Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Exigence de la COD de l’annulation des scrutins : Un coup d’épée dans l’eau ?

altLa Commission de Communication de la COD a organisé hier mercredi une conférence de presse au siège de l’UNAD, au cours de laquelle, elle a réitéré son exigence de l’organisation d’élections transparentes et de l’annulation pure et simple des échéances tenues le 23 octobre dernier.

Une sortie de la COD qui risque de ne pas trouver une ouïe consentante, même si le pouvoir est profondément indisposé par les performances électorales surprenantes réalisées par ses challengers au premier tour des derniers scrutins et malgré une petite avance en termes d’élus, fortement compromise pour le second tour.

Une revendication qui peut également susciter l’ire des autres opposants centristes et radicaux notamment l’APP, El Wiam et Tawassoul, lesquels relativement réjouis de leurs prouesses au premier tour et ambitionnant d’améliorer le poids de leur élus sur la scène nationale, seraient hostiles à toute annulation des élections qui pourraient conduire à l’éclatement de leur représentativité électorale ardemment acquise.

Avec une opposition radicale qui réclame la reprise des élections d’une part et d’une majorité déterminée à l’exclure coûte à laisser du surplace pour d’autres partis de l’opposition modérée ou islamistes, l’appel lancé par la COD s’identifie à un coup d’Epée dans l’eau qui n’aura aucun effet sur le cours des choses.

C’est d’autant vrai que sur le terrain, les partis qualifiés au deuxième tour de gauche et de droite sont, malgré les insuffisances des premiers scrutins, sur le pied de guerre pour améliorer leurs résultats à cette échéance décisive de laquelle, nous ne sommes plus séparés que d’une dizaine de jours.

Avec le Nouvel AN et au rythme où le cours politique va actuellement, la future Assemblée nationale qui connaît déjà certains de ses prochains députés, aura atteint le seuil de maturité pour commencer un nouveau mandat parlementaire difficile à reprendre depuis zéro.

A propos des revendications de la COD, notons que ses leaders ont presque tenu le même langage à cette conférence de presse, réclamant l’annulation des élections législatives et municipales du 23 novembre dernier et l’organisation de nouvelles élections transparentes.

” La mascarade électorale du 23 Novembre était pire que l’on attendait ; elle n’a fait que permettre au (président mauritanien) Ould Abel Aziz de distribuer des postes de député et de conseiller municipal pour calmer des mécontents ” a déclaré Ahmed Ould Daddah, président en exercice de la COD.

“Même des partis qui ont participé au scrutin ont reconnu que la COD avait parfaitement raison de le boycotter les élections lesquelles n’ont servi qu’à renfoncer la crise politique et de créer des dissensions tribales et régionales” , a-t-il déploré.

Md O Md Lemine

 

Source: Temps Forts

Partagez

Afrique du Sud: le monde se réunit à Soweto pour rendre hommage à Nelson Mandela

altC’est un fait sans précédent dans l’histoire. Un hommage grandiose à Nelson Mandela se tient à Johannesburg ce mardi 10 décembre 2013. La cérémonie va réunir tout ce que le monde entier compte de chefs d’Etat, de têtes couronnées et de célébrités, au beau milieu de 80 000 personnes rassemblées au stade de Soweto. Les défis logistiques et sécuritaires sont multiples : 11 000 soldats et policiers sont mobilisés tout au long de cette journée pour garantir le bon déroulement de l’événement.

 

Avec notre envoyé spécial à Johannesburg

C’est une cérémonie incroyable : se réunissent en Afrique du Sud cent chefs d’Etat, des rois, des princes, des stars du show-business, Bono, Peter Gabriel, un stade de 80 000 places archicomble. Trois autres arènes sportives de Johannesburg diffusent la cérémonie en direct sur des écrans géants ; des milliers de journalistes sont accrédités et des satellites relayent les images vers les télévisions du monde entier.

Barack Obama, Raul Castro, Ban Ki-moon, Dilma Rousseff, ou encore Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, s’exprimeront à la tribune. Tout le monde souhaite y être ou en être. Les funérailles de Nelson Mandela et leur gigantisme global et digital font de l’ombre à celles de Jean-Paul II en 2005 et de John Fitzgerald Kennedy en 1963. Aucune figure au monde n’a fait à ce point l’unanimité.

L’Afrique du Sud, au ban des nations hier, est aujourd’hui ivre de fierté. Séparés hier, les Sud-Africains blancs, métis, indiens et noirs diront au revoir ce mardi, ensemble et debout, au héros de la lutte anti apartheid, en espérant qu’il n’y ait pas de raté dans les stades et sur les routes.

Les défis logistiques et sécuritaires semblent en effet gigantesques ; 11 000 soldats et policiers sont mobilisés pour garantir le bon déroulement de l’événement. Des sociétés de sécurité privées recrutaient encore, jusqu’à ce lundi, des agents aux abords du stade FNB.

Ce mardi à Soweto, il y aura tout de même la famille, et les amis, à commencer par Andrew Mokete Mlangeni, coaccusé de Nelson Mandela sur les bancs du procès de Rivonia, puis codétenu au bagne de Robben Island. Quatre de ses petits-enfants rendront également hommage à leur grand-père, père de toute la nation.

 

Source: RFI

Partagez

Loupe du Jour : Le temps de l’impasse

altDepuis la tenue samedi 23 novembre 2013 du premier tour des élections législatives et municipales, le pays vit dans l’impasse. Ni la proclamation par la CENI des résultats partiels, ni les contestations fournies et appuyées des différents acteurs politiques, ni les sorties agressives de la COD n’y ont fait quelque chose, le pays semble mourir de sa propre mort.

Presque rien ne s’y passe plus, même si tant bien que mal, la vie essaie de reprendre de sa normalité, si tant est qu’il y a normalité dans ce pays.

Deux semaines durant, nous avons eu droit au grabuge, à la musique non stop et à trop peu de discours. Les acteurs politiques, ou ceux qui se présentent comme tels, ont privilégié le folklore et la sonorité. Tous les « ingrédients » d’une fête étaient réunis : jeunes déchaînés, tentes bien ornées, musique non stop, thé sans arrêt sous la tente et d’autres choses encore.

On l’avait prédit, notre campagne qui n’a dérogé à aucune des règles préétablies depuis 1991, aura été creuse et terriblement vide. Le citoyen qui s’était habitué aux mêmes cérémonies folkloriques, au même faste « illicité » dans la rue, n’a vu se rééditer devant ses yeux que la pâle restitution de ce qui se passait avant. C’est dire que la campagne a été l’occasion de s’adonner à tout, sauf à la politique.

On ne se mettra pas à regretter les acteurs de la COD qui ont décidé de boycotter les échéances, mais d’aucuns sont obligés de constater que les grands débats de société n’ont pas été discutés, disséqués, débattus et expliqués.

Les questions de l’éducation qu’il faut donner à nos enfants, des modes de gestion qu’il faut suivre pour notre pays, les mécanismes de redistribution du pouvoir et des richesses entre les fils de ce peuple, les règles d’équité et d’égalité entre citoyens -qui n’ont jamais été une réalité dans ce pays-, la réhabilitation du service public sont autant de problématiques qu’il fallait débattre , en vain.

S’y ajoutent naturellement les épineuses questions qui font peser d’énormes menaces sur notre cohésion et notre unité nationale, à savoir les questions de l’esclavage et des injustices criantes qui se pratiquent encore à ciel ouvert dans cette Mauritanie. Pays de contradictions par excellence, la Mauritanie ne peut pas se construire sans cette discussion et ce débat que la classe politique n’a pas voulu, ou n’a pas pu engager.

Il faut bien le dire : nos hommes politiques, hypocrites par excellence, sont les alliés objectifs d’un Etat qui ne tolère point la discussion d’où peut jaillir le progrès. Les clichés désuets d’un Etat qui doit rester toujours fort et implacable, sont entretenus par une classe de leaders, avides de pouvoir et de prébendes.

Voilà pourquoi nos hommes politiques n’ont pas débattu durant la dernière campagne électorale, chacun préférant jouer à la politique de l’Autriche en enfouissant sa « tête » dans le sable aux fins d’éviter de soulever des questions qui ne font pas « l’unanimité », comme s’il y avait une seule question sur laquelle tout un peuple pouvait être unanime !

La campagne comme l’après-campagne, n’ont finalement pas profité au pays, loin s’en faut. Ils n’auront servi qu’aux moutons de Panurge que sont les hommes politiques et leurs partis, qui auront fêté près d’un mois durant au carnaval du folklore et de l’opportunisme. N’en n’était-ce pas la saison, ou plutôt, la raison ? !

Cheikh Tidiane Dia

 

Source: le renovateur

Partagez

L’Afrique de nouveau Française

altDevant un portrait géant de Nelson Mandela, François Hollande prononce son message d’ouverture du sommet de l’Elysée, le 6 décembre 2013. Photo Elysée.

Ce n’est ni le Président en exercice, ni la Présidente de la Commission de l’Unité Africaine, qui ont annoncé la création de la force Africaine d’intervention. C’est le Président Français, François Hollande, en personne, qui l’a annoncée. Il l’a fait devant une cinquantaine de Chefs d’Etat, sans que personne ne s’en émeuve.

La France décide, au nom et pour le compte de l’Afrique. La France va créer, par l’Afrique une force militaire d’intervention. Où ? Là où elle le jugera opportun ! A cet effet, elle formera et entraînera, annuellement, vingt mille militaires africains, pour constituer ladite force.

Nos dirigeants étaient là, en grand nombre. Ils écoutaient, studieusement, voire religieusement. Ce qu’ils entendaient, et auquel ils étaient venus prêts et préparés, est une aubaine pour eux. Ces despotes incorrigibles, et corrompus invariants, voient la France se mettre à leur offrir les moyens de perpétuer les pouvoirs qu’ils continuent de monopoliser. De l’Afrique française, nous sommes passés par la France-Afrique, pour revenir maintenant à l’Afrique de la France. Les pouvoirs en place y trouvent leurs comptes, et la France y a grand intérêt.

Les intérêts de la France :

De l’aveu même du Président Hollande, la France aurait perdu 50 % du volume de ses « échanges » avec le continent noir. Ces « échanges », côté africain, se sont orientés vers les nouveaux pôles que sont la Chine et l’Inde. C’est la menace et la bête noire pour les occidentaux : les pays émergents.

A cette invasion économique venue de l’Est, il s’est ajouté un autre défi, sécuritaire celui-là. Un défi aggravé par les conséquences de la guerre de Libye, alimenté par les prises d’otages et les divers commerces illicites qui passeraient par l’Afrique, venants d’Amérique de Sud, pour parvenir à des débouchés au sud de l’Europe.

La situation n’est pas, non plus, facilitée par la course des émigrants clandestins qui, s’ils ne meurent pas par dizaines au Sahara, finissent malheureusement, pour la plupart, dans les fonds marins, aux cimetières, ou centres de concentration du sud de l’Italie.

Il est clair que la France se devait de trouver des moyens appropriés pour faire face à cette triple menace : économique, sécuritaire, démographique.

Devant la menace économique, la France a pensé d’abord à attirer vers elle, le maximum d’étudiants des pays dits émergents. Pour ce faire, ils pensent que l’introduction de l’anglais comme langue d’enseignement dans les universités françaises, est une bonne parade, quitte à délaisser la francophonie et les francophones, à leur sort. Le pouvoir économique, semble primer sur le rayonnement culturel. Ne pouvaient-ils pas aller de pair ?

Il va sans dire, que les intérêts économiques ne prospèrent que dans un environnement sécurisé.

On dit que l’argent est le nerf de la guerre. Accouplée à la force militaire, ils deviennent tous les deux l’instrument privilégié de sécurisation des intérêts économiques.

Avec d’éventuels nouveaux projets français en Afrique, et la crise qui s’installe dans la durée en Europe, le phénomène migratoire pourrait être résorbé, par la création d’opportunités d’emplois au niveau des pays ‘’exportateurs’’ de clandestins, et la démystification de cet Eldorado chimérique européen.

La création de cette nouvelle force « Françafricaine », sera bénéfique à la France, en lui permettant, à nouveau, de faire main basse sur le continent. Pour les dirigeants africains, elle est une bénédiction du ciel.

La bonne étoile des dirigeants africains :

Les dirigeants africains ne peuvent que jubiler. Ils ont leur « OTAN », imaginé, structuré, formé, financé, équipé, et dirigé par la France. Avec la création de ce nouveau « pacte militaire » avec la France, ils doivent se sentir immunisés. C’est un retour, qui ne dit pas son nom, aux accords révisés dans les années 70, par la plupart des pays africains, sous la pression des opinions publiques, jadis influentes sous la houlette des jeunes élites patriotiques.

Avec cette nouvelle consolidation des « institutions militaires », par et pour la France, au sommet dit de « L’Elysée », on affaiblira, sans nul doute les semblants d’institutions dites démocratiques, que la France de Mitterrand, au sommet de la Baule, avait imposées comme condition nécessaire à l’éligibilité à l’aide au sous-développement.

Les affaiblir, est un euphémisme, pour quelque chose qui était déjà agonisant. Les parodies de démocraties ont montré leurs limites. Elles n’ont permis, ni une évolution économique, ni une avancée socio-politique. Leurs résultats varient entre nul, négatif, et néfaste.

Ces nouvelles orientations ne seront certainement pas de nature à impulser nos éternellement « processus » démocratiques. Les mandats de nos immortels dirigeants pourront s’étirer avec une élasticité infinie. Les torchons de Constitutions se modifieront à volonté, et seront variables dans le temps et dans l’espace. Les mal élus demeureront malléables et corvéables, et obéiront à la moindre allusion, ou au petit clin d’œil, ou au minime geste de la tête.

Les biens mal acquis, les suffrages mal obtenus, les fonctions non méritées, les élections concoctées, les suffrages non ou mal exprimés, les droits spoliés, les devoirs mal accomplis, tout cela passera par compte pertes (pour les africains) et profits exceptionnels (pour la France et ses pions locaux).

Ce projet était certainement en couveuse depuis longtemps, et le problème de la République Centrafricaine (RCA) n’en a été que le détonateur. C’est, parait-il, pour stopper un cycle de violence à tendance génocidaire. Quelle hypocrisie ! J’ai entendu Monsieur Louis Michel fustiger le régime de Bozizé (pour lequel je n’éprouve la moindre sympathie), et vanter les mérites des forces (SELECA) qui ont débarrassé la RCA de cette tyrannie. Il doit se rendre compte, trop tard, qu’une mauvaise démocratie vaut mieux qu’une bonne pagaille.

Un élément important de notre culture africaine continue d’échapper, par inadvertance ou à dessein, à tous les chercheurs et spécialistes français, DGSE comprise. Autant nous sommes réfractaires à la démocratie copiée qui ne colle pas chez nous, autant nous sommes allergiques à la domination. Les solutions dont ils ont besoin, et que nous voulons pour eux et pour nous, sont à notre portée. Mais nous n’y parviendrons, ensemble, que si s’ils nous donnent la latitude d’adopter le mode de gestion de nos sociétés qui nous sied.

Debellahi Abdeljelil

 

Source: cridem

Partagez

Paris: «L’Afrique devait assurer elle-même sa sécurité » (Hollande)

alt«L’Afrique devait assurer elle-même sa sécurité; c’était un principe fondamental. Il n’y a pas continent qui ne puisse assurer par lui-même son destin», a déclaré le président français, dont les troupes interviennent depuis janvier 2013 au Mali et elles viennent de s’engager en Centrafrique, après la Côte d’Ivoire et la Lybie.

François Hollande s’exprimait au sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique vendredi et samedi à Paris. Il a prôné pour une force panafricaine efficace et rapide à mettre en place d’ici 2015 avec le financement de la communauté internationale.

Le président français a aussi promis la formation de 20 Milles soldats africains par an.

 

Source: alakhbar

Partagez