Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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New York: La Communauté Mauritanienne manifeste lord de la visite de Aziz

ils ont réclamés le rapatriement des réfugiés mauritaniens vivant le long du fleuve Sénégal ainsi que leurs indemnisations; la restitution des terres confisqués; le jugement des génocidaires de 1989 ainsi que l’éradication de l’esclavage physique, économique et morale. Ils ont dénoncés le processus de recensement comme étant raciste et discriminatoire.

Ils ont aussi dénoncé l’arrestation des leaders, le changement de la constitution de président Aziz comme prétexte de déstabiliser le pays et de briguer un 3ème mandat.

Cette communauté venant de tous les coins des états unis ainsi du canada veut se réunir et alerter la communauté internationale des abus du régime du président Aziz

Durant ces travaux des nations unis une autre groupe de communauté mauritanien, composée la plupart des maures, a aussi manifesté le mardi 19 septembre réclamant la libération du sénateur Ghadda et dénonce les pillages des resources de l’état par le gouvernement en place.

Alioune Ly

 

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L’éditorial de La Nouvelle Expression : Le coût de l’hypocrisie

L’éditorial de La Nouvelle Expression : Le coût de l’hypocrisieLa Nouvelle Expression – Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés.

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.

Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt.

Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.

Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie.

La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.

Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu.

Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.

Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations.

Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine.

Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort.

Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres.

Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note… Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce.

Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.

L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi.

La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa

 

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La Nouvelle Expression – Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés.

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.

Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt.

Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.

Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie.

La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.

Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu.

Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.

Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations.

Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine.

Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort.

Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres.

Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note… Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce.

Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.

L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi.

La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa

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Le président Aziz à New York : juste un acte de présence…

Le président Aziz à New York : juste un acte de présence…Le président Mohamed O. Abdel Aziz s’est envolé dimanche dernier à destination de New York pour assister aux travaux de la 72ème assemblée générale des nations unies.

Malgré sa présence à certaines activités, son absence s’est particulièrement fait remarquer à certaines activités d’importance dans les sphères des nations unies.

Il avait été absent au dîner organisé par le président américain Donald Trump en l’honneur de certains chefs d’état africains présents à l’assemblée générale, les présidents ivoirien, éthiopien, ghanéen, gambien, nigérian, ougandais, sud africain, en plus du chef de l’état guinéen, président en exercice de l’union africaine.

O. Abdel Aziz était également absent à la tribune de l’assemblée générale, le discours qu’il devait prononcer l’a été par le ministre des affaires étrangères O. Ahmed Izidbih.

Son absence à cette tradition a amené les mauritaniens à se poser des questions, car c’est la première fois qu’un chef d’état se déplace pour une assemblée générale de l’ONU sans prononcer son discours, laissant le soin à son ministre des affaires étrangères de le faire.

O. Abdel Aziz
avait assisté à la séance d’ouverture de l’assemblée générale mais pas aux autres séances qui ont suivi.

Il a pris part à quelques rencontres notamment avec le secrétaire général des nations unies, la procureure générale de la cour pénale internationale et la rencontre internationale de haut niveau consacrée à l’appui du G5 du Sahel.  

 

Saharamedias

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Mme Nana Mint Cheikhna, membre du bureau exécutif du RFD : ‘’Le feuilleton Ould Ghadda incarne les pratiques dignes des bas-fonds auxquelles est parvenu notre système de gouvernance’’

Mme Nana Mint Cheikhna, membre du bureau exécutif du RFD : ‘’Le feuilleton Ould Ghadda incarne les pratiques dignes des bas-fonds auxquelles est parvenu notre système de gouvernance’’Le feuilleton politico-judiciaire « Ould Ghadda – Bouamatou » tient en haleine toute la République. Quelle lecture vous faites de ce dossier? Ne pensez-vous pas qu’il est en train d’occulter tous les autres problèmes que connaît le pays ?

Nana Mint Cheikhna : Ce que vous appelez si justement feuilleton en ce qu’il comporte d’invraisemblables scénarios bien dramatiques pour l’image du pays et son projet de démocratie, incarne les pratiques dignes des bas-fonds auxquelles est parvenu notre système de gouvernance.

En effet, à la suite du lamentable échec du référendum organisé sur un coup de tête du chef de l’Etat et en parfaite contradiction avec la constitution, ce dernier a décidé de punir les sénateurs issus de sa « majorité » qui ont osé le défier en votant contre ses desideratas et par la même occasion apeurer et intimider la presse francophone dont la ligne dénonciatrice ne lui convient pas et les syndicats réfractaires à la volonté de réduire au silence les représentants des travailleurs.

A cette fin, il prétend, à travers le parquet qui est naturellement soumis aux instructions du gouvernement, que ces personnalités ont été corrompues et auraient donc commis un crime économique.

Je voudrais ici rappeler :

1/ Que l’article 50 de la constitution dispose clairement : « Aucun membre du parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions » Il convient d’ajouter à ce niveau que toutes ces accusations se fondent sur un acte foncièrement illégal, celui du viol par des agents de l’Etat de la correspondance privée d’un citoyen à l’occasion d’un accident de la circulation.

2/ En tout état de cause si des parlementaires, des journalistes ou des syndicalistes auraient reçu une aide ou un financement d’un citoyen mauritanien qui partage leur opinion sur un point donné, que dirait-on d’un chef d’Etat qui a incontestablement une casquette de haut fonctionnaire et qui a reçu sans nul doute de ce même homme d’affaires des milliards et des biens immobiliers bien visibles sur les grandes avenues de la capitale ? Et en contrepartie de quel service a-t-il bénéficié de cette générosité ?

3/ Puisqu’il s’agit de présomption de crimes économiques, que dire de l’émergence en un rien de temps comme dans une génération spontanée de parents et amis proches du chef de l’Etat qui étaient démunis à la veille de l’accession de ce dernier au pouvoir et devenus d’un coup milliardaires, éclipsant ainsi les plus grands hommes d’affaires connus de la place ?

4/ La Mauritanie a créé en 2005 une commission d’analyse financière dont le texte de création prévoit qu’elle s’occupe du crime de blanchiment d’argent (argent de la drogue, des détournements de deniers publics etc.) et des financements liés au terrorisme.

Cette agence, qui coûte depuis sa création des milliards, n’a jamais levé le petit doigt pour « analyser » l’origine de ces enrichissements sans cause qui, pourtant, crèvent l’œil.

En tout état de cause, il me semble qu’à travers toute cette mascarade, le chef de l’Etat vise plusieurs buts :

– D’abord intimider, apeurer les élus de son camp au cas où ils auraient la malencontreuse idée de relever la tête et de voter contre sa volonté.

– Intimider les journalistes et les syndicalistes qui auraient partie liée avec cet homme d’affaires qui a pu se soustraire au chantage pratiqué sur les hommes d’affaires de ce pays (chantage au fisc, aux marchés publics etc.) et s’opposer au système en place au prix de son exil.

– Couvrir et faire diversion par rapport à l’échec patent du chef de l’Etat, ses ministres et de toute l’administration engagée sans vergogne au nom de l’Etat dans la campagne électorale pour les modifications de la constitution. Il faut souligner que pour la première fois ; les mauritaniens ont résisté à ces pressions et se sont abstenus de voter.

– Détourner l’opinion de la grave crise économique qui sévit : reflux du prix des matières premières, hausse vertigineuse des prix et appauvrissement évolutif des ménages, effondrement catastrophique de l’ouguiya, endettement excessif alors que le pays avait bénéficié de l’effacement de la dette, taux de chômage très élevé particulièrement chez les diplômés, criminalité en progression dans les villes et donc autant de problèmes qui préfigurent à terme de grands risques de troubles sociaux.

-Ne craignez-vous pas que le pouvoir n’use comme prétexte cette situation pour reporter les prochaines consultations municipales et législatives de 2018 voire de vouloir les jumeler à la présidentielle de 2019 ? Que ferait l’opposition démocratique dans ce cas de figure?

-Le pouvoir ne s’est jamais soucié des dates des échéances électorales. Vous savez que par le passé, il a refusé d’organiser les élections à l’échéance pour des motifs fallacieux. Non content de cette grave entorse à la constitution et aux règles de la démocratie, il s’est attaqué pour d’incompréhensibles raisons au texte fondamental.

De toutes manières, nous sommes désormais installés dans l’illégalité absolue et des élections dans des conditions de fraude, telles que l’avons constaté au cours du prétendu referendum, ne veulent rien dire sauf à accroître la malaise et l’inquiétude générale que ressentent actuellement les mauritaniens pour l’avenir du pays.

L’essentiel est que l’opposition adopte une nouvelle stratégie et un programme de travail pour imposer l’incontournable alternance qui semble affoler le pouvoir.

-Selon nos informations, le comité de suivi du dernier dialogue va se pencher, sous peu, sur les autres résolutions dudit dialogue, notamment les élections municipales et législatives anticipées, la refonte de la CENI, du Conseil Constitutionnel… Que pensez-vous de cet agenda?

-Personnellement, je ne puis accorder du crédit à un dialogue qui exclut l’écrasante majorité de l’opposition et qui s’est contenté d’entériner à la lettre les intentions déclarées par le chef de l’Etat dans un meeting tenu à Néma bien avant ce prétendu dialogue.

De même les opposants qui suivent le chef de l’Etat comme son ombre dans ses déplacements à l’intérieur du pays m’intriguent fortement.

C’est donc que l’agenda de ces rencontres ne sera, sauf surprise exceptionnelle, que le reflet des velléités d’un pouvoir qui se refuse au respect des lois et de la transparence. Un pouvoir dont l’agenda semble être une volonté de se maintenir directement ou indirectement au pouvoir et qui ne sait pas encore comment s’y prendre.

– N’y aurait-il pas aujourd’hui de risques pour que l’opposition démocratique rate l’alternance en 2019?

-Il est de mon point de vue vital que tous les Mauritaniens prennent conscience que les échéances de 2019 sont décisives pour l’avenir de ce pays ; Ou l’alternance pacifique se réalise dans des conditions réellement démocratiques et non comme par le passé selon le bon vouloir des détenteurs du pouvoir ou la Mauritanie demeurera pour longtemps sous le joug de ce groupe de militaires et peut-être basculera-t-elle, qu’à Dieu ne plaise, dans des troubles aux conséquences imprévisibles.

C’est donc que l’alternance n’est pas seulement l’affaire de l’opposition mais aussi celle de tous les citoyens désireux d’édifier un pays libéré des pouvoirs autoritaires et injustes, un pays où la voix du citoyen compte.

Pour ce qui concerne les partis d’opposition, je crois qu’ils devraient dès à présent concevoir une stratégie et un programme communs en vue de réussir ce passage et consentir les sacrifices y afférents. Je souhaite aussi que toute l’élite et en particulier les intellectuels contribuent activement à la réussite de ce changement car s’il est réussi la Mauritanie a devant elle des perspectives prometteuses d’un avenir meilleur.

Propos recueillis par Dalay Lam

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LES PRÉSIDENTS AFRICAINS NEUTRALISÉS POUR AVOIR SUGGÉRÉ OU TENTÉ DE SORTIR DU CFA

À l’heure où le Franc CFA est plus que jamais au cœur de la lutte des masses africaines et afro-descendantes partout dans le monde à travers differents appels à la mobilisation à l’échelle internationale (retrouvez la liste des mobilisations du 16 septembre). Nous souhaitons parler ici, des présidents africains qui ont pour la plupart souvent été incompris par leurs populations tant leurs idées étaient en avance sur leurs temps. 

En effet, ces personnalités ont eu le courage et la volonté de suggéré une sortie ou tenté de sortir du CFA (Colonialisme Français en Afrique) à une époque où l’aliénation de notre peuple était à son apogée.

AHMED SÉKOU TOURÉ   

Président de la Guinée

Bien qu’ils soient plusieurs pays à avoir refusé cet assujettissement monétaire et à avoir tenter d’en sortir, le seul à l’avoir complètement quitté, c’est la République de Guinée (Guinée Conakry). Son premier président, Ahmed Sékou Touré, souhaitait une totale indépendance pour son pays, aussi bien dans le domaine politique qu’économique. Ce qui eut le don de froisser considérablement le président français de l’époque, Charles De Gaulle qui, au cours d’une tournée en Afrique en 1958, fut reçu de manière triomphale dans les colonies malgache, congolaise et ivoirienne. Mais froidement reçu lors de son passage en Guinée.

Dans son discours, le président guinéen déclara :

« Je préfère la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage »

Ce à quoi de Gaulle répond : « l’indépendance est à la disposition de la Guinée ». Deux mois plus tard, le 2 octobre, la Guinée obtient son indépendance (le premier pays d’Afrique francophone). Celle-ci est vécue comme une humiliation par la France, qui retire alors tous ses fonctionnaires et ses crédits. Les services français ont tenté un coup d’État contre Sékou Touré avec la collaboration du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. La tentative avait été déjouée par Sékou Touré. Le Franc guinéen est lancé en 1960, et est toujours la monnaie officielle du pays.

SYLVANIUS OLYMPIO 

Président du Togo

 

 

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Le premier président élu de la République du Togo, qui, ne voulant pas continuer à subir une domination française, décida une sortie de la zone franc pour créer une monnaie locale. Le 13 janvier 1963, quelques jours après avoir lancé les premières impressions des nouveaux billets, Olympio fut assassiné par un ex-légionnaire français, le sergent Etienne Gnassingbé, qui lui succédera à la tête du Togo avec les félicitations de l’Élysée, et restera au pouvoir durant 38 ans.

MODIBO KEITA   

Président du Mali

Le militant panafricain, lui aussi premier président élu de son pays : le Mali, pour qui la colonisation perdurait avec ce système monétaire et représentait un frein pour le développement du pays. Modibo Keita décida à son tour de se retirer de la zone Franc puis créa le franc malien, qui devint la monnaie officielle du Mali, le 30 juin 1962. Comme Olympio, Keita sera victime d’un coup d’Etat, mené par un autre ex-légionnaire français, le lieutenant Moussa Traoré, le 19 novembre 1968. Ce dernier succédera lui aussi à la présidence et ramènera le Mali entre les griffes du Franc CFA le 1er juillet 1984. Modibo Keita mourra dans sa cellule et dans des circonstances suspectes, jamais éclaircies après 9 ans de détention, le 16 mai 1977. 

THOMAS SANKARA 

Président du Burkina Faso 

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« Le Franc CFA, lié au système monétaire français, est une arme de la domination française ».

Ce qu’avait déclaré le président panafricaniste et anti-impérialiste burkinabè en 1985. Refusant toute aide du Fonds Monétaire International ou de la Banque Mondiale, afin de ne pas subir le diktat des financiers internationaux, Sankara a transformé son pays semi-désertique, affamé et endetté, en un pays auto-suffisant dans le domaine alimentaire en seulement 4 ans.

Concernant la dette accumulée par les gouvernements précédents, Sankara déclara lors du 25ème sommet des pays membres de l’OUA (Organisation de l’Union Africaine) à Addis-Abeba, en Éthiopie :

« Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent, ce sont ceux-là qui nous ont colonisés, ce sont les mêmes qui géraient nos États et nos économies, ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins. Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer. »

Il appela ainsi tous les pays africains à former un front uni contre celle-ci :

« Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence! »

Une affirmation prémonitoire puisqu’il fut assassiné 3 mois plus tard, le 15 octobre 1987, par Blaise Compaoré, qui, lui, fut installé sur le fauteuil de président par François Mitterrand, fauteuil duquel il ne bougera pas durant 27 ans.

MOUAMMAR KADHAFI

Président de la Libye 


 En 2011, le gouvernement Kadhafi détenait, d’après la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, 143 tonnes d’or et une quantité semblable d’argent. Cet or aurait été accumulé dans le but avoué de créer une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen, afin de proposer une alternative aux pays de la zone franc. Le Colonel Kadhafi a alors été traqué puis abattu par les services français le 20 octobre 2011.

 

http://www.revolutionafrique.com/presidents-africains-neutralises-suggere-tente-de-sortir-cfa/ 

 

 

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