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Sénégal : les réfugiés mauritaniens sur le qui-vive
Les réfugiés mauritaniens au Sénégal sont toujours dans une situation difficile. Ils n’arrivent pas à se procurer de cartes d’identité et commencent même à perdre leur statut de réfugié. Une situation déplorable que pointe du doigt le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et les autorités sénégalaises et mauritaniennes.
C’est en marge de la journée mondiale des réfugiés célébrée, mardi 20 juin à Dakar que l’association des réfugiés Mauritaniens au Sénégal, a dévoilé les véritables maux dont -ils souffrent.
Face à cette situation, le président de l’association des réfugiés Mauritaniens au Sénégal, Aldiouma Cissokho n’a pas manqué de dénoncer le mutisme de l’Etat mauritanien et sénégalais mais également du HCR.
Selon lui, le HCR qui devait s’occuper de ce problème convenablement a totalement échoué. L’institution est sous l’emprise d’un complot formaté par les deux Etats.
Avec le ton virulent qu’on lui connait, Aldiouma Cissokho a souligné que le HCR n’a pas sa raison d’être puisqu’il ne parvient pas à aider des êtres humains en souffrance.
Les réfugiés sont là, dans une situation pécuniaire très précaire, sans carte d’identifier, sans patrie, se désole-t-il.
Dans le même son de cloche, le représentant de la coordination des organisations des associations des réfugiés mauritaniens au Sénégal, Moustapha Touré a affirmé : « Le fait qu’ils (réfugiés mauritaniens) ont jeté tout à l’heure à la poubelle leurs cartes d’identité, est un acte symbolique à plusieurs titres ».
Il a souligné qu’aujourd’hui les réfugiés vivent une situation inacceptable. « La première chose qu’un réfugié doit obtenir pour assurer sa protection, c’est d’être identifié, sans identification il est impossible à un individu de bénéficier d’un certain nombre de droits. Une pièce d’identité des réfugiés permet tout d’abord d’identifier un réfugié et de connaitre son pays d’origine. Elle permet également de décliner son identité devant les administrations et les services publics. Donc à l’absence d’identification, on est complètement isolé et handicapé », renchérit-il.
Sur ce, le responsable condamne l’attitude du gouvernement sénégalais qui dispose, selon lui, d’un arsenal juridique pouvant lui permettre de venir en aide aux réfugiés mauritaniens qui sont privés de leur droit essentiel à savoir avoir une carte nationale d’identité.
Apportant des précisions sur le manque de pièces des réfugiés, il a souligné que les papiers des réfugiés mauritaniens, ont expiré depuis le mois de décembre dernier et que le gouvernement sénégalais, le HCR n’ont montré aucune volonté sincère d’aider ces derniers à se procurer de documents, a-t-il fustigé.
Sans papier, on ne peut rien faire, on est là, sans identification, sans sécurité avec toutes les menaces que cela peut engendrer, dans un contexte marqué par le terrorisme, tient-il à rappeler.
Ce qu’on peut faire maintenant, c’est exhorté les autorités sénégalaises à respecter les conventions internationales relatives à la condition des réfugiés mauritaniens, qui sont actuellement au nombre de 15.000 au Sénégal
Rappelons que l’Afrique est le premier continent d’accueil des réfugiés avec près de 4,5 millions de réfugiés.
Ibrahima Dia
Source; http://lesmauritanies.com
12 milliards d’ouguiyas pour financer le pont de Rosso
L’assemblée nationale a adopté mardi un projet de loi autorisant la ratification d’un prêt de 12 milliards d’ouguiya signé entre la Mauritanie et le fonds africain de développement destiné à la construction du pont de Rosso.
Selon le ministre délégué au budget, la construction de ce pont permettra de résoudre un problème majeur, en l’absence d’une infrastructure permanente de traversée entre les deux rives du fleuve Sénégal, et contribuera à aplanir les difficultés qui se posent à la mise en œuvre des politiques de développement économique et d’intégration régionale et continentale.
« La réalisation de ce projet a encore dit le ministre permettra un accroissement significatif du trafic des biens et des personnes entre les deux rives, à développer les activités liées au transport, le long de la ligne transafricaine (Tanger – Lagos, Algérie – Dakar) d’une part, et entre l’Europe et l’Afrique sub-saharienne d’autre part ».
Le prêt relatif à ce projet, accordé par le Fonds africain de développement, est de 25 millions unités de compte, soit 12 milliards ouguiyas environ.
Le coût total de l’infrastructure est de 69.86 millions unité de compte de la banque africaine de développement la contribution de l’état étant de 33,77 unités de compte.
La contribution mauritanienne a encore dit le ministre, a été fournie à travers ce prêt et d’une subvention de l’Union européenne pour un montant de 7,98 millions unités de comptes en plus d’une contribution du gouvernement mauritanien d’un montant de 2,79 millions d’unités de compte.
Les travaux s’achèveront en 2020 à l’issue desquels disparaîtra l’unité d’exécution pour laisser la place à une structure qui sera constituée de concert entre les gouvernements mauritanien et sénégalais.
Les autorités se préparent à raser les locaux du sénat juste aprés sa dissolution
L’agence d’information Tawary rapporte que les autorités mauritaniennes envisagent de raser le bâtiment qui abrite actuellement le siège du Sénat,juste après sa dissolution prévue à l’issue du referendum populaire organisé pour la circonstance le 5 Aout prochain.
Des bulldozers raseront les bâtiments du Sénat à même le sol, tout comme cela est arrivé après le coup d’état de 2008 pour le siège de l’ambassade d’Israël à la demande du défunt dirigeant libyen Mouammar Ghaddafi.
Jusqu’à présent la raison de cette décision, qui n’a pas été confirmée par une source officielle à Tawary est inconnue ,cependant d’aucuns estiment qu’elle serait motivée par la colère de l’autorité exécutive contre les membres actuels du sénat .
Source : http://www.tawary.com/spip.php?article32164
Traduit par Adrar.info
Affrontements entre peuls et dogons dans le centre du Mali
Depuis vendredi, des affrontements meurtriers ont lieu entre peuls et dogons au centre du Mali, autour de la localité de Dioungani, dans le cercle de Koro, région de Mopti. Il y aurait eu 32 morts selon Adama Coulibaly, préfet de Koro, joint hier par téléphone.
Difficile de savoir les motivations exactes derrière ces quatre jours de violences, car les renforts venus de Douenza et Mopti ne sont arrivés qu’hier dans cette zone difficile d’accès, à la frontière du Burkina Faso, où l’Etat est peu présent et où sévissent des groupes terroristes.
Selon les informations du député de Koro, Issa Togo, tout a commencé vendredi par l’assassinat d’un chasseur dogon. « Vendredi, un chasseur dogon revenait du marché de et a été assassiné par un peul. Les gens de ce village ont fait des représailles dans le village du peul. Puis les peuls ont à leur tour attaqué les dogons. Je ne saurai dire ce qui a suscité le premier assassinat. C’est compliqué. »
Les tensions entre dogons, essentiellement sédentaires, et peuls, à majorité nomade, sont récurrentes au moment de l’hivernage, souvent pour des questions foncières, liées aux champs et à la transhumance.
Mais depuis 2012, la présence de groupes terroristes a exacerbé la suspicion et la stigmatisation entre les communautés : certains dogons accusent les peuls de proximité voir d’appartenance aux groupes terroristes, tandis que certains peuls reprochent aux dogons d’aider l’armée malienne à les pourchasser indistinctement.
Les affrontements sont par ailleurs de plus en plus meurtriers, car les armes automatiques qui pullulent désormais dans la région ont remplacé les armes traditionnelles.
RFI
Pourquoi le Procureur de la République de Nouakchott-Ouest est limogé (Source)
Tawary – Le ministre mauritanien de la justice, Me Brahim Ould Daddah a publié, hier, jeudi 15 juin, une note de service « URGENTE », annonçant le limogeage du procureur de la République de Nouakchott-Ouest, M.Khalil Ould Ahmed et le remplaçant par le juge, M. Mohamed Ould Boubacar, qui était jusque là, procureur de la wilaya de Dakhlet-Nouadhibou.
Les causes de ce « fracas », selon notre version en arabe (Agence TAWARY d’Information en arabe) qui cite des sources fiables : Tout a commencé, le mercredi 14 juin, en fin d’après-midi, alors rentrant de son bureau pour chez lui, le procureur en personne conduisait son véhicule aux vitres assombries pour des raisons de sécurité.
Sur la route, un agent du groupement général de la sécurité des routes lui fit signe de s’arrêter et lui dit de le suivre à la fourrière pour vitres teintées.
Le procureur lui répondit qu’il s’agit d’un véhicule de l’État et la loi interdisant cette disposition n’est pas en vigueur du fait que l’affaire a eu lieu, le mercredi, et la loi rendue publique le jeudi.
En plus, Khalil Ould Ahmed se présenta. L’agent du GGSR affiche un comportement « reprochable » à l’encontre de cette haute personnalité judiciaire.
Du coup, le procureur ordonne au juge chargé des relations avec les services sécuritaires d’arrêter l’agent du GGSR en question pour mauvais comportements envers le procureur de la République.
En catimini, l’agent avise sa hiérarchie qui à son tour informa le sommet de L’État.
Ce dernier ordonna le ministre de limoger cette autorité et de la remplacer immédiatement, conclut notre rédaction en arabe.
Cette mesure a produit une inquiétude assortie d’un mécontentement qui saute aux yeux au niveau de la justice, selon une source au sein du secteur.
Le procureur de la République qui vient d’être limogé est connu pour son bon comportement.Il a toujours affiché une assiduité exemplaire. D’ailleurs, il est connu de tous par son professionnalisme à la hauteur et surtout en procédure judiciaire.
Un grand connaisseur des dossiers aussi compliqués et sensibles : ordonner l’arrestation des bandits de grands chemins, des répits de justice, traitements des dossiers de la drogue, des crimes et des litiges.
C’est là, une profession qui demande méfiance et sécurité d’où circuler dans un véhicule aux vitres obscurcies. Tel est le cas pour des hautes personnalités chargées de la sécurité de l’État.



