Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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La réconciliation nationale est bel et bien possible

La réconciliation nationale est bel et bien possibleParti Arc-en-Ciel – A l’instar de la grande majorité des participants au dialogue national, le parti mauritanien du concret, Arc-en-ciel, se réjouit grandement de la tenue de ce dialogue qui a permis aux mauritaniens épris de paix et soucieux de la stabilité de leur pays de s’asseoir autour d’une table et de déballer et débattre de l’ensemble des problèmes auxquels fait face le pays.

A travers ces échanges constructifs et fructueux, des positions jusque-là très éloignées voire antagoniques se sont vu rapprochés et même réconciliées. Ce dialogue nous a prouvé que la réconciliation nationale et la cohésion sociale est bien possible et des jalons ont bien été posés.

Tel en tout cas est de notre point de vue, le principal enseignement que nous avons tiré de ces journées. En effet, les mauritaniens, toutes tendances confondues ont pu échanger leurs points de vue dans une atmosphère de fraternité et de tolérance mutuelles.

Nous, au parti PMC Arc-en-ciel, nous sommes particulièrement satisfaits et heureux d’avoir fait entendre nos vues et surtout d’avoir réussi le coup de bras de convaincre nos frères arabes de la pertinence et la justesse de notre cause, une cause juste et noble qui n’a d’autres objectifs que de garantir notre unité nationale et de renforcer nos liens fraternels.

Et Dieu a fait que, malgré les frictions au départ et les salves assassines de quelques snipers qui ont échappé à la discipline souhaitée par tous, le courant est finalement bien passé entre nous et ce pour notre bonheur à tous.

Ces échanges avec des frères originaires de toutes les régions du pays ont finalement porté leurs fruits en consacrant la justesse de notre combat et notre droit à la différence.

Au parti Arc-en-ciel, nous sommes heureux d’avoir réussi, sans coup férir, notre face à face avec tous nos interlocuteurs et notamment les plus extrémistes d’entre eux. Nous nous sommes finalement découvert les une les autres, nous nous sommes serrés la main, fait des accolades ; nous avons fait des photos ensemble ; impensable, il y a seulement quelques jours avant. Nous nous sommes engagés à nous voir régulièrement ; bref , nous avons fraternisé et enterré la hache de guerre.

Des frères arabes, blancs et noirs nous ont manifesté leur soutien franc et sincère et certains ont promis de s’engager à nos côtés pour faire triompher la paix et la justice au profit de toutes les composantes de notre peuple. Un grand pas a été ainsi franchi, et nous ne nous lasserons pas d’œuvrer sans relâche pour le triomphe de nos nobles idéaux et pour l’unité et la fraternité de tous les mauritaniens.

Donc , étant tous de fervents musulmans, après avoir écouté ce que chacun de nous a dit, nous devons, nous mauritaniens reconnaitre la vérité et nous diriger les uns vers les autres.

En effet, la vérité, c’est la parole de Dieu. De ce fait, nous osons espérer qu’après avoir étalé tous leurs problèmes et ont diagnostiqué le mal, les mauritaniens se comprendront et s’accepteront.

Nous espérons que tout ce qui s’est dit au cours de ce dialogue sera rapporté fidèlement par la commission chargée de la synthèse.

Ce sera alors au pouvoir après avoir reçu ce rapport final d’être doté de bonne foi et d’une volonté politique inébranlable afin de réconcilier les mauritaniens entre eux.

Cela permettra de nous sortir une fois pour toutes de ce climat de suspicion aux conséquences insupportables et dévastatrices.

Enfin, nous tenons à remercier le président de la République ; Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, dont la volonté profonde et la témérité ont permis la tenue de ce dialogue auquel il tenait dur comme fer et ce, pour le bien être de tous les mauritaniens.

Nous n’oublierons jamais et continueront à apprécier à sa juste valeur l’attitude courageuse et encourageante du président Ould Abdel Aziz à la lecture de notre discours d’ouverture de ce dialogue et notamment, le fait qu’il s’est levé à la fin de notre mot en guise d’approbation et de respect.

A l’issue de ce rendez-vous historique, nous comptons énormément sur le pouvoir, dont les représentants étaient présents en force et ont tout vu et entendu. Notre grand souhait serait que chaque participant à ce dialogue puisse se reconnaitre dans les grandes décisions finales et que le cri du peuple soit entendu.

Nouakchott, le 10 septembre 2016 Alassane Hamady Soma Ba
dit BALAS,
Président
Parti Mauritanien du Conret, Arc-en-ciel 

cridem

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MAURITANIE: LA «2E RÉPUBLIQUE», UNE DIVERSION POUR UN 3E MANDAT PRÉSIDENTIEL

altChangement du drapeau, de l’hymne national et donc l’abrogation de la constitution, ce sont #Politique 09/10/2016 Mauritanie: la «2e République», une diversion pour un 3e mandat présidentiel.

Une 2e république avec le changement du drapeau et la mise en place d’un nouvel hymne national, voilà quelques unes des propositions de l’Union pour la république (UPR), parti du président Mohamed ould Abdelaziz. Des propositions qui ont surpris plus d’un parmi les participants de l’opposition dite modérée aux assises du Dialogue national inclusif lancé le 29 septembre dernier. Pour les analystes, ces propositions qualiþées de fantaisistes par de nombreux observateurs visent essentiellement l’abrogation de la constitution de juillet 1991, modifiée par voie référendaire le 19 juin 2006 et qui sert de gouvernail à l’organisation des différents pouvoirs institutionnels. Ainsi, une nouvelle constitution verrait le jour ouvrant la voie au président ould Abdelaziz pour un, deux ou plusieurs autres mandats à la tête du pays, sachant que les articles 28, 29 et 99 de la loi fondamentale actuelle interdisent toutes modifications touchant à la limitation à deux du nombre de mandats du président de la République. En clair, les partisans du président entendent offrir à Mohamed Ould Abdelaziz un troisième mandat, «intelligemment» emballé dans l’avènement d’une deuxième République. Mieux, certaines voix proches de l’UPR n’ont pas hésité à solliciter une «Présidence à vie» pour Mohamed Ould Abdelaziz, histoire de récompenser ses qualités de «grand bâtisseur d’infrastructures», qui a rendu «la dignité aux pauvres». Et dans ce qui ressemble plutôt à un jeu de surenchères entre partisans du président, certains ont même demandé la transformation de la Mauritanie en royaume pour garantir le maintien du pouvoir actuel, déclenchant une violente réaction dans la salle abritant l’atelier dédié aux réformes de la constitution.

Le porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, connu comme étant l’un des fervents soutiens du président pour un troisième mandant, a souligné, une fois de plus, que le président de la République devrait avoir le droit de bénéficier d’autant de mandats qu’il voudrait.

Ainsi, comme l’avait souligné l’opposition radicale mauritanienne, qui a préféré boycotter ce dialogue, ces rencontres n’ont qu’un seul objectif : modifier la constitution pour offrir un troisième mandat au président qui a pourtant prêté serment sur le Coran de respecter les dispositions constitutionnelles.

Mauriweb

 

 

 

 

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Mauritanie: un endettement de riche pour un pays pauvre

altLe niveau d‘endettement du pays devient inquiétant. Selon les données du Fonds monétaire international (FMI), c’est l’un des plus élevés du continent. Le pays fait face à un environnement défavorable avec la baisse des cours des matières premières.

La France avec des 2100 milliards de dollars et les Etats-Unis avec leurs 12000 milliards sont critiqués, mais ils peuvent se le permettre. Ce sont des pays riches, dont la norme d’endettement peut facilement dépasser les 100% de PIB. Personne ne s’en émeut. Ce n’est pas le cas des pays pauvres. 

Si la Banque mondiale estime que le niveau d’endettement du continent est globalement soutenable, avec une dette moyenne représentant 50% du PIB, il n’en demeure pas moins  que certains dépassent largement les limites jugées acceptables. La Mauritanie fait partie de ce lot, à l’instar de l’Erythrée, de l’Egypte, du Soudan, etc.

Selon le directeur du département Moyen Orient, Asie centrale, Afrique du nord du FMI, Masood Ahmed, la dette de la Mauritanie est estimée à 93% du produit intérieur brut du pays, soit un niveau dépassant largement la moyenne du continent. Un niveau difficilement soutenable pour le pays surtout en cette période marquée par la chute des recettes tirées des exploitations minières et pétrolières à cause de la chute des cours des minerais (fer et or) sur le marché mondial et le niveau bas du baril de pétrole combiné à une baisse de la production pétrolière. Une situation qui se traduit par la baisse des recettes budgétaires obligeant l’Etat à revoir ses sources de recettes, notamment sa fiscalité, et à recourir davantage à l’endettement international.

Toutefois, pour l’expert du FMI, de la dette mauritanienne il convient de retrancher les 20% représentant une dette passive du Koweït qui ne génère pas d’intérêt. Du coup, le service de la dette reste à un niveau relativement supportable, selon le FMI.

Reste que la croissance du PIB mauritanien reste trop modeste. Selon les estimations du FMI, celui-ci ne devrait pas dépasser 3,2% en 2016 et les projections tablent sur une évolution de 4,3% en 2017, a expliqué Masood Ahmed, lors d’une conférence de presse en marge des Assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

Selon Eric Mottu, Chef de mission du FMI pour la Mauritanie, «le pays traverse une phase délicate du fait de la baisse des cours mondiaux du minerai de fer et dans une moindre mesure du pétrole. Cependant, on a noté une bonne réaction des autorités en 2015 et 2016 avec la mobilisation des financements extérieurs». Toutefois, selon les responsables du FMI, «il reste encore un gros travail à faire pour mettre le pays sur une trajectoire de croissance et diversifier l’économie».
 

Quelques recommandations du FMI

A la faveur des consultations au titre de l’article IV des statuts du FMI organisées au mois de mai dernier, trois recommandations ont été faites par l’institution financière internationale à la Mauritanie :

1. restaurer les grands équilibres extérieurs en agissant sur la balance des paiements par une réforme du marché des changes visant à le rendre plus flexible, 

2. maintenir la dette publique à une niveau soutenable,

3. diversifier l’économie grâce à une amélioration du climat des affaires.

le360.ma

le calame

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repenser notre vocabulaire identitaire devenu source de frustration.

repenser notre vocabulaire identitaire devenu source de frustration.Plusieurs compatriotes s’offusquent quand on leur dit qu’ils sont « arabo-berbères ». D’autres n’aiment pas le qualificatif « négro-africains ». Certains trouvent inappropriés les termes : « Haratins », »Maures », « Halpoular », « Bidan » etc.

Ne doit –on pas repenser notre vocabulaire identitaire devenu source de stigmatisation, frustration et méfiance ? Chacun sait que les Historiens, anthropologues, ethnologues, explorateurs et chercheurs s’accordent à dire que la Mauritanie était, par le passé, habitée à majorité par des noirs et des berbères.

Sa 1ere colonisation le fut vers le XVIIe siècle par les arabes. Elle aboutit à imposer, à la plupart des autochtones, la culture arabo-islamique (dont la langue arabe, métissée en Hassanya).

La 2éme invasion l’était vers le XIX éme siècle par les Français qui lui délimitèrent des frontières géographiques internationalement reconnues, imposèrent à leur tour, aux autochtones leur langue et leur culture mais pas aussi longuement que leurs prédécesseurs. Dans les nouvelles frontières, ils cloisonnèrent divers groupes sociaux les condamnant à cohabiter ensemble.

Chacun de ces groupes s’identifie suivant une dénomination souvent inappropriée.

Il y’a les arabes (3’rab). Ce terme dans l’usage courant a deux sens :

Les personnes qui se réclament d’origine généalogique arabe.
Les « porteurs du fusil » ou guerriers (Ehel Lemdavi3).

Ce Vocable sélectif et restrictif en ce sens que la plupart des Maures, Bidhane , haratane ou Hassanophones ne s’y reconnaissent pas.

Il y’a les Maures (habitant de Mauritanie) appelés aussi Bidane . Ces deux termes qui ne portent pas le même sens ne reflètent pas la signification exacte de ce qu’ils sont sensés déterminés.

Le premier est un mot français restrictif car attribué à une partie et non pas tous les habitants du pays.

Le second est un mot arabe qui fait référence au blanc épidermique de la peau.

Or, il se trouve que les individus qui se reconnaissent sous le pseudo « Bidane » ne sont pas tous blancs. Ils sont en majorité : Khi6driyine, bleus, rouges, noirs ou pour la plupart : « café au lait» (entendre mixage du lait (Arabes blancs) et café (noirs d’Afrique).

Il y’a les Harratins. Ce terme est supposé être tiré du mot arabe : « h7or » qui signifie « homme libre ».

Il concerne en premier, les descendants d’anciens esclaves mais dans le langage courant et pour le commun des Mauritaniens, il désigne tous les Maures noirs à cheveux crépus y compris les divers métis et les nés du « concubinage servile » ou ( droit du maitre à (ab)user de ses servantes) .

La majorité de ces derniers étant descendants de Chorfas, Emirs, Echiakhs chefs de confréries religieuses etc.

Où se situe donc la frontière visuelleet/ou instinctive pour distinguer , connaitre et différencier statutairement entre differents maures noirs ou basanés ? Faut-il attendre qu’ils se présentent ? Ou faut-il demander à chaque fois « Inté min Min (de qui es tu) ? Il y’a les Tou(tes)couleurs appelés ainsi malgré que les issus de l’ethnie « peuls » n’ont qu’une apparence épidermique identique, un même teint de peau.

Il semble qu’on appelle Hal poular , Soninké, Ouolof , celles ou ceux qui parlent respectivement la langue Peul , Soninké et Ouolof. Ces langues sont parlées dans d’autres pays comme le Hassanya à la différence que les Hassanophones ne sont pas tous « Maures ».

Il y’a les négro-africains. Le terme « negro »(noir en Espagnol et Portugais ) est, pour certains, péjoratif ou tout au plus diminutif.

Sous « Negro-Africains » sont classés les appartenant aux ethnies Halpoular, Soninké et Ouolof considérés d’origine généalogique Africaine.

Les Haratins sont aussi issus de cette origine. Pourquoi les exclure volontairement sous cette appellation ?

Il y’a les Arabo-berbère. Se dit des Maures ou « Bidhane ». Là aussi le terme prête à équivoque.

En Fait ! L’ensemble social Maure ( Haratins y compris) est le résultat d’un long métissage entre arabes, Africains (premiers habitants du Sahara) et berbères . Les arabes venus de la péninsule ou du Yemen ont , des siècles durant , été trempés ,malaxés et essorés dans les eaux de l’Africanité et berbérité qu’il devient impossible aujourd’hui d’en gommer les traces historiques indélébiles.

L’appellation : Berbero-Africano-arabe serait plus conforme.

Ceci étant, et puisqu’en Mauritanie on est (nait) ce qu’on est (né).

Restons ce qu’on (con) est (né).

Ely Salem Khayar

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ONU: Antonio Guterres promet de servir les plus vulnérables

ONU: Antonio Guterres promet de servir les plus vulnérables– Le Portugais Antonio Guterres, soutenu par le Conseil de sécurité pour être le prochain secrétaire général des Nations unies, a promis jeudi de servir les plus vulnérables comme les victimes des conflits et du terrorisme.

L’ancien Premier ministre portugais a exprimé l’espoir que sa désignation, consensuelle et rapide, sera symbolique d’une capacité du Conseil de sécurité d’agir dans l’unité et le consensus pour pouvoir répondre rapidement aux terribles défis de notre temps, lors d’une déclaration à la presse à Lisbonne.

Pour exprimer ce que je ressens aujourd’hui, deux mots sont suffisants: humilité et gratitude, a-t-il relevé, prenant la parole successivement en portugais, anglais, français et espagnol. Saluant un processus transparent et ouvert, il a remercié les membres du Conseil de sécurité pour la confiance qu’ils lui ont accordée.

Je ressens l’humilité de celui qui fait face à des défis énormes, dans un monde qui est perturbé par des problèmes très très sérieux. Mais aussi l’humilité pour pouvoir servir les plus vulnérables, les victimes des conflits et du terrorisme, les victimes de la violation des droits, de la pauvreté ou des injustices de notre monde, a-t-il énuméré.

M. Guterres a également tenu à rendre hommage à l’actuel secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et a demandé à tous les Etats-membres de l’appuyer dans ses initiatives pour garantir le plein succès des derniers mois de son mandat.

M. Guterres a obtenu jeudi le soutien unanime des 15 membres du Conseil de sécurité pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies, ont indiqué des diplomates à l’issue d’une réunion à huis clos.

Ex-Premier ministre du Portugal entre 1995 et 2002, puis Haut commissaire de l’Onu aux réfugiés (HCR) de 2005 à 2015, il était largement favori après avoir terminé en tête des six scrutins préliminaires.

La désignation de ce socialiste modéré, ingénieur de formation âgé de 67 ans, doit encore être approuvée par l’Assemblée générale de l’ONU, ce qui devrait être une formalité, avant qu’il ne prenne ses fonctions le 1er janvier.

©AFP / 

 

Romandie News

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