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Chaine Al Mourabitoune : Suppression de la rédaction française
Le conseil d’administration de la chaine privée, Al Mourabitoune vient de renvoyer toute l’équipe de la rédaction française sans avancer des justificatifs. A l’heure où nous mettons sous presse, le journal français de la chaîne est renvoyé, entre autres émissions, aux calendes grecques.
Depuis quelque temps, les spectateurs du petit écran de la chaine privée, Al Mourabitoune attendent en vain le journal français du soir. Selon un journaliste de ladite rédaction qui a gardé l’anonymat, « le conseil d’administration s’est réveillé un beau jour pour demander à toute l’équipe de plier bagage ».
Et notre interlocuteur de faire remarquer en substance qu’auparavant l’heure du journal était fixé à 22h avant d’être renvoyé à 23heures. « Une heure où beaucoup de Mauritaniens sont au lit donc, le journal français passait inaperçu », selon lui.
Avec la suppression du journal français, la chaîne Al Mourabitoune rejoint la chinguity TV, qui elle, n’a jamais produit une quelconque émission en français. Un traitement presque analogue est destiné aux langues nationales qui bénéficient d’un minimum de temps d’antenne !
L’arable est à 100% la langue dominante de la chaine. Pour notre interlocuteur, cette violation des cahiers de charges n’inquiétera pas ces chaines « du moment qu’il s’agit du journal français, le « Gendarme de la presse », la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel(HAPA) ne bougerait pas le plus petit de ses orteils » souligne-t-il qui note que « Al Mourabitoune » semble être assise sur du béton et ne craindrait personne.
En effet, avant même d’être autorisée, cette chaîne de télévision privée diffusait à l’extérieure de la Mauritanie sur le satellite Arabsat sur la fréquence 10810. C’est plus tard qu’elle a obtenu son autorisation, après quelle ait mis les Autorités devant le fait accompli.
Ce fut durant la période Me Hamdi Ould Mahjoub, à la tête de l’ancien ministère de la communication devenu aujourd’hui le ministre des Relations avec le parlement et la Société Civile que le cahier de charge de la chaîne a été approuvé avec deux opérateurs privés, Dava SA et Chinguity TV.
Reste maintenant à savoir si la suppression des émissions en langue française et temporaire ou définitive, tout en ayant en mémoire que dans le cahier de charges présenté par cette chaine à la HAPA, il est fait un engagement de produire des émissions en langue française.
Autre fait d’importance à souligner : derrière cette chaine de télévision qui est considérée comme la plus lotie de l’ensemble des médias privés du pays et qui partant, sera sans doute la dernière des chaines privées à mettre la clé sous le paillasson : les Islamistes avec leurs fortes finances !
Cheikh Oumar NDiaye
boolumbal
Union africaine: mise en œuvre lente des instruments sur la gouvernance
ALAKKHBAR (Nouakchott)- Le premier vice-président du Parlement panafricain Hon Nkodo Dang Roger a déploré le fait que “les principaux instruments de l’Union africaine sur la gouvernance continue d’enregistrer une ratification une internalisation et une mise en œuvre lente”. Une lenteur soulignée, a-t-il rappelé dans le rapport élaboré et présenté à la Conférence des présidents des assemblées nationales et des sénats Afrique en 2012 par la coalition de la société civile.Selon Hon Nkodo Dang Roger, cette lenteur concerent notamment la charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance la charte africaines des valeurs et principes du servies public et de l’administration et la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption”.
C’est une lanteur qui “sape la crédibilité des institutions africaines et empêche des millions de citoyens africains de jour des libertés fondamentales et des droits humains élémentaires”.
Hon Nkodo Dang Roger s’exprimait à l’ouverture ce mercredi à Nouakchott de la a Réunion parlementaire régionale sur la plateforme africaine de gouvernance et les actions en faveur des instruments juridiques de l’Union africaine régions Afrique centrale et du Nord. La rencontre va durer trois jours.
Il a aussi constaté “un écart inquiétant entre d’une part les instruments juridiques et les normes politiques de l’Union africaine et d’autre part les politiques et pratiques de la plupart des Etats membres“.
Il a à ce propos souligné que la charte africaine sur les valeurs et principes du secteur public et de l’administration, adoptée par le sommet de l’Union africaine en janvier 2011 et signée par 32 Etats membres n’a été ratifiées que par 7 pays. Alors qu’il faut 8 autres ratifications pour que la charte entre en vigueur.
Et pour le premier vice-président, «À moins d’un changement dans le comportement des organes de l’union africaine et des Etats membres les nombreux décisions importantes prises au niveau continentale risquent de ne pas être mis en place cela continuera à avoir des conséquences dévastatrice pour les millions de citoyens africains privés de bonne gouvernance de liberté fondamentale et de droits humains. Cela posera également problème aux institutions panafricaines un problème de crédibilité aux institutions panafricaines».
Menaces terroristes : Le Quai d’Orsay appelle les Français à “la plus grande prudence” au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique
Les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays ont été appelés à “la plus grande prudence” après les menaces du groupe Etat islamique qui a appelé les musulmans à tuer des citoyens notamment américains et français, a-t-on appris lundi auprès du ministère français des Affaires étrangères. A la demande du chef de la diplomatie Laurent Fabius, le Quai d’Orsay a transmis cette consigne à ses ambassades “dans une trentaine de pays” notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne. Au Maghreb, la consigne a notamment été diffusée au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Les pays comme le Yémen, le Mali et les autres faisant partie de la bande sahélienne figurent aussi parmi les Etats où les Français sont concernés par la consigne, a-t-on précisé au ministère français des Affaires étrangères. Sur le site internet du ministère, pour le Maroc, il est ainsi écrit que “dans le contexte de l’intervention contre Daech (l’une des appellations du groupe Etat islamique) de la coalition internationale, les Français résidant ou de passage dans le pays sont invités à renforcer leur vigilance”. En Tunisie, autre exemple, l’ambassade de France a appelé lundi ses ressortissants à “la plus grande prudence” en raison des menaces formulées par l’Etat islamique (EI). Un ressortissant français a été enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, ont annoncé lundi à l’AFP des sources sécuritaires et judiciaires. Cet homme, un touriste de 55 ans, a été kidnappé dans la région montagneuse de Kabylie alors qu’il effectuait une randonnée, selon ces sources. Quelques heures plus tard, un groupe jihadiste algérien qui a fait allégeance à l’EI, a revendiqué dans une vidéo l’enlèvement du Français. La vidéo le montre assis par terre entouré de deux hommes masqués et armés de kalachnikovs. “Je laisse à Hollande, le président de l’Etat français criminel, le soin d’arrêter les attaques contre l’Etat islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé”, déclare un des deux hommes armés dans cette vidéo. Laurent Fabius a “malheureusement” confirmé l’authenticité de la vidéo, mais a ajouté qu’il n’était “pas question de céder aux menaces d’un groupe terroriste”. Le Quotidien du Tourisme.
Mauriweb
Le Président de la République prononce un discours devant le sommet sur le changement climatique
New York, 23/09/2014 – Le Président de la République, Président de l’Union Africaine a prononcé mardi après midi à New York un discours devant le sommet sur le changement climatique. Dans ce discours le Chef de l’Etat a sonné l’alarme sur les graves dangers que font peser les changements climatiques, sur le présent et l’avenir de la vie, sur notre planète.
Il a notamment indiqué que ce sommet ntervient dans un contexte marqué par une aggravation des effets des changements climatiques qui se produisent, avec un rythme inquiétant, et qui se manifestent, notamment, par une détérioration de la couche d’ozone, une augmentation sans précédent de la température, en plus des inondations, de l’élévation du niveau de la mer, du déclin de la biodiversité et de la propagation des maladies contagieuses à travers le monde.
Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a insisté sur la situation des pays africains “dont la majorité des populations vit essentiellement des ressources naturelles, particulièrement l’agriculture, l’élevage et la pêche, sont les plus touchés par les effets de ces changements climatiques. Trente Six Etats africains figurent parmi les cinquante pays du monde les plus affectés par ce phénomène”.
Voici le texte intégral de ce discours:
“Excellence Monsieur François Hollande, Président de la République Française;
Excellence Monsieur Ollanta Humala, Président de la République du Pérou ;
Majestés, Excellences, Altesses;
Mesdames, Messieurs ;
Il m’est particulièrement agréable de féliciter de féliciter leur Excellence Monsieur François Hollande et Monsieur Ollanta Humala pour la coprésidence de notre actuel sommet ; sommet
sur lequel tous les peuples du monde fondent de grands espoirs pour faire face aux dangers des changements climatiques et garantir à l’humanité un avenir radieux.
Je voudrais également remercier, vivement, Son Excellence Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies, pour son initiative de tenir ce sommet et pour ses efforts inlassables en faveur de la protection de l’environnement et d’une meilleure prise de conscience internationale sur les graves dangers que font peser les changements climatiques, sur le présent et l’avenir de la vie, sur notre planète.
La tenue de ce sommet intervient dans un contexte marqué par une aggravation des effets des changements climatiques qui se produisent, avec un rythme inquiétant, et qui se manifestent, notamment, par une détérioration de la couche d’ozone, une augmentation sans précédent de la température, en plus des inondations, de l’élévation du niveau de la mer, du déclin de la biodiversité et de la propagation des maladies contagieuses à travers le monde. Il en résulte des impacts négatifs sur la santé la sécurité alimentaire et le développement économique.
Ce sommet constitue, pour les dirigeants du monde, une précieuse opportunité pour examiner les différents défis environnementaux et prendre des décisions appropriées pour faire face aux dangers, consécutifs aux changements climatiques, qui menacent le monde.
Messieurs les Présidents;
Majestés, Excellences, Altesses;
Mesdames, Messieurs ;
Si les changements climatiques sont un phénomène global qui n’épargne aucune région du monde, les pays africains, dont la majorité des populations vit essentiellement des ressources naturelles, particulièrement l’agriculture, l’élevage et la pêche, sont les plus touchés par les effets de ces changements climatiques. Trente Six Etats africains figurent parmi les cinquante pays du monde les plus affectés par ce phénomène.
Les bouleversements climatiques, la dégradation des terres, la régression de la biodiversité, la pollution marine et l’augmentation des déchets sont autant de facteurs qui menacent le continent africain et entravent son développement.
De même, la désertification, la sécheresse et la baisse des cours d’eau détruisent, chaque année, de grandes parties des terres arables en Afrique, de manière générale et des pays sahéliens, en particulier. Ces facteurs hypothèquent aussi les efforts entrepris en faveur du développement des secteurs de l’agriculture et de l’élevage en vue de réaliser l’autosuffisance alimentaire.
Les effets des changements climatiques ne se limitent pas à ce stade, ils influent aussi sur les conditions de vie des populations africaines en occasionnant des pertes économiques considérables pour les pays du continent ; et ce au moment où la responsabilité de ces pays, dans l’émission des gaz à effet de serre reste très limitée.
Messieurs les présidents ;
Majesté, Excellence, Altesses ;
Mesdames, Messieurs ;
Convaincus du danger que représente le changement climatique pour le présent et l’avenir de leurs pays et conscients de leur responsabilité dans ce domaine, les Etats africains réaffirment leur ferme détermination à honorer leurs engagements issus de la déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et du plan d’action de Johannesburg pour le développement durable ainsi que du document final de la Conférence de Rio + 20 et du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).
C’est ainsi que les états africains ont oeuvré à la mise en oeuvre de l’ensemble des initiatives relatives aux changements climatiques, à l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Ils ont intégré les stratégies d’adaptation au changement climatique dans leur politique nationale de développement, tout comme ils ont adopté une position africaine commune sur l’agenda de développement post 2015 conformément à leur vision à l’horizon 2063, arrêtée lors du dernier sommet de Malabo.
Au moment où nous renouvelons, au niveau de l’Union Africaine, notre détermination à oeuvrer à faire face, de façon efficace, au danger du changement climatique, nous appelons tous les pays, en particulier les plus développés, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et au respect de leurs engagements en matière de mobilisation des financements nécessaires en faveur du Fonds Vert sur l’Environnement, du transfert de technologies respectueuses de l’environnement et de la contribution au développement des capacités de prévention et de réaction aux catastrophes pour en limiter les conséquences néfastes pour les populations, en particulier les franges qui vivent dans des conditions économiques précaires.
Messieurs-les Présidents;
Majestés, Excellences, Altesses;
Mesdames, Messieurs ;
Les préoccupations de la République Islamique de Mauritanie et les aspirations africaines, en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, se recoupent parfaitement bien.
Le climat saharien qui couvre les trois quarts du territoire mauritanien et les facteurs de la sécheresse et de la désertification grandissante rendent la Mauritanie très vulnérable aux changements climatiques qui représentent une réelle menace pour le développement du pays.
C’est pourquoi, le Gouvernement mauritanien a placé la protection de l’environnement et la lutte contre la désertification au centre de ses préoccupations en introduisant le principe de la gouvernance environnementale dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté qui constitue la référence principale des politiques économique et sociale de l’Etat, à moyen et long termes.
La consécration du principe de la gouvernance environnementale s’est renforcée pour englober de nombreux domaines vitaux dont, principalement, la maîtrise de l’énergie, la protection de la biodiversité et la lutte contre la désertification.
Les politiques d’incitation et de promotion des énergies alternatives, ont permis à la Mauritanie de figurer au premier rang des pays africains producteurs des énergies renouvelables, tirant ainsi profit de sa position géographique qui lui confère un niveau de rayonnement solaire élevé.
S’agissant de la biodiversité, les autorités mauritaniennes ont assuré la protection des espèces végétales et animales menacées de disparition tout comme elles ont préservé le littoral qui s’étend sur 750 kilomètres le long de l’océan atlantique. C’est ainsi qu’elles ont institué les deux réserves naturelles protégées d’intérêt mondial: le Parc du Banc d’Arguin et celui de Diawling. Ces deux réserves constituent une destination privilégiée pour des milliers d’oiseaux migrateurs et d’un grand nombre d’espèces diverses marines et continentales.
La Mauritanie qui entreprend des efforts nationaux appréciables dans le domaine de la plantation des arbres et de la protection des villes contre l’ensablement, héberge aussi le siège de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte qui vise, outre son rôle de barrière à l’avancée de la désertification et de l’ensablement, l’accroissement des superficies boisées pour participer à la création de puits de carbone et aider ainsi à augmenter le potentiel de séquestration dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. Ce projet de muraille verte qui s’étend sur onze pays africains, du Sénégal à Djibouti est donc d’une importance capitale et sa réussite aura un impact largement positif sur l’environnement et des retombées économiques considérables pour les populations des pays, concernés. C’est pourquoi la mobilisation des partenaires de l’Afrique pour soutenir ce projet est nécessaire.
La réussite de l’ensemble des stratégies nationales et régionales requiert d’énormes investissements et financements que les pays africains ne sauraient mobiliser sans l’appui des pays industrialisés qui disposent de la technologie et de l’expertise nécessaires.
Messieurs les Présidents ;
Majestés, Excellences, Altesses ;
Mesdames, Messieurs ;
Je suis convaincu que ce sommet nous permettra de franchir une étape décisive dans la mobilisation en faveur de la conclusion, en 2015 à Paris, d’un accord historique, accepté par tous les pays, en vue de faire face aux effets des changements climatiques. Cet accord est indispensable. Nous avons tous la responsabilité d’aboutir à cet accord sur l’objectif que la communauté internationale s’est fixé de contenir le réchauffement
climatique à moins de 2°C. ” Oui, nous le pouvons” et, je profite de cette tribune pour lancer un appel pressant en direction du Fonds pour l’Adaptation, créé en vertu du protocole de Kyoto pour venir en aide aux pays africains parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, particulièrement exposés aux effets néfastes du dérèglement climatique, afin de leur permettre de supporter les coûts de l’adaptation et de développer une réelle capacité de résilience à la variabilité croissante du climat.
Enfin, je ne saurai terminer sans souhaiter plein succès aux travaux de notre sommet.
Je vous remercie”.
Source: AMI
Mauritanie: le film ” Timbuktu “, diffusé en avant-première
Le film Timbuktu a participé au festival de Cannes au mois de mai. Il sera projeté dans une semaine à l’ancienne maison des jeunes, à l’Espace de la biodiversité et à l’Institut Français de Mauritanie.
Son réalisateur retrace le calvaire des habitants de la ville malienne de Tombouctou qui après une vie paisible, vivront à l’arrivée des groupes terroristes dans cette partie nord du Mali.
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, son premier ministre, Yahya Ould Hademine et son ministre de la Culture et de l’Artisanat, Vatma Vall Mint Soueinae étaient parmi les invités ainsi que les présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale, de hautes personnalités du monde du cinéma.
«Le film Timbuktu ouvre la voie devant la promotion du cinéma mauritanien et permet au 7ème art d’occuper la place qui lui sied », a affirmé la ministre de la Culture.



