Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Guinée : fin de cavale pour Aboubacar Sidiki Diakité, arrêté à Dakar

Le militaire guinéen Aboubacar Sidiki Diakité a été arrêté ce week-end à Dakar. C’est la fin d’une cavale de sept ans pour l’ancien chef de la garde présidentielle de Dadis Camara. En fuite depuis décembre 2009, “Toumba” Diakité faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Il est soupçonné d’être responsable du massacre perpétré le 28 septembre 2009 dans le stade de Conakry, où 157 personnes sont mortes après que l’armée a ouvert le feu sur des milliers de manifestants venus protester contre la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara.

Le porte-parole du ministre de la Justice, Ibrahima Béavogui, a réagi mardi matin sur une radio privée de Conakry. « Nous ne sommes pas surpris par l’arrestation de « Toumba » Diakité, un mandat d’arrêt ayant été lancé depuis un moment contre lui », a-t-il affirmé.

Aboubacar Sidiki Diakité avait tenté le 3 décembre 2009 d’assassiner Moussa Dadis Camara, alors chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée de 2008 à fin 2009, lui reprochant de vouloir lui faire porter l’entière responsabilité du massacre.

Procès en 2017

Le militaire devrait être rapidement extradé en Guinée, selon les autorités. « Nous avons eu assez de difficultés pour le faire l’arrêter, alors qu’il a été longtemps localisé. Tout ce mécanisme a été déclenché par les autorités guinéennes. Nous ne pouvons pas vous dire toutes les pressions qui ont conduit à son arrestation », a précisé Ibrahima Béavogui. Le gouvernement guinéen espère un début de procès en 2017.

 

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Appel à la résistance d’Étienne Tshisekedi, tirs à Lubumbashi, 74 personnes arrêtés : le point sur la situation en RDC

La situation est très tendue en RDC ce mardi alors que s’achevait hier, le 19 décembre, le mandat du président Kabila. Après l’annonce d’un nouveau gouvernement lundi soir, l’opposant historique Étienne Tshisekedi a appelé le peuple congolais à ne plus reconnaître le chef de l’État. Ce matin, des tirs ont été entendus à Lubumbashi, deuxième ville du pays. Selon l’ONU 74 personnes ont été arrêtées dans la journée de lundi.

« Je lance un appel solennel d’abord au peuple congolais à ne pas reconnaître l’autorité qui reste illégale et illégitime de Joseph Kabila et à résister pacifiquement au coup d’État qui est ainsi accompli avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle », a déclaré Étienne Tshisekedi dans une vidéo postée sur YouTube dans la nuit de lundi à mardi.

Dans cette vidéo, tournée dans sa résidence de Limete, et dont l’un de ses proches conseillers, Valentin Mukabe, a confirmé à l’AFP l’authenticité, le vieil opposant, âgé de 84 ans, accuse Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat constitutionnel s’est achevé le 19 décembre, de s’être rendu coupable de « haute trahison » en décidant « de demeurer au pouvoir par défi » et en violant ainsi intentionnellement la Constitution.

La voix hésitante, trébuchant parfois sur les mots, Étienne Tshisekedi a demandé « aux partenaires extérieurs ainsi qu’à l’ensemble de la communauté internationale, à ne plus traiter avec Joseph Kabila au nom de la RDC ».

L’opposition favorable à la poursuite des négociations

En revanche, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS) s’est dit favorable à la poursuite des pourparlers engagés sous l’égide de la Conférence épiscolale nationale du Congo (la Cenco). Étienne Tshisekedi a ainsi donné son accord au Rassemblement, principale plate-forme de l’opposition formée autour de sa personne, de poursuivre les « ultimes négociations », « selon le calendrier fixé par les évêques ».

Suspendus samedi soir, ces pourparlers destinés à permettre l’instauration d’un régime de transition politique associant la majorité sortante et l’opposition, sont censés reprendre mercredi, conformément à ce qui a été annoncé par les évêques congolais, reçus lundi par le pape François à Rome.

L’avenir des négociations apparaît toutefois incertain depuis l’annonce cette nuit par ordonnance présidentielle d’un nouveau gouvernement congolais alors que quelques heures plus tôt, certains proches du président Kabila confiaient que celle-ci ne saurait intervenir avant la fin des négociations.

Tirs à Lubumbashi

Mardi matin, des tirs nourris d’armes à feu ont été entendus à Lubumbashi (sud-est), fief de l’opposant en exil Moïse Katumbi, dans un quartier du sud de la ville, selon un correspondant local de l’AFP. Ils ont été entendus vers 9h15, heure locale, d’abord par rafales pendant une vingtaine de minutes, puis par intermittence, pour s’éteindre peu après 10h. Dans cette zone, le journaliste a trouvé des traces d’affrontements entre les manifestants et la police, dont témoignaient plusieurs pneus brûlés abandonnés sur une chaussée jonchée de pierres.

Un officier supérieur de la police lui a indiqué que ses hommes avaient fait face à des « groupes de manifestants hostiles » de cinq à dix personnes. Jean-Claude Kazembe, gouverneur du Haut-Katanga, province dont Lubumbashi est la capitale, a déclaré à l’AFP que « parmi les manifestants, on en a repéré trois qui sont armés ». « C’est ce qui justifie que la police tire des balles réelles en l’air pour disperser des civils », a ajouté le gouverneur.

74 personnes arrêtées lundi selon l’ONU

Au total, le Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme en RDC a recensé 74 arrestations dans le pays au cours de la journée de lundi alors que la police avait indiqué qu’elle ne tolérerait aucun rassemblement de plus de 10 personnes.

 

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Des ordres officiels interdisant l’Imamat à l’adjoint de la plus grande mosquée de Nouakchott

Des ordres officiels interdisant l’Imamat à l’adjoint de la plus grande mosquée de NouakchottL’Imam de la grande mosquée Saoudienne en Mauritanie, Ahmedou Ould Lemrabott Ould Habib Errahmane, a ordonné aux muezzins de cette mosquée de ne plus permettre à son adjoint, Ahmed Mahmoud Ould El Moustaph, de diriger les prières et ce, quelles que soient les conditions.

La source bien renseignée a indiqué à « Siraj » qui rapporte l’information que Ould Habib Errahman s’est engagé aussi pour le ministère des affaires islamiques que Ould El Moustaph ne dirigerait plus la prière après sa prise de position face au changement du drapeau et de l’hymne, exprimée précédemment lors d’une Khotba de vendredi dans la mosquée Saoudienne.

Ould El Moustaph aurait soulevé une agitation dans la mosquée lorsqu’ il a critiqué le changement des couleurs du drapeau national et les paroles de l’hymne du pays.

Ceci a suscité la colère du ministère des Affaires islamiques, qui a contacté par voie de son directeur l’ Imam Ahmedou Ould Ould Habib Errahmane lui demandant des explications sur les raisons de ce sermon.

Source : http://nawafedh.com

 

adrarinfo

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Mauritanie: République islamique et havre de paix pour homosexuels

altLa Mauritanie est le pays des paradoxes. Dans la “République islamique” où se développe l’extrémisme religieux, l’homosexualité est pourtant “tolérée” par la société. Les homosexuels font rarement l’objet de condamnation et, quand c’est le cas, les peines ne sont pas appliquées.

Rejetée par la société et punie par la loi pénale, l’homosexualité se confine dans des lieux clos, tentes et salons par exemple, mais les avis sont relativement partagés. Elle reste «tolérée» en dépit du développement rapide du phénomène extrémiste religieux, qui naturellement ne s’accommode pas de comportements qu’il juge déviants et que dicterait Satan.

Un mariage clandestin entre homosexuels sénégalais à Nouakchott, a défrayé la chronique et accaparé l’attention de la presse écrite et électronique, il y a quelques années. Du coup, une frange de l’opinion n’hésite pas à pointer du doigt «un silence complice» des milieux influents.
  
En fait, il existe clairement un contraste avec d’autres sociétés africaines au sein desquelles les homosexuels font régulièrement l’objet de multiples exactions dénoncées par les ONG. Cela même, dans les systèmes démocratiques à l’image du Sénégal voisin, plusieurs fois épinglé par les associations de défense des droits humains pour une attitude «homophobe».

Ainsi, au pays du poète président Léopold Sédar Senghor, le débat sur le phénomène est récurrent. Ce qui explique probablement le fait qu’il déborde parfois sur le terrain de la violence physique débouchant sur le lynchage public de présumés “goor-jigeen”. La traduction littérale de cette expression en langue wolof renvoie l’image d’un individu pourvu des doubles attributs masculins et féminins.

En retour, ces associations de défense des droits humains sont souvent accusées par l’opinion sénégalaise d’exercer des pressions sur les pouvoirs publics pour pousser à la légalisation d’un phénomène unanimement honni par la société.
 
Une législation pénale implacable

En pratique, en Mauritanie, les homosexuels, vivent en paix, en vertu d’une certaine forme de «tolérance» aux antipodes de la législation pénale nationale. En effet, celle-ci est sans concession au sujet des relations entre individus de même sexe. L’article 308 du Code Pénal (CP), adopté en 1983, définit ce type de relations comme «un acte contre nature» et prévoit «la peine de mort par lapidation publique» pour punir cette infraction.

Un contexte judiciaire dans lequel le très inédit fait divers entre les deux homosexuels sénégalais n’a pourtant pas donné lieu à des poursuites. Du moins, quand bien même celles-ci auraient été enclenchées, leur épilogue n’a pas été commenté dans la presse et n’ont pas été portées à la connaissance du grand public.

Cependant, un avocat interrogé par le360 Afrique signale que des cas d’homosexualité ont parfois atterri sur la table du procureur de la République ou suscité des poursuites, voire ont donné lieu à des condamnations et à des peines de prison ferme. Mais celles-ci n’ont jamais connu d’exécution au plan pratique». Interpellée sur les raisons de cette situation, la toge donne sa langue au chat, préférant se cantonner au constat brut.
 
Fonction sociale des homosexuels

Sans être pourchassés, ni faire l’objet de violences en public, les homosexuels en Mauritanie sont totalement ignorés, mais plutôt marginalisés et quelquefois méprisés. Bien qu’issus d’un milieu à risques à cause du fort temps de prévalence comme partout dans le monde, ils sont totalement inconnus des structures chargées de la prise en charge des individus vivant avec le VIH/SIDA. Si le taux officiel de prévalence de cette maladie est de 0,7% au sein de la population globale, il pourrait atteindre des pics inquiétants dans ce groupe particulier. Une marginalisation tempérée par le rôle social de ces individus.

En effet, dans certaines circonstances, ces hommes au physique fortement efféminé, remplissent diverses fonctions sociales. MB, qui accepte de parler sous le couvert de l’anonymat affirme que «pendant les grandes cérémonies familles telles que le mariage et les autres regroupements de réjouissance, nous sommes préposés à la cuisine et les plats que nous préparons sont appréciés de tous. On se charge également du rythme créant l’ambiance cérémoniale en jouant du tambour». Ils sont ainsi considérés comme les meilleurs maîtres de cérémonie. 

Par ailleurs, entretenant de bonnes relations avec les belles dames issues des milieux les plus huppés, les homosexuels jouent souvent le rôle d’intermédiaires entre amoureux ou encore de “marieurs”.

Entre législation pénale implacable, mépris sans manifestation physique ostentatoire et violente, et rôle social jamais formellement reconnu, le phénomène de l’homosexualité en Mauritanie a plusieurs visages qui renvoient à un traitement globalement ambivalent.

le360.ma

le calame

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Syrie, piratage: Obama enfonce le clou et charge la Russie

mediaLors de sa traditionnelle conférence de fin d’année, avant de s’envoler pour Hawaii où il passera les fêtes, Barack Obama a accusé le Kremlin d’interférence dans les récentes élections et condamné l’assaut sauvage sur Alep.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Pour Obama, pas de doute : l’ordre de pirater le comité central démocrate et les emails du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta, venait directement du sommet, c’est-à-dire de Poutine lui-même : « Ce qui m’a préoccupé en particulier, c’était la possibilité d’un piratage de l’élection elle-même, [relatif] au comptage des bulletins. C’est pourquoi en septembre dernier quand j’ai vu Poutine en Chine, j’ai estimé que le moyen le plus sûr d’éviter ça était de lui en parler directement. Je lui ai qu’il devait tout stopper, faute de quoi il y aurait de sérieuses conséquences. Et de fait, il n’y a pas eu ensuite de manipulation sur le processus électoral. »

Seulement le site WikiLeaks a continué la diffusion des courriels piratés antérieurement.

Sur la question des représailles, le président américain est resté néanmoins très vague : « Notre objectif reste d’envoyer un message clair à la Russie, et à d’autres pays : il ne faut pas nous faire ça, parce que nous aussi nous pouvons réagir. Une partie de ce que pouvons faire sera fait publiquement, mais une autre partie fait de telle sorte que les Russes le sauront, mais pas le reste du monde. »

 
 

Obama a aussi invité Trump, qui dément toute implcation des Russes dans sa victoire, à coopérer à une enquête sur le sujet. Le chef de l’exécutif, citant un sondage, s’est aussi amusé du soudain engouement des républicains pour son homologue russe : « Plus d’un tiers des électeurs républicains approuvent Vladimir Poutine, l’ancien chef du KGB… Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe. »

Regrets

Barack Obama a aussi évoqué le martyre de la population d’Alep, dont l’entière responsabilité incombe, selon le locataire de la Maison Blanche, au régime syrien et à ses alliés, Moscou et Téhéran : « Le monde, à l’heure où nous parlons, est horrifié devant la sauvagerie de l’assaut conduit par le régime syrien et par ses alliés russe et iranien, contre la ville d’Alep. Nous avons assisté à une stratégie délibérée pour encercler et affamer des civils innocents, le personnel médical et humantaire a été visés sans interrupttion des quartiers entiers ont été réduits en poussière. Il s’agit là de terribles violations des lois internationales. La responsabilité de cette brutalité incombe entièrement au régime syrien et à ses alliés, la Russie et l’Iran. Tout ce sang et ces atrocités sont sur leurs mains. »

Barack Obama a néanmoins exprimé ses regrets de n’avoir pu faire plus pour mettre fin à la crise syrienne, mais il estime qu’au regard des circonstances, il a pris les meilleures décisions possibles en aidant les rebelles anti-Assad et en essayant de trouver une solution politique plutôt que militaire.

rfi

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