Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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FLAMNET-AGORA: Célébration des Evénements de 1989: Silence, on Réprime à la Medina 3

altCe matin, j’ai voulu participer à une marche commémorant les Evénements de 89. J’ai tenu à y participer pour trois raisons:

1. Ces évènements constituent à mes yeux le traumatisme le plus grave qu’ait vécu notre pays. Ils ont permis une destruction en biens et en vies humaines, nationales et étrangères sans précèdent chez nous – et ce durant un mois de Ramadan. Ces Evénements une fois confinés à une dimension nationale, ont justifié une épuration au sein du corps administratif de l’Etat – civil et militaire – qui a abouti à l’exécution de centaines de membres des forces armées et de sécurité et à une mise sous état d’urgence de la Vallée du Fleuve Sénégal. Ce couvre-feu dans la Valle a engendré une expulsion massive de populations Mauritanienne vers le Sénégal et le Mali et la mort par exécution sommaire et extra-judiciaire de civils Mauritaniens dans cette zone.

2. Cette manifestation, pour des raisons qui m’échappent, devait démarrer du Comptoir Américain pour la Présidence, selon ses organisateurs. Ce comptoir se trouve à moins de 100 mètres de la maison dans laquelle je vivais durant ce pogrom et à moins de 20 mètres de chez une amie intime à moi dont la maison fut mise à sac et que je n’ai pas revu depuis 25 ans. Je ne sais pas si elle a survécu au massacre organisé se déroulant devant les yeux passifs de la même police qui aujourd’hui réprime les jeunes.

3. Ces évènements appartiennent désormais à notre histoire. Ils doivent être célébrés, dans l’immédiat pour un devoir de vérité et de justice, et dans l’avenir pour rappeler à tous les Mauritaniens combien une politique raciste a failli détruire cette nation. Aujourd’hui, 25 ans après, notre Police et par extension nos dirigeants – à travers 3 pick-ups et 2 bus bondés d’éléments, nous rappellent qu’il ne nous sied pas de nous remémorer ces Evénements de la façon que nous jugeons appropriée. Et ce après que l’Etat ait reconnu sa responsabilité dans ces évènements et après qu’Aziz soit parti participer à la prière pour le mort à Kaedi.

Ce matin, la Police a procédé à un tir de gaz lacrymogène pour disperser le groupe. Ces projectiles furent tirés dans une rue commerçante dont l’une des allées mène vers une école privée où se déroulaient des cours. La police n’a fait preuve d’aucun discernement ni d’esprit de dialogue, comme l’aurait fait une force républicaine. Je pense que ce fut gauche de la part des autorités de réprimer ce groupe qui ne représentait aucun danger pour qui que ce soit. Ceux qui sont dangereux sont à l’abri des gaz lacrymogènes dans le confort benoit des salons climatisés payés avec des deniers en général volés. C’est dommage. Voilà mon coup de gueule d’aujourd’hui.

ALASSANE DIAKITÉ

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FLAMNET-MÉMOIRE- Les déportations 25 ans après: Les années de braise racontées à mon fils

altPour lutter contre l´oubli du génocide les pères doivent pratiquer sur leurs enfants une “transfusion de mémoire” Thomas FERENZCI.

 

C´était le 4 septembre 1986 que débuta la répression sauvage contre des militants et sympathisants des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM) suite à la publication du “Manifeste du négro-mauritanien opprimé”. En publiant ce manifeste en 1986, nous avions montré que des problèmes réels de coexistence entre les deux communautés raciales existaient. Nous avions aussi montré par quels mécanismes, ils avaient été engendrés. Nous avions également indiqué les perspectives dangereuses(guerre civile) sur lesquelles pouvaient déboucher ces problèmes, s´ils n´étaient pas résolus à temps correctement.

Nous avions enfin appelé à un débat national:” Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux.

Il faut que nous traduisons dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens“. (Manifeste du négro-mauritanien opprimé- avril 1986).

L´esprit du Manifeste était, en patriotes sincères d´attirer l´attention des pouvoirs publics sur les problèmes de la nation, en vue de leur trouver des solutions avant qu´il ne fut trop tard.

Quelle fut la réponse du gouvernement raciste de Ould Taya? cinglante, féroce et sanglante.

Depuis 1986, le régime raciste a systématisé dans le cadre de sa consolidation la politique de répression et de la mise à l´écart de la communauté noire et cela dans tous les domaines de la vie politique.

Ainsi en septembre de la même année, prenant comme prétexte la parution du “Manifeste du négro-mauritanien opprimé” le système  procéda arbitrairement à l´arrestation d´une centaine d´intellectuels noirs (parce qu´il n´avait pas des idées à nous opposer)qui furent inhumainement torturés, sommairement jugés et lourdement condamnés. Plusieurs centaines d´autres seront révoqués de la fonction publique ou contraints à l´exil.

En 1987, les corps militaires et  para-militaires connaitront une véritable purge qui se soldera par la radiation de plus de 3000 gendarmes, policiers, gardes et militaires noirs. Cette politique de mise à l´écart s´accompagne d´une volonté délibérée d´extermination de la communauté négro-mauritanienne déjà largement sous représentée dans tous les secteurs de l´Etat.

Ainsi, après l´assassinat le 6 décembre 1987 des lieutenants BA SEYDI, SY SAÏDOU et SARR AMADOU, le régime de Maawiya Ould Taya  s´attela à la liquidation physique des prisonniers politiques envoyés à cet effet à la prison mouroir de Oualata, l´écrivain TENE YOUSSOUF GUEYE, L´ADJUDANT-CHEF BA ALASSANE OUMAR, LE LIEUTENANT BA ABDOUL GHOUDOUSS, LE DOYEN DJIGO TAFSIROU y seront froidement assassinés. Le pouvoir raciste engagé dans le démentélement de la composante noire s´appuie essentiellement sur les Baathistes et Nassériens qui infiltrent l´appareil d´Etat à tous les niveaux en rivalisant d´ardeur dans la répression des noirs. C´est ainsi que durant toute l´année 1988, les exactions contre les noirs étaient devenues des pratiques quotidiennes. Les élèves , étudiants et civils noirs qui avaient tenté de manifester contre cette situation d´injustice à Nouakchott furent arrêtés, torturés et obligés à payer des lourdes amendes que les officiers de police baathistes fixaient selon leurs humeurs. 

A Kaëdi, Diowol, Rosso, Sélibaby, Nouadhibou, Zouératt, c´était la même atmosphère de terreur contre les civils noirs avec arrestations, tortures et amendes à ceux qui disaient non à l´injustice. Durant la même année 1988, le gouvernement envoya dans le Sud des brigades militaires beydanes, pour exproprier les terres, perquisitionner et désarmer les villageois négro-africains, en état de siége.

C´est dans ce contexte de chasse à l´homme généralisée contre les Négro-africains que survient le conflit “sénégalo-mauritanien”.

Profitant d´une crise sciemment provoquée avec son voisin le Sénégal, le Système affiche au grand jour sa parenté optionnelle avec la théorie nazie en reprenant à son compte les recettes désuètes des exécutions extra-judiciares et des déportations vers le Sénégal et le Mali de plusieurs centaines de Négro-mauritaniens. Utilisant à bon escient la fermeture de la frontière avec le Sénégal, les hordes barbares d´Ould Taya installent la terreur dans toute la vallée, violant des femmes, violentant des notabilités traditionnelles et chefs religieux, massacrant froidement de paisibles citoyens et contraignant d´autres à l´exil.

Alors qu´en Afrique du Sud de l´apartheïd on est persecuté à cause des idées et opinions de remise en cause de l´apartheïd, en Mauritanie où l´Etat se veut arabe, on est persécuté parce que non arabe. Autre comparaison qui irrite certainement , c´est en Afrique du Sud de Botha le pouvoir blanc, tout raciste qu´il était, n´est pas allé jusqu´à déporter les noirs du pays,  il se ” contentait”, si l´on peut dire, de les parquer dans les bantoustans et au mieux dans les townships. C´est la volonté d´épuration et cette logique sanguinaire et raciste qui permettent d´expliquer les évènements d´octobre 1990-mars 1991.

Le régime de Taya, conformément aux prétextes classiques, accusa des négro-africains(militaires, bergers, paysans, vendeurs ambulants, étudiants, chômeurs, simples fonctionnaires) d´avoir “comploté contre le régime” et procéda à l´arrestation de plus de 3000 Négro-mauritaniens. Le choix par le régime du génocide de la composante noire comme solution aux problèmes mauritaniens, à travers les évènements d´avril 1989, dans leur préparation méthodique, les conséquences horribles montrent à quel point la communauté noire était menacée dans son existence.

En mars 1991, avec la pression nationale et internationale, la dictature raciste recula et procéda à  des “remises de peine grâcieuses” qui devaient aboutir à la “libération”des prisonniers politiques négro-mauritaniens. Le bilan de ces arrestations s´élève à des centaines de morts tous exécutés extra-judiciairement, des milliers de cas de disparition dans la vallée pendant ces années de braise. Aujourd´hui, dans la totalité des villes et villages du Sud (de Ndiago à Daffor) il n´y a aucune famille négro-africaine qui ne compte en son sein, soit un exilé, soit un déporté, un assassiné ou estropié à vie.

Ould Taya est parti, Ould Mohamed Vall est passé, Ould Abdel Aziz a repris le flambeau mais on a impression que le système  est têtu, la même politique d´exclusion demeure entière. Ne dit-on pas  Chasser le naturel il revient au galop?

Le 4 septembre 86, l´histoire des années de braise commencait par là et elle continue toujours à faire des ravages et laisser des traces.  L´enrôlement discriminatoire initié par le Général-putschiste vient de prouver que les tenants du Système ne veulent pas revenir sur les “acquis” de l´arabisation. les FLAM portèrent les premières le flambeau de la résistance et elles continuent à lutter et à résister aux coups d´assaut du systéme et de ses valets. Rien et personne ne détournera ses membres de l’objectif visé: la justice et l’égalité.

On a beau critiquer, dénoncer, réformuler, réformer, refonder, on revient au même constat du manifeste de 1986 et reformuler ses recommandations: le dialogue inter-communautaire pour un Etat juste, égalitaire et non-racial.

On ne le dira jamais assez que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive. Tentons dès à présent de sortir de ce cul-de-sac qui, tout le monde le sait, ne mène nulle part. Pour en sortir, il faut, à notre avis, une attitude, un climat et des conditions. Une attitude courageuse, d’ouverture sincère et de reconnaissance du problème de fond. Un climat de décrispation sociale grâce à un train de mesures positives à l’endroit de tous ceux qui, victimes et blessés dans leur chair, ont subi des préjudices matériels et moraux. La sanction des crimes commis pour rendre leur dignité aux victimes, à leurs veuves et à leurs enfants.

Je crois qu’il faut se parler, car ce formidable potentiel de révolte enfouie commence à gronder. Il serait erroné de croire qu´avec des simples promesses on peut calmer la tempête. Il faut un débat national sur la question nationale  dont les conclusions pourraient éventuellement être soumises au peuple, pour aborder enfin la phase d’une véritable réconciliation et de démocratisation.

Nos pensées pieuses et patriotiques vont toujours à nos vaillants martyrs de Oualata, Djreïda, Inal, N´beyka, Azlat et dans toute la vallée.

La lutte continue !

Kaaw TOURÉ- FLAMNET

09 avril 2014

www.flamnet.info

 

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FLAMNET-AGORA: Les terres du waalo. Un extrait du “Manifeste du Négro-mauritanien opprimé…”‏

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Jam hiiri, jam waali, jam weeti, jam nyalli

 

 

 

Je vous envoie cet extrait du “Manifeste du Négro-mauritanien opprimé…” sur les terres du waalo.

 

Je vous enverrai ensuite mon point de vue.

Un extrait sur les terres du waalo que je vous demande de lire avant la suite.

 

«Le manifeste du negro-mauritanien opprime. Février 1966-Avril 1986. De la guerre civile à la lutte de libération nationale. Avril 1986 » (Pp : 22-28)

 

Nous avons dit que l’objectif du Système Beydane était de contrôler systématiquement toutes les ressources de l’économie mauritanienne : banques, commerce, pêche, mines. Ayant compris l’enjeu économique que représentera l’agriculture en Mauritanie dans la perspective de l’après barrage OMVS, il s’est attelé depuis quelques années, dispositif juridique à l’appui, à une réforme foncière en vue de contrôler les fertiles terres alluviales du fleuve Sénégal.

 

A/ LES TERRES ALLUVIALES DU WAALO : ENJEU POLITIQUE ET REFORME FONCIERE

 

L’histoire des terres du Waalo se confond avec celle des populations Sooninke, Wolof, Haalpulaaren qui habitent dans cette partie de la vallée du Sénégal. Malgré la sécheresse, les terres du walo demeurent encore un potentiel économique inépuisable, capable de nourrir l’ensemble des populations de la vallée du Sénégal, vivant en Mauritanie, au Sénégal et au Mali. Il suffit de les réexploiter avec une utilisation rationnelle de la terre et de l’eau. Les pays concernés, cherchent, par le moyen de l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal), à résoudre ce problème.

Au départ, le régime de Moktar O/ Daddah avait adhéré à l’OERS (Organisation des Etats Riverains du fleuve Sénégal) devenue plus tard OMVS pour des raisons essentiellement de politique sous-régionale. Le facteur économique ne pouvait être une préoccupation de ce régime et de la classe politique beydane en général, qui voyaient en cette organisation sous-régionale un moyen de développement économique et social du Sud. D’où le slogan “saborder l’OMVS, parce qu’elle ne profitera qu’aux Noirs”. La théorie du Daddahisme sur le développement du Sud était connue : un Sud développé habité par des Noirs serait une menace politique car le Sénégal n’a jamais définitivement renoncé à ses anciens territoires de la rive droite. Un territoire pauvre n’est guère alléchant pour les esprits irrédentistes. Il faut donc maintenir un Sud appauvri, démuni et dépendant économiquement du Nord. C’est dans cette optique que l’on a orienté vers le Nord ou annulé de nombreux projets de développement industriel et agricole destinés initialement à la vallée du Sénégal :

– usine de sucre installée à Nouakchott au lieu de Kaédi,

– construction d’une route bitumée reliant Rosso à Sélibaby,

– investissements agricoles pour le Gorgol détourné vers la fameuse “opération charrue” en 1965 dans les Hodh,

– investissements de petits et moyens périmètres détournés en faveur de projets de reconstructions de palmeraies en Adrar et au Tagant, etc. ….

N’eut-il été l’insistance de la RFA, de la Banque Mondiale et de la république populaire de Chine, le casier rizicole de Rosso, le PPG de Kaédi et le CPB (le casier pilote de Boghé) ne seraient jamais aménagés.

A partir de 1978, un groupe de pression opposé à la participation de la Mauritanie à l’OMVS s’est constitué. Ses principaux dirigeants étaient : Mrs. Mohamed O/ Seybout (alors conseiller juridique de l’OMVS), Youba O/ Benani (alors Directeur de la Société Nationale de Développement Rural – SONADER), Mohameden O/ Baba (actuel directeur de la société susnommé), Mokhtar O/ Zamel (alors ministre du Plan), Sid’Ahmed O/ Bneïjara (alors ministre de l’économie et des finances) et Ely O/ Alaf, à l’époque Secrétaire Général de l’OMVS. Ce groupe avait publié un mémorandum qui avait la prétention de démontrer le peu d’intérêts économiques que la Mauritanie trouverait au sein de cet organisme. Selon ce document, seuls le Sénégal et le Mali allaient réellement en bénéficier.

En contrepartie du départ de la Mauritanie de L’OMVS., les pays arabes (Libye, Irak, Koweït) et le FADES. (Fonds Arabe de Développement Economique et Social) proposèrent de financer des aménagements agricoles dans des régions à dominante ou exclusivement beydanes : l’Irak avec le projet Aftout, le La SAMALIDA (société Mauritano-Lybienne de Développement Agricole) qui a confisqué tout bonnement des terres à des personnes de la région de Rosso, le FADES avec la reconstitution des oasis en Adrar, en Assaba et au Tagant. C’est dans ce cadre que le Secrétaire Général de l’AODA. (Organisation Arabe pour le Développement Agricole) a effectué une visite de travail à Nouakchott dans le courant du mois de novembre 1985.

C’est la ruée des organismes agricoles arabes vers les terres du Waalo.

Mais les tentatives pour faire quitter la Mauritanie de l’OMVS sont demeurées vaines jusqu’à ce jour. La menace d’un conflit racial et les conséquences politiques graves pour une “Mauritanie beydane” dans la sous-région sont les principales raisons qui ont empêché jusque là les gouvernements beydanes à franchir le Rubicon.

D’ailleurs la sécheresse et la famine vont faire évoluer l’opinion beydane sur les aménagements agricoles dans le sud et sur l’OMVS. Cette sécheresse a provoqué aussi un important mouvement des populations sinistrées vers les centres urbains administratifs et économiques. La vallée du Sénégal (les deux rives) est une des régions d’accueil des populations nomades et leurs troupeaux. Cette arrivée massive de populations allogènes devient une menace politique et économique pour un Sud qui se caractérise par l’exiguïté des espaces utiles qui formaient déjà, avant la sécheresse, un fragile équilibre avec ses populations autochtones.

La famine, l’exode et la fixation des nomades arabo-berbères et leurs troupeaux dans le Sud sont donc les données nouvelles qui vont amener la classe politique et intellectuelle beydane à modifier son opinion sur l’OMVS et ses aménagements : la théorie de l’espace vital est née. Cette classe est d’accord pour la création des grands et petits aménagements agricoles dans la vallée, à condition qu’ils soient gérés par la SONADER (puisque cette société est contrôlée entièrement par des éléments beydanes) ; elle est également d’accord pour que la Mauritanie retrouve pleinement et entièrement sa place au soin de l’OMVS. Mais le préalable de tout ceci est la redistribution des terres alluviales du Sénégal, afin que les populations beydanes en bénéficient !!

Pour récupérer la plupart de ces terres, on recoure à trois moyens :

1/ – la réforme foncière,

2/ – les rachats des terres grâce à l’argent “prêtés” par les banques de l’Etat, le Fonds National et certains pays arabes à des commerçants et des éléments issus de la classe politico-militaire.

3/ – l’argumentation historique pour démontrer l’antériorité du beydane en terre mauritanienne.

I°/ La réforme foncière

Pour légaliser cette confiscation, le gouvernement de Haïdallah promulgue l’ordonnance n° 83 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale.

Cette “réforme foncière” concerne particulièrement les terres de la vallée du Sénégal qui représentent la quasi totalité des surfaces aménageables indispensables à l’autosuffisance alimentaire du pays. Mais derrière ce slogan, elle vise un double objectif.

a/ économique par la confiscation légalisée des terres au bénéfice des populations beydanes, particulièrement sa bourgeoisie compradore à qui on permet le rachat des terres

b/ politico-social en essayant d’orienter les légitimes et irréversibles revendications sociales et économiques, (mais trop inquiétantes pour le Système Beydane) des Haratines vers ces terres du Waalo, pour susciter des contradictions antagonistes entre les composantes de la Communauté négro-mauritanienne.

On saisit difficilement cet altruisme inhabituel des Beydanes qui font miroiter les terres aux paysans haratines. On se pose la question de savoir pourquoi les oasis et les grara du Nord, du Centre-Est et de l’Est qui ont été cultivées par des générations d’esclaves dont ces paysans haratines sont les descendants ne sont pas intégrés dans ces champs de miroitement.

2°/ Le « rachat » des terres

L’ordonnance n° 83 127, notamment en ses articles 1, 3, 9, 11, 12 et 14 favorise le “rachat” des terres. A la lecture de cette ordonnance, on demeure convaincu que le législateur (qui ne peut être qu’un Beydane) ignore toutes les réalités civilisationnelles d’une société (Haalpulaar, Wolof, Soninké) pour qui la terre est à la base de la formation de sa structure socio-économique, politique et culturelle.

Il existe deux types d’exploitants qui soi-disant achètent des terres :

– des éléments de “la classe prétorienne” comme les Lt colonel Boukhreiss, O/ Alioune N’Diaye, Djibril O/ Abdallah, le commandant O/ Dey et les grands commerçants, d’une part ;

– les “coopératives agricoles” beydanes qui, dans la réalité sont des commerçants (petits et moyens) disposant de moyens financiers plus faibles, d’autre part.

Les premiers font exploiter les terres confisquées par des ouvriers agricoles (pour la plupart des Haratines, mais on trouve de plus en plus de Walo-Walo et de Haalpulaar).

Les seconds, les “coopératives agricoles” beydanes assimilent officiellement leurs ouvriers à des coopérateurs associés, pour détourner l’esprit de la loi 67/71 du 18 juillet 1967 portant statut de la coopération.

Cette néo bourgeoisie bénéficie des complicités financières au niveau des banques, du Fonds National de Développement et des dons arabes pour “racheter” les terres et les mettre en exploitation.

Nous saisissons l’occasion pour rappeler aux populations du Sud qu’il est formellement interdit de vendre la terre. Boycottez, bannissez, tous ceux qui encouragent la vente des terres. La terre appartient au village. La seule réforme foncière acceptable pour nous est celle qui permet la redistribution de la terre proportionnellement aux besoins entre tous les membres du village.

Les pénibles conditions économiques dues à la sécheresse font des paysans du Sud des proies faciles face à la rapacité de cette bourgeoisie politico-militaro-commerçante. Le paysan du Sud, victime de malnutrition se laisse vite tomber dans le mirage des sommes, mêmes modiques, que ces requins font agiter devant ses yeux.

                             A cette occasion, nous stigmatisons la politique discriminatoire que le Commissariat à l’Aide Alimentaire pratique à l’endroit de la Communauté négro-mauritanienne. La Mauritanie bénéficie d’une aide alimentaire internationale destinée à l’ensemble de sa population victime de la sécheresse et de la famine, et non presque exclusivement à la population beydane. Le C.A.A. est dirigé par des éléments baassistes et nassériens chauvins qui ne méritent aucunement la confiance des donateurs étrangers. Les régions à dominante arabo-berbère regorgent de produits alimentaires provenant de ces dons. Les campagnes du Sud sont celles qui reçoivent de l’aide une fois tous les deux (2) ou trois (3) ans. L’administration territoriale dans le Sud, contrôlée presque exclusivement par des Beydanes, y joue un rôle fondamental en collaboration avec le C.A.A. C’est elle qui, en effet, prétend, dans ses correspondances adressées à cette institution gouvernementale, que les populations du Sud ne sont pas sinistrées, pour qu’elles ne bénéficient pas d’une aide alimentaire. Les autorités gouvernementales concernées et le C.A.A. restent insensibles bien sûr aux protestations des populations noires.

Et pourtant, une partie de cette aide alimentaire continue d’être acheminée par des moyens détournés, vers le Sahara Occidental.

Cette situation nous oblige à réclamer la présence de représentants des organismes donateurs pour superviser et contrôler la distribution de leurs dons à l’ensemble des populations mauritaniennes sans discrimination raciale et culturelle.

c/ L’argumentation historique

Depuis quelques années des théories historiques continuent d’occuper une place importante dans la recherche de l’argumentation beydane pour chasser les Noirs du Sud et y installer cette population beydane victime de la sécheresse celle-ci, comme on le sait, est en train de chasser une importante population nomade du Nord, et du Centre-est vers le bassin du fleuve Sénégal. Populations et bétail, émigrent vers les zones d’occupation permanente où l’agriculture est pratiquée. L’exiguïté de l’espace vital et le déséquilibre démographique ont créé une situation de conflits raciaux permanents avec destruction de cultures, agressions armées contre des paysans isolés, suivies souvent de mort d’hommes (incidents de Lexeïba dans le Gorgol en 1985). Toute réaction de défense légitime de la part des Noirs est réprimée par les autorités régionales (gouverneurs, préfets, chefs d’arrondissements, commandants de brigade de gendarmerie beydanes). Tant et si bien que les paysans n’osent guère s’attaquer au bétail destructeur. Ils n’osent même plus protéger leurs cultures par des clôtures en fil de fers barbelés . Le dromadaire maure est devenu le fléau numéro un des cultures du Jeeri et du Waalo, bien avant les phacochères, les cynocéphales et les sauteriaux.

Certaines familles nomades se sédentarisent dans les villes de Rosso, Bogué, Kaédi, Bababé, M’Bagne, Magama, Sélibaby, Gouraye etc….. Les administrateurs beydanes leur distribuent gratuitement des lots de terrains de construction sur les terres de culture des Kollade et du Jeeri (à Boghé, Kaédi, Sélibaby, Bababé, etc.) : ce sont les Jedida. Mais cela ne suffit pas. On cherche maintenant à confisquer les terres de culture dont les familles propriétaires sont connues depuis des siècles pour les distribuer aux nouveaux venus sous prétexte qu’ils sont victimes de la sécheresse. Mais, les Noirs ne le sont-ils pas ? Les administrateurs interprètent malhonnêtement l’ordonnance en leur faveur ; son article 1er, par exemple qui prétend que “la terre appartient à la nation et tout mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie”.

Face aux réactions de défense des intérêts vitaux des Noirs, l’intelligentsia beydane se met à inventer des théories historiques pour justifier les prétentions de sa communauté :

“Les Noirs de Mauritanie sont des descendants d’anciens footballeurs immigrés du Mali, du Sénégal et de Guinée” . “Les Beydanes sont les Palestiniens de la Mauritanie dont la terre a été spoliée par les Noirs qui sont leurs Juifs”!!. “La Mauritanie, seconde Palestine de la patrie arabe” !! (Journal Watan El Arabian). “Les Noirs sont des Sénégalais qui ont envahi la Mauritanie” [propos d’un étudiant nassérien lors de la conférence du Directeur de l’Institut des Langues Nationales (ILN) sur les langues nationales en 1983 à l’ENA]. “Si les Noirs ne sont pas contents, ils peuvent rentrer chez eux, au Sénégal” (propos que l’on entend souvent dans les taxis . “Les Noirs sont des Sénégalais qui nous envahissent dans nos administrations. Ils sont jusque au sein du CMSN” !! (Propos tenus par le Commandant Ahmed Mahmoud O/ Deh, le hérault de la classe politico-militaire et actuel Permanent du CMSN).

On retrouve ces théories historiques jusque dans les enseignements d’histoire et de géographie au Koweït. Toutes ces idées rappellent, à n’en pas douter, celles d’un Cheikh Sidya Baba qui, dans une lettre adressée au Gouverneur Coppolani réclamait “… le refoulement des Noirs sur la rive gauche, car les terres que ceux-ci occupent sur la rive droite appartiennent aux maures”. Selon toutes ces versions, la Mauritanie était terra ex nihilis avant l’arrivée des Arabo-berbères. Paradoxale identité avec la théorie sur l’antériorité de l’occupation de l’espace en Afrique du Sud développée par l’Apartheid.

En tout cas, la Communauté négro-mauritanienne doit prendre très au sérieux toutes ces élucubrations historiques qui sont, malgré tout, un apport logistique pour le programme de confiscation des terres alluviales du Sud.

En 1960, nous avions pris pour des élucubrations idéologiques et culturelles les revendications pour l’arabisation d’une Mauritanie que les Beydanes assimilaient déjà au monde arabe. En 1985, voilà où nous en sommes : une Mauritanie arabisée à 95 % et les Noirs menacés d’expulsion de leur patrie historique.

Quelqu’un a écrit que “… Dans les sociétés de classes (pour la Mauritanie, nous pouvons parler de races), l’histoire fait partie des outils par lesquels la classe dirigeante maintient son pouvoir. L’appareil d’Etat cherche à contrôler le passé à la fois au niveau de la politique pratique et au niveau de l’idéologie. L’Etat, le pouvoir organisent le temps passé et façonnent son image en fonction de leurs intérêts politiques et idéologiques“.

 

Ibiraahiima Abuu SAL/ 2014, seeɗto, 06 dewo biir (dimanche, 06 avril 2014)

 

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FLAMNET-AGORA: Je suis anéanti et déçu par ma Mauritanie par Racine Dia artiste

altMauritanie, pays où je suis né et grandi. Mais aujourd’hui, tant de questions me hantent sur ma nationalité. Et malheureusement, cela ne devrait pas!!! Aujourd’hui, oui, je le crie haut et fort. Pourquoi ma Mauritanie, ma terre d’origine, mon pays que j’ai servi comme citoyen et en tant que citoyen me refuse ce Droit, celui d’avoir son passeport tout simplement. 

 

Pourquoi tant de difficultés ? Qu’ai-je fait ? Ne suis-je pas une personne comme toutes les autres ? Pourquoi me refusez-vous ce droit aussi simple qu’il soit ? N’ai-je pas ce mérite? 

 

Oui, à vous, je m’adresse, vous tous dans cette administration, du directeur général au plus bas de l’échelle de responsabilité, à vous les autorités qui délivrent les passeports, dites-le moi? 

 

Il y’a un an et quatre mois que j’ai adressé une demande de passeport. Chaque jour était un espoir pour moi, car je me disais sans cesse que cette fois-ci, j’allais enfin l’avoir. Quelle patience de ma part mais aussi quel regret d’en être arrivé jusque là.

 

Le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a aucune raison valable de me refuser ce droit, mon droit. Je suis anéanti et surtout déçu de mon pays. Je trouve cet acte honteux. Je suis dans l’incompréhension totale mais surtout agacé. Et j’irai jusqu’au bout de la patience, pour obtenir ce qui m’appartient, celui d’avoir ma nationalité, le passeport de mon propre pays : la Mauritanie.

 

Racine Dia dit RJ Artiste rappeur.

www.flamnet.info

 

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FLAMNET-AGORA: Un Président noir !

alt« Le tout est déterminé, le commencement comme la fin par des forces sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, le chemin est tracé, pour l’insecte, l’oiseau, l’être humain, la plante où la poussière cosmique, nous dansons tous sur un air mystérieux, joué au loin par un artiste invisible » : Albert Einstein.

Le père de la théorie de la relativité était déiste, pour lui il n’y avait pas incompatibilité entre la science et la spiritualité, il estimait qu’on ne peut être un homme de science si l’on ne croit pas en Dieu cet « artiste invisible qui coordonne et détermine le tout ».

Du déterminisme d’Einstein nous osons croire qu’une autre Mauritanie est possible dirigée pour la première fois par un noir après ceux de l’empire du Ghana. Mais analysons d’abord la situation actuellement du pays sous les militaires et les politiques face à un peuple hors jeu.

La Mauritanie est un pays à part, à l’image d’une seconde Égypte. Voilà trois décennies que des militaires caracolent à sa tête la plongeant dans une grande crise de récession. ..et ils ne lâcheront pas le pouvoir.

Il n’y a pas une autre alternative » avait souligné lors du Forum sur l’Unité et la Démocratie, l’ ancien maire adjoint de la communauté Urbaine de Nouakchott-CUN, seul un tsunami peut l’emporter sur une tempête de sable.

Mais cette force ne réside pas dans la soixantaine de partis politiques « yobaléma » (amènes-moi) où partis « cartables » pour reprendre l’expression du « dirpub » de cet organe, d’une majorité avec un petit « m » et d’une opposition confondues dans un même moule, mais dans le peuple qui lui est loin des préoccupations politiques de l’heure.

Si la meilleure défense, c’est l’attaque, cet homme providence ne se trouve pas chez les politiques mais dans le peuple. Ce peuple qui rase le mur pour sa survie quotidienne, qui se plaint, se morfond et qui n’a pas droit au chapitre que les politiques de toutes obédiences devront sous peu affronter.

De son côté le pouvoir en place a déjà peaufiné sa stratégie de l’emporter sur l’opposition, pendant que de son côté cette dernière cherche à résoudre l’équation d’un consensus qui tarde.

Obtenir un consensus relève pour elle des douze travaux d’hercule car dans le champ des négociations Etat-Partis politiques, les chances d’aboutir sur un accord consensuel devaient l’emporter sur tout le reste, et les bénéfices à en tirer seront partagés par tous.

Mais tout porte à croire que nous somme loin du compte. Les politiques qui ne roulent que pour leurs intérêts, à trois mois des élections, adoptent une position attentiste. Le principal défi pour eux sera de trouver un équilibre pour le partage des responsabilités face à un imbroglio politique qui prend en otage le peuple. A quelques encablures de la présidentielle ils ne sont pas arrivés à mettre un peu d’ordre dans ce grand bazar politique.

Dans les colonnes des journaux, dans les radios et télévisions, les sorties au vitriol des deux parties n’obéissent qu’à une volonté de régler des problèmes privés qu’ils ont eut par le passé. Pas une des deux parties ne veut lâcher du lest.

Nos politiques de l’opposition s’ils savent lire entre les lignes, gagneraient à analyser les propos du Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement qui ne semble pas être sur la même longueur d’onde que son premier ministre. La mésentente se trouverait-elle au sommet ? C’est une question.

Les mauritaniens vont aller aux urnes pour la seconde fois dans un peu plus de trois mois. Un décalage qui nous rappelle les joutes électorales des locales et législatives. Leur dénominateur commun sera un taux de participation des plus bas pour les négro-mauritaniens. Aziz sait qu’il ne saurait attendre quelque chose des déportés, car la conspiration qui a été à l’origine de leur massacre et de leur déportation est toujours actuelle.

De retour chez eux, les déportés meublent la galerie sans aucune pièce d’état-civil. En vingt-cinq ans ils ne sont plus sujets d’attention pour un régime militaire qui les avait bannis et qui continue à fouler du pied leurs droits. Que dire de l’opposition ?

Le Forum sur l’Unité et la Démocratie –FUD- ne s’est guère appesanti sur le cas de leur citoyenneté. Le passif humanitaire évoqué dans les travaux d’ateliers ne concernerait que des réfugiés revenus chez eux depuis longtemps et qui ont de façon sectaire et ignoble géré leur cas.

Que dire des autres frères aux « mains sales » restés au pays, véritables bénéficiaires avec les génocidaires de leur race, des dividendes de la déportation ?

Même les cadres de la fonction publique n’arrivent pas à se retrouver dans leur ancien service. C’est çà aussi la Mauritanie avec une absence totale d’administration.

Pas un parti politique n’est majoritaire dans ce pays de moins de quatre millions d’âmes ; c’est le peuple qui court derrière sa dépense quotidienne qui l’est, et il a d’autres chats à fouetter, vu qu’il n’a jamais tiré profil des avantages d’une quelconque compétition électorale.

Quant aux déportés de retour, instruits pour la plupart ils vont devoir peser de tout leur poids pour un homme de couleur, indique nos sources.

Un truisme qui n’est ni ignoré par les cadres négroïdes, ni par les leaders de partis de l’opposition encore moins par l’Etat. C’est donc dire que tous ces partis qui réclament les suffrages des mauritaniens ne sont muent que par leurs desseins propres.

Etat et opposition c’est kif-kif, ils ne rament pas à contre courant mais ensemble. Si non comment comprendre que des mauritaniens « ramenés chez eux », puissent y demeurer apatrides ?

La pilule a du mal à passer pour eux, sinon au nom de quoi cet échange de bons procédés en porte à faux avec toutes les règles d’égalité des citoyens devant la loi a-t-il pu perdurer ? La raison est toute simple, ils sont noirs majoritaires et pas arabes. Mais un civil négroïde sera enfin élu à la tête de ce pays « contre vents en marées ».

Un noir Président : Oui ! Toute chose à une fin. Il y aura sous peu un négroïde à la tête de la république islamique de Mauritanie, car on ne peut changer le cours de l’histoire, on le subi vu que le hasard n’existe pas. Le pays sera-t-il assez démocrate pour accepter un noir à sa tête ? « Waït and see ».

Le sacrifice de Mandela était de rendre l’Afrique du Sud à ses premiers habitants face aux boers colons. Il y a cru et réussi. Si les premiers habitants de notre pays sous l’empire du Ghana étaient négroïdes, leur retour aux affaires des siècles après, semble imminent.

Pour beaucoup d’observateurs, la preuve de l’élection d’un noir à la tête de ce pays a été donnée par les chiffres. Commençons par les 36 ans du règne militaire. Mettez 36 à l’envers, cela vous donne 63, l’âge du rappel à Dieu du sceau des prophètes, Mohamed (PSL).

Sur un autre registre, il ya 33 ans c’était le coup d’état manqué de Kader et de son commando, Quatre officiers seront exécutés, l’un d’eux s’appelait Moustapha donc homonyme du prophète, feux ces parents s’appelaient Abdoulaye (Abdullah) et Aminata comme ceux des parents du meilleur des hommes.

A sa mort en 1981, ce Moustapha avait 33 ans un chiffre plein de sens pour ceux qui s’intéressent à la numérologie. C’était l’âge d’Issa Ibnou Mariama, prophète d’une religion révélée.

L’épouse du premier président de ce pays vient de sortir un livre, 36 ans après la destitution de son mari feu Moctar Ould Daddah, père de cette nation, Marième sans s’en rendre compte vient de sceller la fin du règne kaki.

Comprendra qui veut, mais il est sûr que si les militaires tenteront de jouer les durs, en essayant de conjurer le sort, ils mèneront le pays à dérive, car les choses viendront d’elles mêmes, car « le tout est (d’avance) déterminé ».

Sous le magistère de l’armée, la Mauritanie reste encore un pays trop éloigné de l’idéal d’une école républicaine, un pays trop au service d’une société de l’argent facile ou l’on ne développe rien, cela doit cesser. Et quand ils (les militaires) s’opposeront de voir un noir aux commandes, ils ne feront que montrer à la face du monde que la démocratie prônée en Mauritanie n’est que de façade.

Amadou Diagne Niang.

www.flamnet.info

 

 

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