présent.

De la modification de l’irréel en réalité têtue, de la déconstruction du mensonge d’Etat en discours militant et débonnaire, de la juste résolution du passif humanitaire pour faire de la Mauritanie une homogénéité émergente, de la réalisation d’une société sans esclave, Biram en fait son crédo politique. En joignant ainsi la force harratine engagée à la résistance négro-mauritanienne, ce candidat déjà déclaré, bousculé, pour ainsi dire, dans cette tourmente des présidentielles par une sollicitation insistante de la jeunesse des opprimés, apparait comme un rassembleur et peut être, pourquoi pas le futur bâtisseur de la Mauritanie des réalités.

Mais cela suffit-il pour lui permettre, en juin prochain, de drainer toutes les potentialités électorales suffisantes à son élection ?

Nous pensons que non. Car la communauté noire, pour atteindre ses buts, est condamnée à réaliser son unité et à se choisir un candidat unique consensuel. Ce candidat, désigné par un forum de délégués indépendants et impartiaux, se doit d’être populaire et disposer de larges épaules.


On peut observer que le camp du pouvoir se félicite déjà de la position de cette candidature. En effet, selon l’entendement du pouvoir sortant, cette candidature qui peut paraitre hâtive au regard de la configuration des forces actives prépositionnées, pourrait servir à approfondir l’éclatement et la mésentente devenus permanents au sein des forces de la résistance à l’oppression. Même dans le cas d’une transparence du scrutin, cet état de fait aura tendance à modifier l’enjeu du vote mécanique par le morcellement du suffrage engagé. Nous pensons donc que pour capitaliser cette excellente note de popularité et décrocher une victoire électorale même si celle-ci devrait être confisquée, Biram, ou qui que ce soit, doit, d’ici au jour des élections, relever deux défis.

Premièrement, il doit, sans tarder, s’engager à animer un dialogue inclusif avec toutes les forces qui se déclarent acquises au changement : les partis politiques et leurs leaders tels AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, ADEMA de Sy Zeine, FLAMde Samba Thiam, MPR de Hamidou Baba Kane, PLEJ de Ba Mamadou Alassane, DEKALEM de feu Mourtodho Diop et autres comme la tendance progressiste HOR ainsi que les organisations de la société civile etc… Même s’ils n’ont pas réussi à modifier d’un seul iota la nature et les orientations fondamentales de l’Etat, ceux-là n’ont pas tout à fait démérité. 

Par leur juste lutte, ils ont su préparer le peuple de façon générale et particulièrement la jeunesse à la mobilisation constructive et tenu la communauté internationale à témoin. Il y a donc lieu d’ajouter et capitaliser ces acquis obtenus de hautes luttes tels les records significatifs arrachés parIbrahima Moctar Sarr et ses camarades aux trois dernières consultations électorales. Ce dialogue doit surtout s’orienter vers les jeunes et les femmes.

Cette concertation devrait permettre la réalisation d’une synergie d’action sous une bannière commune et de dégager de larges consensus sur un programme national de politique générale. Cette entreprise qui ne serait pas une promenade, même au cas où les parties joueraient franc jeu. Elle devrait, toutefois, être facilitée par le fait que tous les potentiels candidats noirs aux prochaines consultations disposent du même discours, de la même orientation et poursuivent de ce fait les mêmes objectifs.

D’autant que Biram et tous ces candidats potentiels ne puiseront leurs suffrages que dans un seul vivier électoral affaibli par des blocages de toutes sortes introduits dans le processus de l’enrôlement encore inachevé. Quelle que soit son importance ou sa faiblesse, ce vivier, ils le partageront avec la force de l’inertie démissionnaire qui briguera sa propre succession. 

De surcroit, cette force ira favorite en ce qu’elle dispose de son propre électorat inaccessible aux résistants, de la rente du pouvoir établi, d’une administration inféodée et zélée, du trafic d’influence, de l’appel du ventre, de moyens formels et informels y compris le bourrage et le comptage d’urnes même inexistantes, bref, toutes pratiques qui ont de tout temps émaillées les consultations électorales du pays et ce, depuis toujours.

Or, sans une candidature unique de l’opposition noire – puisque dans l’état actuel des choses, c’est la seule qui nous semble porteuse d’un réel désir de changement – il n’y aura jamais d’alternance démocratique. Avec un petit recul, on peut bien le comprendre aujourd’hui. Car, bien que A.C aurait de toutes façons échoué à cause de son orientation et de son programme à la fois dispersés et laconiques par rapport à la rupture nécessaire, (avec leur 9 + 8 = 17%)Messaoud et Sarr auraient pu, ensemble, s’imposer comme faiseurs de roi entre Ahmed Daddah et Sidi Ould Cheikh Abdallah. Quelles auraient été les conséquences d’une gouvernance sortie de ces urnes ?

L’unité des forces exclues est donc impérative même si notre raisonnement s’avère relativement plat. Il ne faut pas se faire des oeillères ou se loger une balle au pied, Mohamed Ould Abdelaziz, n’est ni dupe ni démocrate vertueux, il n’acceptera jamais le risque d’un ballotage. Il est condamné, quel qu’en soit le prix, à assurer sa réélection dès le 1er tour de scrutin. Ce sentiment, il le partage avec tous les tenants du système.

Deuxièmement, et c’est surtout à ce niveau que nous restons tout à fait confus, comment une candidature qui se veut triomphante pourrait s’accommoder avec cette CENI telle que constituée ? Sans un remodelage assurant à cet organe une réelle impartialité et garantissant ainsi la transparence à l’amont et à l’aval de toutes les opérations électorales, les challenges ne seraient que vains et ne serviraient qu’à assurer toute sa légitimité à la réélection programmée du candidat sortant. Ce remodelage devrait être exigé par toutes les forces vives du pays comme question préjudicielle au démarrage des candidatures. De même que la reprise des législatives et des municipales doit être exigée comme condition sine qua non à la participation aux prochaines présidentielles.

En tout état de cause, Biram sera tenu de rester au centre d’une dynamique démocratique lui permettant, en tout lieu et en tout temps, d’associer sa base à la prise des décisions majeures. Car le peuple épris de liberté et de justice est fortement éprouvé par les comportements paternalistes de ses leaders. Il ne faut pas minimiser cet état de fait qui explique le découragement des uns, le désintéressement des faiseurs de voix au moment des consultations électorales et pousse d’autres encore, avec les exigences du ventre, à s’orienter dès le 1er tour de scrutin au vote utile. Pour la petite histoire … nous en avons des preuves.


Ahmed Sidibe
Diplomate en retraite

 

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FLAMNET-AGORA: De l’anniversaire des FLAM au redéploiement de l’Organisation par Mamadou Barry des FLAM-Amérique du Nord

altLes Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) célébrent leur 31 ans d’existence. C’est l’occasion pour moi de féliciter ceux et celles qui à un moment ou à un autre ont participé à l’édification de cette belle maison qui nous honore tous. La longévité de notre organisation représente une valeur politique exceptionnelle dans la lutte de libération des opprimés en Mauritanie. En effet, l’entêtement et le refus des FLAM de disparaître devant la répression, la diabolisation, la manipulation et la tentation marque l’abnégation et la détermination inégalable des militants flamistes. Si aujourd’hui nous pouvons espérer une possible justice dans notre pays c’est en grande partie grâce aux FLAM. Par la force des choses, notre organisation est devenue un symbole de la résistance d’une communauté noire qui ne voulait plus rester citoyens de seconde zone.

Par ailleurs, cet anniversaire est célébré dans une situation inédite marquée par le redéploiement des FLAM en Mauritanie. Aujourd’hui nous évoluons dans un environnement politique qui nous est étranger. La confrontation directe avec nos adversaires politiques, l’interaction avec des alliés naturels et surtout l’adhésion des nouveaux militants à l’intérieur du pays exigent de nous à changer de comportement. Par exemple avec ces nouveaux arrivants, il faudra partager la responsabilité de la gestion de notre organisation. Et ils devront désormais être considérés aux mêmes pieds d’égalité que n’importe quel autre ancien membre de cette organisation. Naturellement cette nouvelle situation demande une capacité d’adaptation psychologique et intellectuelle particulière sur le plan individuel et collectif des flamistes pour un ajustement approprie à cette inévitable transformation. En effet, avec le temps la nature humaine à tendance à s’installer dans un confort routinier qui nous détermine dans notre disposition et/ou indisposition d’accepter le changement nécessaire en vue d’une efficacité plus renforcée. Effectivement, l’habitude engendre, le plus souvent, la peur dans l’avenir qui est généralement associe à l’inconnu. Chose bien compréhensible, car l’innovation demande un effort particulier pour renier un certain dogme. D’où un sentiment d’insécurité pour certains dû à la perte de l’apparent contrlôle. Cependant, j’ai bon espoir, comme les FLAM ont pu le faire par le passé, la majorité des militants de notre organisation saura surmontés ces difficultés humaines.

Pour plus de facilité, je pense que la priorité devrait être portée plus vers la volonté de discussion généralisée du programme de notre organisation et moins sur les principes stratégiques à suivre. Nous devons reconnaître que la plus part du temps, la stratégie s’impose d’elle-même suivant la situation ; et qu’une bonne stratégie n’est pas forcèment l’apanage de tout un chacun. Autant dans le cadre démocratique il est souhaitable que tous les militants puissent participer à l’élaboration d’un programme politique par le biais des AG ou des Congrès. Autant dans un souci de productivité et d’efficacité, la manière de le matérialiser (programme) devrait être laissée à l’appréciation d’un certain nombre d’individus possédant une certaine expertise en la matière.

Joyeux anniversaire aux militantes et militants des FLAM et la lute continue de plus belle.

Rochester le 17 mars 2014.

Mamadou Barry

FLAM-Amérique du Nord

 

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FLAMNET-AGORA: Le Génocide nié en Mauritanie! L’espoir de Paris ?

altLa récente condamnation d’un ressortissant Rwandais à vingt cinq ans de réclusion au terme d’un procès historique lié au génocide perpétré dans son pays, le premier en France, vingt ans après les faits, pourrait être un appel d’air pour nous Mauritaniens.

Pascal Simbikangwa c’est son nom, ex – capitaine de la garde présidentielle, âgé de cinquante quatre ans, est « reconnu coupable de génocide en qualité d’auteur et de complicité de crimes contre l’humanité » par la Cour d’Assises de Paris. Il a été jugé au nom du principe de compétence universelle qui permet de juger un étranger pour des faits commis à l’étranger pour les crimes les plus graves.

L’espoir est donc permis pour peu qu’on daigne s’en saisir. Il n’est plus besoin d’une commission d’enquête internationale ou de preuves écrites d’une chaine de commandement pour établir la responsabilité des bourreaux dans des actes qu’ils ont commis. On peut se fonder sur des témoignages, comme c’est le cas au procès historique de Paris, concordants et dignes de foi pour qualifier ce qui s’est passé en Mauritanie entre 1989 et 1992 de génocide et poursuivre les responsables.


Nous savons désormais que c’est possible même si certains bourreaux qui sont encore en activité, dans les premiers cercles du pouvoir à Nouakchott, conscients de leur responsabilité certainement directe dans les forfaits commis entre 1989 et 1992, font tout pour retarder ou empêcher la manifestation de la vérité. Ces derniers sont connus, leur liste a été dressée.

Le temps ne doit donc pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer pour la qualification de ces crimes en génocide et la traduction de leurs commanditaires devant la justice. Il est vrai que la victoire des victimes au Rwanda a beaucoup de pères ; la défaite chez nous est orpheline.

Paris.Le 16 mars 2014

Ciré Ba et Boubacar Diagana.

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