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Allemagne : Biram appelle à suspendre le soutien au régime “esclavagiste” mauritanien
ALAKHBAR (Nouakchott) – Le président de IRA- Mauritanie, Biram Dah Abeid a demandé aux allemands “de faire pression sur leurs élus et sur leur gouvernement pour que les impôts des allemands, sous forme d’aide au développement ne continuent pas à soutenir le régime esclavagiste, raciste et liberticide en place à Nouakchott”, selon un communiqué reçu à Alakhbar.
Biram animait une conférence sur : « Esclavage et racisme anti-noir en Mauritanie » sur l’invitation des militants de IRA – Allemagne et des membres de la société civile allemande à Rostock.
Le président de IRA a aussi demandé aux Allemands de “s’engager dans IRA – Allemagne pour aider à mettre fin à l’esclave et au racisme en Mauritanie”.
Biram Dah Abeid a également “rappelé les tentatives de génocides, les pogroms, exécutions sommaires et tentatives de dénégrification du pays dont les noirs et particulièrement la composante peule de la Mauritanie ont été l’objet de 1989 à 1992”.
Le leadeur anti-esclavagiste “a déploré que les auteurs de ses crimes continuent à exercer des hautes fonctions en Mauritanie et ne sont point inquiétés pour les crimes ils ont commis”.
Biram Dah Abeid a par ailleurs “dénoncé les interprétations erronées de l’islam en vigueur en Mauritanie qui justifient l’esclavage qui contribuent à favoriser l’esclavage mental dans lequel les esclaves sont maintenus”.
alakhbar
Sénégal : 21 femmes meurent dans le naufrage d’une pirogue
Une pirogue transportant plus de 70 personnes, en grande majorité des femmes, a sombré lundi soir près de Bettenty, dans le delta du Siné Saloum. Selon un bilan présenté comme définitif ce mardi soir, 21 femmes sont mortes dans ce naufrage.
Elles étaient parties cueillir des huîtres, comme le font chaque jour de nombreuses femmes dans le delta du Siné Saloum. Lundi 24 avril, la pirogue qui les ramenait de leur journée de labeur a chaviré en début de soirée devant Bettenty, un village insulaire de la commune de Toubacouta.
Selon un bilan définitif communiqué à l’AFP ce mardi 25 avril par des sapeurs-pompiers, 21 femmes sont mortes dans ce naufrage. Les opérations de recherche ont été stoppées, a également indiqué le commandant Oumar Kane à l’agence de presse.
51 rescapés ont d’autre part été secourus par des villageois et les pompiers. La plupart des blessés ont été soignés au poste de santé de Bettenty, certains ont été évacués vers celui de Missirah, une localité voisine.
Pirogue surchargée
Un vent violent soufflait dans cette zone lundi et aurait provoqué le chavirement de la pirogue surchargée, alors qu’elle était à quelques centaines de mètres du village de Bettenty. Ce type d’accident de pirogue est régulier au Sénégal.
La cause de l’accident n’est toujours pas connue. Certains journaux ont néanmoins mis en cause la surcharge de la pirogue, à l’instar du quotidien Vox Populi (privé) qui a titré : « Mini Joola à Bettenty », en référence au naufrage du ferry Le Joola qui avait fait près de 1 900 morts en septembre 2002 au large de la Gambie.
jeune afrique
Résultats présidentielle: La France secouée par un «big bang», selon la presse

PRESIDENTIELLE Les médias français soulignent le « ras-le-bol du “système” » qu’ont exprimé les électeurs…
Des métaphores cosmologique et sportive pour décrire l’inédit, le jamais vu. Ce lundi matin, la presse nationale compare la qualification pour le second tour de la présidentielle d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen – et l’élimination sèche de Benoît Hamon et François Fillon – à un « big bang » laissant « la droite K.-O. » et la gauche à terre.
« Big bang », donc, ou « grand saut dans le vide », écrit le journal Les Echos, qui retient de ce scrutin l’expression d’un « ras-le-bol du “système”, table rase du passé ». « Les électeurs ont choisi dimanche de tourner la page de la vie politique française telle qu’elle était structurée depuis le début de la Ve République », poursuit le journal.
« Tenter une nouvelle aventure »
« Ce résultat constitue un séisme dont les répliques seront durables », estime La Croix. L’Opinion relève aussi que « c’est une toute nouvelle page de l’histoire de la Ve République que les électeurs français ont ouverte, ce dimanche 23 avril, en éliminant de la présidentielle tous les représentants des partis politiques qui, à un titre ou à un autre, avaient gouverné dans les décennies passées ».
« Les Français ont renvoyé gauche et droite dos à dos pour tenter une nouvelle aventure », commente L’Alsace. « La droite K.-O. », se désole Le Figaro, qui constate qu’« ainsi donc, l’imperdable a été perdu ». « Alors que le désir d’alternance, après un quinquennat unanimement jugé calamiteux, n’a jamais été aussi puissant, (la droite) ne sera pas, pour la première fois de son histoire, représentée au second tour de l’élection présidentielle », ajoute le directeur du quotidien de droite, Alexis Brézet.
« Pulvériser le vieux monde politique »
En position de favori, celui que Le Parisien/Aujourd’hui en France baptise « la sensation Macron » est désormais « à une marche » du pouvoir, comme le titre à sa Une Libération. Le Journal de la Haute-Marne juge que « d’une certaine manière, le gendre idéal a renversé la table ! »
« Chapeau l’artiste ! Huit mois auront permis à Emmanuel Macron de transformer son OPA sur la vie politique », s’enthousiasme Le Républicain lorrain. « Emmanuel Macron n’a pas encore gagné, mais il a réussi son opération : pulvériser le vieux monde politique », insiste Ouest-France.
« Le second tour opposera donc le social-libéralisme au nationalisme, l’ouverture à la fermeture, l’Europe unie à la France seule », Libération, ajoutant qu’« en principe, grâce aux républicains de tous les partis, le jeune premier du scrutin l’emporte sur la vilaine marâtre ».
Mais, nuance aussitôt le patron du journal de gauche, « le FN réalise le score le plus fort de son histoire à une présidentielle. Et si le combat se change en une confrontation peuple-élites, qui peut augurer à coup sûr du résultat ? Dans un décor neuf, tout est possible. Autrement dit, vigilance ». Un « Jamais » sans ambiguïté barrant une photo de Marine Le Pen s’affiche à la Une du journal communiste L’Humanité, qui lance cet appel : « rassemblons-nous pour lui barrer la route ».
Présidentielle française : Emmanuel Macron arrive en tête, suivi de Marine Le Pen
Le jeune centriste pro-européen Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 23,75% des voix. Il affrontera au second tour la candidate du Front National (FN) Marine Le Pen qui a été créditée dimanche de 21,53% des suffrages. En cas de victoire du premier au second tour prévu le 7 mai, il deviendrait ainsi à 39 ans le plus jeune président de la République de l’histoire, devant Louis-Napoléon Bonaparte.
Favori du premier tour de l’élection présidentielle, favori il restera pour le second. Arrivé en tête des suffrages dimanche 23 avril avec 23,75% des voix, l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, 39 ans, affrontera lors du second tour de l’élection présidentielle prévu le 7 mai, la candidate du Front National (FN), Marine Le Pen, 49 ans, qui a obtenu 21,53%. Suivent François Fillon (Les Républicains) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), respectivement troisième et quatrième du scrutin avec 19,91% et 19,64%.
La participation à 70 %
Alors que les sondeurs anticipaient une abstention record, le scrutin a mobilisé les Français: le taux de participation devrait avoisiner 78,69%, selon les résultats quasi définitifs
Le niveau de mobilisation des quelque 47 millions d’électeurs était l’une des clés du scrutin, alors qu’un sur quatre se disait encore indécis ces derniers jours.
Trois jours après une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique sur l’avenue parisienne des Champs-Elysées, qui a coûté la vie à un policier, 50.000 policiers et 7.000 militaires avaient été déployés pour assurer la sécurité du scrutin.
Visée depuis janvier 2015 par une série d’attaques jihadistes qui ont fait 239 morts, la France organisait cette présidentielle pour la première fois sous le régime de l’état d’urgence.
Le président socialiste François Hollande, affaibli par une impopularité record, ne se représentait pas après cinq ans au pouvoir et un bilan critiqué jusque dans son camp, notamment dans la lutte contre le chômage.
Pari gagné
La campagne présidentielle française a été riche en coups de théâtre et la plupart des ténors qui occupaient la scène politique depuis des années sont tombés les uns après les autres. Parmi eux, l’ex-président Nicolas Sarkozy et les anciens Premiers ministres conservateur Alain Juppé et socialiste Manuel Valls.
Les débats de fond ont été éclipsés pendant des mois par les affaires touchant notamment François Fillon, exclu du deuxième tour de la présidentielle. Ce dernier avait dévissé dans les sondages après la révélation fin janvier de soupçons d’emplois fictifs au Parlement au bénéfice de sa femme et de ses enfants, suivie de son inculpation pour détournement de fonds publics.
A 39 ans, Emmanuel Macron, qui se présentait pour la première fois à une élection, a gagné son pari.
Inconnu des Français il y a encore trois ans, il a mené campagne sur une ligne pro-européenne et un programme libéral, tant en économie que sur les questions de société.
Rejet des partis traditionnels
Ovni de la campagne, cet ancien conseiller de François Hollande puis ex-ministre de l’Economie (2014-2016) a construit la popularité de son mouvement « En Marche! », qui se veut « et de droite et de gauche », sur le rejet des partis traditionnels et le désir de renouvellement exprimés par les Français.
A 48 ans, Marine Le Pen, présidente du parti Front national, était donnée en tête du scrutin encore récemment par de nombreux instituts de sondage. Elle a semblé profiter de la vague populiste qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche et conduit la Grande-Bretagne à voter pour la sortie de l’Union européenne.
Celle qui se définit comme une « patriote » veut en finir avec l’euro et la libre circulation dans l’espace européen de Schengen. Elle est visée par une enquête pour des soupçons d’emplois fictifs de collaborateurs de son parti au Parlement européen.
Les déboires de Fillon
François Fillon, 63 ans, ex-Premier ministre (2007-2012), n’est pas dans le duo de tête. Libéral assumé porteur d’un programme de coupes budgétaires, il avait vu ces derniers mois dans ses déboires judiciaires un « scandale démocratique » et un « complot », voire l’oeuvre d’un « cabinet noir » au sommet de l’Etat décidé à lui nuire.
Autre candidat en échec alors que certains le voyaient au deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, ex-socialiste devenu l’étendard de la gauche radicale sous le slogan de la « France insoumise », était un adepte revendiqué du « parler dru et crû », populiste de gauche pour ses adversaires, défenseur du peuple contre l’oligarchie pour ses partisans.
JEUNE AFRIQUE
Ould Hademine admet que des caméras surveillaient le vote des sénateurs
Il semble que le premier ministre Yahya Ould Hademine, n’ait pas encore récupéré ses esprits suite au choc du rejet par les sénateurs du projet d’ amendements constitutionnels,et ce , malgré le retournement de cette page et le renvoi de l’affaire au verdict du peuple.
Mais le premier ministre n’arrive toujours pas à contenir sa colère face à ce auquel ont osé les membres de la chambre haute du Parlement.
Des sources bien informées citées par « essevir.mr », rapportent que, lors de la réunion du Comité interministériel chargé de suivre « la crise – Sénat » qu’il préside, le Premier ministre Ould Hademine aurait dit : « Nous savons ceux qui ont voté pour nous et ceux qui ont voté contre nous car nous avons planté des caméras à l’intérieur de la salle du sénat pour suivre le cours du vote .. « Ce comité comprend entre autres, le ministre de l’interieur et des conseillers à la presidence de la Republique.
Les sources ont ajouté que l’un des participants a attiré son attention en lui disant : « Excellence Monsieur le premier Ministre , ces informations sont très confidentielles et ne doivent etre divulguées ainsi « .
Ould Hademine aurait répondu : « C’Est le contraire… Ce sont des traîtres et nous étions au courant de ce qui se tramait contre nous ».
Il est à noter que les sénateurs mécontents des dirigeants du parti au pouvoir et du gouvernement qui ont voté contre les amendements constitutionnels entammeront dans les prochains jours une série d’actvités anti-référendum convoqué par le gouvernement pour le 15 Juillet prochain.
Source : http://essevir.mr/node/5312
Traduit par Adrar.Info



