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Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz règle ses comptes
Les Mauritanies – Après l’avis favorable du peuple mauritanien pour les amendements constitutionnels, conduisant à une victoire à plus de 85% du « oui » , a présent, le président Mohamed Ould Abdel Aziz semble se diriger vers des règlements de comptes.
Ainsi dans le collimateur du Raïs figure en bonne place le sénateur, Mohamed Ould Ghadda et certains collaborateurs de son cousin Ould Bouamatou actuellement en exil au Maroc.
Selon nos radars, le chef de l’Etat est bien déterminé en à finir avec «son cousin ennemi » et s’attaquer à ses réseaux d’amis et son influence économique dans le pays.
Le premier mauritanien a décidé d’emprunter la voie du président Turque, Recep Tayyip Erdogan qui a usé des moyens peut orthodoxes pour éliminer son ennemi juré, Fethullah Gülen.
Actuellement les choses semblent prendre forme et la première victime n’est rien d’autre que le plus virulent du régime d’Aziz en l’occurrence, Ould Ghadda. Ce dernier a été arrêté, le jeudi dernier chez lui et conduit vers une destination inconnue.
Selon des sources sûres, après le règlement de comptes du sénateur, le régime d’Aziz usera de tous les moyens possibles (conventionnels et non conventionnels) pour démanteler la sphère d’influence du milliardaire mauritanien.
Selon des sources bien informées, les ordres du général seront exécutés par son nouvel homme de confiance Sidi Baba Ould El Hacene, directeur de la sûreté de l’Etat. Ce dernier avec la complicité d’autres barrons du système vont s’attaquer aux banques, sociétés d’assurances, propriétaire de l’homme d’affaires mauritanien, devenu la personne encombrante pour le régime du président, Aziz.
Au fur et à mesure que la date butoir du présidentiel de 2019 approche, le champ politique mauritanien nous réserve des surprises et des rebondissements à n’en plus finir.
Après avoir liquidé le secrétaire générale de la présidence, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf qui était pourtant considéré comme l’un des piliers du Système, maintenant la nouvelle cible est l’un des premiers opérateurs économiques du pays.
Mais de quoi le président, Mohamed Ould Abdel Aziz a-t-il peur ?
Ibrahima junior Dia
http://lesmauritanies.com/2017/08/14/mauritanie-mohamed-ould-abdel-aziz-regle-comptes/
Naissance d’une structure de l’Opposition à l’étranger
Rmibiladi – Une structure de l’opposition au président Aziz vient d’être lancée, la fin de la semaine dernière, à l’étranger. Le tout nouveau né s’appelle “le Congrès national pour exiger le Changement (CNEC)”.
Il est présidé par un certain Ahmed Mohamed Vadel, un cadre mauritanien qui sort, comme on dit, des bois et qui serait installé en Grande Bretagne. Les autres membres de son bureau se trouvent éparpillés dans le monde : aux Etats-Unis, en Europe ou au Moyen-Orient.
Dans le communiqué annonçant la création de leur mouvement, ils disent “répondre à l’appel de la Nation vent débout contre l’oppression et le despotisme” … Ces nouveaux arrivants sur la scène politique paraissent s’inscrire fermement dans l’opposition aux “tentatives du général Aziz de tuer la démocratie mauritanienne dans son berceau”.
Par rapport aux objectifs de leur structure, les initiateurs du CNEC déclarent leur intention de : protéger la Constitution, œuvrer pour l’instauration d’une démocratie soucieuse des droits de l’homme et respectueuse du principe de l’Alternance, rompre définitivement avec les putschs, bannir l’arbitraire et les politiques de développement hasardeuses, œuvrer à la tenue urgemment d’une conférence nationale à laquelle participe tous les segments de l’opposition au régime afin de constituer un front large contre l’attentat à la démocratie et enfin dénoncer les crimes et scandales économiques du régime…
Même si certains dirigeants du l’opposition à l’intérieur ne cachent leur satisfaction face à une telle nouvelle initiative politique, aucun parti ou alliance au sein de l’opposition ni au niveau du régime n’a jusqu’ici réagi publiquement à la naissance de ce Congrès pour le Changement.
Cela s’expliquerait peut être par le fait que l’annonce de la création de la nouvelle structure est intervenue pendant le weekend et que les noms qui constituent le bureau du Congrès pour le Changement ne sont pas très connus sur la scène politique. En effet, à part leur responsable à la Communication, Saad Hamady déjà très présent sur les réseaux sociaux et que certains appellent même le Macron mauritanien, les autres responsables de la nouvelle structure de l’opposition à l’étranger paraissent être d’illustres inconnus.
Il semble cependant que d’autres jeunes émigrés mauritaniens installés à l’étranger préparent, eux aussi, le lancement d’une initiative politique qui travaille pour le même objectif : précipiter l’alternance dans le pays.
cridem
Arrestation du sénateur Ould Ghadde : signe d’un “recul des libertés” et “mépris de la loi” (Déclaration commune)
FNDU – Encore une fois, le régime fait preuve du peu de cas qu’il fait de la loi et des règlements.
Vendredi, aux environs de 23h, le sénateur Mohamed Ould Ghadda a été kidnappé chez lui par des policiers en civil, sans mandat d’arrêt, sans aucun respect pour son immunité parlementaire et sans lui signifier le motif de ce rapt.
Le recul des libertés et le mépris de la loi qui caractérisent ce que les laudateurs du régime appellent abusivement la “troisième république” menace de mener le pays à une ère de troubles, d’insécurité et de négation des droits les plus élémentaires des citoyens.
L’Opposition Démocratique Mauritanienne :
– Fait porter au régime la responsabilité de toute atteinte à la personne du sénateur kidnappé et exige sa mise en liberté immédiate.
– Appelle toutes les forces patriotiques et démocratique pour barrer la route à la répression et au despotisme vers lesquels le pouvoir mène le pays.
Nouakchott, le 11 Aout 2017
– FNDU
– RFD
– SAWAB
– UNAD
– IRA
– FPC
– TPMC
cridem
Arrestation cette nuit du sénateur Ould Ghadda aprés son retour de Rosso
Une source familiale a confirmé l’arrestation cette nuit du sénateur Mohamed Ould Ghadda dans son domicile sis au nord de Nouakchott.
La source a ajouté que des individus armés ,habillés en civils , sont entrés aux environs de vingt deux heures du soir , dans le domicile de Ould Ghadda et l’ont conduit vers une destination inconnue.
Selon la source, Ould Ghada leur a demandé le motif de son arrestation à cette heure tardive de la nuit, mais ils ont refusé de répondre à sa question lui exigeant de les suivre avant qu’ils n’utilsent d’ autres méthodes.
Il est allé avec eux sans que sa famille ne sache la destination vers laquelle il est conduit.
La source a ajouté que le domicile du sénateur à Dar Naim, a fait l’objet d’une surveillance policiére tout au long de la journée surtout depuis son retour de Rosso , où la police là bas l’avait empeché de se rendre au Sénegal, pour subir des éxamens medicaux .
Source : http://essahraa.net/?q=node/25783
Traduit par Adrar.Info
Hommage aux martyrs de l’Armée : réplique salée de Biram à Ould Abdel Aziz
Le président d’IRA Mauritanie a dénoncé l’hommage, assimilé à un accès de « mégalomanie », rendu, par le chef de l’Etat, aux « martyrs » des forces armées et de sécurité mauritaniennes, omettant les martyrs noirs.
« Qui sont les martyrs ? », s’est demandé Biram, en conférence de presse, le samedi 5 Août à Nouakchott. « Pas les coupeurs de route dont il [Ould Abdel Aziz, ndlr] se targue. Ce sont des gens qui ont installé, sur cette terre la loi de la jungle, à travers l’esclavage, les razzia, les guerres tribales et ethniques, les vendetta… C’était le système de la terreur », a narré Biram.
Poursuivant, le leader abolitionniste soutient ceux qui ont facilité la colonisation française, malgré les tares, l’hypocrisie, la fourberie et permis de « favoriser l’ancrage de l’Etat de droit. […] Ces coupeurs de route ne sont pas nos martyrs. Ce sont ceux de l’extrême-droite esclavagiste, obscurantiste et raciste. Ce sont les nostalgiques du retour à la traite qui les honorent, pas ceux qui en ont cruellement souffert ».
Et d’asséner : « Nos martyrs sont ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pour la justice pour ce pays. Je parle de Tène Youssouf Guèye, Ba Abdoul Ghoudouss, Tafsirou Djigo et de tant d’autres. Qu’elle est longue, la liste des tombés au champ d’honneur de la lutte pour la dignité humaine ! Ce sont ces victimes qui sont les martyrs de notre Nation. Pour la mémoire de ces vrais martyrs, c’est tout à leur honneur qu’une personne de la trempe d’Ould Abdel Aziz ne puisse les citer ».
Revenant sur la proposition référendaire d’ajouter deux bandeaux rouges au drapeau national, pour symboliser « le sang des martyrs », Biram pense qu’Ould Abdel Aziz ne l’a mise au compte d’un hommage qu’à certains d’entre eux. Le chef de l’Etat a ainsi voulu « honorer le colonel Mohamed Lemine Ould Ndiayane, les martyrs de Tourine, El Ghalaouiya, Lemgheyti et Hassi Sidi, dont les enfants étaient présents au meeting ». Mais, constate Birame, « Ould Abdel Aziz n’a pas mentionné les martyrs négro-africains victimes des exactions extrajudiciaires, lors des années de plomb (1990 et début 1991), culminant avec le massacre de plus de cinq cents officiers et sous-officiers négro- mauritaniens, dans des conditions jamais élucidées ».
Sur un autre plan, Biram souligne que « l’épouse du chef de l’Etat et ses enfants coûtent, coûtent chacun, à l’Etat mauritanien, plus que vingt ou vingt-cinq de ces sénateurs dont, crocodile, il pleure les dépenses. Contrairement à son clan familial, qui ne s’acquitte de rien, vis-à-vis de l’Etat et du pays, les sénateurs s’acquittent d’un devoir vis-à-vis du peuple mauritanien, de l’Etat et ont droit à leurs rémunérations ».
« Avec ces grossièretés, Ould Abdel Aziz peut berner les laudateurs qui l’entourent mais pas le peuple mauritanien », ajoute Abeïd qui dénonce vivement, par ailleurs, « une montée en grade » de l’intimidation et « des écoutes téléphoniques, devenues l’arme illégale du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz, pour tenter de déjouer ou tromper les défaites cuisantes et successives qu’il subit, de la part de ses opposants ». Et de prendre à témoin l’opinion publique, sur « la persécution dont nous faisons l’objet, moi et ma famille, à cause de ma lutte intransigeante contre l’esclavage, le racisme et la discrimination qui frappent les négro-africains et les harratines en Mauritanie ».
« Perturbés par le traumatisme causé par les nombreuses incursions, musclées, des forces de l’ordre au domicile parental, mes enfants sont en passe de devenir apatrides car les autorités de l’état-civil mauritanien leur ont refusé le passeport, sous prétexte que celui de leur père va expirer dans six mois et ne sera pas renouvelé », révèle le leader abolitionniste. Ces intrusions policières, les jets de gaz lacrymogènes contre les foules qui l’accueillent, à chaque retour de voyage, les asphyxies qui s’en suivent, parmi sa famille, ses enfants et ses voisins, l’ont poussé à offrir, aux siens, des vacances à Dakar, pour leur donner un peu de répit, une vie de famille apaisée et une bonne scolarité.



