Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Forte mobilisation pour la journée d’échanges organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à MassyPlusieurs mauritaniens et amis de la Mauritanie ont répondu positivement à l’ appel de la fédération Europe occidentale des Forces Progressistes du Changement (FPC), le samedi 3 décembre 2016 à Massy dans la banlieue parisienne.

Avec boolumbal comme si vous y étiez… 

Nous y reviendrons plus tard.

 

 

 

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

Forte mobilisation pour la journée d’échanges  organisée par le FPC à Massy

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Présidentielle en Gambie : le président Jammeh reconnaît son échec

Présidentielle en Gambie : le président Jammeh reconnaît son échec Le candidat de l’opposition, Adama Barrow, a une légère avance, selon les premiers résultats, mais le président au pouvoir depuis 22 ans s’est déjà incliné.

Le chef de l’État gambien Yahya Jammeh, au pouvoir depuis vingt-deux ans, a reconnu sa défaite au scrutin présidentiel de jeudi face au candidat d’une coalition d’opposition, Adama Barrow, a affirmé vendredi le président de la commission électorale indépendante, Alieu Momar Njie.

« Il est vraiment exceptionnel que quelqu’un qui a dirigé le pays aussi longtemps ait accepté sa défaite », a déclaré Alieu Momar Njie aux journalistes, peu avant l’horaire prévu pour l’annonce officielle des résultats à la mi-journée, qui était de nouveau reportée. Yahya Jammeh devait faire une déclaration dans la journée sur la télévision d’État pour féliciter son adversaire victorieux, candidat d’une large coalition de l’opposition.

Selon de premiers résultats annoncés à la télévision par la commission électorale, Adama Barrow l’emportait symboliquement sur l’ensemble des circonscriptions de Banjul, avec 49,67 % des voix, devant Yahya Jammeh, à 42,64 %, et Mama Kandeh, ex-député du parti au pouvoir, candidat d’une nouvelle formation, à 7,6 %.

Quelque 890 000 électeurs, sur près de 2 millions d’habitants de ce pays d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire sénégalais, hormis sa façade atlantique, étaient appelés aux urnes jeudi pour départager les trois candidats. Dès la fermeture des bureaux de vote, qui ont connu une grande affluence, a commencé le décompte des billes déposées dans les trois bidons de couleurs différentes – vert pour Jammeh, gris pour Barrow et violet pour Kandeh -, un système de vote unique au monde.

« Par la grâce de Dieu tout-puissant, ce sera le plus grand raz-de-marée de l’histoire de mes élections dans ce pays », a lancé Yahya Jammeh après avoir voté. Porté au pouvoir par un coup d’État en 1994, il a été élu pour la première fois en 1996, puis réélu trois fois. L’opposant Adama Barrow a affiché la même assurance. « S’il (Jammeh) perd, il faut qu’il reconnaisse sa défaite. Et nous savons qu’il va perdre », a-t-il déclaré.

Libération de la parole

Un homme d’affaires, Sulayman Jallow, s’est dit impatient d’une alternance, après 22 ans. « Cela fait trop longtemps », a-t-il affirmé. « Nous avons été marginalisés, persécutés et torturés. » « Notre président est un type travailleur, un homme bien, il aime tout le monde », a au contraire estimé Modou Job, 36 ans, peintre en bâtiment. Résumant la crainte de violences au sein de la population, Kaddy Kanu, une femme de 30 ans, a affirmé que « l’important, c’est que ce soit une élection pacifique ». Yahya Jammeh a prévenu qu’il ne tolérerait aucune contestation des résultats dans la rue, mais exclusivement devant les tribunaux, assurant que la fraude était impossible.

Le ministre de l’Information, Sheriff Bojang, a qualifié l’interruption des communications de « mesure de sécurité qui sera levée dès l’annonce des résultats ». Il a invoqué la nécessité d‘« empêcher les gens de donner de fausses informations, comme au Gabon », en référence aux troubles dans ce pays après la présidentielle du 31 août.

Le département d’État américain a salué « une participation manifestement élevée et un climat généralement pacifique » lors du vote, mais s’est inquiété « des pressions et des intimidations » avant le scrutin. Amnesty International a de son côté déploré le blocage des communications, qui « dissipe l’illusion de liberté apparue pendant les deux semaines de campagne électorale », et Human Rights Watch (HRW) a appelé les autorités à les rétablir et à « autoriser la tenue de manifestations pacifiques ». La Gambie a également fermé depuis mercredi soir ses frontières terrestres, comme à chaque élection, selon une source de sécurité sénégalaise.

Selon des analystes et l’opposition, c’est la première fois que le régime, qui a survécu à de nombreuses tentatives de coup d’État, est sérieusement menacé par un scrutin, au terme d’une campagne marquée par l’expression d’un pluralisme inhabituel. Malgré la répression, la parole se libère depuis des manifestations en avril pour réclamer des réformes politiques, puis pour dénoncer la mort en détention d’un opposant et la condamnation en juillet à trois ans de prison d’une trentaine de participants à ces rassemblements, dont le chef de l’opposition, Ousainou Darboe.

Les ONG et certaines chancelleries condamnent les violations des droits de l’homme sous Yahya Jammeh, des accusations qu’il rejette. Beaucoup de Gambiens portent néanmoins à son crédit la stabilité du pays et certains progrès, notamment en matière d’éducation et de santé. Mais de nombreux autres fuient la pauvreté et la répression sur les routes de l’émigration clandestine.

Avec AFP

le point

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Purges au sein de l’armée 89-91 : Les veuves marchent contre l’impunité

altLe   collectif des veuves  et orphelins des  exactions commises  dans  les casernes militaires des années   89-91 ont  organisé une marche spontanée, le 28 novembre à Nouakchott. Elles ont battu le pavé depuis  l’hôtel Khatter jusqu’au siège de leur organisation au robinet Sarkollé de Sebkha, chez mère Houleye Sall. Cette marche est intervenue après la cérémonie  commémorative du 28 novembre, date de l’indépendance du pays.  Au cours de cette cérémonie, le collectif a réitéré  son opposition à l’impunité et réclamé la traduction devant un tribunal des auteurs des crimes commises entre 1989 et 1991 contre les militaires négro-mauritaniens. En effet, pour marquer cet anniversaire, en  en 1990, 28 militaires issus de la communauté négro-africaine ont été pendus dans la base d’Inal par leurs frères d’armes  maures,  ont affirmé les rescapés.

Au cours de cette cérémonie commémorative, les veuves, orphelins et des organisations de défense des droits de l’homme et des rescapés ont écouté des témoignages poignants et atroces des  rescapés  d’Inal et de J’Reida sur les dernières heures de leurs compagnons d’infortunes.

Sortis très remontées pour n’avoir pas été entendus depuis  bien longtemps par le  pouvoir  de Mohamed Ould Abdel Aziz,  des dizaines de veuves ,  orphelins  et sympathisants  ont marché de l’hôtel Kharer en passant par le carrefour de la BMD, l’hôpital national, le ministère de l’équipement et des transports où des forces de l’ordre sont  intervenues  pour les disperser.

 L’objectif de cette marche spontanée était de réclamer la traduction devant un tribunal des auteurs des tueries opérées dans certaines casernes du pays entre 1989 et 1991, indique au Calame,  Aissata  Diary Sall, chargée de l’organisation du collectif. Et d’ajouter: «”la police est intervenue à l’entrée du 5eme arrondissement  pour nous disperser, mais  face à notre détermination,  elle n’a pas pu nous arrêter et  nous  disperser, nous  l’avons affrontée  pour continuer  notre marche jusqu’à notre siège au 5eme ; elle n’a pas pu user des grenades lacrymogènes  parce que nous avions séquestré entre nous deux de ses éléments”.  Poursuivant son propos, elle explique :  nous disons au président de la République de ne pas protéger les bourreaux qui sont connus de tous  et se promènent  au vu et  au  su de tout le monde, aussi bien ici qu’en dehors du pays;  nous  exigeons qu’ils soient traduits devant un tribunal pour connaître la vérité sur ce qui s’est passé en cette période sombre  de l’histoire du pays ;  nous voulons connaître les motifs qui ont conduit à ces tueries pour  que nous puissions faire le deuil de nos maris,  frères et fils. Et enfin Aissata Sall de regretter que le projet de cartographie des sépultures promis par le président  de la République ne soit pas concrétisé.

le calame

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Mauritanie: Ould Daddah prône un retour ou un partenariat renforcé avec la CEDEAO

Mauritanie: Ould Daddah prône un retour ou un partenariat renforcé avec la CEDEAOLe360 – Le débat sur un éventuel retour de la Mauritanie au sein de l’espace CEDEAO –Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest- est de plus en plus souvent lancé. Seize ans après le retrait de la Mauritanie de cette institution ouest-africaine, et face à la panne de l’Union du Maghreb arabe, de plus en plus d’acteurs politiques et économiques mauritaniens demandent ouvertement le retour ou du moins le renforcement des relations avec cet espace.

Le dernier qui y a fait allusion est Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), le principal parti d’opposition mauritanienne, pour qui les liens séculaires entre la Mauritanie et les pays de l’espace ouest africain, dont «elle est une partie intégrante, sont multidimensionnels».

Figure historique de l’opposition et frère cadet de Moctar Ould Daddah, premier président de la Mauritanie dont il a été ministre, et plusieurs fois candidat malheureux à une élection présidentielle, il a donné sa vision, ce mardi, en marge d’une conférence de presse conjointe de l’opposition au cours de laquelle le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), le RFD et l’Union nationale pour l’alternance démocratique (UNAD), ont appelé au boycott d’une consultation référendaire annoncé par le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz pour le début de l’année 2017.

A travers un langage imagé, Ahmed Ould Daddah décrit et configure les rapports entre la Mauritanie et les autres pays de l’espace ouest-africain «comme un œil dont le blanc et le noir sont inséparables. Les relations entre notre pays avec le Sénégal, le Mali, la Gambie, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau et la République de Guinée sont d’une importance capitale du fait d’un brassage des populations façonné par la géographie, l’histoire, l’économie, la religion, la culture et les pratiques sociales», a t-il expliqué.

Et pour preuve, «je viens de passer trois semaines au Sénégal. J’ai un de mes proches ascendants qui est enterré à Fatick (150 kilomètres au sud-est de Dakar). Dans ce pays, j’ai redécouvert une pratique saine et tolérante de l’Islam, tout à fait conforme à celle que nous avons ici».

Le constat est identique dans toutes les sociétés ouest-africaines. Les échanges informels entre les populations mauritaniennes et les pays de l’espace de la Communauté des Etats de l’Afrique l’Ouest (CEDEAO) sont multiples, avec des ressortissants établis de part et d’autre.

Ainsi, le leader du RFD suggère aux autorités de Nouakchott l’idée «d’un retour au sein de cette communauté économique régionale, ou tout au moins, une formule pour un partenariat politique et économique qui revêt des enjeux de la plus haute importance pour notre pays.».

Rappelons que la CEDEAO est un marché de plus 350 millions de consommateurs, alors que la Mauritanie compte moins de 4 millions d’habitants. Plusieurs ressortissants mauritaniens sont implantés dans cet espace, exerçant notamment leur activité dans le commerce.

Ainsi, face à la multiplication des demandes de réadmission de la Mauritanie au sein de l’espace CEDEAO, les dirigeants au pouvoir ont fait au cours de ces dernières années un pas en avant dans ce sens en sollicitant un Accord d’association avec cet espace dans la perspective de conclure un accord commercial comportant des concessions tarifaires avec une tierce partie et l’adhésion au protocole de la CEDEAO -Tarif extérieur commun (TEC) et schéma de libéralisation des échanges- relatif à la libre circulation des personnes et des biens.

Ainsi, grâce à cet accord, la Mauritanie compte jouer pleinement son rôle de trait d’union entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb et devenir une plateforme d’échanges économiques et commerciaux entre ces deux communautés régionales. Mais à la base, Nouakchott a besoin d’une vision prospective, estime un expert.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

 

CRIDEM

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Mort d’Ousmane Sow, le sculpteur de l’esprit et de la matière

Mort d’Ousmane Sow, le sculpteur de l’esprit et de la matièreLe sculpteur Ousmane Sow, surnommé « l’Auguste Rodin du Sénégal », est mort ce jeudi 1er décembre, à Dakar, à l’âge de 81 ans. L’artiste dont la notoriété est devenue immense avait connu la consécration en 2013 lorsqu’il a été élu à l’unanimité à l’Académie des Beaux-Arts à Paris. Son rêve était d’ouvrir un musée au Sénégal rassemblant ses œuvres.

« Il y a dans mes sculptures une exagération. C’est voulu. C’est la recherche de la puissance et de la traduction de la vie. Ce qui m’intéresse c’est la vie. Que les gens ressentent cette sorte de flux qui passe entre les sculptures et eux. »

En lisant cette citation d’Ousmane Sow, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait chez lui une lointaine parenté avec Pygmalion, le sculpteur de la mythologie grecque. Celui qui tomba amoureux de son œuvre, Galatée, au point qu’Aphrodite, émue, choisit de lui donner vie.

L’exagération dont parle Ousmane Sow est donc cette vie à laquelle son œuvre est un hommage constant. Les sculptures de celui que l’on a parfois comparé à Auguste Rodin sont imposantes, grandiloquentes, sensuelles. Les hommes, guerriers ou héros, ont la profondeur de leur esprit gravé sur leur corps. Leurs muscles prennent des dimensions improbables. Leurs pensées scarifient la chair de leur visage. La puissance évocatrice de ces sculptures ne vient pas de leurs dimensions, mais de la force de vie qu’elles recèlent en elles. Comme si Ousmane Sow, géant au sourire rayonnant, avait su insuffler un peu de sa propre vitalité dans ses créations.

Anatomie d’une vie

Ousmane Sow disait qu’il pouvait fermer les yeux et reproduire de tête, avec les doigts, chaque muscle du corps humain. Il est vrai qu’avant de pétrir la terre, il a d’abord pétri les corps durant la première partie de sa vie consacrée à la kinésithérapie. Un métier qui a, de toute évidence, contribué à développer son sens des formes et sa précision du geste. L’anatomie du corps humain, qu’il aurait voulu voir enseignée aux Beaux-Arts, est la matrice d’où il puisait son art.

Est-il devenu kinésithérapeute parce qu’il était sculpteur, ou le contraire ? Penchons pour la seconde hypothèse. Car ce Dakarois né en 1935 a très jeune développé un goût pour la sculpture. Selon sa biographie officielle, dès l’âge de dix ans, il taillait des figurines dans des blocs de pierre ramassés sur les plages de Rebeuss, son quartier de naissance. La sculpture est déjà son jardin secret, même s’il n’a guère l’occasion de s’y promener.

Un cargo à destination de la France

A la mort de son père, Ousmane Sow est âgé de 21 ans. Il s’embarque alors sur un cargo à destination de la France. Il tente l’aventure comme tant de jeunes Sénégalais que Paris fait rêver. Le jeune étudiant renonce pourtant à entrer à l’école des Beaux-Arts et se lance dans des études de kinésithérapie, « une profession de substitution » dira-t-il.

Cette profession va pourtant lui offrir une connaissance du corps humain qu’il emploie le soir lorsqu’il abandonne la blouse de praticien pour enfiler le tablier du sculpteur. Car de retour au Sénégal, Ousmane Sow s’est remis à la sculpture en amateur de plus en plus éclairé. De ces années, rien ou presque ne subsiste. Il ne s’est pas soucié de ses marionnettes articulées, de ses bustes ou de ses têtes, offrant certaines pièces, en égarant d’autres, sans se préoccuper de laisser une trace.

Mais il a mis à profit ces années d’apprentissage pour concevoir ce matériau avec lequel il sculptera par la suite ses guerriers monumentaux. Un mélange de sable, de paille, d’aliments, de terre et d’une vingtaine de produits macérés durant des années dont il a emporté le secret. Il a même utilisé cette matière – dont ses rêves sont faits – pour couvrir le sol de la maison qu’il a érigée à Dakar. Le sculpteur s’étonnait que le public et les critiques puissent autant s’intéresser à ce mystérieux matériau. Pour lui, l’essentiel était ailleurs. Non pas dans la matière, mais dans le projet.

Vocation précoce, reconnaissance tardive

Au tournant de la cinquantaine, la sculpture l’occupe de plus en plus. Il abandonne son travail et se consacre entièrement à son art. En 1987, son talent éclate au grand jour. Le grand public découvre au Centre culturel français de Dakar les statues de lutteurs Nouba qui le rendront célèbre dans le monde entier. L’idée lui en était venue quelques années auparavant alors qu’il découvrait les photographies de l’Allemande Leni Riefenstahl passionnée par l’esthétique corporelle de ce peuple sud-soudanais. En 1988, il présente la série Massaï. Trois ans plus tard, la série Zoulou et, en 1993, Peuls. La Documenta de Kassel en Allemagne, puis la Biennale de Venise le célèbrent comme l’un des artistes contemporains majeurs.

Le succès international s’ancre définitivement sur le Pont des Arts de Paris, en 1999, où il expose ses pièces et notamment La bataille de Little Bighorn, célébration de la résistance des Indiens d’Amérique et de la victoire de leurs chefs Sitting Bull et Crazy Horse face aux troupes du général Custer. Trente-cinq pièces où s’entremêlent la violence et la sensualité.

Ousmane Sow sur le Pont des Arts

Trois millions de personnes ont admiré à Paris les œuvres théâtrales d’Ousmane Sow. Au-delà de la prouesse artistique, c’est aussi le message qui fait mouche. Il a consacré dix ans à représenter David contre Goliath. Le faible contre le puissant. « J’aime souligner que les petits ont une chance contre l’asservissement », confie Ousmane Sow au quotidien français Le Monde. Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow lors de la cérémonie à l’Académie des Beaux-arts à Paris, le 11 décembre 2013.

Il consacre les années suivantes à représenter ceux qui l’ont aidé à se construire en tant qu’homme, ceux dont la vie est pour lui un antidote au désespoir. Son père d’abord, Moctar Sow, héritier d’une longue lignée saint-louisienne apparentée au héros légendaire Lat Dior, mais aussi Nelson Mandela, Victor Hugo, Martin Luther King, Toussaint Louverture, ou encore le général de Gaulle qu’il représente avec les poches plates et vides afin de souligner qu’il ne recherchait pas le pouvoir pour s’enrichir contrairement à certains dirigeants du continent, expliquera le sculpteur. Ousmane Sow a aussi délaissé partiellement sa glaise pour utiliser le bronze. À la fois pour magnifier ses œuvres et leur permettre de mieux voyager dans le monde.

L’artiste dont la notoriété est devenue immense connaît la consécration en 2013 lorsqu’il est élu à l’unanimité à l’Académie des Beaux-Arts à Paris.

Par Olivier Rogez

RFI

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