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Sahel : le projet de la Grande muraille verte à moitié achevé
Lancé en 2007 par l’Union africaine dans le but de stopper l’avancée du désert, tout en sauvegardant les terres arables et le cadre de vie des populations locales sahéliennes, le projet de la Grande Muraille verte, qui traverse 14 pays, évolue bien. C’est ce que rapporte La Revue Afrique.
S’étendant du Sénégal, sur la côte Atlantique, jusqu’à Djibouti, sur le Golfe d’Aden, cet ambitieux projet environnemental devrait permettre à terme la plantation sur 7775 kilomètres d’une rangée d’arbres de 15 kilomètres de large. Prévu pour être achevé en 2027, le projet permettra ainsi de boiser quelques 11 662 500 hectares. Plus de 500 millions de personnes devraient être impactées.
Selon la FAO, « les pays impliqués dans l’érection de la Grande Muraille verte perdent actuellement en moyenne 1,712 milliard d’hectares de forêts chaque année ».
Au défi environnemental se greffe donc un impératif de sécurité alimentaire et de conservation des espaces fonciers aussi bien agricoles que forestiers.


Souha Touré
L’Afrique se dote d’une charte historique pour lutter contre la piraterie maritime
Confrontés à une importante insécurité maritime qui freine le développement de leur économie, une quarantaine d’États africains ont adopté samedi une charte historique visant à renforcer leur coopération dans la lutte contre la piraterie.
Plus de 40 pays africains, réunis à Lomé à l’initiative de l’Union Africaine, ont adopté samedi 15 octobre une charte afin d’assurer une meilleure sécurité des côtes contre la piraterie et les trafics de drogue. “Ce geste est on ne peut plus historique dans la vie de notre continent”, a déclaré le président congolais Denis Sassou-Nguesso, en conclusion du sommet.
La Charte de Lomé, qui doit encore être ratifiée, doit contraindre les États signataires à “créer un fonds de sécurité et de sûreté maritimes”, mais aussi faciliter “l’accès aux informations” pour mieux lutter contre les pirates. Le manque de coopération entre les différents pays, est en effet un grand avantage pour les contrebandiers qui peuvent passer d’une zone territoriale à l’autre sans être inquiétés.
Quarante-trois pays étaient représentés au sommet de Lomé (Togo), dont 18 par leur chef d’État, sur les 54 pays que compte l’Union africaine. “C’est un acte historique. (…) Ceux qui ont signé cette charte (…) doivent en principe, une fois arrivés chez eux, mettre tout en œuvre pour que cette charte soit ratifiée, afin qu’elle devienne contraignante”, espère maintenant Barthelemy Blédé, un Ivoirien, chercheur à l’Institut d’études de sécurité à Dakar (ISS).
“Ce sommet est un grand pas, mais il ne doit pas être le dernier. Il reste beaucoup de travail à faire”, explique de son côté Timothy Walker, lui aussi expert maritime pour l’ISS, et présent à Lomé.
Le moteur de “l’économie bleue”
L’intérêt grandissant pour la chose maritime et son “économie bleue” a été le point central des discussions dans la capitale togolaise. Près de 90 % des importations et exportations du continent transitent par la mer et un nombre important des corridors commerciaux maritimes les plus stratégiques se trouvent dans l’espace maritime africain.
Mais l’Afrique en profite-t-elle ? Pas vraiment. Les transports maritimes, les ports, les pêches industrielles sont autant de secteurs économiques largement dominés par des intérêts internationaux – et qui échappent au continent. Bathelemy Blédé, le chercheur de l’ISS, remarque que “les pays développés” défendent les côtes africaines, notamment dans le Golfe d’Aden ou dans le Golfe de Guinée, pour protéger leurs intérêts.
Avec un total de 13 millions de km² de zones économiques maritimes et 17 % des ressources mondiales en eau douce, “l’Afrique doit voir cette richesse comme une opportunité de développement durable”, a martelé Uhuru Kenyatta, le président du Kenya.
Si l’Afrique développe son économie maritime, elle parviendra plus facilement à financer sa propre sécurité. “L’Afrique est plus exposée que les autres continents [à l’insécurité] pour la simple raison qu’elle a très peu de compétences et de moyens pour faire face à cette situation”, avait observé vendredi le chef de l’État tchadien Idriss Déby, président en exercice de l’Union africaine.
Avec AFP et Reuters
france24.fr
Le Président mauritanien prolonge le dialogue d’une semaine supplémentaire
Essahraa – Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a donné son accord pour prolonger les séances du dialogue, d’une semaine supplémentaire, révèlent des sources.
L’objectif visé par cette mesure est de permettre aux partis présents aux concertations, réunis depuis 15 jours, dans des discussions marathoniennes et excitées, de dégager des points consensuels.
Le Chef de l’Etat mauritanien avait tenu des réunions précipitées, jeudi et vendredi derniers, avec les leaders des forces politiques participant au dialogue en gestation, hormis l’APP, qui conditionne tout retour aux assises en cours, par des excuses officielles du gouvernement, sur les déclarations incendiaires de son Porte-parole.
La commission centrale du dialogue doit se réunir ce lundi 17 octobre courant, afin d’adopter la décision de prolongation, qui peut être la dernière, pour ces pourparlers, les plus longs de l’histoire du pays.
Traduit de l’Arabe par Cridem
LA MISE AU POINT DU PRÉSIDENT Samba Thiam des FPC:
Je voudrais apporter quelques clarifications pour calmer une certaine agitation frénétique que rien ne justifie…
1- Je n’ai pas rencontré le Président de la République, c’est encore une fois des ragots…Je n’ai pas l’intention de répondre à des ragots, encore moins le faire par déclaration. Toutefois si le Président devait exprimer le souhait de me rencontrer, je n’y verrais aucun inconvénient , et répondrais favorablement …
2- J’ai exprimé , à plusieurs reprises déjà, nettement, notre opposition au 3ème mandat , cela bien avant les propos de tel ou tel ministre …cette position n’a pas changé, je n’ai pas l’intention de le répéter, parce que d’autres auraient pris position .. .
3- Enfin Je refuse de me laisser marquer à la culotte , ni me faire dicter ma stratégie interne.
La lutte continue!
Samba Thiam
officiel facebook page
L’APP claque la porte du Dialogue National Inclusif
L’Alliance Populaire Progressiste (APP), un parti de la mouvance de l’opposition dite modérée, a décidé de se retirer du « Dialogue National Inclusif.
Ce parti de l’opposition historique est dirigé par Messaoud Ould Boulkheir, ancien président de l’assemblée nationale, plusieurs fois candidat malheureux à une élection présidentielle.
Ce « Dialogue National inclusif » est boycotté par l’essentiel des forces de l’opposition à l’image du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) et le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).
« Nous exigeons des clarifications de la part des autorités par rapport à une déclaration du porte parole du gouvernement sur la question des mandats », a demandé APP.
Le porte parole du gouvernement, Mohamed Lemine Ould Cheikh, a affirmé jeudi après midi que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a droit de solliciter un troisième mandat conformément à la volonté du peuple « qui est au dessus de la constitution. La limitation des mandats est contraire à la démocratie ».
A titre d’exemple, le ministre mauritanien a cité plusieurs « grandes démocraties » dans le monde sans limitation du nombre de mandats présidentiels.
Parmi celles-ci figure curieusement le cas d’Israël, un ennemi historique des arabes.
En Mauritanie, rappelle-t-on, le principe de l’alternance est complètement verrouillé par la limitation à deux (2) du nombre de mandats du président de la République à travers les articles 28, 29 et 99 de la constitution de juillet 1991, révisé par voie référendaire le 19 juin 2006..
Toute tentative de nouvelle révision de ces dispositions érigées en clauses d’éternité mettrait le président de la République en situation de parjure par rapport au serment prêté au moment d’entrer en fonction.
« Il y a en circulation un document de l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité) qui n’a pas été soumis à la commission préparatoire du dialogue national inclusif.
Un document dont personne n’a pu prendre connaissance jusqu’ici et qui évoque une modification des clauses relatives au mandat présidentiel. Or, nous nous étions entendus sur une feuille de route différente », affirme un responsable du parti cité par la presse.
le calame



