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Déclaration de la Coalition Anti-Système à propos du « Passif humanitaire »
A partir de 1986 le colonel Ould Taya déclenche une violence inouïe contre la
communauté négro-africaine qui ira crescendo et finira par ce qu’on
appellera par euphémisme ‘’Passif humanitaire ‘’, afin de maquiller une tentative de génocide.
Il s’agit d’évènements graves et tragiques à caractère raciste ,survenus entre 1988 et 1991, ayant affecté particulièrement la communauté peule du pays
,dans l’impunité totale ; évènements qui se sont traduits par la répression et la déportation de populations, des spoliations en tous genres , des radiations administratives massives et des exécutions extra- judiciaires innombrables dans la vallée du fleuve et dans l’armée , dont le point culminant fut la pendaison de 28 soldats négro-africains le 28 novembre 1990 , en guise de célébration de notre indépendance nationale .
Ces crimes graves ont eu pour conséquence de diviser nos communautés et
de fragiliser davantage notre Unité Nationale.
La Coalition Anti-Système estime que la réparation de ces immenses dommages passe par une solution collective qui s’adosse sur la Justice transitionnelle, à l’image de bien des pays ayant vécu pareille situation,
comme l’Argentine, le Chili, l’Afrique du Sud, le Maroc et la Gambie à côté.
Une Justice transitionnelle qui repose sur les devoirs de Justice , de Vérité, de Réparation et de Mémoire’’ pour qu’au bout du processus, intervienne le Pardon .
‘’Trouver des solutions adaptées à nos réalités’’, tel qu’on l’entend ici et là, ne vise qu’à tronquer ce dossier, à nier un crime de masse. Or nier un crime de
masse revient à encourager d’autres crimes dans le futur. Un génocide ça ne se
pardonne pas et ne saurait être soldé par de l’argent.
La solution à ce dossier douloureux devra opérer comme une catharsis, afin de mieux sceller les retrouvailles et la réconciliation nationale .L’on sait qu’iL n’y a pas de paix sans réconciliation, ni de réconciliation sans Justice. Révéler toute la vérité pour cicatriser la plaie et conjurer les périls futurs constitue une étape indispensable dans la résolution durable de ce dossier.
Par ailleurs, au vu des confusions et des amalgames entretenus par le Pouvoir et ses acolytes, il ne serait pas superflu de recadrer ici le débat.
En effet, il y a lieu de rappeler que le problème fondamental des négro-
africains (veuves et orphelins compris ) n’est pas le « Passif » en lui-même, mais l’exclusion systémique et systématique qu’ils vivent au quotidien,
exclusion à l’origine même de ce ‘‘Passif’’.
Ce sont bien ces politiques d’exclusion à caractère raciste et toutes ces injustices accumulées qui en sont la cause première. Il ne faut donc pas confondre l’effet et la cause. L’adage dit que pour soigner une plaie il faut crever l’abcès et que pour guérir un mal il faut s’attaquer à sa racine, traiter la cause. C’est donc à ces politiques discriminatoires et racistes, racine du problème, qu’il faut s’attaquer si l’on veut résoudre, durablement et
correctement la question du ‘‘Passif’’ et nous prémunir de toute récidive.
La Coalition Anti-Système, opposée à toute solution de complaisance concernant ce dossier :
– Invite le Pouvoir à oser faire face à notre histoire et à trouver des solutions
viables et durables à ce problème afin de permettre à notre pays de repartir du
bon pied,
– Salue le courage de ces veuves qui, par dignité et respect à la mémoire de
leurs époux , refusent de céder à l’appât du gain , aux milliards d’ouguiyas
miroités pour aiguiser l’appétit des plus cupides et saborder le dossier ,
– Et appelle enfin tous les patriotes sincères à apporter leur soutien à ces braves dames, à ces orphelins et à ces rescapés soucieux de voir éclater la vérité, dans cette juste cause qu’ils défendent au nom de la dignité, de la justice et de la mémoire.
Nouakchott, le 13 novembre 2025
Les Signataires :
-RAG
– IRA
– FPC
– DEKAALEM
– CVE
– MEJD
– MITHAQ HARATINES
– PAREN/VE
NÉCROLOGIE : LES FPC EN DEUIL, UN VAILLANT COMBATTANT DE LA LIBERTÉ EST PARTI !
Nous venons d´apprendre avec une grande tristesse le rappel à Dieu de notre très cher frère et camarade Moctar Aly Sy, décès survenu ce mercredi 7 mai 2025 à Arizona aux États-Unis d’Amérique.
Nous venons de perdre un militant hors pair, un homme de foi et de conviction et surtout un grand combattant de la liberté. Cette disparition est une immense perte pour les FPC.
Moctar Aly était un de nos militants des plus convaincus de la lutte au plus fort du combat. Déporté en 1989 par les autorités racistes de Nouakchott au Sénégal avec tout son village, camarade Moktar n´avait pas perdu du temps pour intégrer les structures des Flam en exil et pour devenir un des poumons les plus actifs de la sous-section de Thieko-dago (Île à morphil- Vallée du fleuve du Sénégal) et surtout un des combattants de la RÉSISTANCE pendant les années de braise. Courageux, convaincu et déterminé Thierno, a toujours été au front et à l´appel du mouvement.
Il était aussi un des conseillers et collaborateurs les plus proches du président Samba THIAM mais surtout un des piliers de la section américaine des FPC. Il vient de nous quitter loin de sa terre nationale, la Mauritanie qu´il aimait tant.
Le BEN des Forces Progressistes du Changement (FPC) et à travers lui tous nos militants et sympathisants adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille, à toute la communauté des combattants de la liberté, à tout le Toro, Beylane et Ngourdiane pour cette grande perte.
A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes, nous répéterons après
d’autres, cette oraison funèbre : ” Moctar Aly, ta vie fut combattante, ta mort héroïque, ton sacrifice sacré et ta mémoire éternelle”. Adieu grand combattant!
Qu´Allah le Tout -Puissant vous accueille en son Saint Paradis et que la terre vous soit légère.
A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.
Et la lutte continue !
Le département de la Communication des FPC


Déclaration
La situation politique actuelle que traverse notre pays est marquée par un climat délétère, illustré notamment par la chasse aux migrants subsahariens en situation irrégulière, dont certains vivent parmi nous depuis des décennies. Par un glissement inquiétant, cette politique cible désormais des citoyens mauritaniens noirs. Le cas du jeune Ramadan, déporté au Mali avant d’être renvoyé en Mauritanie par les autorités maliennes, constitue une illustration flagrante entre autres. Par ailleurs, les points de passage fixes entre la Mauritanie et le Sénégal ne doivent en aucune façon constituer une source de provocations ou de vexations, mais être gérés avec souplesse au regard de la réalité du terrain et du vécu des populations locales.
À ce climat de terreur s’ajoute une campagne d’intimidation et de menaces dirigée contre des acteurs politiques et des militants des droits de l’homme, emprisonnés pour avoir critiqué les politiques du gouvernement du Président Ghazouani. Deux honorables députées de l’opposition, en l’occurrence Mariem mint cheikh et Ghamou Achour, connues pour leur franc-parler, sont maintenant dans le viseur des tenants du Système qui menacent de lever leur immunité parlementaire .
Toutes choses qui démontrent un recul manifeste des libertés démocratiques dans notre pays et créent , simultanément, une situation de tension et de crispation peu favorable à la tenue d’un dialogue apaisé et serein qui ,du reste suscitait déjà doute et scepticisme, maintenant renforcés , en raison de l’absence d’une volonté politique réelle , solonnellement déclarée au plus haut niveau.
Au regard de ce qui précède, la Coalition Anti-Système, profondément attachée à l’unité, au vivre ensemble harmonieux et au respect des conventions internationales ratifiés par la Mauritanie, soucieuse de préserver de saines relations avec le monde et nos voisins, dans l’intérêt de nos compatriotes résidant à l’étranger,
• condamne fermement cette campagne d’intimidation et de répression ;
• appelle instamment les autorités à prendre des mesures d’apaisement urgentes qui passent par la libération immédiate de tous les détenus d’opinion sans exception, le respect des libertés démocratiques garanties par la Constitution, la reconduction à la frontière des immigrés clandestins en situation irrégulière dans le respect de leur dignité, et, enfin et surtout, la cessation immédiate de l’amalgame entretenus par les forces de sécurité entre étrangers et citoyens nationaux.
Fidèle à son engagement en faveur des droits, des libertés et de l’unité nationale, la Coalition Anti-Système appelle toutes les forces vives du pays à se rassembler pour l’instauration d’un état de droit qui sauvegardera notre nation.
Coalition Anti-Système
Nouakchott, 27 avril 2025
DECLARATION SUR LE PROJET DE LOI RELATIF AUX PARTIS POLITIQUES
Malgré la vive opposition de la quasi-unanimité de la classe politique, toutes origines confondues,contre son projet de loi liberticide sur le statut des partis politiques, le gouvernement persiste et signe et s’apprête à faire adopter par une assemblée nationale quasi-monocolore, son projet de loi sur les partis politiques. Revenant sur la parole maintes fois réaffirmée par les plus hautes autorités du pays et sur les engagements definis de commun accord avec les partis d’opposition à maintes occasions, le gouvernement a donc décidé un passage en force pour imposer definitivement la fin programmée et à court terme, du peu de pluralisme qui restait encore de notre balbutiante démocratie. Cette méthode de décision unilatérale qui rappelle les pires moments de la dictature militaire rompt avec les orientations d’apaisement et d’ouverture au dialogue affichées jusqu’ici par le regime.
Dans le fond, le projet de réforme transforme radicalement le statut et le régime juridique des partis politiques qui passent du système déclaratif ( dépôt de récepissé ) à celui de l’autorisation qui donne au Ministère de l’interieur le rôle du grand parrain des partis disposant sur eux, par voie discretionnaire, du droit de vie et de mort. L’ordonnance 1991-024 du 25 juillet 1991 ( modifié) que le projet en cours veut déchirer en mille morceaux est en effet, on ne peut plus clair en son article 7. La constitution des partis résulte d’une déclaration auprès du Ministre chargé de l’Interieur qui reçoit la demande et délivre obligatoirement un récépissé en retour. L’art 15 précise que ledit récépissé ” confère au parti politique la jouissance de la personnalité morale.”
Pour détruire ce système de déclaration en vigueur, des mécanismes d’une grossiereté inouie sont proposés qui transforment les partis en simples organismes tolérés par le régime à travers son ministere de l’Interieur qui disposerait même du droit souverain d’exclure des citoyens de toute vie politique suivant son seul bon plaisir, en posant des conditions de reconnaissance et d’activités des partis qui violent gravement la constitution et les conventions internationales et remet en cause l’essentiel des acquis de notre peuple en matiere de multipartisme. On peut légitimement se poser la question de savoir ce que cherchent reellement les initiateurs de ce projet maléfique.
Face à la gravité de la situation et aux risques graves qu’elle fait courir aux principes élementaires de la démocratie pluraliste, les partis signataires de cette déclaration exigent du gouvernement :
– La fin immediate du gel illegal des acrivités des partis qui ont rempli toutes les conditions légales prevues dans la loi en vigueur sur les partis politiques, en leur délivrant le recipissé de leur déclaration
– Le retrait immediat du projet de loi liberticide et l’ouverture des portes du dialogue sur toutes les questions liées aux aspects saillants de notre démocratie en difficultés majeures ( statut des partis, code électoral, neutralité de l’administration…)
Signataires:
1.AJD/MR
2-UFP
3-TAWASSOUL
4-RFD
5-COALITION ANTI SYSTEME
6-PLEJ
7-FRUD-
8- Les Forces Nationale pour le Changement
9.M.P.P:Mouvement populaire progressiste
Nouakchott le 23 Janvier 2025
commemoration du 28 novembre
Commémoration du 28 novembre : déclaration de presse des FPC
Le 28 Novembre ne pourra plus jamais être, pour tous, ce jour d’optimisme symbolisant la renaissance à la dignité et à la liberté du peuple mauritanien tout entier. Depuis le 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour- symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un Jour de douleur, de deuil, de grande tristesse pour toute la communauté négro-africaine, et en particulier pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.
En effet, le 28 novembre 1990, le pouvoir arabo-berbère, symbolisé par le régime du Colonel ould Taya, fait pendre, de sang froid par leurs frères d’arme, 28 soldats noirs mauritaniens, pour fêter le trentième anniversaire du pays ! Ils ont été pendus pour célébrer l’arabité exclusive de la Mauritanie, en solidarité avec l’Irak de Saddam Hussein, et parce qu’ils étaient noirs et non arabes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous Forces Progressistes du Changement ( FPC), demandons à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays – la Mauritanie- à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine.
Les FPC apportent leur soutien à ceux qui restent encore attachés au devoir de justice et de vérité.
Nous Forces Progressistes du Changement ( FPC) , exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier :
– La restitution des dépouilles des pendus du 28 novembre 1990 à leurs familles,
– L’ application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire , des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon .
La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
La lutte continue!
Nouakchott le 28 Novembre 2024
Le département de la Communication




