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Le gouvernement met en vente aux enchères le grand marché de la capitale
Les ministres de l’économie et des finances et celui de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire ont présenté jeudi une communication conjointe en conseil des ministres relative à la vente aux enchères des commerces du grand marché de la capitale.
Cette communication a fait état de l’avancement du projet de grand marché du centre ville de Nouakchott et un aperçu succinct des actions préparatoires de l’opération de ventes aux enchères de ses locaux commerciaux.
le gouvernement avait entamé, depuis quelque temps, la construction d’un grand marché à proximité du grand marché de la capitale désormais délabré, que les propriétaires avaient refusés de quitter malgré les injonctions des autorités.
saharamedias
Procès des militants d’Ira : Le parquet requiert 20 ans d’emprisonnement ferme
Ce mercredi 17 août, le parquet a requis 20 ans d’emprisonnement ferme contre les militants d’IRA. Balla Touré secrétaire aux Relations extérieures d’IRA; Diop Amadou Tidjane vice-président et leurs compagnons d’infortunes sont accusés de flagrant délit ; rébellion contre des forces administratives et judiciaires et d’appartenance à une organisation non reconnue.
Les militants d’Ira ont été interpellés à leurs domiciles suite aux heurts ayant opposé des squaters dans la moughata du Ksar, dans un bidon-ville devenu théâtre d’affrontements entre la police et des squatteur.
L’affaire s’est déroulée il y a quelques semaines de cela. D’ores et déjà des voix dissonantes s’élèvent contre les accusations portées contre eux.
Par ailleurs le collectif des avocats de la défense n’a cessé de parler de vices de procédures dans le cas de leurs clients. Les vices de procédures entrainent l’annulation des poursuites et finalement l’annulation du mandat de dépôt en prison. Le mot de la fin dans le procès de militants d’IRA qui sont au nombre de treize revient au juge.
mauriweb
L’artiste Mauritanien Yëro Gaynääko : Victime d´une agression de notre gendarmerie nationale
Je revenais de Boghé après une conférence que j’animais sur le Rap et la Résistance pendant deux jours, je n’avais pas fermé l’œil.
J’ai quitté Boghé ce matin et à 12h:15 mn, arrivé au poste de contrôle de la gendarmerie à 25 km de Nouakchott on nous arrête. Je dormais en ce moment précis parce que fatigué. Sans me saluer un gendarme me tire violemment le turban et me demande de l’enlever, chose que j’ai faite, même si mon visage n’était pas assez couvert. Et avant même de me demander ma pièce d´identité il me bouscule et me dit : ”Tu es un drogué”. Parce que tout simplement je n’avais pas assez dormi et j´avais les yeux rouges et le visage enflé de fatigue.
Je l’ai répondu:” Monsieur vous pouvez au moins me saluer et vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte parce que je suis avant tout un être humain, un citoyen de ce pays que vous devez respecter.
Il s’énerve et me dit: ” Pourquoi tu me parles en français descends !”.
Il me sort de la voiture, me conduit dans leur bureau et m’introduit dans une chambre qui les sert de poste pour me déshabiller devant tous les gendarmes et d´autres détenus. Il me bouscule avec une violence inouïe et haineuse et me crie : ” Ce sont des Flamistes et les gens de l´ IRA”.
Sans comprendre les autres se mettent dans la danse. Des pluies de monstruosités sortent de leurs bouches, ils insultent mes parents et me traitent de tous les noms d´oiseaux et crachent sur moi. Ils m’ont pris mon portable et mes lunettes (myope de 5,00 vision de loin), après ce fut une pluie de gifles et des crachas qui m´assaillent.
Je garde toujours ma sérénité, mon calme et refuse de répondre à leur provocation et à leur barbarie. Ils cherchaient certainement un motif valable pour m´accuser ”d´offense à l´autorité publique ou résistance aux forces de l´ordre” mais je suis resté de marbre à leurs coups.
”Étés-vous fils d´un ministre ou du président pour nous parler en français?”. Je leur ai répondu que j´étais un simple et un pauvre citoyen Mauritanien, qui a encaissé tous leurs coups et violences physiques et morales sans réagir et je veux seulement comprendre et savoir pourquoi cette violence et cette injustice?
Satisfaits et fiers de leur acte et sans répondre à mes questions , ils me sortent de la cellule et me remettent mon téléphone sans aucune autre explication. L’un d’eux m´avertit avec une grande impolitesse: ”Si tu ne veux pas encore être torturé il faut quitter les lieux et continuer ton chemin! ”.
J´avais toujours entendu et cru jusqu´à ce matin que les gendarmes étaient d´un corps correcte et juste et qu´ils protégeaient le citoyen et j’avais beaucoup du respect pour ce corps qui était moins visible que les policiers dans des pagailles mais aujourd’hui j´ai découvert ce terrible, hideux et honteux visage de notre gendarmerie nationale.
J’irai jusqu’au bout pour savoir la cause de cette violence pour ne pas dire de cette barbarie même si je sais d’avance que notre justice est très inféodée au pouvoir exécutif et à tout le Système.
Avec le soutien du Fonadh et d’éminents avocats nous sommes toujours dans la procédure pour déposer la plainte qui doit être encore écrite en arabe et qui sera introduite dés demain matin inchaallah au parquet de justice de Nouakchott Nord.
Je ne me plierai pas, je continuerai la lutte, je resterai toujours ferme sur mes principes, je serai la voix des exclus et des opprimés pour une Mauritanie juste et respectueuse de tous ses fils et filles.
#Jokko_sa_famii, engage- toi avec nous si tu as compris cette noble cause!
Yero Abdoulaye Sow
boolumbal
L’Edito du Calame : Manipulations d’humeurs
Rien ne va plus entre le Maroc et la Mauritanie. Du moins, entre leur pouvoir respectif.
Malgré un soutien, actif, au coup d’Etat du 6 Août 2008, le royaume chérifien, qui avait usé de tout son entregent diplomatique, auprès de ses amis et alliés, pour leur faire avaler la « félonie », dixit Ely ould Mohamed Vall, considère qu’il n’a pas été payé en retour. A juste titre.
Et il n’est d’ailleurs pas le seul en cette situation. Ould Abdel Aziz a, en effet, la fâcheuse manie de considérer qu’il n’est redevable de rien à personne, que tout lui est dû, tombé du ciel. Pas plus le Maroc que quiconque ne fait exception à la règle.
Certes, les relations, entre nos deux pays, ne furent jamais au beau fixe. Mais l’escalade – ou la dégringolade, selon un point de vue plus lucide – n’a réellement commencé qu’il y a trois ans, lorsque la Mauritanie a refusé de désigner un ambassadeur, pour remplacer Mohamed ould Maaouya parti à la retraite.
Pire, elle a ramené sa représentation diplomatique à la plus simple expression, en nommant le premier conseiller ambassadeur à Bamako et demandé, en même temps, le remplacement de l’actuel ambassadeur du Royaume à Nouakchott. Une requête chassée dédaigneusement par le Maroc, invoquant sa souveraineté nationale.
Depuis, les petits gestes d’énervement se multiplient, de part et d’autre. Le Maroc a très mal apprécié que la Mauritanie se départisse, petit à petit, de sa neutralité dans le conflit du Sahara, en prenant fait et cause pour le Polisario, comme lorsque ould Abdel Aziz envoya message de condoléances à la RASD ou quand notre parti-Etat dépêcha délégation, dirigée par un ancien ministre, à l’investiture du nouveau président sahraoui.
La goutte qui a fait déborder le vase fut, probablement, l’affiche du dernier sommet de la Ligue arabe où la carte du Maroc est parue «amputée » du Sahara occidental. Feu de tout bois de la presse marocaine, fustigeant, en termes parfois très peu amènes, le comportement de notre guide éclairé. Même le site le360.ma, dont tout le monde sait qu’il appartient à un conseiller du roi Mohamed VI, s’est mêlé de la partie. En publiant un portrait au vitriol : «Mohamed ould Abdel Aziz ou l’art de se faire des ennemis », qui tire, à boulets rouges, sur l’homme du 6 Août.
Revenant longuement sur le parcours de l’ex-étoilé, de sa naissance au Sénégal à son accession au pouvoir, le site évoque les nombreuses affaires d’argent qui ont émaillé son régime, avec force termes qui en disent long sur le degré de détérioration des relations entre les deux pays. Gageons que d’autres lui emboîteront le pas et que la presse mauritanienne aux ordres ne restera pas les bras croisés devant un tel déferlement de haine. Hier, c’était avec une guerre, aussi stupide qu’inutile, à nos voies ancestrales d’échanges vers le Nord.
Quel demain nous concocte-t-on ? Sans présumer des convoitises, aussi internationales qu’excitées, sur nos richesses minières et pétrolières, faut-il présumer que nous soyons assez imbéciles, Marocains et Mauritaniens, pour laisser cet « on » manipuler les humeurs de nos infatués chefs?
Ahmed ould cheikh
le calame
LA REGION DE LAGOUIRA ET LA CRISE MAROCO-MAURITANIENNE
La nouvelle crise maroco-mauritanienne braque de nouveau les projecteurs sur le sort indécis de la zone de Lagouira, située dans le sud marocain.



