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Mauritanie : l’opposition opposée à toute modification de la constitution
L’opposition traditionnelle a renouvelé ce mardi son rejet des modifications constitutionnelles annoncées par le gouvernement au début de l’année prochaine. Selon l’opposition la modification de la constitution ne saurait intervenir que dans un contexte politique normal.
Dans un communiqué conjoint du forum national pour la démocratie et l’unité et le rassemblement des forces démocratiques, déclarent que les modifications constitutionnelles proposées ne sont pas le fruit d’un véritable dialogue national, mais simplement des propositions faites par le président Mohamed O. Abdel Aziz à Néma et d’autres ajoutées par la suite par son parti lors du dernier dialogue.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’opposition adresse des critiques acerbes aux propositions de modification de la constitution qui ne revêtent pas un caractère urgent et ne portent pas de solutions aux problèmes profonds que connait le pays et particulièrement la crise politique traduite par la partialité de l’état et sa confiscation du pouvoir au détriment des autres acteurs politiques.
Le communiqué a critiqué le changement de l’emblème national qui a identifié la Mauritanie depuis son indépendance et pour lequel plusieurs soldats sont morts pour le défendre.
« L’hommage à la résistance n’est autre qu’une manœuvre démagogique affichée par le pouvoir, après l’échec de cet autre slogan de lutte contre la gabegie » ajoute notamment la communiqué de l’opposition.
Le texte ajoute par ailleurs que « le système catastrophique du président Mohamed O. Abdel Aziz a consacré au sein du peuple mauritanien un ensemble de contradictions aigues, raciale, régionale et tribale, ce qui constitue une véritable menace pour la société dans sa cohabitation et même pour le pays dans son existence.
Le communiqué en 11 points réaffirme qu’un referendum ne saurait être organisé que dans un contexte politique normal et autour de questions essentielles qui entravent les institutions ou le progrès de la nation.
Pour l’opposition les modifications proposées consacrent plutôt de profondes divergences et interviennent en l’absence d’une impartialité de l’état et au milieu d’une crise politique majeure.
« Dans un climat pareil, ajoute le communiqué, il est impossible d’organiser un referendum ou des élections crédibles dans le pays ».
Le communiqué de l’opposition reconnait l’importance de la création de conseils régionaux mais ajoute qu’il n’est pas nécessaire de les inclure dans la constitution car cela ne leur garanti pas plus de chances que les autres instances constitutionnelles qui ont été vidées de leur contenu.
Il dénonce par ailleurs la suppression du sénat qui ne saurait intervenir, selon le communiqué, en dehors d’une entente, absente lors de ce referendum.
« Le problème n’est pas de supprimer une institution ou créer une autre, mais il se situe ailleurs, dans le système de gestion du pays par le régime et l’absence de séparation des pouvoirs » ajoute le communiqué.
L’opposition invite enfin le peuple mauritanien à faire face « aux manœuvres du général Mohamed O. Abdel Aziz et à faire échec à ses plans destinés à créer la division, détruire la constitution et les symboles de l’état et à poursuivre la confiscation de l’état ».
Sahara Medias (Mauritanie)
Adresse à la Nation du Président de la République à l’occasion de la commémoration du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale
A l’occasion de la commémoration du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a fait une adresse à la Nation dans laquelle il a félicité l’ensemble du peuple mauritanien et exprimé sa considération à tous ceux qui se sont dépensés sans compter pour la réalisation de l’indépendance nationale ainsi qu’à ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de l’intégrité territoriale du pays et pour la dignité et la liberté de ses fils. Il a évoqué les nombreuses réalisations accomplies au cours des dernières années dans les différents domaines. Voici le texte intégral de ce discours:
“Citoyens, citoyennes,
Nous commémorons, demain, le 56e anniversaire de l’indépendance nationale. Il me plait à cette occasion d’adresser mes chaleureuses félicitations à l’ensemble de notre cher peuple, souhaitant à notre pays davantage de progrès et de prospérité.
Citoyens, citoyennes,
En votre nom tous, j’adresse les salutations et exprime la considération à tous ceux qui se sont dépensés sans compter pour la réalisation de notre indépendance nationale ainsi qu’à ceux qui se sont sacrifiés pour la défense de l’intégrité territoriale du pays et pour la dignité et la liberté de ses fils. J’exprime les mêmes sentiments à tous ceux qui ont consenti des efforts remarquables sur la voie de la renaissance et du développement de la Mauritanie. Je voudrais en citer, en particulier, les vaillants martyrs de notre résistance nationale tombés sur le champ de bataille avec courage et dignité pour le recouvrement de notre indépendance, à nos illustres oulémas qui ont accompagné la résistance armée par une résistance culturelle qui a été décisive dans la préservation de nos fondamentaux culturels et spirituels face à l’occupation et aux tentatives d’acculturation de notre société.
En ce jour historique, nous avons à l’esprit le rôle pionnier que jouent nos forces armées et de sécurité pour la sauvegarde de notre souveraineté nationale et la garantie de la sécurité des citoyens. ? chacun des membres de ces forces, je renouvelle les salutations, officiers, sous-officiers et soldats.
De même, j’adresse mes salutations à tous les Mauritaniens et à toutes les Mauritaniennes qui mesurent la portée de ce jour mémorable et qui œuvrent chacun de sa place et en fonction de ses compétences au service de la stabilité, du progrès et de la prospérité du pays. Je les invite à avoir une pensée pieuse pour les martyrs de la résistance et ceux des forces armées et de sécurité qui ont versé leur précieux sang sur le champ d’honneur.
Citoyens, citoyennes,
Nous avons tenu ces dernières années à ce que notre vision de réformes et de construction globale porte sur l’ensemble des domaines susceptibles d’offrir au citoyen les conditions de vie décentes et au pays la stabilité, le progrès, la prospérité et d’induire l’accélération du rythme d’un développement durable.
Dans ce sens, il a été procédé à la réforme de l’enseignement afin qu’il réponde aux exigences du développement et s’adapte à l’esprit de l’époque. C’est à cet effet que des universités, des instituts de formations professionnelles et des établissements scolaires d’excellence ont été créés.
Par ailleurs, un intérêt particulier a été donné au secteur de la santé. C’est ainsi que des hôpitaux, des centres spécialisés, des points de santé ont été construits et pourvus en personnels compétents et en équipements adéquats.
Les Mauritaniens saisissent aujourd’hui le développement remarquable qu’ont connu les infrastructures, notamment les routes, les barrages, les ports et les aéroports. Tout comme, ils appréhendent les progrès significatifs enregistrés au niveau de l’agriculture, de l’élevage et les réalisations en termes de projets stratégiques dans les domaines de l’hydraulique et de l’énergie.
Les indicateurs fournis par les institutions internationales spécialisées et crédibles prouvent de façon sans équivoque l’efficience de notre approche économique en matière de développement.
Ces réalisations, comme toutes les autres, n’auraient vu le jour sans la lutte que nous avons livrée contre la gabegie et les prévaricateurs ; lutte qui a redonné respect à la chose publique et permis une meilleure utilisation des ressources du pays désormais exclusivement orientées au service du citoyen.
Nous avons également accordé une attention particulière aux franges sociales les plus démunies, traduisant ainsi le choix délibéré que nous avons fait depuis que le peuple mauritanien nous a investis de sa confiance. Les efforts déployés pour assurer de meilleures conditions d’une vie digne à ces franges se poursuivront en vue de leur garantir un avenir radieux.
Citoyens, citoyennes,
Conscients de la corrélation étroite entre le développement et la sécurité, nous avons, dès la première heure, mis en place une approche sécuritaire efficace fondée sur la réforme de nos forces armées et de sécurité par la formation et l’équipement, et l’amélioration de leurs conditions, renforçant ainsi leur capacité d’initiative et de mobilité. En un temps record, nous avons pu assurer la maitrise totale de nos frontières et nous mettre à l’abri des tiraillements et des contrecoups des foyers de tensions dans notre zone. Nos citoyens et les résidents dans notre pays jouissent de la sécurité et de la quiétude.
Notre approche sécuritaire est citée aujourd’hui en exemple et les organismes des Nations Unies ont salué le grand professionnalisme des éléments des contingents de nos forces qui participent aux opérations de maintien de la paix en Afrique.
Citoyens, citoyennes,
Nous avons œuvré sans relâche, au cours des dernières années, à l’enracinement des valeurs démocratiques dans notre pays, à la promotion des libertés collectives et individuelles et au choix du dialogue national comme base de rapport avec les acteurs politiques nationaux. Les résultats positifs du dernier dialogue national ont impulsé notre marche vers la modernisation de nos institutions républicaines et une meilleure appropriation des symboles de notre souveraineté.
Nous avons aussi accordé une attention particulière aux jeunes et aux femmes pour les encourager à participer plus largement et plus efficacement à l’œuvre de construction nationale.
Je ne saurais terminer sans saluer le grand intérêt que vous portez au présent et l’avenir du pays ainsi que votre souci constant de préserver les acquis que nous avons réalisés, ensemble, au cours des dernières années, dans les différents domaines.
Vive la Mauritanie libre et prospère !
Ami
Mauritanie: Un collectif demande une enquête sur le “massacre” de militaires négro-africains
ALAKHBAR (Nouakchott)- Le Collectif des Veuves et des Orphelins exige une enquête sur le “massacre de 28” militaires négro-africains “le 28 novembre 1990”, date de la célébration de l’indépendance de la Mauritanie.
Selon le collectif, « le 28 novembre 1990, 28 militaires en activité – c’est-à-dire prêts à risquer leur vie pour la défense de la souveraineté nationale – ont été lâchement pendus, dans le cadre d’une opération génocidaire contre la composante négro-africaine de la Mauritanie.».
Lire: Mauritanie : un collectif publie la liste des militaires négro-africains « pendus le 28 novembre»
«Ces martyrs, font partie d’un ensemble de plus de mille personnes, victimes d’exécutions extra-judiciaires pendant cette période dite “noire“», poursuit le collectif dans une déclaration reçue à Alakhbar.
«Ces crimes contre l’Humanité, commis froidement par le régime du colonel Maouya Ould Sid’Ahmed Taya et que l’on désigne pudiquement sous l’expression de “passif humanitaire”, restent impunis, en dépit de leur reconnaissance officielle par les Présidents de la République : Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah (discours du 29 juin 2007) et Mohamed Ould Abdel Aziz (prière de Kaédi)».
«Malgré ces reconnaissances, aucune action n’a été entreprise pour satisfaire le devoir de vérité : qui a tué qui et pourquoi ?»
Le Collectif des Veuves et des Orphelins estime: “Comme Ould Taya, [le président mauritanien] Mohamed Ould Abdel Aziz semble opter pour la politique de l’autruche; l’option du jeu du temps».
«L’opération dite de dédommagement de certaines veuves, n’a été qu’une poudre jetée aux yeux des ayants droit. Non seulement elle a été réalisée dans l’opacité totale, mais encore elle n’a pas concerné le plus grand nombre d’ayants droit.».
«Même la localisation des sépultures n’est pas réalisée, en dépit d’une promesse du régime actuel de Mohamed Ould Abdel Aziz. Or, les veuves, les orphelins et tous les Mauritaniens épris de paix et de justice, doivent connaître avec précision ces lieux de la barbarie, pour faire le deuil de ces martyrs.».
56ème anniversaire de l’indépendance : lever des couleurs et décorations à Atar
Le président Mohamed O. Abdel Aziz a décoré ce lundi à Atar de l’ordre du mérite national certaines personnalités militaires et civiles à l’occasion du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale, et présidé la cérémonie de lever des couleurs.
Il a par ailleurs décoré de la médaille du mérite des fonctionnaires de l’état, des personnalités de la société civile et des militaires pour services rendus à la nation.
Le président Aziz a passé e revue des unités de l’armée nationale et présidé une cérémonie de lever des couleurs sur la place de l’indépendance à Atar.
Des présidents de partis politiques, des ambassadeurs, des personnalités diplomatiques et un grand rassemblement des populations ont également assisté à ces cérémonies.
saharamedias
Bababé : Mise en place de groupes de plaidoyers intercommunaux sur l’accès des femmes à la terre
Journal Le Terroir – Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Renforcement du pouvoir citoyen pour la sécurisation foncière, l’accès et le contrôle de la terre par les femmes », le FONADH (Forum des organisations nationales des droits humains), en partenariat avec l’UE et Oxfam Intermon, a organisé, ce samedi 26 novembre 2016, dans les locaux de son siège à Bababé, une rencontre pour la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunaux de femmes sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes.
Cette rencontre intervient après les visites de terrain effectuées du 22 au 24 novembre, par la Coordination du projet dans ses quatre communes d’intervention à savoir Aéré Mbar et Niabina-Garlol (Brakna), Néré Walo et Djéol (Gorgol).
Au cours de ces visites, il a été procédé à la mise sur pied de groupes de plaidoyers de 4 femmes choisies par leurs consœurs dans chaque commune. Le choix de ces groupes n’est pas fortuit : il est basé sur des critères tels que l’égalité des genres, le niveau d’instruction et la diversité ethnique et des conditions d’éligibilité telles que l’obtention d’un récépissé, le dynamisme de la coopérative et la possession d’une terre mise en valeur.
Selon Mme Coumba Diop, la Coordinatrice du Projet, « Il s’agira aujourd’hui de mettre en place deux groupes de plaidoyer intercommunaux sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes au niveau des zones d’intervention et la mise sur pied d’un groupe de plaidoyer interrégional (Brakna/Gorgol) de femmes ».
Spécifiquement, cette rencontre contribuera « à mieux organiser les femmes, les amener à unifier leur agenda et à mutualiser leurs efforts pour réclamer leurs droits ». Elle leur permettra aussi de profiter des journées commémoratives telles que le 8 mars (fête des femmes), le 17 avril (journée internationale des luttes paysannes, le 22 avril (journée mondiale de la terre) et le 15 octobre (journée de la femme rurale) pour mieux faire entendre leurs voix.
C’est aux environs de 12 heures que le Secrétaire Général de la Mouqata’a de Bababé a procédé à l’ouverture officielle de cette rencontre en présence du Secrétaire exécutif du FONADH, M. Sarr Mamadou, de la coordinatrice du Projet, Mme Coumba Diop, de MM. Diallo Oumar, Dia Ibrahima Ousmane et Yaya Sarr, respectivement techniciens des cliniques juridiques du FONADH à Kaédi et à Bababé et coordinateur de l’Observatoire de Bababé.
Après l’allocution de bienvenue de Mme Khadijettou Kassoum, 1ère Adjointe au Maire de Bababé et les mots prononcés par les maires des 4 communes cibles ou leurs représentants, le Secrétaire Exécutif du FONADH, a indiqué que « cette rencontre qui débouchera sur la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunal et interrégional s’inscrit dans la stratégie nationale de la sécurité alimentaire ». S’adressant aux 16 participantes, M. Sarr a rappelé que leur choix constitue la consécration de leur engagement d’abord aux côtés de leurs paires et ensuite dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à autonomiser les femmes en leur donnant l’accès à la terre. Il a enfin remercié les maires des communes cibles ainsi que les partenaires du projet (UE et Oxfam Intermon) pour leur appui constant.
Ensuite, les participants ont procédé à l’élection des bureaux des groupes de plaidoyer intercommunaux (Aéré Mbar et Niabina, Néré Walo et Djéol) composés chacun d’une coordinatrice, d’une chargée des finances, d’une chargée de communication et d’une responsable administrative. Ainsi Mmes Fatimata Sall et Bintou Samba Camara ont été portées respectivement à la tête des groupes Aéré Mbar/Niabina et Néré Walo/ Djéol.
Quant au groupe interrégional Brakna/Gorgol, il est confié à un bureau qui a pour tâche de pilote et de coordonner les actions entreprises au niveau des 4 communes d’intervention du projet. Il sera piloté par Mme Fatimata Yéro Sall de la commune de Niabina. Elle sera secondée par une chargée de l’administration (Aissata Alassane Sarr de Djéol), une chargée de communication (Aminata Barry d’Aéré Mbar), une chargée des finances (Hawa Samba Mbaye de Néré Walo) et une chargée du plaidoyer (Najia M/ Silly d’Aéré Mbar).
Avant de se séparer, les participantes ont renouvelé leur engagement à lutter pour le droit d’accès et de contrôle de la terre, pilier fondamental dans le processus d’autonomisation des femmes. Elles ont exprimé leurs remerciements au groupe d’actions FONADH/ROSA/RPC pour les efforts qu’il mène pour le développement communautaire en général, pour les droits des femmes rurales en particulier.
Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr
cridem



