Category Archives: presse
Zouerate/ Procès des détenus du trésor public, la sentence tombe, des peines de 2 à 3 ans, un acquittement, deux surprises
Zouerate Actu – La Cour criminelle qui jugeait treize percepteurs et trésoriers accusés de détournements de deniers publics et de falsification a livré son verdict, ce jeudi, aux environs de 19heures.
Réunis depuis neuf heures du matin sous la présidence de SOW Mamoudou Abdoul, les membres du jury ont finalement délivré les accusés et leurs familles et proches. Ainsi, deux condamnations ont retenu l’attention des observateurs.
D’abord celle d’El Weli Ould Saad Bouh, qui écope de deux ans de prison ferme sans obligation de restitution du montant dont il est accusé de détourner à savoir 916 millions.
Ensuite, celle de Cheikh Mohamed ould Mohamed Sidi, accusé d’avoir détourné 1 233 393 387 Um et qui écope de 3 ans de prison ferme sans obligation de restitution du montant.
L’audience de ces deux inculpés avait duré 48 heures et de l’avis des observateurs ce fut le dossier le plus compliqué du procès.
Mohamedou ould Louh, Cheikh Sid’Ahmed Ould Sidi Oumou (déficit de 118 millions Um), Limam ould Abdel Kader (déficit de 136 millions Um) sont condamnés à 2 ans de prison ferme.
Mohamed Lemine Ould Ely accusé de détourner 900 millions d’Um écope de 3 ans ferme.
Alors que SALL Moussa Alassane écope de deux ans de prison ferme et restitution de 138 millions d’Um, Abdel Aziz Mamadou Wélé écope de 2 ans fermes avec restitution de 9 millions d’UM, BA Hamath Bocar condamné à même peine de prison avec restitution de 129 millions d’Um, Mamadou Samba DIAK ( déficit de 104 millions) écope de 2 ans fermes avec restitution de 41 millions d’Um, Sidi Mohamed ould Mohamed est condamné à la même peine avec restitution de 72 millions d’UM, Salek Ould M’Haimid condamné à 2 ans de prison ferme avec restitution du montant ( 89 millions d’Um).
UN seul a été acquitté il s’agit de Moustapha Ould Med Hafedh, ex-percepteur de Guérou qui était à la retraite depuis juillet 2014.
A rappeler que la majorité d’entre eux étaient emprisonnés depuis janvier et février 2015.
Emeutes à Mal: 22 personnes, envoyées à la prison d’Aleg
ALKAHBR (Nouakchott)-Vingt-deux (22) personnes ont été détenues, depuis mercredi soir, à la prison d’Aleg, après leur arrestation lors d’une manifestation contre la pénurie d’eau à l’arrondissement de Maal, situé à l’Est d’Aleg, au sud de la Mauritanie.
Les 22 ont été envoyés en prison dans la nuit de mercredi à jeudi 24 heures après leur arrestation. Ils n’ont pas été présentés devant le Parquet.
Le Ministère mauritanien de l’Intérieur a dépêché une délégation à Maal pour s’enquérir de la situation.
Mercredi, des manifestants, qui protestaient contre la pénurie d’eau potable, auraient brûlé le drapeau mauritanien à l’arrondissement de Maal.
PAM: le repas scolaire de 1,3 million d’enfants africains menacé
ALAKHBAR (Nouakchott)-Plus de 1,3 million d’enfants à travers l’Afrique de l’Ouest et Centrale risquent de ne pas bénéficier des repas scolaires du Programme Alimentaire Mondial à la prochaine entrée scolaire, selon un communiqué reçu à Alakhbar.
« La diminution des ressources, l’évolution des priorités des donateurs ainsi que la modification des mécanismes de financement dans certains pays, ont contribué d’une part, à créer un déficit de financements et d’autre part, à mettre en péril les programmes », a explique le PAM.
Le PAM indique: « À moins qu’un financement ne parvienne d’ici le moins prochain, plus d’un demi million d’élèves à travers le Mali, Niger, Mauritanie et Cameroun pourraient commencer la nouvelle année scolaire sans les repas qu’ils ont l’habitude d’avoir ».
Et le Programme Alimentaire Mondial d’alerter: « D’ici la fin de 2016, il n’y aura plus d’assistance pour 700,000 enfants en plus dans onze autres pays ».
Présidentielle au Gabon : la commission électorale a validé la réélection de Bongo (membres)
La commission électorale nationale (Cénap) du Gabon a validé mercredi la réélection du président Ali Bongo Ondimba face à son rival Jean Ping, a-t-on appris auprès de membres de cette institution à la sortie de sa réunion plénière.
Le ministre de l’Intérieur est désormais le seul habilité à proclamer légalement à la télévision les résultats officiels provisoires du scrutin de samedi depuis le siège de la Cénap, dans une allocution attendue prochainement.
Les membres de la Commission électorale se sont prononcés à bulletin secret sur des procès-verbaux contestés par l’opposition.
“L’opposition s’est abstenue”, a précisé l’un de ses délégués, dénonçant un “passage en force”.
Les délégués de M. Ping contestent les résultats dans une des neuf provinces du pays, le Haut-Ogooué, fief de l’ethnie Téké des Bongo.
M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui devait servir de base au débat et auquel l’AFP a eu accès en début de réunion.
Ce score permettrait au président sortant de remporter la victoire avec 49,80% au niveau national, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires.
Ce qui représente une différence de 5.594 voix en faveur de M. Bongo devant M. Ping sur 627.805 électeurs inscrits pour l’élection présidentielle qui s’est déroulé dans le calme.
“Monsieur Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l’Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin”, ont indiqué dans un communiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gasaprd Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet.
Ils n’ont pas précisé si ce recomptage concernait seulement la province du Haut-Ogooué.
Source : AFP
Affaire ‘’Accra’’ : Comment Aziz a eu possession de ses biens
Le journal Al Akhbar Info a réalisé une interview avec Oumar Mahmoud alias Oumar El Yemeni que le président Aziz accuse d’être à l’origine de la divulgation des informations contenues dans les enregistrements dans ce qui est désormais connu comme le scandale d’Accra. Dans cette interview, Oumar El Yemeni évoque son incarcération en Mauritanie et comment il a payé 400 mille euros contre sa libération. Aussi, Oumar raconte-t-il dans les détails les conditions de sa détention avec deux de ses enfants à Bamako en mai 2015 par un commando mauritanien puis leur transport dans un avion spécial à Nouakchott puis à Banjul puis de nouveau à Nouakchott où ils ont séjourné pendant 6 mois à la sécurité d’État avant de verser 400 mille euros que les autorités accusent Omar El Yemeni d’avoir extorqués de l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz en 2005 alors qu’il était encore commandant du BASEP. Omar Mahmoud accuse des officiers de la police mauritanienne dont l’officier Abdel Vettah Ould Hababe de l’avoir torturé dans une maison dépendant de la police politique. Dans son interview, Oumar El Yemeni met à la disposition d’Al Akhbar des enregistrements de son fils Khaled qui s’entretiendrait avec l’officier Abdel Vettah au cours du transfert d’une partie du montant de Bamako à travers un bureau de change du marché de la capitale à Nouakchott. El Yemeni évoque aussi les détails de son enquête en exhibant des photos montrées à la ministre Coumba Bâ afin de s’assurer qu’il s’agit bien de lui. L’enquête a porté sur son obtention du montant de Mohamed Ould Abdel Aziz du temps où il n’était encore que le commandant du BASEP en 2005. Oumar Mahmoud cherche selon ses déclarations à reprendre l’argent qu’on lui a pris sous la torture dans une affaire avec laquelle il n’aurait aucun lien. Selon lui, sa famille a aussi perdu un million de dollars pendant sa détention en Mauritanie dont une partie est allée entre les frais de séjour en Mauritanie, au Mali et en Gambie et en honoraires d’avocats et autres dépenses occasionnées par son incarcération de six mois. L’affaire d’Accra remonte à avril 2013 lorsque des journaux mauritaniens ont publié des enregistrements dans lesquels le président Mohamed Ould Abdel Aziz s’entretenait avec des réseaux qualifiés de blanchiment de fonds qui opèrent à Accra. Des enregistrements qui avaient en leurs temps suscité une grande polémique politique et une surenchère médiatique sans précédent. La coordination de l’opposition avait formé alors une commission d’enquête présidée par le député UFP, Mohamed El Moustapha Ould Bedredine et composée de sept députés de l’opposition pour mener des investigations sur cette affaire. Ould Bedredine avait déclaré que la commission parlementaire a obtenu des preuves formelles que les enregistrements sont bien de Mohamed Ould Abdel Aziz en ajoutant que l’opinion nationale mauritanienne a le droit de savoir les détails des négociations qu’Ould Abdel Aziz menait avec les réseaux d’Accra. En août 2013 au cours de l’émission « Liq’a Ecchaab » Ould Abdel Aziz reconnait que les enregistrements sont bien de lui et qu’il a été victime d’une arnaque contre laquelle personne n’est prémunie, mais que l’affaire a été exagérément instrumentalisée. Le journal Al Akhbar a indiqué qu’il a contacté l’officier Abdel Vettah pour la confirmation des informations qui lui sont relatives dans l’interview, mais que celui-ci a répondu qu’il n’est au courant d’aucune information à ce sujet. Comme l’avocat Mohamed Ould Mohamed Ahmed dont le numéro de téléphone a été donné par Oumar El Yemeni a été contacté pat le journal. L’avocat a confirmé que la famille d’Omar l’a contacté pour sa défense. Après des recherches sur son dossier et l’envoi du contrat à signer à la famille, celle-ci s’est désistée ou parce que l’affaire a été réglée avant la signature du contrat ou que la famille ait choisi de commettre des avocats maliens. Le journal s’est assuré du numéro du bureau de change (marché capitale, boutique numéro R 18) remis par Oumar Mahmoud et à travers lequel le montant a été transféré de Bamako à Nouakchott.
le calame



