Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie-CEDEAO: le Maroc opte pour l’adhésion son voisin signe pour l’association

Mauritanie-CEDEAO: le Maroc opte pour l'adhésion son voisin signe pour l'associationLe360 – La Mauritanie et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont conclu ce vendredi à Nouakchott, un accord d’association. Une signature qui intervient au moment où le Maroc sollicite une adhésion à cet ensemble régional.

La Mauritanie et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont signé vendredi à Nouakchott, un accord d’association au terme de plusieurs mois de négociations conduites par le ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass et le président de la commission de la CEDEAO, MarcelAlain de Souza.

Le nouvel accord porte sur «le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment l’institution d’une zone de libre échange, l’application d’un Tarif extérieur commun (TEC), la promotion de la libre circulation des personnes et le développement d’une politique commerciale commune qui vont favoriser l’accroissement des échanges à l’intérieur de la région et la création du marché commun de l’Afrique de l’Ouest», explique une déclaration publiée à l’issue de la signature.

Cet accord apparaît comme l’aboutissement d’une décision de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de la CEDEAO, tenue en mars 2014, qui a donné mandat au président de la commission en vue d’ouvrir des négociations avec la Mauritanie dans la perspective d’un accord d’association.

«Après de longues discussions, nous avons trouvé des solutions aux principales questions concernant la clause de la nation la plus favorisée et les problèmes liés à la sécurité», a déclaré le président de Souza, à l’issue d’une rencontre avec le premier Ministre mauritanien, Yahya Ould Hademine.

Expliquant les conséquences de l’accord du 05 mai 2017 sur le quotidien des populations, opérateurs économiques et entreprises, le président de la commission de la CEDEAO a souligné que celui-ci implique «une liberté de circulation des personnes et des biens, des capitaux, d’établissement des ressortissants des pays membres dans les mêmes conditions que les nationaux, la suppression des barrières douanières, avec la perspective d’une monnaie commune dans les prochaines années…».

Par ailleurs, en paraphant cet accord d’association «la Mauritanie et la CEDEAO s’engagent à poursuivre les efforts en vue de la finalisation de la signature de l’accord de partenariat entre l’Afrique de l’ouest et l’Union Européenne (UE), ainsi que sa mise en œuvre pour le développement de l’économie régionale».

L’esprit de l’accord d’association Mauritanie-CEDEAO vient prolonger «la solidité des liens séculaires de fraternité, d’amitié et de bon voisinage», précisent les parties signataires.

Pays fondateur de la CEDEAO en 1975, la Mauritanie s’est retirée de l’organisation en 2000, dans l’objectif «de se consacrer à la construction» de l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Cette organisation, crée en février 1989, apparaît aujourd’hui comme une véritable coquille vide à cause notamment du problème du Sahara Marocain.

Cet accord a été signé alors que d’autres voix sollicitaient le retour en bonne et due forme de la Mauritanie au sein de la CEDEAO.

Cet accord de partenariat est signé au moment ou le Maroc, grand voisin du nord de la Mauritanie, a officiellement déposé une demande d’intégration à l’organisation ouest-africaine. Encore plus éloignée géographiquement, la Tunisie nourrit la même ambition.

A noter que la CEDEAO est forte d’un produit intérieur brut (PIB) de 733 milliards de dollars, le faisant figurer dans l’une de 20 premières économies mondiale pour un marché de plus de 320 millions de consommateurs.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya 

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Décès de l’ancien Président Ely Ould Mohamed Vall, la Présidence décrète un deuil national de 3 jours

Décès du Colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien président du CMJD

Un deuil national de 3 jours sur l’ensemble du territoire national à partir de vendredi 5 mai 2017 a été décrété après le décès de l’ancien président Ely Ould Mohamed Vall, selon un communiqué de la présidence mauritanienne.

 

Ancien militaire reconverti en politique après le coup d’Etat de Mohamed Ould Abdel Aziz, actuel président de la République, contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le Colonel Ely Ould Mohamed Vall est né à Nouakchott en 1953.

 

L’ancien Chef de l’Etat, de la transition militaire 2005-2007, est décédé d’une mort subite, alors qu’il se trouvait dans le nord du pays. Son corps a été rapatrié à Nouakchott par avion militaire spécial.

 

Biographie

 

Ely Ould Mohamed Vall (en arabe إعلي ولد محمد فال, I’li Ould Mohamed Fâl), né à Nouakchott en 1953, est un militaire mauritanien, chef de l’État du 3 août 2005 au 19 avril 2007.

 

Formé à l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc, et titulaire d’une licence de droit, Ely Ould Mohamed Vall commence sa carrière militaire en commandant, en pleine guerre du Sahara occidental, les postes militaires de la région Nord.

 

Il commanda ensuite la septième puis la sixième région militaire, avant d’être nommé directeur général de la Sûreté nationale (police nationale), poste qu’il occupa pendant dix-huit ans (de 1987 à 2005).

 

Le 3 août 2005, Ely Ould Mohamed Vall, à la tête de l’armée, renverse le régime du président Maaouiya Ould Taya avec l’aide du général Mohamed Ould Abdel Aziz et crée le Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD). L’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, l’Union européenne, l’Afrique du Sud et les États-Unis ont dénoncé formellement le coup d’État, avant de revenir sur leur position et de reprendre leurs relations avec les nouvelles autorités, grâce notamment au contexte politique local et au très large soutien de la population mauritanienne au changement de régime.

 

Chef de l’État de 2005 à 2007, il a assuré la transition démocratique et organisé un référendum sur l’amendement de la Constitution et des élections auxquelles lui-même a refusé de prendre part. Une Commission électorale nationale indépendante (CENI) a été créée pour superviser ce processus électoral qui se terminera en mars 2007 par l’élection du président de la République. En instaurant les fondements d’une véritable démocratie, et en assainissant les structures de l’État, il a permis à son pays de retrouver la confiance des institutions internationales.

 

Le 25 mars 2007, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est élu président de la République. Il prend ses fonctions au mois d’avril suivant.

 

Ely Ould Mohamed Vall se consacre aujourd’hui à des missions de médiation dans un certain nombre de pays africains en proie à des conflits latents.

 

Il est membre du comité d’honneur de la Fondation Chirac, lancée en 2008 par l’ancien chef de l’État Français Jacques Chirac pour agir en faveur de la paix dans le monde.

 

Bibliographie

 

(en) Anthony G. Pazzanita, « Ely Ould Mohamed Vall », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 187-190 (ISBN 9780810855960)

 

Gaston Kelman, Les hirondelles du printemps africain : ma rencontre avec Ely Ould Mohamed Vall, le père de la démocratie mauritanienne, Lattès, Paris, 2008, 210 p. (ISBN 978-2-7096-2979-9)

 

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Par la Rédaction de cridem.org

 

©Cridem 2017—-

 

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Balas sur Sahel TV : « Si les [Négro]mauritaniens se reconnaissent en les points du referendum, ils n’ont qu’à voter oui ; dans le cas échéant, voter non ».

altInvité de la télévision privée Sahel TV, dimanche 30 Avril, le président  du Parti Mauritanien du Concret (PMC)  ou Arc-en-ciel, a déclaré que « si les [Négro]mauritaniens se reconnaissent en les points inscrits au référendum, s’ils sentent que  leur citoyenneté peut être effectivement et définitivement ancrée, de manière indélébile, dans les esprits de tout en chacun, et faire ainsi évoluer leur condition, ils doivent voter oui ; dans le cas contraire, dire non ; les compteurs seront ainsi remis à zéro. »

Le président Balas  s’est ensuite  prononcé sur plusieurs autres questions  de la vie nationale. En invitant, d’abord, les populations à voter, pour ne pas donner raison aux pyromanes tapis dans l’ombre, qui cherchent à séparer les Mauritaniens. Ce sont ceux-là les auteurs des déportations  et des tueries de négro-mauritaniens, civils et militaires, entre 1986 et 1992. Et de signaler l’aubaine, pour les Négro-mauritaniens, de s’approprier le rouge du drapeau : ce sera celui du sang versé, par les Noirs, en 1975, lors de la guerre du Sahara ; celui des martyrs de Oualata, des 28 militaires pendus le 28 Novembre 1990, à Inal, et celui, encore, des milliers de civils innocents exterminés, en 1989, sur toute l’étendue du territoire mauritanien. Occasion, aux yeux du président Balas, de leur rendre, à tous, un vibrant hommage et de continuer à réclamer justice. Même si  la prière de Kaédi fut une reconnaissance, par l’Etat, des exactions commises, beaucoup reste à faire, sur le chemin du règlement du passif humanitaire et la consolidation de l’unité nationale. « Toutes ces revendications », a rappelé Balas, « se trouvent dans ma correspondance  adressée au chef de l’Etat ».

Les problèmes de l’enrôlement du Négro-africain, de l’expropriation des terres, en la vallée du fleuve, de l’injustice sociale, du chômage des jeunes noirs, en Mauritanie, et de la marche réprimée des jeunes ont été également évoqués. A la question du journaliste relative à son  silence, depuis  quelque temps, sur la question des terres  pour lesquelles il s’était tant battu, le président du PMC  rappelle qu’il a déjà discuté de la question, avec le président de la République, et qu’il n’a donc pas besoin de la crier à tout vent et moment. Sur la Marche des jeunes, Balas  a justifié l’absence  de ceux de son parti par le fait qu’ils n’ont pas été associés à la préparation. Cela dit, « les revendications des marcheurs sont légitimes », ajoutant qu’il a tenu à assister, avec deux membres de son parti, à leur jugement et que le PMC a été le seul parti  à se féliciter, dans un communiqué, de l’impartialité des juges, de la relaxe prononcée et, surtout, de la composition pluri-ethnique de la Marche, preuve indéniable de son « arc-en-cielisme ».

Sur les manifestions contre le président Ould Abdel Aziz, organisées par des ressortissants  mauritaniens en France, « le PMC a désapprouvé sur toute la ligne, au cours de sa réunion hebdomadaire du 14 avril 2017, ce comportement. […] Les manifestants mauritaniens devraient plutôt demander à rencontrer le Président, au lieu d’afficher, à la face du Monde, une image qui n’honore pas notre pays. Cela devrait se faire au pays même et non à l’étranger, parce que le Président est une institution à respecter ». Et de fustiger, par la même occasion, tous les hommes politiques mauritaniens qui s’acharnent sur le Président ou telle ou telle communauté de notre nation, à partir de medias étrangers.

Répondant à la question sur la présence de madame Kadiata Malick Diallo au tribunal, lors du jugement des jeunes manifestants, le président Balas reconnaît que l’ex-députée  de l’UFP est une vraie combattante pour la cause des citoyens. Enfin, rappelant que le PMC avait pris courageusement part au dernier dialogue tenu, à Nouakchott, du 30 Septembre au 20 Octobre 2016, « c’est avec ce même courage politique », lance-t-il, « qu’il ira au referendum ».

le calame

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Crise du transport : la théorie du complot revient

Crise du transport : la théorie du complot revientSuite aux nombreuses manifestations organisées à travers toute la ville de Nouakchott et dans certaines villes de l’intérieur en réaction au nouveau code du transport, les ministres de l’intérieur de la décentralisation et son collègue du transport ont intervenu directement mardi soir sur la Mauritanienne (TV officielle ).

Selon les deux ministres, il s’agit tout simplement d’un complot ourdi contre la quiétude publique par quelques ”directions” malveillantes. Le ministre de l’intérieur à proféré des menaces très sévères contre les manifestants dont beaucoup ne seraient, selon lui, que des délinquants ayant des antécédents judiciaires et des étrangers.

De son coté, le ministre de l’équipement et du transport à rappelé que le code, qui est à l’origine des troubles, existait avec des amendes plus importantes allant de six mille à cent cinquante mille ouguiyas.

Selon Ould Mohamed Khouna, le décret instituant ce code et la volonté du gouvernement de l’appliquer ne procèdent que de la détermination du pouvoir à veiller à la préservation des vies et des biens des citoyens.

le calame

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Grève des taxis : tensions et violents heurts à Nouakchott

Grève des taxis : tensions et violents heurts à NouakchottTawary – Pneus brûlés,barricades érigées, tensions, affrontements avec les forces de sécurité, les manifestations de chauffeurs de taxis protestant contre les nouvelles mesures sur la circulation routière prises par les autorités de Nouakchott ont donné lieu ce mardi 2 mai, à de nombreux incidents dans les différents départements de la capitale, a-t-on constaté.

Des véhicules saccagés, des commerces attaqués, des blessées et plusieurs personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre selon des sources.

A Riad, deux véhicules dont un tout terrain et une Mercedes 190 ont été saccagés par des groupes de grévistes au niveau du carrefour du stade et sur la route du rond point Bamako.

Selon une source sécuritaire, la plupart des manifestants sont des jeunes qui cherchent à piller les commerces et casser les véhicules. A en croire, qu’il s’agit d’une ambiance surchauffée surtout des quartiers périphériques tels Arafat, El Mina à Riad, où, notre reporter a passé. A Riad, les policiers pourchassaient à bord de leur véhicule les manifestants dans les rues.

Hier, lundi 1er Mai, au carrefour Msid-Nour deux commerçants ont été blessés l’un à la jambe et l’autre à la tête alors que les pillards voulaient vandaliser leurs magasins, selon des témoins oculaires.

Par ailleurs, dans la matinée de ce mardi, certains manifestants descendus à pied sur le périphérique bloquaient par intermittence la circulation dans les deux sens qui conduisent à Riad. Sur les abords des axes routiers et aux carrefours, des protestataires chantaient et scandaient des slogans hostiles au pouvoir en place et aux mesures qu’ils qualifient de sévères. Les manifestants sont accompagnés par un concert de klaxons de voitures.

Ces groupes de jeunes manifestants à majorité des collégiens, des lycéens et des ouvriers sont souvent pourchassés par des forces de sécurité dont la police anti-émeute et la garde nationale qui usent des grenades lacrymogènes.

Par A.SIDI

cridem

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